Rendue à une majorité de cinq contre quatre — sur neuf membres —, sa décision [celle de la Cour suprême] de jeudi [28 juin] va peser lourd sur l'élection du mardi 6 novembre. Elle renforce les chances de réélection de Barack Obama face à son adversaire républicain, Mitt Romney. Le vote décisif a été celui du président de la Cour, le juge John Roberts, un ultraconservateur qui a, cette fois, joint sa voix aux quatre centristes de l'institution.Ce n'est que dans un éditorial du Monde qu'on aurait pu voir les quatre juges gauchistes de la Cour Suprême des États-Unis ("Steve Breyer, Ruth Ginsburg et les deux plus récentes arrivées, nommées par Obama, Elena Kagan et Sonia Sotomayor") taxés de "centristes". Tandis que tout juge dit de droite devient, bien évidemment, un "ultra" conservateur… Quant au candidat du parti républicain, n'en parlons pas, il s'agit évidemment de "l'ancien centriste Mitt Romney [qui] a renié toutes ses convictions" dans un "abîme de cynisme" pour "gagner la fraction la plus ultra de son parti".
Révélations sur le politiquement correct, les partis pris et le refus de mettre en doute les grandiloquences auto-congratulatoires des autorités (avec preuves à l'appui) qui sévissent dans le journal de référence, Le Monde, et dans d'autres médias français…….Bilingual Documenting and Exposing of the Biased Character of French Media, Including its Newspaper of Reference, Le Monde
2012/08/21
Dans le monde de la gauche, les gauchistes sont de fait des "centristes"
2012/08/20
Lecteur caricaturant les USA en évoquant "les Etats-Uniens" publié 2 fois dans Le Monde en l'espace de 3 jours
Mise à jour: deux semaines plus tard, Le Monde publie un troisième courrier d'André Fromon!
Article paru dans l'édition du 17.08.12 :
Article paru dans l'édition du 15.08.12 :Les méchants requins et les alpinistes...
Les surfeurs australiens ne sont pas contents qu'un des leurs soit victime d'un requin par an depuis 1791 (Le Monde du 1er août). Les Etats-Uniens communient lors du massacre annuel d'un fou de la gâchette. Les premiers veulent qu'on tire sur les squales, qui s'obstinent à gâcher leur volonté d'aller surfer aux mêmes endroits qu'eux. Les seconds ne veulent pas entendre parler d'une modification du 2e amendement (1791 aussi, décidément) sacro-saint de leur Constitution. Des alpinistes, alignés comme des chenilles processionnaires, par dizaines, voire par centaines, gravissent l'Everest. Cela génère des morts (sans parler de la poubelle qu'est devenu le Toit du monde). D'autres s'offusquent qu'on leur reproche de payer les hélicoptères et ignorent qu'ils mettent en péril des sauveteurs. Il n'est pas interdit de faire attention où on va et à ce qu'on fait ; se protéger des tireurs états-uniens nécessiterait loi et courage politique... suicidaire. Etranges humains aux moeurs extravagantes et aux désirs insensés qu'un Montesquieu contemporain pourrait décrire derechef.André Fromon,
Strasbourg
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2012/08/19
Le combat d'un Québécois pendant la Seconde Guerre Mondiale oublié par la France
Pendant près de deux ans, Jean-Charles Harvey et son équipe [d'un hebdomadaire antifasciste à Montréal] bataillent contre le régime de Vichy et l'élite pétainiste du Québecécrit Yves Lavertu dans son article, L'histoire de la Résistance est aussi québécoise (Le combat de Jean-Charles Harvey oublié par la France). Yves Lavertu est auteur de la biographie de ce Canadien français, Combattant.
Au cours de la guerre, nombre de gaullistes sont donc à tu et à toi avec Jean-Charles Harvey.
… Mais Jean-Charles Harvey va connaître un destin tragique. Au sortir de la seconde guerre mondiale, cet intellectuel est abandonné par la France.Personne ne reconnaît son combat exceptionnel. L'homme est profondément indigné et regrette de faire l'objet d'une telle ingratitude.
Cet oubli est révélateur, car la France cultive encore d'importants problèmes de mémoire.
… L'oubli français à propos de ce mal-aimé de la Résistance qu'est Jean-Charles Harvey a procédé de contingences politiques. Dans les années d'après-guerre, le nationalisme gaullien s'est mis en place. Ainsi, à la Libération, on a bien voulu partager la victoire militaire avec les Alliés, mais, à quelques exceptions près, la reconnaissance pour fait de résistance intellectuelle est demeurée hexagonale.
