2013/10/16

Tandis que Xavier Gorce fait de l'humour dans Le Monde et que Mathieu Laine prône l'invention d'une "fiscalité librement consentie", Françoise Fressoz interroge le Chargé de recherche au Centre d'histoire de Sciences Po, Nicolas Delalande, auteur du livre Les Batailles de l'impôt (Seuil, 2011).

Mathieu Laine:
La France a mal à ses impôts. Tellement qu'engager la réflexion sur le consentement à l'impôt par l'actualité brûlante du "ras-le-bol" fiscal des Français est devenu tarte à la crème.

… il faudra sortir de la logique perverse selon laquelle il faudrait payer avec joie et sans limite l'impôt d'un pays qui nous a tant donné. Car l'effet Laffer – "Trop d'impôt tue l'impôt" – n'a jamais été aussi tangible et provoque un désastre économique et social mesurable en emplois supprimés et non créés ainsi qu'en points de croissance euthanasiés. Qui peut y consentir ?

Nous sommes confrontés à une alternative lourde : soit on prolonge notre modèle social généreux, qui sera pulvérisé par la révolution technologique, la compétition internationale, les pressions migratoires et la fuite des talents. Nous resterons alors prisonniers d'une fiscalité lourde, révélatrice d'une société envieuse faisant le pari de la naissance, des réseaux et de la rente comme sources légitimes des richesses futures.

Soit on revient aux fondements des incitations individuelles et des droits fondamentaux, à une société qui parie sur les efforts librement consentis de chacun comme moteur des revenus à venir. Il en émergera un pays moins redistributif, mais moins taxé et plus responsabilisé. Fort de cette liberté recouvrée, nous redonnerons ses capacités à la société civile, à la générosité privée et à l'inventivité humaine.

A quand une mobilisation massive pour une fiscalité basse, respectueuse des droits et des désirs de progrès ? En la matière, la bougonnerie de comptoir n'a jamais fait bouger un politique. Il faut dénoncer et révéler les effets pervers. Car en la matière, qui ne dit "maux" consent !
Françoise Fressoz interroge le Chargé de recherche au Centre d'histoire de Sciences Po, Nicolas Delalande :
On parle beaucoup aujourd'hui du "ras-le-bol fiscal", mais la méfiance à l'égard de l'impôt n'est-elle pas une constante ?

Nicolas Delalande Le rapport des Français à la fiscalité apparaît en effet beaucoup moins serein que celui qui s'est construit en Grande-Bretagne ou en Allemagne, par exemple. L'histoire française est jalonnée de protestations récurrentes contre l'impôt qui ont pris la forme, soit d'une dénonciation radicale de l'injustice fiscale, comme ce fut le cas sous la Révolution française, soit de contestations violentes émanant de tels ou tels groupes sociaux, comme on a pu le voir au début du XIXe siècle dans les campagnes, puis à quelques reprises au cours du XXe siècle. Ces contestations sont à relier à la haute idée de la justice fiscale que les Français se font et qui est apparue d'emblée comme une promesse déçue.

Que voulez-vous dire ?

Pour bien comprendre cette insatisfaction chronique, il faut remonter à la Révolution et aux déceptions qu'elle a créées. La question fiscale est alors essentielle. La royauté se meurt de l'impôt. Les multiples taxes directes et indirectes que les fermiers généraux prélèvent pour le compte du roi ne suffisent plus à payer la charge de la dette, mais elles sont devenues écrasantes pour les plus faibles. Dès les années 1760, la contestation monte contre l'impôt, devenu le symbole de l'arbitraire royal. La monarchie en prend conscience, mais elle est trop faible pour bâtir un nouveau compromis fiscal car le système repose sur une mosaïque de privilèges et d'exemptions.

La Révolution ambitionne de tout changer. Elle supprime la quasi-totalité des impôts d'Ancien Régime pour les remplacer par quatre nouvelles contributions directes. Elle proclame l'égalité du citoyen devant l'impôt, mais est incapable de tenir ses promesses, car très vite, la France se retrouve en guerre contre l'Europe. Napoléon a besoin d'argent. Il rétablit l'impôt sur ce qui est le plus facilement taxable : le sel, les boissons, la circulation des marchandises. C'est exactement ce que faisait l'Ancien Régime. L'impôt redevient impopulaire.

Et quand on balaie l'histoire depuis, on s'aperçoit que les Français n'ont eu un rapport apaisé à l'impôt qu'à de très rares moments : à la fin du XIXe siècle, lorsque la IIIe République, renonçant dans un premier temps à toute réforme d'envergure, utilise l'impôt de façon opportuniste pour alléger la charge de tel ou tel groupe social et développer une politique protectionniste. Puis, plus tard, pendant les "trente glorieuses" : la forte croissance et les mutations que connaît la France favorisent un rapport pacifié à l'impôt – poujadisme mis à part évidemment.

Hormis ces périodes, quels reproches fait-on à l'impôt ?

On lui a longtemps reproché d'être vexatoire et intrusif. Cela se disait beaucoup à la fin de l'Empire napoléonien, parce que tout un système de surveillance avait été mis en place sur le transport des marchandises. C'est aussi ce qui a motivé les mouvements de révolte de certaines régions rurales contre l'Etat central au milieu du XIXe siècle. Les élites ont rallié la France des petits propriétaires, des petits paysans, des indépendants, dans leur lutte contre l'emprise croissante de l'Etat. Mais au cours des années 1930, la contestation fiscale a pris une autre tournure : la dégradation des finances publiques, la prolifération de taxes qui rendaient le système illisible conjuguée à l'instabilité ministérielle ont donné naissance à un puissant mouvement antiparlementaire qui rejetait l'Etat, dénonçait la paperasserie, s'en prenait aux fonctionnaires en opposant "les payants" aux "payés".

Feriez-vous un parallèle entre les années 1930 et ce qui se passe aujourd'hui ?

Les similitudes sont évidentes. J'en vois au moins deux. D'abord, la politisation du mécontentement. La droite s'est emparée du sujet, elle prône "un choc fiscal", la décrue des dépenses de l'Etat, la réduction du nombre des fonctionnaires, sans avoir elle-même réussi à régler le problème lorsqu'elle était au pouvoir. Deuxième ressemblance : la focalisation sur les problèmes d'évasion fiscale, qui accrédite l'idée que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.

2013/10/15

La Tea Party serait raciste sans aucun Noir parmi ses membres ou ses dirigeants?!


Au moyen d'une guérilla parlementaire sans merci, les élus du Tea Party accommodent la bonne vieille recette du conservatisme radical, avec ses ingrédients classiques, y compris le fond de sauce le plus rance, celui que les observateurs évoquent rarement tant il semble renvoyer les Etats-Unis à leurs vieux démons: la question raciale.
Ainsi écrit Pap Ndiaye, Professeur d'histoire nord-américaine à Sciences Po Paris, qui — évidemment — trouve moult racisme chez «les stratèges du Tea Party tracent implicitement une frontière entre "leur" Amérique, celle que Sarah Palin appelle "la vraie Amérique" ("real America"), blanche, chrétienne».
Bien entendu, il n'est pas possible pour les porte-parole du Tea Party – sauf quand un lapsus ou une imprudence les trahissent – de revendiquer une quelconque identité blanche. Ces élus ne parlent que de budget fédéral équilibré, d'assécher financièrement l'"Obamacare" (la loi sur l'assurance-santé), et autres thèmes apparemment dépourvus d'enjeu racial.
Ann Coulter a adressé cette attaque dans son livre Mugged :
Liberals claim Republicans speak in racist code words for the simple reason that Republicans aren't saying anything that's objectively racist
"Identité blanche"?! "Enjeu racial"?!

