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2012/07/05

Depuis 68, la pensée dominante en matière de criminalité, prise pour credo par nombre de médias et de politiques, est une "culture de l’excuse"


Tandis que les Français vilipendent les Américains abrutis pour leur possession d'armes et pour la violence dans leur société — choses inimaginables dans l'Europe des lumières, des lucides, et des humanistes — Xavier Raufer étudie les crimes et les meurtres, en… France, à la… kalachnikov ! (merci à Lucien Oulahbib)
Des bandits usent aussi de ces fusils d'assaut pour braquer des commerces, régler leurs comptes — ou tirer sur des policiers.

Or ces crimes se multiplient sur le territoire français. C'est simple à vérifier : tapez "Assassinat Kalachnikov" sur Google. S’affiche l'énumération des attaques commises en France avec cette arme de guerre, "environ 44 000 résultats". Ainsi, l’usage en France de la kalachnikov par des bandits tient désormais de la routine.

Comment en est-on venu là ? La faute à qui ?

… Car ces armes ne tirent pas seules : une kalachnikov est inoffensive si nul ne s’en sert. Les premiers coupables de ces "tueries" sont bien sûr ceux qui usent de ces armes, les tueurs, puis ceux qui les importent, les trafiquants.

Mais au-delà des criminels immédiats, l'origine vraie de cette tragédie est intellectuelle. La faute incombe à ceux qui ont produit les diagnostics erronés en matière criminelle et interdit à nos dirigeants de voir assez clair, assez tôt.

Car depuis la "génération 68", la pensée dominante en matière de criminalité, prise pour credo par nombre de médias et de politiques, est une "culture de l’excuse" véhiculée par de fort activistes "sociologues critiques".

Depuis quarante ans, ces idéologues nous ont assuré qu’il n’y avait nulle vague criminelle, mais un simple "sentiment d’insécurité" propagé par des beaufs’ avinés. Par aveuglement idéologique, cette génération de "sociologues critiques" a purement et simplement nié le phénomène criminel.

Pire encore : les mêmes "sociologues critiques" et leurs complices médiatiques ont prétendu qu’il n’y avait pas de bandes mais de "malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme". Que parler d’armes relevait du fantasme. Or des bandes, il y en a toujours plus et toujours plus violentes, et les banlieues grouillent désormais de kalachnikov.

Ainsi, en matière criminelle, le vrai problème de la France est de longue date, sous la gauche comme sous la droite, la production d'un diagnostic juste. Celui de la "culture de l'excuse" était clairement faux et voici désormais le fatal résultat de cette dérive idéologique : en plein délire d'impunité, les soi-disant "victimes de l'exclusion", en fait, des voyous, tuent comme ils respirent, armes de guerre au poing.

2012/08/05

Jeunes, ultraviolents et surarmés : l'ère des caïds

Dans M le magazine du Monde, Yves Bordenave et Jacques Follorou nous apportent un article sur l'ère des caïds…

Le crime paie toujours, mais la grande criminalité n'est plus tout à fait ce qu'elle a été. Aux parrains corses et marseillais s'ajoutent les voyous issus des cités. Les deux mondes se rencontrent peu. Ils se croisent parfois au hasard des prisons mais ne mêlent pas leurs affaires. Antonio Ferrara, alias Nino, célèbre malfrat originaire de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) reste une exception. Ce petit roi de la cavale, auteur en mars 2003 de l'évasion la plus spectaculaire de la prison de Fresnes – un commando armé de mitraillettes et d'un bazooka avait attaqué l'établissement pénitentiaire pour le faire sortir – a fait ses classes dans le trafic de cannabis, dans sa cité. Puis il est "monté au braquo", où ses talents de perceur de coffres-forts à l'explosif lui ont permis de gagner ses galons dans le gratin du grand banditisme. Si Nino, qui purge une longue peine de prison, n'a rien perdu de son aura, son parcours ne semble pas avoir fait beaucoup d'émules dans les cités. Désormais, les "minots" marseillais comme les "z'y va" de la banlieue parisienne tracent leur route seuls et sans chaperon.

