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2024/04/28

"La Guerre Culturelle" de Évelyne Joslain restera un livre indispensable dans tout débat sur les dangers intérieurs qui menacent de miner l'Occident

Cet article a été publiée sur Dreuz sous le titre
“La Guerre Culturelle” d’Évelyne Joslain –
un livre indispensable sur les dangers qui vous menacent

"…pour couvrir ses outrances et ses outrages, la gauche culturelle irrationnelle a ajouté les apostrophes «complotiste» ou «conspirationniste» à sa longue liste d'insultes éculées (raciste, sexiste, xénophobe, islamophobe, homophobe, transphobe … ad nauseam) pour faire taire ceux qui lui résistent et couper court à des débats qu'elle ne pourrait pas gagner"

Evelyne Joslain, La Guerre Culturelle

Ce n'est pas tous les jours qu'on ouvre un livre qui est "le produit de plus de vingt-cinq ans de réflexion er d'archives personnelles collectées quotidiennement". Or, c'est le cas avec le dernier opus d'Évelyne Joslain, qui restera, parions-le, l'œuvre maîtresse de toute une vie.

La génie de Évelyne Joslain, c'est d'avoir une vision totale des dangers — avant tout, les dangers intérieurs — qui menacent l'Occident et, s'il existe de nombreux livres (en français comme en anglais) qui se focalisent sur tel ou tel danger des férus du mélodrame auto-proclamés, d'avoir la témérité de réunir tous ces éléments (en quatre piliers) et de démontrer qu'ils proviennent tous d'un même plan cynique, d'une même vision destructrice, et des liens insoupçonnés entre tous ces acteurs.

Un siècle de haine pour les traditions de la culture occidentale, par des individus comme Woodrow Wilson et Joe Biden, comme Soros et Schwab, ont commencé à avoir du succès il y plus d'un demi-siècle lorsque, afin de

détruire la société occidentale, des marxistes plus malins (et plus vicieux) ont compris depuis Gramsci que le bon d'angle d'attaque était de s'emparer non des biens de production économiques, mais des biens de production culturels.

S'ensuit "une longue marche au travers des institutions", qui aspire à miner une société, une nation (et tout l'Occident), à renverser l'ordre préétabli, et à prendre le contrôle desdites institutions afin de les faire occuper par des frères d'armes néo-marxistes.

Les quatre piliers de cette Guerre Culturelle, ce sont la race, le sexe, le climat, et l'immigration intensive.  "Tout cela est lié et doit aboutir à la mondialisation complète et inéluctable."

La "guerre culturelle en cours, c'est la guerre de Cent Ans de l'Amérique" affirme Evelyne Joslain. Et pas seulement aux États-Unis, ajoute-t'elle.

Après avoir écrit des livres incontournables sur Donald Trump, Barack Obama, la Tea Party, et l'Amérique des Think Tanks, Evelyne Joslain s'avère être une femme imbattable sur le sujet des États-Unis, et, par ailleurs, sur un éventail de sujets, depuis les anciens Grecs jusqu'aux serial killers belges.

On est frappé par les connaissances de cette américaniste, invitée régulière chez Dreuz, qui, page après page, semble produire révélation après révélation, que ce soit expliquer l'influence d'Épicure sur Thomas Jefferson, la différence historique entre Whigs et Tories (que même la majorité des Anglo-Saxons connaissent à peine), ou encore le contraste entre l'humanisme au cœur de la Renaissance et l'écologisme actuel.

Je me souviens que Gorbatchev avait, lors d'un speech il y a une quarantaine d'années, décidé de louer les révolutions de l'Histoire ; or, le leader de l'URSS n'avait cité que la révolution française et la révolution russe, mais point la révolution américaine, ce qui avait soulevé un tollé (entièrement justifié) aux USA (même parmi les journaux de gauche — "Gorbi" était après tout leur coqueluche, ce qui a contribué à faire que le "supertsar" russe, mais point son partenaire américain, Ronald Reagan, a seul reçu le Prix Nobel de la Paix).

On peut compter sur Évelyne Joslain pour se jeter au cœur du problème et trouver l'explication : 

La Révolution française, sanglante et génocidaire, tourne le dos à la Renaissance et fait table rase du passé. C'est l'exemple à fuir et pourtant celui qui a été imité tandis que la Révolution américaine qui a tout pour inspirer reste sans copie et devient l'objet des haines néomarxistes. La première, notre révolution sanguinaire, est donc une révolution véritable, à 180º, alors que la seconde, la Révolution américaine, est une révolution à 360º, autrement dit qui revient à la norme anglaise traditionnelle issue de la Grande Charte de 1215. Elle restaure les droits des Anglais d'Amérique, bafoués par George III.