Vous connaissez Tim SCOTT? Non? Ça ne m'étonne pas. Pourtant le seul Noir dans le Sénat mériterait d'être (presque) aussi célébre qu'Obama—non? Or, Tim Scott est républicain. Et Sudiste, qui de plus est! (Du premier État qui fit sécession en 1860 — la Caroline du Sud.)

Par conséquent, il ne faut PAS en parler. Car autrement il serait BEAUCOUP plus difficile de faire passer les Républicains/les Sudistes/les Tea Partiers pour des racistes ou pour des "fachos".

Pour le cinquantenaire du discours de Martin Luther King (on s'empresse d'oublier que ce Prix Nobel de la paix aussi était membre du Parti républicain), n'aurait-on pas pu croire que cinq décennies après la lutte contre Jim Crow, ce Noir sudiste élu au sénat des États-Unis aurait dû être l'invité, voire l'un des invités, d'honneur ? Eh bien non : Tim Scott n'a même pas reçu d'invitation, car par la suite il aurait été BEAUCOUP plus compliqué de prétendre que le Parti républicain et/ou que le Sud, voire que l'Amérique toute entière, est toujours et encore rongé(e) par le racisme le plus viscéral…

Mêmes yeux fermés pour les gouverneurs Bobby JINDAL et Nikki HALEY, Républicains (d'origine indienne, et aussi d'États du Sud — Caroline du Sud et Louisiane) dont la peau est à peu près aussi noire, voire plus, que celle d'Obama…

Et ne parlons pas, non plus, des héros noirs de la Tea Party tels que :

Allen West, Mia Love, Herman Cain, Thomas Sowell, Walter Williams, Larry Elder, Bob Parks, Star Parker, J.C. Watts, Lloyd Marcus, Michael Steele, Ken Blackwell, le rappeur AlfonZo Rachel, etc etc etc…

Ce sont des Noirs inconnus du grand public — tant américain qu'européen — car, pour la gauche (tant américaine qu'étrangère), le seul bon Noir est un Noir qui est convaincu que les membres de sa race sont des martyrs et qui vote donc pour le parti des victimes, c'est-à-dire pour la gauche (aux USA, le Parti démocrate).

Surtout, ne parlons pas de Benjamin Carson, ce chirurgien qui a proposé une alternative à l'Obamacare — ce qui lui a valu une visite du fisc (merci, Barack Obama et au nouveau respect pour la justice en Amérique) — et qui figure en tête des intentions de vote des conservateurs pour les présidentielles en 2016.

2013/10/11

Porter le soupçon sur toute espèce de réussite : S'il y a de l'argent sale, il y a aussi de l'argent juste

La pauvreté n'est pas un crime", explique l'association Emmaüs dans une campagne publicitaire. Il faudrait ajouter : la richesse non plus.
C'est ainsi que Pascal Bruckner commence son papier dans Le Monde.
Le mauvais tour pris par l'affaire Cahuzac réveille chez nos compatriotes une vieille passion française, la haine de l'argent, née de la rencontre du catholicisme et de l'esprit républicain, et qui n'est la plupart du temps que de l'envie inversée. Comme si la soif de l'or se nourrissait de ce qu'elle enlève aux hommes, prostituait leurs rêves les plus chers.

 Paradoxe étonnant : la France n'entre dans le capitalisme mondial, surtout à gauche, que sous l'angle de la dénégation, à travers une débauche d'anathèmes qu'on aurait tort de prendre à la lettre mais qui font porter le soupçon sur toute espèce de réussite.

Au moment où l'on fustige le règne de l'argent, l'Europe s'appauvrit, notre pays subit chômage, marasme, austérité. Etrange monarque qui règne sur un désert. L'argent, c'est d'abord ce qui manque tragiquement : à l'Etat, aux particuliers et la principale terreur de nos compatriotes, c'est le déclassement social. En quoi l'ostentation dans la modestie pécuniaire chez nos ministres, soumis à la contrainte de transparence, ne dupe personne.

 … Dénoncer chez les autres ce que l'on incarne soi-même, telle fut l'inversion des valeurs à laquelle s'est livré M. Cahuzac. Mais il ne faudrait pas que cet exemple de duplicité nous entraîne dans une apologie de la pauvreté telle que la défendent les écologistes et certains économistes repentis. Nous demander de chérir l'indigence comme notre bien le plus précieux, vanter " la frugalité heureuse", c'est, sous couleur de sauver la planète, vouloir plier les populations à la nouvelle donne économique qui pénalise les classes populaires et moyennes.

Nous sommes déjà en décroissance, elle s'appelle la récession et n'apporte que détresse et malheurs. Ne commettons pas un contresens fondamental : ce n'est pas l'argent qui est fou, c'est son absence.
A vociférer contre le Veau d'or, semaine après semaine, alors que la France s'enfonce, à suspecter dans le moindre succès industriel ou commercial une spoliation ou un vol, on décourage les jeunes générations de travailler chez nous, on pousse les plus talentueux à s'exiler.

Plus grave que la fraude fiscale, la fuite des cerveaux menace directement notre avenir. L'esprit d'entreprise, l'appât du gain, n'ont en soi rien de honteux. S'il y a de l'argent sale, il y a aussi de l'argent juste.

2013/10/10

ENCORE UNE DEMI-MESURE !




Dans Le Monde, les pingouins Indégivrables de Xavier Gorce arrivent à la conclusion (on ne peut plus) logique…

2013/10/06

L'histoire française est jalonnée de protestations récurrentes contre l'impôt

Tandis que Xavier Gorce fait de l'humour dans Le Monde et que Mathieu Laine prône l'invention d'une "fiscalité librement consentie", Françoise Fressoz interroge le Chargé de recherche au Centre d'histoire de Sciences Po, Nicolas Delalande, auteur du livre Les Batailles de l'impôt (Seuil, 2011).

Mathieu Laine:
La France a mal à ses impôts. Tellement qu'engager la réflexion sur le consentement à l'impôt par l'actualité brûlante du "ras-le-bol" fiscal des Français est devenu tarte à la crème.

… il faudra sortir de la logique perverse selon laquelle il faudrait payer avec joie et sans limite l'impôt d'un pays qui nous a tant donné. Car l'effet Laffer – "Trop d'impôt tue l'impôt" – n'a jamais été aussi tangible et provoque un désastre économique et social mesurable en emplois supprimés et non créés ainsi qu'en points de croissance euthanasiés. Qui peut y consentir ?

Nous sommes confrontés à une alternative lourde : soit on prolonge notre modèle social généreux, qui sera pulvérisé par la révolution technologique, la compétition internationale, les pressions migratoires et la fuite des talents. Nous resterons alors prisonniers d'une fiscalité lourde, révélatrice d'une société envieuse faisant le pari de la naissance, des réseaux et de la rente comme sources légitimes des richesses futures.

Soit on revient aux fondements des incitations individuelles et des droits fondamentaux, à une société qui parie sur les efforts librement consentis de chacun comme moteur des revenus à venir. Il en émergera un pays moins redistributif, mais moins taxé et plus responsabilisé. Fort de cette liberté recouvrée, nous redonnerons ses capacités à la société civile, à la générosité privée et à l'inventivité humaine.