… Avant d'être arrêté et incarcéré en juin 2011, Redoine Faïd, 39 ans, avait déjà purgé une dizaine d'années de prison. Braquages, trafics, Redoine est un bandit de haut vol, accusé du meurtre d'une policière municipale, lors d'une fusillade survenue à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), en mai 2010. Il a grandi à Creil (Oise) où il est très vite devenu le caïd du Plateau, une cité réputée pour être l'une des plaques tournantes du trafic de drogue au nord de Paris. Crâne rasé de près, costume de jeune cadre dynamique, chemise blanche immaculée, Redoine a même écrit un livre en 2010, dans lequel il raconte ses faits de guerre dans la voyoucratie. Attaques de "tirelires à roulettes" (les fourgons blindés) à la kalachnikov, adrénaline garantie, Redoine incarne cette catégorie de criminels apparus sur la scène du banditisme au début des années 1990. Ils ont inventé les go fast, transport de drogue entre l'Espagne et la France à bord de grosses cylindrées conduites à toute vitesse sur les autoroutes. Ils sont fans de Neil McCauley, le personnage joué par Robert De Niro dans Heat. Ont pour héros Al Pacino dans le Scarface de Brian de Palma et confondent la vraie vie avec les jeux vidéo qui ont rythmé leur adolescence.
… Changement aussi de méthodes et de mentalité. Les comptes se règlent toujours à coups de feu, mais le calibre a changé. L'AK 47, la fameuse kalachnikov, remplace de plus en plus souvent le colt 45, l'arme mythique de la pègre. Moins précise mais plus impressionnante, elle est devenue l'arme fétiche des cités. Les tueurs sont moins professionnels, souvent plus jeunes, mais tout aussi efficaces. Violents, audacieux, sans peur et sans scrupule, ils agissent au sein de petites bandes formées au bas des barres d'immeubles. Le sentiment d'appartenance à un territoire domine. Leur fonds de commerce : l'importation et la vente de cannabis. Un business "facile", plus facile que nombre d'activités traditionnelles du banditisme. La prostitution et les jeux, pas assez rémunérateurs, ne les intéressent pas. Ils laissent ça à d'autres, maquereaux originaires des Balkans, de Russie ou d'Europe de l'Est. Les sommes engrangées grâce au deal se comptent en centaines de milliers d'euros. Alors, dans le business, l'assassinat a force de loi.
Comme à Marseille où, depuis trois ou quatre ans, les cités sont devenues le théâtre macabre d'une série de règlements de compte. Là, au cœur de la cité phocéenne et un peu plus qu'ailleurs, les meurtres appellent les meurtres. Le tacatac des rafales de kalachnikov résonne aux oreilles des habitants de la cité Font-Vert, du Clos-la-Rose ou de la Castellane. Autant de cités du nord de la ville connues pour être des hauts lieux du trafic de cannabis. C'est là, dans le dédale des caves et au pied des cages d'escaliers, que s'épanouit ce que les policiers appellent le "néobanditisme". Là que s'affranchissent ceux qui, à 20 ans et parfois moins, rêvent de devenir caïds. Là que des petits délinquants, encore adolescents, tombent sous les balles de bandes rivales, tel Jean-Michel Gomez, 16 ans, fauché au pied de chez lui, au Clos-la-Rose, le 19 novembre 2010.
… La famille Houmani régnait en maître sur la cité [des 4 000, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis)] après avoir neutralisé le clan concurrent des Ben Faiza.

A CHAQUE FOIS, LE SCÉNARIO EST LE MÊME : échanges de coups de feu, enlèvements, violences et intimidations. Les butins amassés sont écoulés dans des lieux comme Puerto Banus. Les trafiquants de drogue ont élu ce bout de côte espagnole comme refuge. Porte d'entrée de l'Europe du Sud, c'est sur les plages alentour que se font, toutes les nuits ou presque, les livraisons de cannabis. De là, "l'or gris", l'herbe cultivée au Maroc, remonte à bord de voitures pilotées par des chauffeurs chevronnés payés entre 4 000 et 10 000 euros selon le chargement. Une nuit d'autoroute pour atteindre le sud de la France et la marchandise file vers Toulouse, Marseille, Lyon, Paris, Metz, Nancy, Mulhouse, Lille, etc.

