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2018/05/10

Karl Marx s'est complètement trompé ; Tout ce que son idéologie a laissé, là où elle a été appliquée, ce sont des champs de ruines et des cadavres.


A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Marx, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a inauguré à Trèves la statue de l’auteur du Capital offerte par le gouvernement chinois
écrit Nicolas Lecaussin dans Le Figaro.
Pour Juncker, « Marx n’est pas responsable de toutes les atrocités dont ses héritiers supposés doivent répondre ». C’est mal connaître l’histoire : Marx est bien le théoricien des crimes faits par les dictatures communistes (et pas seulement ...)

Je me souviens très bien des cours de socialisme scientifique qu’en Roumanie on devait suivre obligatoirement au lycée (et aussi à l’université). Ce cursus faisait partie de l’enseignement politique qui contribuait à notre endoctrinement idéologique. Ce qu’on nous apprenait, c’était la théorie marxiste-léniniste.

 …  contrairement à ce qu’ont pu soutenir les nostalgiques du communisme après l’effondrement de celui-ci en 1989, les désastres et les génocides communistes n’ont pas été des déviations ou des perversions d’une autre pensée « pure ». Les thèses marxistes et léninistes contiennent bien les germes essentiels du totalitarisme communiste.

D’ailleurs, en sortant de mes cours de socialisme scientifique, je pouvais constater de visu les succès pratiques (la Praxis chère à Marx) de cette idéologie : la misère, les pénuries, la dictature, la répression, etc… La société communiste a montré clairement l’échec du marxisme et le fait que Marx s’est complètement trompé.

En imposant la fin de la propriété privée et la dissolution de l’individu dans la masse, Marx a posé les bases du totalitarisme moderne. L’auteur du Manifeste ne cachait pas son admiration pour la Terreur et considérait que la société socialiste et l’homme nouveau devaient être imposés par la force. Grâce à son anticapitalisme, la misère s’est généralisée.

Celui qui n’est jamais entré dans une usine a voulu la fin des classes et les dictatures communistes lui ont strictement obéi en instaurant le génocide de classe : l’extermination des koulaks, des intellectuels, des religieux et de tous les autres « ennemis du peuple » … Grâce au marxisme à l’œuvre, j’ai vu la fin des classes, certes, mais la création d’une autre : dominante, exclusive, celle des apparatchiks qui étaient « plus égaux que d’autres ». Ceux qui avaient accès à des magasins qui m’étaient interdits et qui bénéficiaient de leur propre cantine au siège du Parti. La dictature du prolétariat s’est transformée en dictature du Parti et de son oligarchie.

De plus, les admirateurs encore très nombreux du marxisme occultent volontairement (?) la théorie du génocide qui est propre aux idées marxistes-léninistes. Pourtant, il suffit, là aussi, de lire les textes. Marx veut se débarrasser de « ces peuplades moribondes, les Bohémiens, les Corinthiens, les Dalmates, etc… » et Engels demande l’extermination des Hongrois.

La supériorité raciale des Blancs est une vérité « scientifique » pour Marx qui, avec sa « question juive », a bel et bien inspiré l’antisémitisme des régimes nazis et communistes. Ludwig von Mises rapproche d’ailleurs les dix mesures d’urgence préconisées par Marx dans le Manifeste du programme d’Hitler : « Huit sur dix de ces points ont été exécutés par les nazis avec une radicalité qui eût enchanté Marx », écrit l’économiste autrichien en 1944.

La criminalité du marxisme a fait ses preuves sur tous les continents où cette idéologie a été adoptée car seule une dictature peut la mettre en pratique. Les dizaines de millions de morts du communisme ont été victimes de la solution radicale de Marx qui avait sans ambiguïté indiqué dans ses écrits la voie à suivre et le but à atteindre. Et, depuis la publication du Manifeste et du Capital, l’Histoire a même évolué de manière complètement différente par rapport aux préconisations de Karl Marx. Le capitalisme ne s’est pas effondré et l’économie de marché est la seule qui fonctionne, la seule qui a émancipé et enrichi le « prolétariat ».

Marx aurait pu le constater lui-même. Entre 1818, date de sa naissance, et 1883, celle de sa mort, les salaires des ouvriers ont doublé et le PIB par habitant en Angleterre a été multiplié par trois ! Aujourd’hui, la richesse moyenne d’un habitant de la Rhénanie (Marx est né à Trèves) est vingt fois supérieure à ce qu’elle était en 1818 ! Malgré les deux guerres mondiales et grâce au… capitalisme. Finalement, Karl Marx s’est complètement trompé et tout ce que son idéologie a laissé, ce sont des champs de ruines et de cadavres.