A quand une mobilisation massive pour une fiscalité basse, respectueuse des droits et des désirs de progrès ? En la matière, la bougonnerie de comptoir n'a jamais fait bouger un politique. Il faut dénoncer et révéler les effets pervers. Car en la matière, qui ne dit "maux" consent !
Françoise Fressoz interroge le Chargé de recherche au Centre d'histoire de Sciences Po, Nicolas Delalande :
On parle beaucoup aujourd'hui du "ras-le-bol fiscal", mais la méfiance à l'égard de l'impôt n'est-elle pas une constante ?

Nicolas Delalande Le rapport des Français à la fiscalité apparaît en effet beaucoup moins serein que celui qui s'est construit en Grande-Bretagne ou en Allemagne, par exemple. L'histoire française est jalonnée de protestations récurrentes contre l'impôt qui ont pris la forme, soit d'une dénonciation radicale de l'injustice fiscale, comme ce fut le cas sous la Révolution française, soit de contestations violentes émanant de tels ou tels groupes sociaux, comme on a pu le voir au début du XIXe siècle dans les campagnes, puis à quelques reprises au cours du XXe siècle. Ces contestations sont à relier à la haute idée de la justice fiscale que les Français se font et qui est apparue d'emblée comme une promesse déçue.

Que voulez-vous dire ?

Pour bien comprendre cette insatisfaction chronique, il faut remonter à la Révolution et aux déceptions qu'elle a créées. La question fiscale est alors essentielle. La royauté se meurt de l'impôt. Les multiples taxes directes et indirectes que les fermiers généraux prélèvent pour le compte du roi ne suffisent plus à payer la charge de la dette, mais elles sont devenues écrasantes pour les plus faibles. Dès les années 1760, la contestation monte contre l'impôt, devenu le symbole de l'arbitraire royal. La monarchie en prend conscience, mais elle est trop faible pour bâtir un nouveau compromis fiscal car le système repose sur une mosaïque de privilèges et d'exemptions.

La Révolution ambitionne de tout changer. Elle supprime la quasi-totalité des impôts d'Ancien Régime pour les remplacer par quatre nouvelles contributions directes. Elle proclame l'égalité du citoyen devant l'impôt, mais est incapable de tenir ses promesses, car très vite, la France se retrouve en guerre contre l'Europe. Napoléon a besoin d'argent. Il rétablit l'impôt sur ce qui est le plus facilement taxable : le sel, les boissons, la circulation des marchandises. C'est exactement ce que faisait l'Ancien Régime. L'impôt redevient impopulaire.

Et quand on balaie l'histoire depuis, on s'aperçoit que les Français n'ont eu un rapport apaisé à l'impôt qu'à de très rares moments : à la fin du XIXe siècle, lorsque la IIIe République, renonçant dans un premier temps à toute réforme d'envergure, utilise l'impôt de façon opportuniste pour alléger la charge de tel ou tel groupe social et développer une politique protectionniste. Puis, plus tard, pendant les "trente glorieuses" : la forte croissance et les mutations que connaît la France favorisent un rapport pacifié à l'impôt – poujadisme mis à part évidemment.

Hormis ces périodes, quels reproches fait-on à l'impôt ?

On lui a longtemps reproché d'être vexatoire et intrusif. Cela se disait beaucoup à la fin de l'Empire napoléonien, parce que tout un système de surveillance avait été mis en place sur le transport des marchandises. C'est aussi ce qui a motivé les mouvements de révolte de certaines régions rurales contre l'Etat central au milieu du XIXe siècle. Les élites ont rallié la France des petits propriétaires, des petits paysans, des indépendants, dans leur lutte contre l'emprise croissante de l'Etat. Mais au cours des années 1930, la contestation fiscale a pris une autre tournure : la dégradation des finances publiques, la prolifération de taxes qui rendaient le système illisible conjuguée à l'instabilité ministérielle ont donné naissance à un puissant mouvement antiparlementaire qui rejetait l'Etat, dénonçait la paperasserie, s'en prenait aux fonctionnaires en opposant "les payants" aux "payés".

Feriez-vous un parallèle entre les années 1930 et ce qui se passe aujourd'hui ?

Les similitudes sont évidentes. J'en vois au moins deux. D'abord, la politisation du mécontentement. La droite s'est emparée du sujet, elle prône "un choc fiscal", la décrue des dépenses de l'Etat, la réduction du nombre des fonctionnaires, sans avoir elle-même réussi à régler le problème lorsqu'elle était au pouvoir. Deuxième ressemblance : la focalisation sur les problèmes d'évasion fiscale, qui accrédite l'idée que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.

2013/10/05

L’hypocrisie du système dans toute sa laideur : Le «M. Contravention» fait payer ses PV par l'administration

Le préfet Jean-Jacques Debacq, qui dirige l'usine à procès-verbaux issus des radars automatisés, a fait payer par son administration les contraventions routières du dimanche dont son véhicule de fonction a fait l'objet et échappe au retrait de point sur son permis de conduire 
écrit Stéphanie Fontaine sur Médiapart (repris par Le Monde).
Christiane Bayard, de la Ligue de Défense des Conducteurs, réagit :
L’hypocrisie du système éclate dans toute sa laideur !

Le site Médiapart vient de révéler que le directeur de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), Jean-Jacques Debacq, fait payer par son administration – c’est-à-dire par vos impôts ! – les contraventions de son véhicule de fonction, y compris celles du dimanche.

Il se débrouille même pour échapper au retrait de point quand sa voiture est flashée par l'arrière et qu'on ne peut pas apporter la preuve qu'il était bien au volant. "Très sincèrement, je ne sais plus du tout où j'étais" répond-il par exemple à propos d'un excès de vitesse du 14 juillet 2013…

Ainsi, ce haut fonctionnaire qui réclame la plus grande sévérité même pour les petites infractions [« Si vous me demandez s’il faut retirer un point pour les petits excès de vitesse, ma réponse est un “oui” ferme, car c’est là la vraie sanction, qui vaut pour tous. » déclarait-il aux députés en 2011], qui s'enorgueillit de diriger le plus grand centre de traitement des PV (11 000 m2 !) et qui rêve d'étendre ses "services" à l'Europe tout entière, s'affranchit, sans aucun scrupule, des limitations de vitesse et des sanctions qu'il applique si rigoureusement aux autres.

Rassurez-vous, il n'est pas schizophrène.

Il est tout simplement très bien placé pour savoir que les beaux discours sur les radars sauveurs de vies, la sécurité routière élevée au rang de "priorité nationale", ne sont que des écrans de fumée pour dissimuler une gigantesque machine qui  crache 60 000 PV par jour, et qui rapporte beaucoup… à beaucoup de monde.

Si vous voulez en savoir autant que lui, cliquez ici.

Regardez notre enquête au cœur du business de la sécurité routière.

Et n'hésitez pas à transférer [ces infos] à vos amis : tous les Français doivent savoir.

2013/10/04

Les politicards profitent de la réduction des accidents due aux efforts des constructeurs automobiles pour soutirer du pognon grâce aux amendes et s’attribuer le mérite des réductions d’accidents

Marc Schaefer :
Les Allemands ont nettement moins d’accidents que les Français tout en roulant beaucoup plus vite, donc la vitesse n’est pas la cause.

Les autoroutes gratuites réduiraient la mortalité en évitant le trafic sur les nationales. Mais l’Etat et les compagnies soutireraient moins de pognon aux habitants : proposition rejetée.

Les constructeurs automobiles font des efforts réels, coûteux, et souvent au-delà du minimum imposé, pour réduire les accidents et leurs conséquences. Eux ont amélioré les choses. Les politicards en profitent pour soutirer du pognon grâce aux amendes et s’attribuer le mérite des réductions d’accidents.