2012/08/04

Un meurtre de plus, et cela par kalachnikov ; aux USA ? Que nenni : en France


Tandis que les Français continuent de critiquer, de mépriser, et de ridiculiser les Ricains par la présence d'armes à feu dans leur société supposée ultra-violente, Yves Bordenave nous parle dans Le Monde "de la voyoucratie des cités marseillaises" ainsi que du "néobanditisme issu des cités qui ensanglante Marseille et sa région" tout en nous apprenant que
Salim Brahima a été fauché d'une rafale de kalachnikov, dimanche 29 juillet, peu avant 17 heures, à Marseille. … Salim Brahima est le seizième homme assassiné à Marseille et dans son agglomération depuis le 1er janvier. En 2011, 16 personnes avaient succombé sous les balles, victimes elles aussi de règlements de comptes. Au total, en l'espace de quatre années, Marseille et ses alentours ont été le théâtre d'une cinquantaine d'homicides …

Lire aussi notre enquête Jeunes, ultraviolents et surarmés : l'ère des caïds

2012/07/15

Le roman-photo des attaques à la kalachnikov


Tandis que les Français se félicitent d'être — contrairement au pays des Amerloques abrutis — une société sans armes, la montée de crimes en France avec non pas des pistolets et des fusils mais avec des kalachnikovs (!) poursuit inexorablement sa route…

Le roman-photo des attaques à la kalachnikov
Auparavant réservé au grand banditisme, ce fusil d'assaut
est devenu l'arme des braqueurs et des petits malfrats



2012/01/18

Dans le pays de la civilisation et des leçons sur le port d'armes, "le mois de décembre a vu s'enchaîner des meurtres spectaculaires"

[À Marseille] le mois de décembre a vu s'enchaîner des meurtres spectaculaires.
In the land that is always giving clueless Yanks lessons on gun control and remaining in a Zen state of conscience, Le Monde features on its front page the photo of… a 17-year-old gunned down by a Kalashnikov burst.

Indeed, while Frenchmen remain blinded (or because they remain blinded) to all types of crimes — as noted in Pamela Gellar's Atlas Shrugs story on the Serial Rapist in France [Who] Asks Victims Their Nationality and Religion Before Raping Them (hmm — what religion might he be part of?!) — we learn that homicides and attempted homicides are rising amidst bursts of Kalashnikov fire and spectacular murders.

An investigation by Yves Bordenave and Laurent Borredon into the Marseilles drug rings teaches us the following:
Le rituel est le même dans chaque cité. Les policiers ont à peine montré le bout de leur calandre que le "Arrraaah !" retentit de bloc en bloc, d'immeuble en immeuble, de cage d'escalier en cage d'escalier. Les guetteurs, des gamins, pas plus de 15 ans, veillent avec vigilance sur le commerce de la drogue. Parfois, un ou deux scooters escortent le véhicule jusqu'à ce qu'il sorte de la cité. Font-Vert, le Clos la Rose, la Castellane... toutes sont touchées, organisées, structurées par le trafic.

… cela fait en réalité trois ans que ces cités se mènent une guerre qui ensanglante la ville. Dans son bureau de l'hôtel de police, à l'Evêché, Roland Gauze, le patron de la police judiciaire (PJ) marseillaise, fait ses comptes : "En 2010, dans Marseille, on a dénombré 54 homicides et tentatives dont 17 relevaient de règlements de comptes ; en 2011, on a fini à 38 homicides et tentatives dont 20 règlements de comptes."

Une année plus calme donc, mais gâchée par un mois de décembre particulièrement meurtrier. Cinq morts en quatre semaines. Cinq jeunes hommes, dont un policier, tombés sous les rafales des kalachnikovs. Les victimes ont entre 18 et 38 ans. Elles sont plus ou moins connues des services de police pour leur implication à des degrés divers dans des trafics de drogue. Le scénario : deux ou trois individus cagoulés font irruption dans une cité, armés le plus fréquemment d'une kalachnikov. Ils s'approchent de leur cible, vident le chargeur et repartent à bord de puissants 4 × 4 aussi vite qu'ils sont apparus. "Les gains en argent sont tellement faciles, alors on tue", explique Yves Robert, délégué du SNOP, le syndicat majoritaire chez les officiers.

Parfois, la violence monte d'un cran encore. Dans la nuit du 25 au 26 décembre 2011, trois cadavres de jeunes gens ont été découverts en partie calcinés sur le siège arrière d'une Audi A3 aux Pennes-Mirabeau, à quelques encablures de la Canebière. Ils avaient 19 et 20 ans. Les hommes de la BAC se souviennent d'avoir contrôlé l'un d'eux quelques jours avant sa mort : "Il portait un gilet pare-balles !" Leurs assassins les ont exécutés à l'arme automatique avant d'incendier leur voiture pour faire disparaître toutes traces, certes, mais aussi pour marquer les esprits. Pour impressionner l'ennemi, on ne lésine ni sur les moyens ni sur la méthode.