2017/04/23

Quelle ironie du sort: sur 11 candidats à l'élection présidentielle, 9 affichent clairement leurs penchants léninistes et leurs programmes marxisants. Sommes-nous en 2017 ou en 1917?

Alors qu'en Amérique, le Communist Party USA compte de plus en plus d'adhérents, Bogdan Calinescu (alias l'essayiste Nicolas Lecaussin, merci à Carine) qui a connu la dictature de Ceausescu en Roumanie, met en garde contre les candidats d'extrême gauche avant le premier tour de l'élection présidentielle en France et l'état marxisant qu'ils souhaitent mettre en place.
Quand je suis arrivé en France au début des années 1990, je pensais avoir laissé derrière moi le cauchemar de l'idéologie communiste. Je pensais ne plus revivre l'atmosphère sombre et pesante de l'époque, la tension et la peur permanentes, les files interminables devant les magasins vides et les pénuries - de la boîte d'allumettes jusqu'au papier hygiénique - et cette sensation terrible qu'on ne s'en sortirait jamais. Je croyais que c'en était fini des deux heures de télé par jour sur la seule chaîne, deux heures consacrées en grande partie au «Conducator bien aimé», le dictateur Ceausescu.

Enfant, je voyais mon père, intellectuel, enseignant la littérature française, prendre d'énormes risques en critiquant le régime et je me rappelle très bien comment, lors d'une perquisition de la police politique chez nous, à 6 heures du matin, il avait réussi à glisser dans mon cartable, avant que je ne parte à l'école, quelques documents «compromettants» qui auraient pu lui coûter cher… En les déposant chez un ami de la famille qui les a brûlés tout de suite, j'avais - déjà, à 13 ans - la satisfaction d'avoir accompli l'acte d'un véritable résistant au régime. Malgré l'ubuesque et l'impitoyable dictature de Ceausescu, j'ai eu la chance de grandir dans une atmosphère francophile, j'ai eu la chance de pouvoir déchiffrer le monde libre, sa littérature, son actualité.

Plus de 25 ans après la chute du communisme, je suis en train de vivre une expérience que je n'aurais jamais pensé retrouver: la France, mon pays de cœur et d'adoption, manifeste une sympathie incorrigible pour les idées communistes que je n'ai cessé de combattre depuis mon enfance! Quelle ironie du sort: en 2017, sur onze candidats à l'élection présidentielle, neuf affichent clairement leurs penchants léninistes et leurs programmes marxisants. Sommes-nous en 2017 ou en 1917?

Je me souviens très bien du moment où la France est devenue pour moi l'objectif à atteindre, l'endroit où je devais absolument vivre. Adolescent, je suis tombé sur ce texte de Rudyard Kipling qui, en 1878, à l'âge de 12 ans, visite Paris avec son père. Il a l'occasion de grimper dans la statue de la Liberté qui n'avait pas encore été envoyée à New York. En regardant de l'intérieur à travers ses yeux, il comprend: «C'était par les yeux de la France que je commençais à voir»… Des années plus tard, en 1922, lors d'un discours à la Royal Society of St. George, ce grand amoureux de la France affirmait: «Les Français représentent le seul autre (avec les Anglais) peuple dans le monde qui compte.»

Néanmoins, l'Angleterre devrait suivre l'exemple de la France… Et Kipling d'énumérer les atouts de notre pays: l'éthique du travail, son économie, la simplicité, l'autodiscipline et la discipline extérieure ainsi que «la vie rude qui fortifie l'être moral». «La France est un exemple pour le monde entier»!

Quel décalage avec la France d'aujourd'hui! Un pays qui fait la couverture des magazines pour son taux de chômage qui bat des records ou pour sa bureaucratie sans équivalent dans les grands pays riches et démocratiques. Un pays dont l'économie étouffe sous la pression d'un État omniprésent et qui voit ses jeunes partir en masse à l'étranger. Un pays qui a envoyé aux oubliettes les vraies valeurs de l'école et les a remplacées par le pédagogisme et la sociologie égalitariste de Pierre Bourdieu ; une école phagocytée par les syndicats de gauche qui n'acceptent aucune réforme et par des enseignants complètement éloignés du monde de l'entreprise. Un pays qui chasse les jeunes, les chefs d'entreprise, les riches et qui n'attire plus les élites. Un pays dirigé par une classe politique en très grande partie déconsidérée et biberonnée à l'étatisme. Un pays où un parti dit d'extrême droite puise son programme dans les idées marxistes et obtient des scores électoraux impressionnants, un pays où plusieurs autres partis et candidats, enfin, se déclarent ouvertement communistes.