Dans cette opération, quel est le rôle d’une association recommandant exactement ce que les politiciens désirent ?

2013/10/02

Naked Road — Route Nue : la supériorité pratique de la liberté par rapport à la contrainte


Sur Wikiliberal on peut lire la définition de Route Nue :
Le principe de la route nue (naked road) consiste à limiter voire supprimer la signalisation routière dans le but de réduire le nombre d'accidents. Ce concept a été développé dans le cadre de la philosophie du shared space, mise au point par l'ingénieur Hans Monderman.

Philosophie

Les multiples expérimentations de routes nues participent d'une même philosophie : responsabiliser l'ensemble des usagers de la route pour les rendre acteurs de leur propre sécurité. La philosophie menée jusque là procédait à l'inverse de la réglementation et de la compartimentation jusqu'à l'excès, en partant de l'idée que les autorités savent mieux que l'usager (automobiliste, piéton, cycliste, motocycliste, skater, chaise roulante, cammioneur, bus, cars) ce qui peut le protéger. Ainsi, en Allemagne, il existe 648 panneaux de signalisation différents ! On considère en outre qu'actuellement 70% de la signalisation routière n'est pas prise en compte par l'automobiliste, et probablement moins encore pour d'autres catégories d'usagers tels que les piétons. De même, le journaliste de la BBC Martin Cassini note que les feux rouges sont un « mal non nécessaire », qui ne fait que « maximiser le temps de trajet, [..] les embouteillages [..] et les émissions [polluantes] ».

Pour sortir de cette impasse, la philosophie de la route nue prône de réduire la signalisation routière au minimum, en ne laissant tout au plus que la signalisation la plus basique (par exemple la ligne au milieu de la chaussée), voire aucune information signalisée. Les règles élémentaires s'appliquent, comme la priorité à droite. Les objectifs visés par ces mesures sont un comportement plus courtois et une responsabilisation de chacun. On observe également l'avantage collatéral de retirer du paysage les multiples panneaux de signalisation et, partant, de limiter la gène visuelle et l'encombrement des trottoirs, et de réduire fortement le budget affecté à cette signalisation, tout en libérant des espaces publicitaires profitables à l'activité économique. …

Explications

Réduire la signalisation pour réduire les accidents peut paraître étonnant à première vue. Néanmoins cette méthode fonctionne de façon bien plus efficace que la règlementation pour une raison majeure : en responsabilisant les usagers, on accroît leur vigilance ; ainsi, s'il y a un feu de signalisation, l'usager passant par inadvertance ou empressement au rouge créera probablement un accident car les usagers ne s'attendront pas à la voir arriver. En l'absence de feu, un usager qui ne respecterait pas la priorité sera évité des autres usagers, attentifs. Par ailleurs, le fait que des usagers doivent attendre inutilement à un feu rouge peut générer en eux de la colère et de l'anxiété.

Point de vue libéral

Le concept de route nue est intéressant d'un point de vue libéral car ses résultats montrent que les individus laissés libres et responsables agissent avec de biens meilleurs résultats que s'ils sont excessivement encadrés par de nombreux panneaux et interdictions. En ce sens, c'est une illustration pratique de la supériorité pratique de la liberté par rapport à la contrainte. L'État se contente de fournir un cadre simple dans lequel les acteurs économiques évoluent, en supportant les responsabilités de leurs propres actes, de même que dans une société libérale.

Comme le revendique explicitement Hans Monderman, il s'agit donc de rendre leur liberté aux usagers de la route, et de mettre fin à une sur-règlementation qui « nous fait perdre notre capacité à avoir un comportement socialement responsable » pour faire des individus des individus libres et responsables. Et cette attitude est la plus efficace, en terme de vies humaines sauvées. Comme le dit Matthias Schulz du Spiegel, « unsafe is safe ! ».

2013/10/01

Un décret ignoble contre les automobilistes — pour lequel la France avait déjà été condamné en 2006


Au 1er janvier, il sera impossible de contester en appel la confiscation de points, ou du permis de conduire
écrit Jean-Jacques ARENE à propos d'Un décret ignoble contre les automobilistes.
Un décret portant modification du code de justice administrative interdit désormais aux automobilistes sanctionnés par un retrait de points ou de permis, d’aller devant une cour d’appel administrative.

S’agit-il d’une atteinte aux libertés des citoyens ? « Oui, l’accès au droit est une liberté fondamentale reconnue par la Cour européenne des droits de l’homme. Tout citoyen à qui l’on retire son permis de conduire a le droit de pouvoir se défendre », répond sans hésiter M° Sarah Juillard, avocate au barreau de Clermont-Ferrand, spécialisée dans le droit des automobilistes.

Ce décret pris le 13 août, et publié au Journal officiel le 15 août, est cosigné par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Christiane Taubira, ministre de la justice, et Victorin Lurel, ministre des Outre-mer. On salue au passage le dévouement de ces ministres qui transpiraient à la mi-août alors que la France se bronzait. Mais ceci explique cela. On a voulu faire dans la discrétion… 

La traque incessante sur les routes

  … Les magistrats croulent sous le contentieux du permis de conduire. Sous couvert de prévention routière, l’Etat ne cache pas son ambition pécuniaire. La traque incessante des automobilistes, les pièges, la multiplication des radars sous toutes les formes, aboutissent inévitablement à des actions en justice, et donc des recours en appel… Le décret est applicable à partir du 1er janvier 2014.
Madame Taubira veut interdire tout droit d’appel pour décisions et jugements concernant des infractions (supposées) au Code de la Route. De toute évidence, ni la ministre de la justice ni ses laquais ne connaissent la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, laquelle cour avait condamnée la France en 2006 pour ces mêmes raisons…

2013/09/23

François Hollande et Joachim Gauck à Oradour-sur-Glane


S'il fallait ne retenir qu'un seul moment, ce serait celui-ci
écrit Thomas Wieder dans Le Monde (vidéo) :
Il est 14 h 46 dans la petite église d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), ce mercredi 4 septembre, quand François Hollande et Joachim Gauck s'avancent dans la nef désormais sans toit où les SS de la division « Das Reich » enfermèrent puis exterminèrent près de 400 femmes et enfants dans l'après-midi du 10 juin 1944. …

Emotion contenue

De ces discours, prononcés sur l'esplanade qui sépare les ruines du village martyr du bourg reconstruit après la guerre, que retenir ? Chez Joachim Gauck, l'ancien pasteur d'Allemagne de l'Est, une longue réflexion sur la notion de « culpabilité », nourrie des écrits du psychiatre et philosophe Karl Jaspers. Des mots forts, aussi, adressés aux familles des 642 victimes : « Je partage votre amertume par rapport au fait que des assassins n'ont pas eu à rendre de comptes ; votre amertume est la mienne, je l'emporte avec moi en Allemagne et je ne resterai pas muet. »

Chez François Hollande, la tonalité fut beaucoup plus politique, avec notamment deux allusions. L'une, explicite, aux « malgré- nous »,
ces Français d'Alsace et de Moselle qui combattirent sous l'uniforme allemand et dont Nicolas Sarkozy affirma, en 2010, qu'ils étaient « les victimes d'un véritable crime de guerre ». A Oradour, où des « malgré-nous » ont participé à la tuerie de 1944, la phrase avait choqué. M. Hollande s'est voulu plus rond que son prédécesseur. « Il a fallu des décennies pour que soit reconnu le drame des incorporés de force et que le Limousin et l'Alsace fassent la paix des mémoires. »

L'autre allusion, implicite, concerna la Syrie. Le mot ne fut pas prononcé, mais tout le monde comprit la référence lorsque François Hollande lança à Joachim Gauck : « Votre présence, monsieur le Président, est bien plus qu'un symbole, c'est une promesse de défendre les droits de l'Homme chaque fois qu'ils sont violés près de chez nous ou loin d'ici. »

 … Après Adenauer et de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, le 14 septembre 1958, après Kohl et Mitterrand à Verdun, le 22 septembre 1984, il faudra désormais ajouter cette image à l'album de la réconciliation franco-allemande : François Hollande et Joachim Gauck, à Oradour-sur-Glane, le 4 septembre 2013.