Pourtant, le phénomène Vichy ne peut être entièrement saisi et compris que par un décloisonnement des frontières, géographiques et mentales, et par une lecture mondiale de cette réalité.
Il faut savoir par exemple que, à la Libération, l'âme résiduelle de ce régime s'est en bonne partie transportée outre-Atlantique pour s'incruster là où elle avait déjà de fortes assises, c'est-à-dire au Québec, un territoire qui est devenu pour les années à venir le havre du vichysme sur la planète.
… C'est du reste sur ce genre de pages d'histoire commune que ne se rencontrent toujours pas deux mémoires torturées, l'une française et l'autre québécoise. Toutes deux, à des degrés divers, entretiennent une vision nationaliste de l'histoire.
2012/08/18
"Ce n'est plus de la sécurité routière quand on met les radars sur les axes les plus rentables"
"On est plus souvent persécutés quand on est automobiliste en France que quand on est délinquant."C'est ce qu'a déclaré lundi 13 août, sur RTL, le vice-président du FN, Florian Philippot. "Ce n'est plus de la sécurité routière quand on met les radars sur les axes les plus rentables. C'est simplement faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat", a-t-il ajouté.
Selon lui, il faut "cesser de persécuter toujours au porte-monnaie les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, parfois très loin de chez eux".
Ce blog a déjà évoqué le problème du Front National, tout en dénonçant plusieurs aspects de la politique de Marine Le Pen (économie, affaires étrangères…). Force est de reconnaîre, toutefois, que "Ce n'est pas parce qu'un Le Pen dit que le soleil est jaune qu'on va se mettre à dire qu'il est bleu" et qu'en matière de matraquage de l'automobiliste en France, le FN semble être — et oui, je vous l'accorde, c'est bien malheureux — le seul parti à lutter contre cette politique répressive de l'État. Nous en avons déjà parlé :
Quant à Jean-Luc Nobleaux , qui vient "d’une famille fortement ancrée à gauche", il se déclare être "le premier sidéré par cette incroyable désertion du terrain, de la part du PS notamment", et par le fait que(pour citer Jeanne Bourdillon) "depuis des années, la seule force politique qui paraisse défendre les automobilistes soit le Front national". L'auteur du livre Radars : le grand mensonge s'exprime ainsi :
Je suis héberlué que la férocité de cette agression que subissent les automobilistes – dont je suis – depuis sept ans ne soient condamnée que par de rares hommes politiques … et surtout totalement occultée par la gauche, alors que ce sont les classes populaires qui en sont les principales victimes.
2012/08/17
François Hollande continue la répression et le matraquage tous azimuths des automobilistes français
En utilisant la guerre civile syrienne comme prétexte, Plantu continue sur sa lignée de cartoons qui montrent que, contrairement aux attentes, François Hollande a repris le flambeau (olympique?) des mains de Nicolas Sarkozy quant à la répression et le matraquage tous azimuths des conducteurs français…2012/08/16
"La somnolence est la première cause de mortalité sur autoroute"
Contrairement aux idées reçues, l'autoroute est pour les automobilistes l'endroit le plus sûr … L'autoroute, c'est quatre fois moins dangereux que le reste des voies de circulation …Eh oui, Madâââme, quand on a des limites de vitesse soporifiques…![]()
La somnolence est la première cause de mortalité sur autoroute
(voir séquence entre les minutes 56:35 & 58:32, citation à 58:25, L'autoroute des vacances : Un jour de grand départ sur Direct Huit)
2012/08/15
"USArmes" dans Le Monde ; et Europattentats?

Par contre, rarement quoi que ce soit sur les nombreux (si, si) massacres dans l'Europe de la raison et de la lucidité et dans l'Europe du discours et de la paix.
Dans un post de Le Monde Watch d'il y a cinq ans — c'est-à-dire avant la tuerie de 69 personnes en Norvège — on pouvait lire ceci :
Ecosse 1996: 16 enfants tués; Japon 2000: 8 gosses tués; Nanterre 2002: 8 morts; Erfurt 2002: 16 morts; Finlande 2007: 8 morts. "Mais! C'est la FAUTE à l'Amérique! Leurs armes à feu, leur violence, leur télé, leurs gangsters!" Ah oui? Et la Sicile? Et la Corse? Et Nice? Et Marseille? "Ah, mais ça ce n'est pas la même chôôôse… Là, c'est le Milieu!" Apparemment, on a appris (l'éducation nationale?) aux Européens que la violence et les meurtres aux USA se passent surtout entre citoyens "normaux" et pas entre voyous là aussi…
2012/08/14
"Nous sommes dans une politique de répression et non de lutte contre les accidents" —Le responsable de la sécurité routière dans un syndicat de Police
Davantage d'instruments de contrôle sur le bord des routes, un pied un peu plus lourd sur l'accélérateur, des accords avec les pays étrangers... L'argent rentre comme jamais dans les caisses de l'État.C'est ainsi que Armelle Camelin commence son article dans Ouest-France, Radars : vers un record des recettes cette année . Mais qu'en disent les policiers eux-mêmes, à travers leurs représentants ?