Suite au "bras de fer politico-religieux" ("d'une sauvagerie brutale") et de la Glorieuse Révolution (également — tiens donc! — ignorée par Gorbatchev; en effet, il s'agit, là aussi, d'une "semi-révolution … sans une goutte de sang versé") dans le demi-siècle ans entre les années 1640 et les années 1690, la monarchie anglaise avait compris qu'il était plus prudent de s'abstenir de bafouer les droits des Anglais. Or, George III n'avait pas compris que la Charte des Droits de 1689 devait s'appliquer aussi aux sujets anglais dans les colonies d'Amérique (et ailleurs dans le monde) et y traitait ses sujets avec l'absolutisme des ancêtres. 

Revenant sur la devise de la République française, par contre Évelyne Joslain tranche sans ménagement : 

Liberté et Égalité, s'excluent mutuellement [tandis que la] Fraternité … ne se décrète pas

Imbattable, Évelyne Joslain parvient à sauter du coq à l'âne et à chaque nouveau sujet, sort une explication, souvent incisive, qui illumine tel ou tel sujet :

Sur la Loi de 1964, "nouvelle constitution pour annuler la Constitution de 1787!":

La loi de 1964 ayant invité à la subversion, toutes ces «résolutions culturelles» (sexuelle, féministe, artistique, ethnique et d'autres) s'abritent derrière cette loi pour finir par ériger un absolutisme et une intolérance jamais connus aux États-Unis, à l'opposé de la philosophie fondatrice.  Le but premier étant de délégitimer tous les réfractaires et toutes les institutions qui ne seraient pas encore tombées.  La gauche se charge de balayer toutes les «certitudes éculées» de la majorité conservatrice qui se retrouve à devoir prouver la justesse de ses vues.  Autrement dit, ce sont les agressés culturels qui doivent se justifier auprès de leurs agresseurs !
Sur la révolution iranienne couplée (si, si) avec l'intervention russe en Afghanistan : 

Guerre Sainte ou jihad [par l'Iran] contre les «gens du samedi», Israël et la dispora juive, puis contre les «gens du dimanche», les Chrétiens, le Grand Satan, l'Amérique, et le Petit Satan, l'Europe.  Flairant cette faiblesse, les Soviétiques envahirent l'Afghanistan en décembre [1979], étendant ainsi le théâtre de la Guerre froide au Moyen-Orient (pour leur malheur futur) 

Sur le printemps arabe et les massacres syriens : 

Obama jubile parce que ce sont ses chers Frères musulmans qui mènent la révolte [en Égypte] et feront élire Mohammed Morsi, en 2012.  Obama lâchait un allié appréciable des États-Unis, comme les démocrates savent si bien faire. [Quant à Damas et à «la ligne rouge à ne pas franchir», en fait,] Assad étant apprécié de l'Ayatollah Kamenei, Obama n'avait nulle envie de lui nuire.

Sur le PCC à Pékin : 

L'attitude de la Chine démontre qu'elle ne doute pas de sa destinée manifeste qui serait de triompher de l'Occident

Sur la réticence de nombreux Américains au soutien de Kiev, Évelyne Joslain retourne 20 ans en arrière : 

Cette guerre d'Irak, ou plutôt le spectacle qui en a été donnée, sciemment orchestrée par les médias [étrangères comme américaines], explique pourquoi l'Amérique profonde ne s'intéresse guère à la situation en Ukraine [surtout si c'est seulement] pour être au bout du compte mal remerciée, toujours critiquée, tout en devant en plus assumer tous les coûts
Saluons Évelyne Joslain pour exprimer ses quatre vérités, difficilement contestables, sur une myriade de sujets, que ce soit sur les «migrants» ("terme politiquement correct pour «immigrants illégaux», trompeur à dessein en évoquant les migrations naturelles des oiseaux"), sur le «populisme» ("le terme dédaigneux pour toute protestation des peuples"), sur les médias ("maîtres du mensonge par omission"), sur la transition verte (ce "n'est rien d'autre que du communisme de copinage recyclé"), sur le véritable but des écologistes ("ce n'est pas du tout de «sauver la planète», mais de redistribuer les richesses du nord vers les États du sud, en se donnant des torts imaginaires"), sur Howard Zinn ("faux historien, mais vrai militant marxiste"), sur les néo-conservateurs ("proaméricains, anticommunistes et faucons en matière militaire"), sur l'Europe (les "pseudoalliés étrangers"), sur la France ("Nous sommes sûrement le pays qui compte le plus de ministères inutiles, aux noms ridicules, occupées des mêmes faux problèmes tout aussi ridicules"), et, last but not least, sur le tombeau de Lénine au Kremlin ("On peut de demander si les Allemands auraient trouvé normal, si son corps avait été disponible, d'avoir la momie d'Hitler trônant devant la porte de Brandbourg").