Quant à Gérard Courtois, il écrit que
"Seule la vérité fonde la réconciliation", [aurait pu déclarer François Hollande], comme il l'a fait, le 4 septembre, en accueillant le président allemand, Joachim Gauck, à Oradour-sur-Glane, sur le lieu même du "crime contre l'humanité" commis le 10 juin 1944 par la division SS Das Reich.

Après d'autres, le geste des deux présidents réunis dans la même émotion ne manquait pas d'allure pour exprimer l'amitié franco-allemande, à l'orée de la double commémoration, en 2014, du centenaire de la première guerre mondiale et des soixante-dix ans de la Libération.

Thomas Wieder :
Longtemps, les représentants de l'Etat ne seront pas les bienvenus à Oradour. Le 21 mai 1962, le général de Gaulle s'y arrête. L'accueil est "sympathique et bruyant", note l'envoyé spécial du Monde. Mais le chef de l'Etat laisse les habitants sur leur faim. Ceux-ci attendent un engagement fort en faveur de l'extradition du général Lammerding, l'ancien commandant de la division Das Reich, condamné à mort par contumace à Bordeaux en 1953, et qui mène alors une vie tranquille d'ingénieur à Düsseldorf. "L'affaire se poursuit", se contente de répondre de Gaulle, qui invoque les "barrières internationales" empêchant l'extradition. Lammerding mourra en 1971, sans avoir été inquiété.

2013/09/22

Conduire très vite est interdit, alors que cette activité (sur autoroute) permet de contrecarrer la cause la plus répandue d'accidents mortels, la distraction et la somnolence

Article dans un journal technologique américain :

À quel point est-ce DANGEREUX de RÊVASSER derrière le volant ?

Quelques réflexions :

• 5 fois plus d'accidents mortels sont dûs à la rêvasserie qu'à l'utilistation du téléphone portable par le conducteur (que ce soit pour parler ou même pour… écrire des textos!)

• Si/quand on conduit (très) vite, on n'a pas tendance à rêvasser, mais à… être alerte.

Parler au téléphone est interdit, et conduire très vite est interdit, alors que cette dernière activité (sur autoroute, s'entend) permet de contrecarrer la cause la plus répandue d'accidents mortels (sur autoroute), la distraction et la somnolence…
Daydreaming can't be eliminated, only minimized.

Just how dangerous is daydreaming while driving? When the Erie Insurance Group studied 65,000 fatal crashes over a two-year span (2010–11), its researchers found that one in 10 were attributed to driver distraction, and 62 percent were blamed on daydreaming—five times as many as talking or texting on a mobile phone. The study was based on a nationwide database, kept by the National Highway Traffic Safety Administration, called the Fatality Analysis Reporting System, or FARS, that tracks all vehicle deaths. "The results were disturbing," says Erie senior vice president Doug Smith.

What's sneaky about daydream driving is that you may feel totally aware of your environment but be out of conscious contact with it. You're not really seeing what you're looking at. For example, most of us know the sensation of suddenly snapping to attention during a long stretch of highway or getting home from a drive and not remembering parts of the trip.
Entretemps, nous apprenons que l'Utah suit le Texas et augmente sa limite de vitesse sur plusieurs autoroutes à presque 140 km/h — et cela, parce que cela rend la route "plus sûre".
KSL News reports that yesterday the Utah Department of Transportation (UDOT) installed 80 MPH signs on some of its rural highways after multi-year studies found that higher speed limits would be safer than lower ones.
"We had to look at geometry and speed ... speed-related crashes, just to see if it made sense," said John Gleason of UDOT. "And in these designated areas ... 80 miles per hour is the optimal speed."
KSL News goes on to point out that UDOT's recently-concluded study found that vehicle crashes decreased slightly in existing 80 MPH zones. They attributed the new safety to more vehicles traveling at the same speed. If that sounds familiar, it's because the 'Speed Kills Your Pocketbook' video says pretty much the exact same thing.

Not every road deserves higher speeds, but it's good to see that one state government is listening to reason and raising limits where appropriate.

The Venezuelan State's Occupy "Movement": The Victory of Socialism!


A Venezuelan state agency on Friday ordered the temporary takeover of a factory that produces toilet paper 
writes Reuters (gracias para Hervé),
in what it called an effort to ensure consistent supplies after embarrassing shortages earlier this year.

Critics of President Nicolas Maduro say the nagging shortages of products ranging from bathroom tissue to milk are a sign his socialist government's rigid price and currency controls are failing. They have also used the situation to poke fun at his administration on social media networks.

 A national agency called Sundecop, which enforces price controls, said in a statement it would occupy one of the factories belonging to paper producer Manpa for 15 days, adding that National Guard troops would "safeguard" the facility.
Frenchman Hervé writes
Having grown in a staunch Socialist country, I was always told Socialism is the Glorious Path to a Bright and Enlightened Future, where great intellectuals will be describing the greatness of Socialism while sipping delicious cocktails, sitting on chairs at tables overlooking the happy proletariat running naked in the fields, laughing and chanting with butterfields and pink rabbits.

Well, they gotta start some place: no running naked after pink rabbits and butterflies if you don't wipe your ass, comrade.

2013/09/21

"Cela fait 40 ans que le système judiciaire persécute la paternité ; Les pères sont écartés, diffamés, évincés"

Les mois passent, et les actions spectaculaires de pères qui se disent privés de leurs enfants ne faiblissent pas
écrit Gaëlle Dupont dans Le Monde.
Ils montent sur des grues, occupent des cathédrales, parcourent la France à pied...

Dimanche 15 septembre, une manifestation est organisée à Paris par le Collectif pour la coparentalité (Copco), association fondée par Nicolas Moreno, le père de deux enfants de 2 et 3 ans qu'il voit une fois par mois et pendant les vacances scolaires. "Je ne suis pas misogyne, je ne suis pas masculiniste, affirme-t-il. Je veux simplement être auprès de mes enfants." …

"LE SYSTÈME JUDICIAIRE PERSÉCUTE LA PATERNITÉ"

Pourquoi une telle floraison d'initiatives ? "Il y a un malaise général, répond Philippe Veysset, porte-parole du Collectif de la grue jaune. Cela fait quarante ans que le système judiciaire persécute la paternité. Les pères sont écartés, diffamés, évincés."



"Il y a les victimes qui se voient et aussi celles qui ne se voient pas, souligne Jean Latizeau, porte-parole de SOS Papa. Il n'est pas étonnant que les pères ne demandent pas quelque chose qu'ils ont très peu de chance d'obtenir."

Les propos tenus par Serge Charnay sur les "bonnes femmes" qui nous gouvernent, la mise en cause "des magistrates" (par Philippe Veysset par exemple) peuvent laisser penser qu'il y a là un mouvement qui en veut aux femmes, voire qui souhaiterait rétablir la suprématie masculine. …

PAS DE RÉSIDENCE ALTERNÉE "PAR DÉFAUT"

Mais il n'y a aucune unité dans ce mouvement éclaté. Chacun défend sa cause, raconte son histoire, en mettant plus ou moins violemment en cause la justice, sans qu'il soit possible de déterminer la part des faits et des affects dans les discours. Certaines associations, certains individus, tiennent bien un discours égalitaire.