Yves Bordenave and Laurent Borredon point out that there are places that the police do not dare go.

Une course-poursuite débute. Elle tourne court dans un cul-de-sac. Le passager s'enfuit en courant. Un policier le poursuit, mais revient vite : l'homme s'est engagé dans une zone d'ombre, où une dizaine de personnes veillent. "Trop dangereux", explique-t-il. Rien à reprocher au conducteur, connu des policiers mais resté sur place. Un coup pour rien.

… Des réseaux, il y en a des dizaines. "Impossible à chiffrer", indique prudemment Roland Gauze. Chacun veille, arme au pied, à défendre son territoire, sa part de marché. Le kalachnikov, c'est le nec plus ultra, un signe ostensible de puissance qui a remplacé le fusil à pompe d'antan. Ça fait du bruit. Ça impressionne. Mais les récentes saisies ont mis fin au fantasme d'un déferlement de mitraillettes sur le Vieux-Port. Il s'agit souvent d'armes anciennes ayant déjà servi.

A chaque opération, les enquêteurs mettent la main sur des butins à peu près identiques : quelques dizaines de kilos de cannabis, quelques milliers d'euros en liquide et quelques armes. A la Visitation, les salaires mensuels variaient de 5 000 euros pour les plus mal payés (les guetteurs) à 10 000 euros pour le "charbonneur".




2010/09/15

Le moindre litige se règle au gros calibre — kalachnikov, Scorpio, Uzi, pistolet automatique — et finit au cimetière

Pendant que les policiers français — n'ayons pas peur d'utiliser les seuls mots qui conviennent — emm*rdent les citoyens honnêtes avec des contraventions sans fin et la garde à vue arbitraire, ailleurs la violence explose, écrit Yves Bordenave dans Le Monde.

For a nation — and a continent — used to give Americans lessons 1) on the follies of possessing firearms, 2) on the (related) benefits of trusting the police, and 3) on the (resulting) peace that will follow for society, France has displayed an impressive, and a macabre, collection of bullet-ridden bodies this summer…
Dans [la ville de Marseille] où le milieu "avec un grand M" conserve des positions importantes dans le monde des jeux et des établissements nocturnes, le grand banditisme est aujourd'hui dépassé par ce que Roland Gauze, le directeur interrégional de la police judiciaire de Marseille, appelle "le banditisme des cités". Les parrains corso-marseillais, qui ont longtemps fait régner leur ordre implacable sur le monde du crime, voient la montée en puissance de ces nouveaux adeptes de la gâchette sans foi ni loi.

Leur fond de commerce est le trafic de stupéfiants, essentiellement le cannabis dont la vente fait florès dans les quartiers nord de la ville. Ces territoires sont autant de marchés que se disputent de jeunes truands, organisés sur le modèle des gangs.

…Le chiffre d'affaires quotidien peut dépasser les 10 000 euros pour un seul point de vente ; une activité qui rapporte gros et ne souffre pas la concurrence. Les équipes, composées d'une quinzaine d'individus, s'approprient un territoire (en général autour de leur domicile) qu'ils contrôlent arme au poing. Aucune intrusion n'y est tolérée. Le moindre litige se règle au gros calibre — kalachnikov, Scorpio, Uzi, pistolet automatique — et finit au cimetière. "Il n'y a pas de mise à l'amende, pas de peine intermédiaire. On tire sans préavis, comme dans les séries télé", explique M. Gauze.

The model of the drug trafficking groups, or gangs, adds Yves Bordenave, is usually organized among family members or among friends

L'analyse des données détaillées montre une diminution significative des infractions les moins graves, portant sur les biens, notamment les vols de véhicules (-36,6%) ou les dégradations et incendies de voiture (-27,7%), et une augmentation importante des atteintes aux personnes, notamment des violences
ajoute Luc Bronner dans son rapport du Monde qui constate "une augmentation des "crimes et délits contre les personnes" de 42,4 % en huit ans."
Le nombre de dépôts de plainte pour "coups et blessures" a augmenté de 53%. Les violences contre les personnes dépositaires de l'autorité, notamment les policiers, ont crû de 30%. Les vols avec violence ont augmenté de 15% sur cette période.
On ne s'étonnera donc pas que les armes, destinés à des cités sensibles d'Ile-de-France, forment un trafic très rentable, avec pour clients des bandes spécialisées dans le grand banditisme, selon Piotr Smolar in Le Monde.
Les policiers de l'office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) interviennent au moment où les sacs sont chargés à bord du véhicule volé de Necho, pourvu d'une fausse plaque d'immatriculation. Ils y découvrent huit pistolets-mitrailleurs Ingram de calibre 9 mm, avec chacun un silencieux, ainsi que des munitions.