Michel Nowacki, responsable de la sécurité routière au syndicat Unité SGP-Police, déplore ce phénomène : « Nous sommes dans une politique de répression et non de lutte contre les accidents. Si les radars sauvaient des vies, on aurait 10 % de morts en moins chaque année. » Le mois dernier, 367 personnes ont perdu la vie sur les routes de France, contre 354 en juillet 2011.
The 3 R's — S'écartera-t-on des trois règles d'or : apprendre à lire, à écrire et à compter ?
La leçon de Bled
L'école va mal, c'est sûr. Il faut la changer. Par exemple, commençons par rendre aux professeurs leur dignité en demandant aux adultes de cesser de parler des " profs " plutôt que des professeurs, car, sauf erreur, je n'ai entendu parler ni des journ(alistes) ni des méd(ecins). Peut-être cela ne suffira-t-il pas. Alors, retrouvons le vieux Bled et la sagesse de son auteur - avec Odette - Edouard Bled (1899-1996), qui, en 1987, dans J'avais un an en 1900 (Arthème Fayard) écrit à propos des lendemains de 1968 : " Une école nouvelle sortira-t-elle de tout ce tumulte ? S'écartera-t-on des trois règles d'or : apprendre à lire, à écrire et à compter ? En s'harmonisant avec rigueur, elles construisent une base solide sur laquelle grandira un enseignement original tenant compte des techniques nouvelles. " Tout est dit. Il suffit d'actualiser... Lire, écrire, compter... ne faudra-t-il pas ajouter " utiliser le numérique " ? L'école doit prendre en compte les techniques nouvelles et réorganiser sa démarche d'enseignement.Jean Carpentier, Aslonnes (Vienne)
2012/08/13
Encore des meurtres à la pelle en France grâce aux armes à feu
Les ex-comparses de Maurice Costa (Mariani, Casanova, Santucci, etc.) ont tous péri sous les balles et lors d'une explosion … La rivalité, d'abord sourde, entre Richard Casanova et Francis Mariani s'est très vite envenimée. Chacun a été sommé dechoisir son camp dans un affrontement interne où les morts ont appelé les morts.
Fondateurs et « historiques » s'entre-tuent. Cette guerre concerne aussi les seconds couteaux et n'épargne pas les plus jeunes. Maurice Costa, qui tentera de jouer les bons offices, en sait quelque chose.
En décembre 2010, Florian Costa, 30 ans, son neveu, est exécuté à Biguglia (Haute-Corse), alors qu'il rentrait chez lui, au volant de sa voiture avec ses enfants âgés de 5 ans et 8 mois installés sur le siège arrière. Au cours des quatre dernières années, les policiers dénombrent onze assassinats dont les victimes auraient appartenu à La Brise. A ce jour, ces meurtres restent non élucidés.
Pendant que les Français continuent à critiquer la violence et la présence d'armes à feu aux États-Unis, le nombre de personnes abattues en France, souvent à la kalachnikov, continue à monter. C'est dans cette perspective que nous apprenons de la part de Yves Bordenave sur la une du quotidien Le Monde que Maurice Costa, un des derniers parrains supposés de la bande [du gang corse de La Brise de mer], a été tué mardi 7 août.
À Yves Bordenave de raconterne rafale tirée mardi 7 août à Ponte-Leccia (Haute-Corse) a fini de balayer ce qui restait du gang de La Brise de mer. En visant Maurice Costa, 60 ans, les tueurs ont abattu l'une des toutes dernières figures de cette redoutable équipe de voyous, constituée en Corse à la fin des années 1970.
Avec quelques autres, dont Francis Mariani, Richard Casanova, Pierre-Marie Santucci ou Francis Guazzelli, tous morts au cours des quatre dernières années d'autre chose que de maladie ou de vieillesse, Maurice Costa était suspecté d'être l'un des piliers de cette association de malfaiteurs, spécialisée dans le braquage, le racket et le meurtre.
un épisode particulièrement cocasse resté dans les annales du banditisme.