Un mot d'ordre les met cependant tous d'accord : faire de la résidence alternée la solution "par défaut" en cas de séparation. En clair, que celle-ci s'impose, sauf en cas d'impossibilité matérielle ou de désaccord de l'un des parents, qui devrait être justifié. Selon eux, seul ce basculement permettrait de faire bouger les lignes. Il est vrai qu'au sein des couples comme chez les magistrats, l'idée que la femme doit s'occuper des enfants continue de prévaloir.
Dans son livre Taken Into Custody (The War Against Fathers, Marriage, and the Family), Stephen Baskerville dit que
ce qui nous confrontons ici est une machine bureaucratique d'une espèce que nous n'avons jamais vue auparavant … car couper le lien intime entre les parents et leurs enfants menace les libertés de chacun d'entre nous

 ... La croissance de cette machine a été accompagnée par une gigantesque campagne de propagande afin de justifier des mesures punitives contre des citoyens qui n'ont été condamnés pour aucun crime.

2013/09/20

"Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux à Marseille, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir"


Voici deux jours pourtant que le Petit-Colombes, zone urbaine sensible (ZUS) de cette ville des Hauts-de-Seine, vit dans un climat rendu tendu par des tirs échangés entre bandes de petits dealers de deux cités
écrit Sylvia Zappi dans Le Monde à propos d'une ville dans le pays qui, contrairement à l'Amérique, serait à l'abri des passionnés de la violence et des armes à feu.
C'est dans cette dernière que, dans la nuit de lundi à mardi, un homme a été blessé aux jambes par balles de calibre 9 mm. Mardi, un groupe de jeunes a tiré sur le conducteur d'un véhicule qui a pris la fuite sans qu'on sache s'il a été touché. Ces règlements de comptes rappellent la série des 15 agressions par arme à feu comptabilisées entre octobre 2011 et janvier 2013. En juin, des perquisitions avaient permis de saisir drogues et armes et conduit à douze interpellations.

"APPROPRIATION DU TERRITOIRE"

Le maire, Philippe Sarre (PS), s'est empressé de comparer la situation de sa ville avec celle de Marseille. Un rapprochement qui a choqué certains élus et habitants.

Concernant la ville phocéenne, justement :
En s'interrogeant, mardi 12 septembre, sur i-Télé, sur l'opportunité d'envoyer l'armée contribuer à ramener l'ordre à Marseille, Ségolène Royal a relancé une polémique pourtant tranchée il y a un an par le chef de l'Etat. "Marseille n'est pas en guerre, a reconnu l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle. Cela dit, puisqu'il y a des armes de guerre qui sont disséminées, pourquoi ne pas imaginer une coopération entre la police et l'armée pour saisir et détruire ces armes de guerre ?"  Selon un sondage (méthode des quotas,  échantillon représentatif de 944 personnes) réalisé pour le HuffingtonPost, 57% des Français seraient favorables à une telle intervention.  … 
  • Que demandent les politiques favorables à une intervention ?
La sénatrice et maire PS du 8e secteur de Marseille, Samia Ghali, avait appelé en août 2012 à un recours à l'armée pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers nord de la ville. "Ça ne sert plus à rien d'envoyer un car de CRS pour arrêter des dealers. Quand dix d'entre eux sont arrêtés, dix autres reprennent le flambeau ! déclarait-elle dans un entretien à La Provence. C'est comme combattre une fourmilière. Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d'abord. Et puis pour bloquer l'accès des quartiers aux clients, comme en temps de guerre, avec des barrages."

2013/09/19

En France, même le trafic de cannabis est imposable


Lorsqu'il a été condamné, le 15 avril 2011, à trois ans de prison pour trafic de stupéfiants par le tribunal de Nanterre, Farid, 37 ans, s'imaginait que la sanction s'arrêterait là,
écrit ,
et qu'une fois sa peine purgée, il pourrait redémarrer de zéro. Mais le 5 décembre 2012, deux semaines avant sa sortie de prison, il reçoit un courrier de mise en demeure de la direction générale des finances publiques lui réclamant 23 933 euros d'impôts sur le revenu et 15 227 euros au titre des prélèvements sociaux. "A payer immédiatement", sur la base de la somme issue du trafic de stupéfiant saisie lors de son interpellation.

Lorsque les policiers avaient arrêté Farid dans son appartement cossu des Hauts-de-Seine, ils avaient trouvé 305 grammes de résine de cannabis dans une boîte de cigares et 60 700 euros en liquide. L'Agence de gestion et
de recouvrement des avoirs saisis et confisqués avait saisi cette somme, ainsi que les soldes de ses comptes bancaires, une voiture et un scooter.

A la réception du courrier, Farid pense à une erreur : "Dans ma tête, ce trafic était un dépannage, pas un vrai travail, c'est pas imposable." En fait, une loi de finances de 2009 a créé une "présomption de revenus pour les personnes qui se livrent à certains trafics délictueux et met en place un dispositif de taxation forfaitaire en fonction du train de vie. (...) Rien n'empêche l'imposition de revenus issus d'activités lucratives non déclarées et illicites comme le trafic de stupéfiants."

A sa sortie de prison, dans le cadre d'un sursis avec mise à l'épreuve, Farid a obtenu un contrat aidé de serveur dans une entreprise d'insertion, payé au smic et choisi de solliciter un délai de paiement. Le fisc lui accorde un échelonnement pour une partie de sa dette (à raison de 50 euros par mois).

2013/09/18

Soutien de Nice et de Facebook (1,5 millions de Likes) pour le bijoutier de Nice qui a abattu un criminel


Stephan Turk a découvert ce week-end qu'il était, pour de nombreux Français, "un héros"
écrivent Louis Imbert et Paul Barelli.
La ville de Nice fait bloc derrière le bijoutier de 67 ans, mis en examen, vendredi 13 septembre, pour homicide volontaire et détention illicite d'arme, après avoir tué, mercredi, un jeune de 19 ans qui venait de braquer sa boutique et prenait la fuite en scooter. Lundi, des associations de commerçants appelaient à un rassemblement de soutien et incitaient leurs membres à baisser leur rideau pendant un quart d'heure. Vers 15 heures, ils étaient entre huit cents et mille à répondre à l'appel.

Les manifestations de sympathie dépassent largement le cadre niçois. Assigné à résidence avec un bracelet électronique dans un lieu situé à l'écart de la ville, Stephan Turk a été rejoint, ce week-end, par son fils Yahya. Celui-ci avait imprimé des dizaines de messages pour son père, postés par des inconnus sur une page de soutien au bijoutier sur Facebook suivie, lundi, par 1,5 million de personnes. Samedi, Stephan Turk, qui plaide la légitime défense, tentait de comprendre quelque chose à ce flot d'éloges.


Son fils voit dans cette vague de soutien un "ras-le-bol contre l'insécurité". Il évoque une "société coupée en deux : il y a ceux qui se lèvent le matin pour travailler, qui en ont marre de payer autant d'impôts et de ne pas se sentir en sécurité" – et il y a les autres. Il apprécie le soutien exprimé par le député et maire (UMP) de Nice, Christian Estrosi, "qui m'a appelé dès les premiers moments", et celui d'Eric Ciotti, député (UMP) des Alpes-maritimes. Samedi, M. Estrosi déclarait sur Twitter : "La première victime, celle qui a été menacée de mort, c'est le bijoutier et je suis toujours du côté des victimes."