2013/03/19

Devant le Yémen, l'Irak ou la Serbie : dans le peloton de tête des pays les plus armés au monde, la France


Plus de 10 millions d'armes à feu illégales seraient en circulation en France 
explique Elisa Mignot dans Le Monde pendant que les Français s'étranglent sur la folie des Américains et de leur société des armes,
alors qu'il y a 1,5 million d'utilisateurs légaux. Deux mondes dont la porosité inquiète les pouvoirs publics.

 … une quinzaine d'exposants ont déballé là, dans cette bourse aux armes d'une petite ville de province, tout leur étonnant matériel : qui ses sabres, qui ses képis de la seconde guerre mondiale, qui ses livres, ses pièces détachées, ses carabines, ses Colt, ses silencieux, ses fusils Uzi. On trouve de tout, dans ce décor vaguement Art déco. Armes de collection et armes hors d'usage, armes de tir et de chasse, à la portée de quiconque présente sa licence ou son permis.

A 5 euros l'entrée, férus d'armes et curieux s'y retrouvent. Un médecin croise un carrossier, un néocow-boy fan de John Wayne, un chasseur de gros gibier exotique, un ancien militaire, un jeune fan de football. Beaucoup de kaki, beaucoup d'hommes : quelques-uns parmi le 1,5 million d'utilisateurs légaux recensés en France, un pays où l'on compte plus de 3,5 millions d'armes déclarées et presque autant de bourses aux armes que de jours dans une année : 351. Car les armes à feu sont aussi une passion française. Et une préoccupation pour les pouvoirs publics, inquiets de la porosité entre détenteurs d'armes légaux et illégaux.

 …   le centre de recherche [Small Arms Survey] basé en Suisse range la France dans le peloton de tête des pays les plus armés au monde, derrière les Etats-Unis (270 millions d'armes), l'Inde (46 millions), la Chine (40 millions) et l'Allemagne (25 millions), mais devant le Yémen, l'Irak ou la Serbie.

 … Un exposant aux allures de chasseur donne sa carte de visite sans adresse. Vous cherchez des kalachnikovs des pays de l'Est ? Cet armurier peut en trouver des exemplaires sortis des rangs de l'armée. Mais, prudence, il ne veut pas se faire prendre, comme d'autres, dit-il, volontairement évasif. Il ne sera question de permis à aucun moment. Un dandy belge, exposant lui aussi, donne rendez-vous pour une prochaine bourse aux armes, sans dévoiler ni nom ni numéro : il a des pistolets en très bon état à 1 000 euros, on pourra les tester dans un endroit qu'il connaît. Toujours pas question de permis ou d'autorisation. Méfiance, patience et usage habile des flous de la loi.

  … Dans le garage n° 7 du village de Danjoutin, [l'ancien instituteur] stockait 20 kalachnikovs, 9 autres fusils d'assaut, 4 pistolets mitrailleurs, 90 000 munitions, 20 kg de TNT et 23 000 euros. Il a reconnu, lors de son audition, avoir vendu entre 150 et 200 armes déneutralisées en 2011.

 … toujours près de Belfort, la police a découvert 38 fusils d'assaut, 150 armes de poing, 250 kg de cartouches et 38 000 euros dans la cave d'une vieille dame : la belle-mère d'un pharmacien ami d'enfance d'Emmanuel Toschi. « Cette affaire est une saisie exceptionnelle par le nombre et la nature des armes, commente Agnès Thibault-Lecuivre, porte-parole du parquet de Paris. Mais l'élément marquant du dossier est la remilitarisation de ces armes qui ont sans doute alimenté les grands banditismes du sud de la France et de la banlieue parisienne. » Les suspects risquent dix ans de prison.