A la suite de son arrestation, le trio Mariani-Santucci-Costa est incarcéré à la prison de Borgo (Haute-Corse) dans l'attente d'un procès pour extorsion de fonds. Le 31 mai 2001, peu après 17 heures, les trois hommes viennent de regagner leurs cellules, lorsqu'un fax arrive au greffe de la prison. Il émane du cabinet de Patrice Camberou, le juge d'instruction chargé d'instruire leur dossier et est signé de Dominique Buonaguidi, vice-président du tribunal de grande instance d'Ajaccio, juge de la détention et des libertés.
La missive ordonne la libération immédiate des détenus Costa, Mariani et Santucci. L'ordre est exécuté sans plus attendre à la satisfaction des intéressés. Lesquels se réjouissent d'autant plus qu'ils savent que le message est un faux. Il avait été expédié d'un hôtel d'Aix-en-Provence par un de leurs complices ; il faudra cinq jours avant que l'administration s'en rende compte.
Un an après, les trois « évadés » seront relaxés par le tribunal correctionnel : les juges estimant qu'il n'y a pas eu « évasion » au sens pénal du terme.
2012/08/11
2012/08/08
765 : le nombre de blogs « actifs » hébergés par Lemonde
ept cent soixante-cinq. Question : que représente ce chiffre ?
Voilà comment Pascal Galinier commence sa chronique de médiateur dans Le Monde.
Sept cent soixante-cinq ? La réponse est facile à trouver. D'un clic. C'est le nombre de blogs « actifs » hébergés par Lemonde.fr. Actifs, c'est-à-dire mis à jour au moins une fois tous les deux mois. 765 blogueurs actifs, donc. Deux fois la rédaction du Monde... Certes, près de 10 % de ces blogueurs y sont journalistes, au Monde... Tous services confondus. Donc 90 % sont... des lecteurs ! Autant de « journalistes participatifs », comme on disait naguère - l'adjectif « citoyen » est banni, car tous nos journalistes sont des citoyens, faut-il le rappeler - dont une quarantaine d'« experts » de toutes sortes. Au hasard : Jean-Pierre Rosencveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny (« Droits des enfants ») ; Georges Ugeux, banquier d'affaires (« Démystifier la finance ») ; Cécile Traverse, psychologue du sport (« Fortes têtes ») ; Sébastien Naeco, consultant (« Le Comptoir de la BD ») ; Matthieu Auzaneau, spécialiste de l'énergie (« Oil Man ») ; Georges Moreas, commissaire principal honoraire (« Police etcetera »)... Sans oublier nos « incontournables » : Francis Pisani, qui, dans « Winch 5 », traque « innovations et médias sociaux aux cinq coins du monde », ou Pierre Assouline et sa sérénissime « République des livres »...
Des blogs comme s'il en pleuvait, donc. Blogs éphémères (sur les Jeux olympiques de Londres, le Tour de France, le Festival de Cannes...) et blogs « durables ». Comment s'y retrouver ? Un clic encore et voici les « blogs sélectionnés par Lemonde.fr » : quatre-vingt-sept au dernier pointage ! Les plus fous, les plus drôles, les plus pertinents, les plus impertinents...
… Mais que vient faire le médiateur dans cette affaire, direz-vous ? Eh bien, il a cédé lui-aussi à la « bloguitude »... « Le Monde des lecteurs » fêtera le 1er octobre son premier anniversaire. Le courrier des lecteurs y a trouvé refuge, en ces temps de restriction papetière...
2012/08/07
"You mean to say that you chased me through the village and are treating me like a terrorist because I did not stop at a white line?!"
As I drive out of the square, a blue gendarmerie van appears, as if out of nowhere, in my rear view mirror, its blue light flashing and siren wailingwrites Karen Wheeler in the Telegraph.
"Must be pretty serious," I think, slowing down – there is nowhere to pull over – and wondering why it doesn’t overtake, despite the lack of oncoming traffic.Read also the testimony in the comments section, including this one:
Eager to get out of its way, I turn right for the petrol station and am irritated when it does likewise, driving close enough to pluck the GB sticker from my bumper.
I turn into the petrol station, hoping to lose the screaming blue vehicle. But no, it follows me there too. The police van, I realise to my horror, is chasing me.
… Terrified, I get out to face the French cops, while Biff, my dog, cowers behind the driver’s seat.
"Madame," says one of two robustly built female cops, barely out of their teens. "You have just committed a serious offence."
"Really? What?" I say, incredulous.
"You did not stop at a white line."
"Yes, it’s true, because I could see that there was no traffic coming in any direction," I reply in French, realising that she is referring to a minor junction off the village square.
… from the expressions on the gendarmes’ faces, you’d think I’d been caught sneaking into the Louvre with a large incendiary device.
Suddenly, I’m struck by the absurdity of the situation and I start to laugh. "You mean to say that you chased me through the village and are treating me like a terrorist because I did not stop at a white line?" I find myself saying.