LE BIJOUTIER FAIT FEU À TROIS REPRISES


Selon le parquet et les enquêteurs, Stephan Turk a été agressé alors qu'il levait le rideau métallique de sa boutique, vers 8 h 45 dans le quartier central de Notre-Dame. Le visage couvert par des casques, gantés, les deux hommes sont armés, l'un d'un fusil à pompe, l'autre d'un pistolet automatique. Ils ordonnent au bijoutier d'ouvrir le coffre-fort, que l'un vide tandis que l'autre tient Stephan Turk en joue avec le fusil.
Quand les deux complices emportent leur butin, le bijoutier se saisit d'un pistolet calibre 7.65, qu'il détient sans permis. Il le charge et s'accroupit sous le rideau de fer. Au moment où le scooter T-Max démarre, le bijoutier fait feu à trois reprises. Anthony, atteint d'une balle dans le dos, s'écroule 200 mètres plus loin.

2013/09/16

Au pays de la non-violence, un homme "a été abattu comme un animal"


Heureusement que les armes ne sont pas en vente libre en Europe comme chez ces abrutis d'Amerloques rétrogrades et réactionnaires. Ainsi les armes à feu sont mis hors la loi et ne sont entre les mains de personne. Sauf, évidemment, entre les mains des criminels et d'autres… hors-la-loi — qui sont des personnes qui (comme c'est étrange, comme c'est inattendu) ne… respectent point… la loi.

Ainsi, nous apprend l'AFP,
Alors que deux hommes ont été tués par balle, jeudi 5 septembre à Marseille et dans sa région, la préfecture a annoncé une table ronde sur la sécurité samedi matin en présence de l'ensemble des élus et parlementaires de cette ville
 
LE FILS DU DIRECTEUR SPORTIF DE L'OM ABATTU
La région marseillaise a été le théâtre, dans la journée de jeudi, de deux nouveaux règlements de comptes, après un été marqué par une série d'homicides et d'agressions.
En effet, selon Luc Leroux et Laurent Télo, l'un d'entre eux n'est autre que le fils du
directeur sportif de l'Olympique de Marseille depuis 2005 [Le fils de José Anigo] a été abattu, jeudi 5 septembre en milieu d'après-midi, par deux hommes vêtus de noir, casqués et gantés alors qu'il se trouvait au volant d'un véhicule de location. Adrien Anigo, 30 ans, était arrêté à un feu tricolore sur une voie rapide du 13e arrondissement de Marseille. Sur un scooter de forte cylindrée, ses assassins auraient remonté la file des véhicules à l'arrêt. Entre dix et quinze coups de feu provenant d'armes de calibre 9 mm et 11.43 ont été tirés sur le conducteur du véhicule. Selon des témoins, le scooter s'est rapidement noyé dans la circulation. La victime n'était pas armée.

Comme en atteste la venue sur les lieux d'un représentant du parquet de la juridiction interrégionale spécialisée dans la lutte contre le crime organisé, magistrats et enquêteurs ont d'emblée classé ce nouveau règlement de comptes mortel – le quatorzième depuis le début de l'année à Marseille – dans la catégorie du grand banditisme. Contrairement aux nombreux assassinats commis sur fond de trafic de stupéfiants, "nous ne sommes pas dans une affaire de néobanditisme de cité, confie une source proche de l'enquête, mais vraisemblablement dans une lutte entre deux équipes".

"IL A ÉTÉ ABATTU COMME UN ANIMAL"

 … Avant cette série de vols qu'il a toujours contestés, Adrien Anigo avait déjà connu la prison, et son casier judiciaire portait neuf mentions entre 2001 et 2005. "La détention l'avait profondément meurtri, assure son avocat, MChristophe Bass. Il me donnait l'image de quelqu'un qui se tenait à distance de relations pouvant le polluer. Il a été abattu comme un animal, ce qui me choque car je le voyais éloigné d'un tel milieu."

 … Moins de douze heures avant l'assassinat d'Adrien Anigo, un employé d'une déchetterie de La Ciotat (à 25 km à l'est de Marseille) était abattu dans le plus pur style des règlements de comptes alors qu'il allait prendre son travail à 5 h 30.

2013/09/15

L'Express Tente de Descendre Jean-François Revel

Dans certains métiers -intellectuel, adjudant-chef, Premier ministre-, gueuler est un art 
écrit Philippe Chevallier dans un article de L'Express (obrigado para OT) dans lequel il essaie de démolir Jean-François Revel.

 Ce qui confirme bien les paroles de Roger-Pol Droit dans Le Monde, que ce "penseur hérétique et relapse" qu'était Revel, celui aux pamphlets motivés par le "refus des charabias, des boniments, des fumigènes", était "copieusement haï de l'intelligentsia" parce qu'il "osait n'être pas marxiste" et — surtout — qu'il "avait osé dire que les rois philosophes étaient nus, la Sorbonne un asile de gâteux arrogants et la philosophie une affaire classée depuis le XVIIIe siècle."

2013/09/13

“Je regrette d’avoir abandonné le chômage pour ouvrir ce magasin” — En réalité le PS n’est plus le parti des travailleurs ; Le PS est devenu le PAS : le Parti des ASsistés

Le site Enquête & Débat a interrogé le porte-parole du nouveau parti belge La Droite, Aldo-Michel Mungo, pour voir s'il pourrait s'agir d'un parti d'extrêmistes, de fanatiques et d'autres individus peu recommendables aux idées insensées, loufoques et dangereuses.
Pourquoi avoir créé un nouveau parti et pourquoi l’avoir appelé “LA DROITE”?

Aldo-Michel Mungo : Pour la même raison: Parce qu’il n’existe plus aucun parti aujourd’hui en Belgique qui défende les valeurs économiques “de droite”. Tous les partis se veulent sociaux. Nous aussi, seulement nous, nous n’oublions pas que le social ne peut exister que si l’économie fonctionne bien, donc si elle est régie par des règles libérales. Ce qui signifie le moins d’impôts possible, le moins d’administration possible, le moins de règles contraignantes par rapport à la concurrence internationale. Or, qui défend encore l’économie libérale aujourd’hui? Le MR et l’OPEN VLD? Voyez tous les conclaves budgétaires!  …  La réalité, c’est que le MR et l’OPEN VLD ont oublié ce que sont les valeurs libérales. Il y a donc là un vide à combler. Et pour cela, quel meilleur nom choisir que “LA DROITE”, tout simplement?

Si vous vous appelez LA DROITE, vous êtes opposés à la gauche?

Non! Ou plus exactement: oui ET non.

OUI parce que nous nous opposons à toutes les dérives de la gauche en Belgique: les nominations politiques (en Wallonie, plus d’un citoyen sur deux travaille pour le compte de l’État), la corruption (savez-vous que la Belgique a la réputation d’être le pays le plus corrompu du monde?), le réflexe de vouloir toujours dépenser plus (en oubliant que cela alourdit nécessairement l’impôt), la multiplication des règles bureaucratiques auxquelles doivent se soumettre les entreprises (alors que leur souci premier, c’est de faire face à la concurrence internationale), etc.

NON parce que nous partageons les deux valeurs fondamentales de la gauche (qui sont d’ailleurs, rappelons-le, à l’origine celles du libéralisme): assurer à tous les travailleurs de bien gagner leur vie, et assurer le progrès de la société par rapport aux traditions conservatrices du passé. Le problème, c’est qu’aujourd’hui le PS est devenu le parti conservateur de la gauche-caviar: il se complait dans un beau langage “de gauche” mais s’est éloigné des travailleurs mal payés. Et le travailleur le plus mal payé aujourd’hui, c’est le petit indépendant. J’ai encore croisé l’autre jour un petit commerçant qui me disait: “Je regrette d’avoir abandonné le chômage pour ouvrir ce magasin”. Cette situation n’est pas normale.