 … Aujourd'hui, le commerce illégal avec les pays de l'ex-URSS et de l'ex-Yougoslavie, florissant dans les années 1990, après la chute du mur de Berlin, se tasse. Les arsenaux des pays de l'Est ne sont pas vides, mais les stocks vont en s'amenuisant et les polices collaborent mieux. Les importations - des kalachnikovs en général - sont le fruit d'un « trafic de fourmi s », souligne Philippe Nobles. « La kalachnikov est un problème, mais les autres armes aussi, poursuit le commandant. Elles ne sont pas dans l'air du temps mais elles tuent bien plus. »

 … Face aux suspicions qui planent sur leur milieu, collectionneurs, chasseurs et tireurs se défendent vigoureusement contre les amalgames. Ce n'est pas l'arme qui est dangereuse mais l'homme qui la porte, répètent-ils à l'envi. Depuis dix ans, le comité Guillaume Tell, qui dit représenter 2 millions d'utilisateurs d'armes à feu, plaide pour que « les responsables politiques s'occupent en priorité des armes de guerre dans les banlieues plutôt que des armes de chasse dans les campagnes ».


2012/08/13

Encore des meurtres à la pelle en France grâce aux armes à feu

Les ex-comparses de Maurice Costa (Mariani, Casanova, Santucci, etc.) ont tous péri sous les balles et lors d'une explosion … La rivalité, d'abord sourde, entre Richard Casanova et Francis Mariani s'est très vite envenimée. Chacun a été sommé de choisir son camp dans un affrontement interne où les morts ont appelé les morts.

Fondateurs et « historiques » s'entre-tuent. Cette guerre concerne aussi les seconds couteaux et n'épargne pas les plus jeunes. Maurice Costa, qui tentera de jouer les bons offices, en sait quelque chose.

En décembre 2010, Florian Costa, 30 ans, son neveu, est exécuté à Biguglia (Haute-Corse), alors qu'il rentrait chez lui, au volant de sa voiture avec ses enfants âgés de 5 ans et 8 mois installés sur le siège arrière. Au cours des quatre dernières années, les policiers dénombrent onze assassinats dont les victimes auraient appartenu à La Brise. A ce jour, ces meurtres restent non élucidés.

Pendant que les Français continuent à critiquer la violence et la présence d'armes à feu aux États-Unis, le nombre de personnes abattues en France, souvent à la kalachnikov, continue à monter. C'est dans cette perspective que nous apprenons de la part de Yves Bordenave sur la une du quotidien Le Monde que Maurice Costa, un des derniers parrains supposés de la bande [du gang corse de La Brise de mer], a été tué mardi 7 août.

ne rafale tirée mardi 7 août à Ponte-Leccia (Haute-Corse) a fini de balayer ce qui restait du gang de La Brise de mer. En visant Maurice Costa, 60 ans, les tueurs ont abattu l'une des toutes dernières figures de cette redoutable équipe de voyous, constituée en Corse à la fin des années 1970.

Avec quelques autres, dont Francis Mariani, Richard Casanova, Pierre-Marie Santucci ou Francis Guazzelli, tous morts au cours des quatre dernières années d'autre chose que de maladie ou de vieillesse, Maurice Costa était suspecté d'être l'un des piliers de cette association de malfaiteurs, spécialisée dans le braquage, le racket et le meurtre.

À Yves Bordenave de raconter

un épisode particulièrement cocasse resté dans les annales du banditisme.

A la suite de son arrestation, le trio Mariani-Santucci-Costa est incarcéré à la prison de Borgo (Haute-Corse) dans l'attente d'un procès pour extorsion de fonds. Le 31 mai 2001, peu après 17 heures, les trois hommes viennent de regagner leurs cellules, lorsqu'un fax arrive au greffe de la prison. Il émane du cabinet de Patrice Camberou, le juge d'instruction chargé d'instruire leur dossier et est signé de Dominique Buonaguidi, vice-président du tribunal de grande instance d'Ajaccio, juge de la détention et des libertés.

La missive ordonne la libération immédiate des détenus Costa, Mariani et Santucci. L'ordre est exécuté sans plus attendre à la satisfaction des intéressés. Lesquels se réjouissent d'autant plus qu'ils savent que le message est un faux. Il avait été expédié d'un hôtel d'Aix-en-Provence par un de leurs complices ; il faudra cinq jours avant que l'administration s'en rende compte.