Now it’s the gendarmes’ turn to look incredulous. The golden rule when dealing with les flics, as most expats know, is to smile apologetically and be as obsequious as possible.
When I tell friends about my latest run-in with the gendarmes, they shake their heads knowingly. It seems that most of them, French and anglais alike, have at some point, fallen foul of the unbroken white line.
"Ah yes, white lines," says my French mayor friend, knowingly. "The gendarmes take them very seriously." Using a handheld phone while driving, on the other hand, is not taken at all seriously, it seems, since the penalty starts at a mere €35.
… if you’ve ever wondered why French drivers seem reluctant to exit supermarket car parks, yet are happy to tailgate at 120 km per hour on dual carriageways, while cheerfully chatting on a handheld phone, you can probably now figure out why.
I warn against the STOP cash cow in France on http://streetwise-france.com/travel-france-driving.htm#driving:"French junctions are littered with over-zealous STOP signs where other countries use YIELD signs. The difference is, as you would know, that you have to mark the stop during a couple of seconds when there is a STOP sign. The trap is that police have found out that spying on STOP signs is an easy way of making money, since most of the junctions don't require stopping completely for safe passage. Hence, many motorists just drive slowly past the STOP signs without stopping completely. To prevent annoying fines, one needs to STOP completely and sit and look around for a couple of seconds, whether it seems useful or not, whenever there is a STOP sign. The strange thing is that on dangerous junctions with fast traffic, one mostly finds YIELD signs only, whereas it is indeed required for safety to stop completely to avoid being torpedoed by a French driver going 120 kph (75 mph) on a national road where the limit is 90 kph (56 mph)."As with so many other things in France, it is ridiculous, but it's unlikely to change.
2012/08/06
Il est temps de réenchanter le rêve France 24
raconte Jean Lesieur dans Le Monde.l y a maintenant plus de six ans, nous étions micros et caméras à la main, poussés par un beau rêve
En français, en anglais, en arabe, nous allions raconter la France au monde, le monde à la France, le monde au monde. Nous allions créer une entreprise d'information en phase avec le « soft power » de notre pays, « nation universelle », porteuse, donc, d'une voix universaliste.Dans ce qui n'était encore qu'un chantier, nous avons bâti ce qui constitue le rêve France 24, ce grand élan impulsé par François Mitterrand, concrétisé par Jacques Chirac, confirmé par Nicolas Sarkozy. Nous avons réuni une exceptionnelle équipe de journalistes venus d'horizons et de pays différents qui incarnaient la modernité de la France mondialisée.
Dans les semaines précédant notre lancement, la presse anglaise se gaussait de la grenouille française qui voulait se faire aussi grosse que le « beef » anglo-saxon, ou faire concurrence aux riches émirs du Golfe. « La voix de la France », disait-on avec morgue, serait celle du Quai d'Orsay ou de l'Elysée. France 24 resterait à jamais lilliputienne à côté de la BBC, de CNN, d'Al-Jazira. Mauvais pronostic !
[Et pourtant, des] questions sérieuses se posent, sur des modes de management, des alliances et des retournements bizarres, voire suspects, des investissements sur des personnages toujours à l'affût d'un statut, de pouvoir, d'influence, d'argent. Là où elle s'était créée dans la fièvre et l'enthousiasme des « start-up », France 24 finit par incarner ce qu'il y a de pire dans le « service public à la française » : peureuse et paralysée comme un mammouth en fin de vie.
Des questions sur la vision éditoriale que doit incarner France 24 se posent aussi. Sur l'universalisme, qui est son ADN, sa raison d'exister dans le monde d'aujourd'hui. Ou la chronique traditionnellement plan-plan de la « Françarabie » et de la « Françafrique ». Naturellement, se pose enfin la question des moyens et de la structure du véhicule. Fusionner ou pas, avec RFI ou d'autres ?
2012/08/05
Vivre dans un arbre-cathédrale aux Etats-Unis
La Maison dans l'arbre englobe sept arbres, dont un énorme chêne comme en compte cette région du Tennessee. Crossville est dans les contreforts des Appalaches. La forêt a été admirablement conservée.
Horace récupère toutes sortes de planches sur les chantiers. Plutôt que de les voir voués à la destruction, il récupère les morceaux de bois et les ajoute à l'édifice.
Le dimanche, Horace prêche devant les visiteurs de passage.
Horace Burgess avait vécu une vie d'errance après son retour du Vietnam. Un jour il a "rencontré" Dieu. Chrétien "born again", il a voué sa maison dans l'arbre à Jésus.