Quel est ce pays qui renie ses racines chrétiennes et ses valeurs historiques? Qui a transformé l'antilibéralisme et l'antiaméricanisme en repères moraux? Qui passe son temps à insulter l'Europe et les présidents américains, parfaits boucs émissaires, et dresse des lauriers à des criminels comme Mao, Castro ou Che Guevara? Je me souviendrai toujours de ce que m'avait dit l'intellectuel Philippe Sollers lorsque je lui avais demandé pourquoi il avait été maoïste: «C'était de la poésie», m'avait-il répondu en balayant d'un revers de main sa sympathie pour le plus grand criminel de l'Histoire. Alors, les admirateurs d'Hitler, c'était aussi de la poésie? En France, le socialisme a toujours baigné dans la bienveillance, alors que le libéralisme a toujours souffert d'une présomption d'injustice et de culpabilité.

L'étatisme marxisant bénéficie de la clause de l'idéologie la plus favorisée et c'est ce qui tue la France encore aujourd'hui. D'autres pays s'en sont sortis, en saisissant toutes les bouées de sauvetage que nous, nous repoussons. Souffririons-nous du syndrome de Stockholm à l'échelle nationale? D'une inconscience infantile qui pourrait se révéler lourde de conséquences? Où est la France de mon enfance?

2014/11/12

Les Américains ont voté pour encore plus de croissance économique et contre les promesses étatistes

Quelles sont les explications de ce terrible revers dans un contexte économique positif ?
demande Nicolas Lecaussin.
Les Américains ont voté pour encore plus de croissance économique et contre les promesses étatistes. Les candidats républicains au poste de gouverneur ont fait campagne en faveur des libertés économiques. Trois d’entre eux ont été réélus (Wisconsin, Michigan, Kansas et Floride), d’autres ont gagné pour la première fois (l’Illinois et le Maryland, état historiquement démocrate). Les électeurs ont réélu le gouverneur républicain Scott Walker (Wisconsin) pour avoir réduit au minimum le pouvoir des syndicats. Au Kansas, le gouverneur Sam Brownback a utilisé comme principal argument de campagne les baisses d’impôts qu’il a mises en place. Connu sous le nom de « Kansas Experiment », la méthode du gouverneur a consisté en une baisse massive des impôts (jusqu’à 40 % pour les impôts locaux) et même la suppression de la taxe foncière.

Le gouverneur du Michigan, Rick Snyder, a été réélu après avoir réduit les prestations sociales pour les chômeurs. En Floride, les électeurs ont voté à nouveau pour le gouverneur Rick Scott qui a baissé les impôts et s’est opposé à la hausse du salaire minimum. Plus de 500 millions de dollars de baisse d’impôts ont été votés en Floride à l’initiative de Rick Scott durant une campagne connue sous le nom : « It-s your money !’’ (« C’est votre argent »).

 … Enfin, contrairement à ce disent la plupart des médias français, avoir un président démocrate face à un Congrès républicain ne signifie pas forcément le blocage du pays jusqu’aux prochaines élections. Il suffit d e se rappeler que la grande réforme du Workfare a été réalisée en 1995 par Bill Clinton avec les élus républicains. C’est là aussi une preuve de la vitalité démocratique américaine.

2007/04/05

En France, il n'y a pas de médias qui traitent l'information correctement sur les Etats-Unis

Il n'y a pas de médias pro-américains [en France,]
explique Nicolas Lecaussin à Carine Martinez de France-Etats-Unis.
Il ne faut pas oublier que nous sommes le seul pays à avoir publié une revue consacrée uniquement à l'anti-américanisme, Empire. Un autre exemple, je trouve une revue distribuée gratuitement dans le métro, qui s'appelle "Voyage Pratique", qui est censée donner des conseils sur le voyage, et j'y trouve un éditorial anti-américain à propos des passeports biométriques en accusant les Américains de ne pas vouloir nous donner des passeports pour aller là-bas alors que c'est la faute, tout le monde le sait, des syndicats de l'imprimerie nationale qui ont refusé de perdre le monopole pour la délivrance de ces passeports. Il n'y a pas de médias qui traitent l'information correctement sur les Etats-Unis. Il y a deux mois, j'ai vu dans le Figaro un article qui comparait Guantanamo à un goulag. C'est une insulte aux victimes du goulag, c'est comme si on l'avait comparé à Auschwitz, je pense que ce serait une insulte aux victimes d'Auschwitz. Le goulag était un camp de concentration et d'extermination, où des millions de personnes sont mortes exterminées, massacrées, mortes de faim, de froid au fond de la Sibérie. Quand on voit un article du Figaro faire cette comparaison, on peut se demander quel est le degré d'honnêteté de nos journalistes.