Un an après, les trois « évadés » seront relaxés par le tribunal correctionnel : les juges estimant qu'il n'y a pas eu « évasion » au sens pénal du terme.

2012/03/23

Si Mohamed Merah a pu assassiner c'est également parce que le djihadiste a été couvé par l'angélisme des moralistes, ces donneurs de leçons

Michel Garroté a plus sur le tueur de Toulouse :
Ivan Rioufol dénonce les complices :
« Le fanatisme salafiste ne peut être tenu pour seul responsable de la barbarie qui a terrorisé la France, en y important les germes d'une guerre civile. Si le Français Mohamed Merah, 23 ans, a pu assassiner c'est également parce que le djihadiste, se réclamant d'al-Qaida et de ses réseaux, a été couvé par l'angélisme des moralistes. Ces donneurs de leçons récitent depuis des lustres une propagande ayant décrété qu'il ne fallait pas "montrer du doigt" ni critiquer les dérives d'une religion surprotégée. L'aveuglement volontaire sur la montée de l'islam radical en France est comptable de la tragédie natio­nale. Toute une construction idéologique s'effondre tandis que tombent les masques des associations subventionnées (SOS-Racisme, Mrap, Indivisibles, etc.) : mises au service des minorités ethniques et religieuses, elles ont imposé un politiquement correct qui a interdit d'élémentaires critiques et rappels à l'ordre contre les embrigadements ».
Rioufol demande des comptes aux "moralistes". "Qui a couvé ce monstre ?", demande-t-il.
« Ceux qui, dès lundi, ont accusé tout à la fois Marine Le Pen (Dominique Sopo de SOS Racisme), les "pyromanes de l'identité française" (Bernard Henri-Lévy), "un climat de haine" (Corinne Lepage) ou "l'intolérance" menée par "ceux qui montrent du doigt en fonction des origines" (François Bayrou) se retrouvent confrontés à leur aveuglement et à leur lâcheté sur la montée en puissance de l'islam radical en France. Car le barbare, Mohammed Merah, 24 ans, Français d'origine algérienne, soutenu par un réseau familial, se réclame d'Al Qaïda, du jihad et de sa guerre menée contre l'Occident et les mécréants. Les accusateurs qui voulaient que la France silencieuse le redevienne vont devoir rendre des comptes ».
Laxisme d'Etat quant au traitement de l'islam radical en France ? C'est la question que pose Joachim Véliocas, le directeur de l'Observatoire de l'islamisation :
« L'identité du tueur étant connue, il n'est aujourd'hui pas trop tôt pour tirer quelques conclusions. Il est urgent d'en tirer rapidement, car même en cette période de deuil, je pense que les victimes auraient été les premières à vouloir mettre le doigt sur des étonnants dysfonctionnements : comment un individu, fiché pour non seulement fréquenter la mouvance salafiste mais être de surcroit déjà connu pour avoir effectué plusieurs voyages au Pakistan et en Afghanistan, où on doute qu'il y alla pour aborder ces pays sous l'angle de l'histoire de l'art, n'est-il pas surveillé de très près ?

Comment Merah a-t-il pu acquérir des armes de guerres et des munitions si facilement : une kalachnikov, un fusil-mitrailleur automatique, des pistolets, alors qu'il aurait dû être étroitement surveillée ? … »
A propos de l'affaire de Toulouse-Montauban, Bernard Antony dénonce :
"Une fois de plus, on tentait de faire avaler au peuple français la désinformation avec les trois grosses ficelles de l’amalgame classique : tout crime à motivation apparemment raciste et/ou antisémite est le fait de nazis. L’extrême-droite est réputée nazie, donc coupable. La droite nationale est réputée proche de l’extrême-droite, donc coupable, et coupable donc tout ce qui ne s’aligne pas sur la pensée unique de l’antiracisme. À cela s’ajoute désormais que l’on entend faire passer comme « musulmanophobe » toute légitime critique de la théocratie totalitaire islamique politico-sociale qui pourtant, dans des dizaines de pays, impose aux non-musulmans des régimes rigoureux ou atroces de dhimmitude. Un rédacteur du Nouvel Obs déclarait sur twitter : "p*tain je suis dégoûté que ça soit pas un nazi". Devant le tollé, il a effacé ce message et se justifie : "Je précise que le sens était : malheureusement ça va être encore un prétexte pour stigmatiser les musulmans".