Jeunes, ultraviolents et surarmés : l'ère des caïds
Le crime paie toujours, mais la grande criminalité n'est plus tout à fait ce qu'elle a été. Aux parrains corses et marseillais s'ajoutent les voyous issus des cités. Les deux mondes se rencontrent peu. Ils se croisent parfois au hasard des prisons mais ne mêlent pas leurs affaires. Antonio Ferrara, alias Nino, célèbre malfrat originaire de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) reste une exception.Ce petit roi de la cavale, auteur en mars 2003 de l'évasion la plus spectaculaire de la prison de Fresnes – un commando armé de mitraillettes et d'un bazooka avait attaqué l'établissement pénitentiaire pour le faire sortir – a fait ses classes dans le trafic de cannabis, dans sa cité. Puis il est "monté au braquo", où ses talents de perceur de coffres-forts à l'explosif lui ont permis de gagner ses galons dans le gratin du grand banditisme. Si Nino, qui purge une longue peine de prison, n'a rien perdu de son aura, son parcours ne semble pas avoir fait beaucoup d'émules dans les cités. Désormais, les "minots" marseillais comme les "z'y va" de la banlieue parisienne tracent leur route seuls et sans chaperon.
… Avant d'être arrêté et incarcéré en juin 2011, Redoine Faïd, 39 ans, avait déjà purgé une dizaine d'années de prison. Braquages, trafics, Redoine est un bandit de haut vol, accusé du meurtre d'une policière municipale, lors d'une fusillade survenue à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), en mai 2010.Il a grandi à Creil (Oise) où il est très vite devenu le caïd du Plateau, une cité réputée pour être l'une des plaques tournantes du trafic de drogue au nord de Paris. Crâne rasé de près, costume de jeune cadre dynamique, chemise blanche immaculée, Redoine a même écrit un livre en 2010, dans lequel il raconte ses faits de guerre dans la voyoucratie. Attaques de "tirelires à roulettes" (les fourgons blindés) à la kalachnikov, adrénaline garantie, Redoine incarne cette catégorie de criminels apparus sur la scène du banditisme au début des années 1990. Ils ont inventé les go fast, transport de drogue entre l'Espagne et la France à bord de grosses cylindrées conduites à toute vitesse sur les autoroutes. Ils sont fans de Neil McCauley, le personnage joué par Robert De Niro dans Heat. Ont pour héros Al Pacino dans le Scarface de Brian de Palma et confondent la vraie vie avec les jeux vidéo qui ont rythmé leur adolescence.
… Changement aussi de méthodes et de mentalité. Les comptes se règlent toujours à coups de feu, mais le calibre a changé. L'AK 47, la fameuse kalachnikov, remplace de plus en plus souvent le colt 45, l'arme mythique de la pègre. Moins précise mais plus impressionnante, elle est devenue l'arme fétiche des cités. Les tueurs sont moins professionnels, souvent plus jeunes, mais tout aussi efficaces. Violents, audacieux, sans peur et sans scrupule, ils agissent au sein de petites bandes formées au bas des barres d'immeubles. Le sentiment d'appartenance à un territoire domine. Leur fonds de commerce : l'importation et la vente de cannabis. Un business "facile", plus facile que nombre d'activités traditionnelles du banditisme. La prostitution et les jeux, pas assez rémunérateurs, ne les intéressent pas. Ils laissent ça à d'autres, maquereaux originaires des Balkans, de Russie ou d'Europe de l'Est. Les sommes engrangées grâce au deal se comptent en centaines de milliers d'euros. Alors, dans le business, l'assassinat a force de loi.
Comme à Marseille où, depuis trois ou quatre ans, les cités sont devenues le théâtre macabre d'une série de règlements de compte. Là, au cœur de la cité phocéenne et un peu plus qu'ailleurs, les meurtres appellent les meurtres. Le tacatac des rafales de kalachnikov résonne aux oreilles des habitants de la cité Font-Vert, du Clos-la-Rose ou de la Castellane. Autant de cités du nord de la ville connues pour être des hauts lieux du trafic de cannabis. C'est là, dans le dédale des caves et au pied des cages d'escaliers, que s'épanouit ce que les policiers appellent le "néobanditisme". Là que s'affranchissent ceux qui, à 20 ans et parfois moins, rêvent de devenir caïds. Là que des petits délinquants, encore adolescents, tombent sous les balles de bandes rivales, tel Jean-Michel Gomez, 16 ans, fauché au pied de chez lui, au Clos-la-Rose, le 19 novembre 2010.