Pourtant, la défense des “petits”, c’est le “core business” du PS?

C’est ce qu’ils prétendent. C’est même ce qu’ils croient. Mais en réalité le PS n’est plus le parti des travailleurs. Le PS est devenu le PAS : le Parti des ASsistés. Vous croyez que la majorité des ouvriers vote PS? Pas du tout. Ceux qui ont intérêt à voter PS, ce sont surtout ceux qui ne travaillent pas : les chômeurs et les bénéficiaires d’allocations diverses. Tous ces gens doivent être aidés, bien sûr (hormis les fraudeurs). Mais il est essentiel que leur premier objectif reste de trouver un travail. Et pour cela il faut qu’ils y gagnent plus. Or, aujourd’hui, c’est le contraire: un jeune qui a été inséré dans le système de l’assistance perd de l’argent quand il trouve un emploi, à cause des divers avantages qu’on lui avait octroyés (transports gratuits, logement, etc.) et qui vont disparaître! Ce n’est pas normal…  …
 
Vous avez d’autres revendications en tant que parti LA DROITE ?

 Oui, bien sûr : notre programme est très complet et vise toujours le même objectif: encourager le travail. Pourquoi? Parce que c’est le seul moyen d’augmenter le pouvoir d’achat. Par exemple, nous demandons à l’Etat d’oser cesser de taxer les morts: pourquoi leurs héritiers doivent-ils encore payer des taxes sur des biens qui ont déjà fait l’objet de taxations multiples? D’oser supprimer le revenu cadastral sur le logement familial : pourquoi payer un loyer à l’état sur un bien qui nous appartient, que nous occupons et sur lequel nous avons déjà payé des droits lors de l’achat? D’oser limiter le personnel politique : la Belgique est le pays qui compte le plus de ministres par habitant, de mandats publics, de fausses asbl politiques subsidiées, de parlementaires et de niveaux de pouvoirs. D’oser interdire la double nationalité comme c’était le cas il y a 50 ans : Pourquoi diable certains citoyens auraient-ils le droit d’appartenir à deux nations à la fois? D’oser enfin lier les droits aux devoirs : la Belgique n’est pas capable financièrement d’assurer l’assistanat à vie à tous ceux qui veulent venir s’y installer sans jamais y travailler. La population belge active a toujours voulu être très solidaire. Elle a pu aider sans trop de problèmes 1, 10, 100, 1.000, 10.000, 100.000, 500.000 personnes sans travail. Mais quand ces 500.000 deviennent 1.000.000, alors là, c’est trop. Si l’on continue on va ruiner le pays pour plusieurs générations.

2013/08/23

Le Monde au service des politiciens qui brisent leurs promesses

Typique des journalistes dépendants de l'État de prendre les déclarations auto-congratulatoires des politiciens pour argent comptant et publier un article qui soutient leur politique mensongère.  Et pas n'importe où ; en titre principal sur la Une du quotidien de référence, Le Monde ! (Trop fort, "politique mensongère", exagéré ? Peut-être ; mais lisez donc la suite…)
Faut-il taxer plus lourdement le diesel, cette addiction française ? titrait Le Monde sur la Une il y a quelques mois, en utilisant le spectre d'une société malade, à l'agonie presque, comme excuse pour imposer (encore) un impôt sur les Français.

Notez que Le Monde prend comme acquis, qu'il ne met pas en doute, la prémisse, la présomption, qu'il y ait une addiction française.

Non, Messieurs : il n'y a pas d'addiction qui soit.

En Normandie, un ouvrier utilise sa voiture pour aller au boulot.

En Auvergne, un fermier utilise son camion pour emmener ses volailles au marché.

En Alsace, un PDG utilise sa bagnole pour aller au bureau.

En Bretagne, une femme au foyer emmène ses enfants voir les endroits touristiques.

Partout, des individus utilisent leurs véhicules pour leur besoin personnel et/ou professionnel, et cela sans se préoccuper de leurs voisins ou du reste de leurs concitoyens — et l'idée qu'il faille parler d'une quelleconque "addiction française" n'a pas le moindre sens et est complètement illogique.

Sauf — évidemment — dans le but de hausser les impôts.

Pour notre bien.

Bien entendu.

Évidemment, le diesel avait été loué, aux Cieux, par le même corpus de politiciens (ou par les "pères" des politiciens actuels, mais c'est exactement la même chose) comme une sorte de panacée, et donc ne devait pas être taxé lourdement, pas autant que l'essence normale.

Du coup, les automobilistes aiment. Et achètent. Achètent voitures diesel. Et achètent carburant diesel.

Bientôt, les politiciens découvrent que ça fait un beau pactole, tout ce fric, c'est triste de ne pas en (ab)user ("les quelque 7 milliards d'euros de recettes supplémentaires"), et que ce ne serait une mauvaise idée de le taxer.

Malheureusement, cela pourrait être considéré comme un mensonge par la population ("politiquement délicat").

Alors, que faire ?

Inventer une maladie — une addiction.
(Sans parler d'un tas d'autres soucis, difficilement prouvables…)
Pour bien faire comprendre aux Français que c'est pour leur bien que les politiciens vont nous imposer un impôt de plus.

Ça y est ? Vous commencez à comprendre pourquoi les Tea Parties sont apparus aux USA ?

Un grand merci au Monde, en tout cas, pour leur contribution aux politiciens afin de les aider à briser leurs promesses.

2013/08/19

Pour Le Monde, l'Amérique est un pays d' "excités de la gâchette" qui "jouent aux superflics"


Alors, pour bien entretenir l'histoire du racisme en Amérique (merci l'Éducation Nationale), comme le fait Louise Couvelaire dans son article sur "Les nouveaux shérifs d'Amérique" pour M le magazine du Monde, il faut surtout présenter George Zimmerman comme un blanc, un "excité de la gâchette" qui "joue" aux " superflics" et qui lors de ce "jeu" aurait presque nonchallamment abattu un Noir, un Noir qui serait un adolescent innocent et inoffensif, pour ne pas dire un lycéen des plus sérieux (de préférence en montrant une photo prise il y a 3-4 ans lorsque Trayvon Martin avait 13 ans).
[Cet "ambassadeur" qu'est] Nick Levin ne fait pas partie de ces citoyens américains qui jouent aux superflics, garants autoproclamés de l'ordre public. Il n'a rien à voir avec un George Zimmerman, ce milicien de quartier acquitté le 13 juillet dernier du meurtre de Trayvon Martin, un adolescent afro-américain tué par balle en Floride en 2012. 

 … Personne ne veut de cow-boys dans les rues. A l'image de certains excités de la gâchette, membres des milices de quartier qui, sans supervision ni expérience, organisent des rondes pour surveiller les rues. De plus en plus nombreuses, ces milices ne font pas l'unanimité. La police comme les agents de sécurité privée s'en méfient. "Ils nous appellent pour un rien, confie Franck Flores. Ils sont complètement paranos."
Il faut surtout oublier, ou minimiser, le fait que George Zimmerman est latino, qui vit dans un voisinage infesté de crimes, et que lorsqu'il a appuyé sur la gâchette, il était par terre, sur la bitume, sous (le grand gabarit de) Trayvon Martin, en train de se faire fracasser la tête dans le ciment.