… La famille Houmani régnait en maître sur la cité [des 4 000, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis)] après avoir neutralisé le clan concurrent des Ben Faiza.A CHAQUE FOIS, LE SCÉNARIO EST LE MÊME : échanges de coups de feu, enlèvements, violences et intimidations. Les butins amassés sont écoulés dans des lieux comme Puerto Banus. Les trafiquants de drogue ont élu ce bout de côte espagnole comme refuge.
Porte d'entrée de l'Europe du Sud, c'est sur les plages alentour que se font, toutes les nuits ou presque, les livraisons de cannabis. De là, "l'or gris", l'herbe cultivée au Maroc, remonte à bord de voitures pilotées par des chauffeurs chevronnés payés entre 4 000 et 10 000 euros selon le chargement. Une nuit d'autoroute pour atteindre le sud de la France et la marchandise file vers Toulouse, Marseille, Lyon, Paris, Metz, Nancy, Mulhouse, Lille, etc.
2012/08/04
Un meurtre de plus, et cela par kalachnikov ; aux USA ? Que nenni : en France
Tandis que les Français continuent de critiquer, de mépriser, et de ridiculiser les Ricains par la présence d'armes à feu dans leur société supposée ultra-violente, Yves Bordenave nous parle dans Le Monde "de la voyoucratie des cités marseillaises" ainsi que du "néobanditisme issu des cités qui ensanglante Marseille et sa région" tout en nous apprenant que
Salim Brahima a été fauché d'une rafale de kalachnikov, dimanche 29 juillet, peu avant 17 heures, à Marseille. … Salim Brahima est le seizième homme assassiné à Marseille et dans son agglomération depuis le 1er janvier. En 2011, 16 personnes avaient succombé sous les balles, victimes elles aussi de règlements de comptes. Au total, en l'espace de quatre années, Marseille et ses alentours ont été le théâtre d'une cinquantaine d'homicides …Lire aussi notre enquête Jeunes, ultraviolents et surarmés : l'ère des caïds
2012/07/23
Dessinateurs de presse au Venezuela obligés de se déplacer protégé par des gardes du corps
Alors que, dans un rapport consacré à la présidence d'Hugo Chávez, Human Rights Watch (HRW) dénonce « La concentration du pouvoir autour de l'exécutif, la disparition des garde-fous institutionnels et l'érosion des droits de l'homme, laissent au gouvernement toute latitude pour intimider, censurer et poursuivre les Vénézuéliens qui critiquent le président ou contrarient son agenda », Paulo A. Paranagua raconte les tracas infligés à un dessinateur de presse : Depuis vingt ans, [Rayma Suprani] publie ses caricatures chaque jour dans le quotidien vénézuélien El Universal. Ses dessins dénoncent la pauvreté, le manque de justice sociale et de liberté d'expression dans un pays où caricaturer le président peut être puni de trente mois de prison. Rayma Suprani fait l'objet d'un harcèlement de la part du pouvoir qui l'oblige à se déplacer protégée par des gardes du corps.
Au Venezuela, les médias ne doivent pas "susciter l'angoisse dans la population". Pour avoir enfreint cette règle, la chaîne de télévision Globovision vient de payer une amende de 1,7 million d'euros. Parmi les sujets "anxiogènes" qui ont provoqué les foudres du pouvoir figurent les émeutes dans les prisons surpeuplées, la lenteur des secours après un séisme, des affaires de pollution et, bien entendu, l'explosion de la criminalité. Ainsi, il ne faut pas raconter à quel point la morgue de Caracas est débordée les weekends. Ni la douleur des familles obligées de soudoyer des employés pour récupérer le corps de leurs proches dans des délais raisonnables.
Cette dérive autoritaire du régime Chavez est décrite minutieusement dans un rapport de 133 pages de Human Rights Watch publié mardi 17 juillet, en espagnol en anglais.
Si le registre de la gravité est encadré et surveillé, la volonté de détendre le public grâce à la satire et à l'humour peut aussi s'avérer dangereuse. Des textes manifestement comiques et des caricatures ont été sanctionnés durement par le régime du lieutenant colonel Hugo Chavez. De mémoire caribéenne, on ne se souvient pas d'un président aussi susceptible. A croire que l'usage abusif de l'uniforme, alors qu'il est passé depuis longtemps au cadre de réserve, raidit le comportement et la parole. Prenant des allures de prédicateur télé, Hugo Chavez prétend bannir l'irrévérence traditionnelle des Vénézuéliens, leur méfiance à l'égard de tous ceux qui se prennent trop au sérieux, leur refus de l'intolérance.
… Ce contexte permet de mieux apprécier le courage des dessinateurs de presse comme Rayma Suprani, collaboratrice du quotidien El Universal. Une caricature du président est passible de trente mois de prison. A Caracas, le harcèlement du pouvoir l'oblige à se déplacer protégée par des gardes du corps. L'association Cartooning for peace, créée par Plantu, a adopté Rayma Suprani.
Voir le portfolio "Les caricatures de Rayma, une lutte pour la liberté d'expression"
2012/07/19
2012/07/17
1 km de long : Pont géant russe, exploit français
Le pont Rousski de Vladivostok sera le plus long pont à haubans du monde écrit Cédric Pietralunga dans Le Monde. Un record que l'on doit au savoir-faire hexagonal.
2012/07/16
La Garde des Sceaux : " Je sentais vibrer mes instincts meurtriers, ataviques, innés, acquis"
Femme, Noire, combattante, véritable étendard pour une gauche consciente que les symboles seraient d'autant plus nécessaires que les caisses sont vides... Mais pourquoi garde des sceaux ? La question, bien sûr, ne lui plaît pas." Cela n'a étonné personne ", répond sèchement, et contre toute vraisemblance, Christiane Taubira, 60 ans. Le grand public ignore cependant les liens d'estime qui l'unissent au premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Une histoire vieille de plus de dix ans, du temps où la députée de Guyane portait sur ses épaules la loi qui a fait des traites et de l'esclavage un crime contre l'humanité. Le maire de Nantes, plaque tournante du commerce triangulaire, s'était tenu constamment à ses côtés. Ce lien ne s'est jamais distendu. La chance a joué, aussi. Martine Aubry absente du gouvernement, il fallait une forte personnalité féminine à un poste-clé. Ce fut elle.
… En 2001, le scepticisme, l'ironie qu'elle rencontre, alors qu'elle mène le combat pour faire adopter la loi sur les traites et l'esclavage, la survoltent : " Je sentais vibrer mes instincts meurtriers, ataviques, innés, acquis. Je me voyais déracinant ces langues infâmes, défenestrant, écorchant vifs, suspendant par douzaines et par un pied ces faux naïfs. " Les mots sont une arme. Elle s'en sert de façon lapidaire pour balayer une question sur son indépendantisme d'autrefois. " Archéologie polémique ", dit-elle.A peine nommée garde des sceaux, elle devient la cible de la droite. On fustige son " laxisme ", Jean-François Copé en fait l'ennemi public numéro un : " Quand on vote Front national, on a Taubira et l'annulation des tribunaux correctionnels pour mineurs qui ont commis des actes passibles de plus de trois ans de prison. " Elle se tait, mais envoie à son copain Gabriel Cohn-Bendit un SMS rageur : " Dommage que je ne puisse pas répondre aussi librement qu'avant, étant tenue par la nature régalienne de ma charge. Sinon, j'aurais déjà pulvérisé ces bavasseurs. "
Encaisser, Christiane Taubira a du mal. … Elle s'offusque parfois des coups reçus, n'oublie ni les railleries ni le racisme, mais omet parfois de raconter les traitements de faveur. " Bernard Tapie, qui croyait beaucoup en elle, l'a mise en avant, et m'a demandé de lui céder ma quatrième place sur notre liste aux européennes, ce que j'ai fait de bonne grâce ", se souvient Noël Mamère.
… Si la droite mise sur l'erreur de casting, ceux qui la connaissent bien à gauche l'estiment solide comme un roc. " Laxiste, elle ? Elle a tous les défauts de la terre sauf celui-là ! ", s'exclame Paul Giacobbi. Tout délit mérite sanction, explique la garde des sceaux. " Je sais comment on forge à certains un passé de "bien connu des services de police" ", explique pourtant Christiane Taubira dans son livre. Son fils, arrêté en 1996 pour non-port de casque et accusé d'avoir dérobé une montre et un bibelot à 3 sous, traînera longtemps cette tache, indélébile pour un chef d'entreprise qui refusera de l'embaucher. " Il reste toujours un dernier fichier où les péchés véniels sont inscrits à vie ", écrit-elle, sans masquer son indignation.Cinq ans plus tard, de son balcon à Paris, elle prend des photos de policiers arrivés " sirène hurlante, voitures arrêtées en crissant en travers de la rue, pour encadrer trois adolescents maghrébins bavardant au bout d'une allée publique, ne dérangeant personne ". Sommée de décliner son identité, elle n'obtempère pas, et leur fait... un rappel à la loi.
2012/07/15
Le roman-photo des attaques à la kalachnikov
Tandis que les Français se félicitent d'être — contrairement au pays des Amerloques abrutis — une société sans armes, la montée de crimes en France avec non pas des pistolets et des fusils mais avec des kalachnikovs (!) poursuit inexorablement sa route…
est devenu l'arme des braqueurs et des petits malfrats