En ce qui concerne les mouvements commencés pendant les années 1960, voici d'autres quatre vérités de Évelyne Joslain, sans merci : sur les grèves d'étudiants ("une abberration puisque les étudiants ne «produisent» rien et que le tort causé est d'abord le leur"), sur les manifestants anti-guerre (du Vietnam), loués aux cieux (la "classe sophistiquée, des lâches priviligiés qui se posaient en objecteurs de conscience vertueux, accusait les soldats qui rentraient, mutilés ou traumatisés à leur place, d'être des criminels de guerre"), sur une orientation sexuelle ("on note bien que le mot anodin «orientation» a définitivement remplacé les mots «anomalie» et surtout «vice», déresponsabilisant l'intéressé qui suit son orientation comme la girouette suit le vent"), sur la license sexuelle (elle "s'abrite derrière le prétexte égalitaire et l'aspiration à une prétendue spiritualité pour bafouer toutes les lois, civiles et religieuses"), sur l'avortement (il "faut se rappeler que l'idée de l'avortement légal, approuvé, voire fourni par l'État, fut introduite en 1921 par les bolchéviques dans le but explicite de briser les familles"), sur les trangenres ("que l'on aurait autrefois appelés «[les] travelos»"), et sur la «droite religieuse» ("épouvantail agité par la gauche sexuelle"), ainsi que sur la Nouvelle Vague ("mouvement cinématographique français qui invente l'antihéros blasé et met en scène l'amour libre et des comportements anticonformistes, nihilistes et névrotiques").

De la même façon, Évelyne Joslain nous fait partager ses connaissances, admirables, sur les présidents des 20ème et 21ème siècles, parvenant à mettre une description courte remarquable sur chaque occupant de la Maison Blanche : Woodrow Wilson fut le premier président qui a osé attaquer l'esprit de la Constitution et des institutions, Lyndon Baines Johnson le premier président responsable de la Guerre Culturelle, Richard Nixon le premier président républicain confronté à la guerre culturelle et vicieusement harcelé par l'opposition, Jimmy Carter le premier président soixantuitard des États-Unis, Bill Clinton le premier président entièrement soixante-huitard, George W Bush — "déchaînement d'une haine jamais vue contre un républicain, pire même que la haine contre Nixon" —, Barack Obama le premier président élu grâce à la discrimination positive et premier président marxiste des États-Unis qui avait joué à fond la carte raciale, exploitant sa couleur de peau pour dissimuler sa couleur politique, Donald Trump le président gladiateur, Joe Biden le président le plus malfaisant de l'histoire américaine…

FOR THE BENEFIT OF Au profit des lecteurs français, en outre, des explications pour des termes quelque peu obscurs sont fournies — les «millenials» (nés après 1981), les générations X (après 1990) et Z (après 2000) — et de nombreuses expressions US sont traduites («démocrate au grand cœur» pour bleeding liberal ; "le non-respect organisé de la loi" pour lawlessness ; la Grande Réinitialisation pour the Great Reset ; l'Ère des Ayants-droits pour The Age of Entitlement ; «C'est l'économie (qui compte), ballot!» pour "It's the economy, stupid!" ; et, surtout, capitalisme de copinage pour crony capitalism).

Cet ouvrage tente de remonter aux sources de la gauche culturelle et d'en analyser tous les aspects. En effet, il s'avère que le conflit moderne entre droite et gauche "existe depuis la nuit des temps" — "leurs racines dans les temps immémoriaux et dans les mythes antiques" — et dès le premier chapitre, nous voilå aux côtés de Ovide, Socrate et Cicéron.

Jamais, peut-être, on n'a aussi bien illustré à quel point les écrits de Socrate et Aristote décrivent le conflit de nos jours. Jamais, peut-être, on n'a aussi bien illustré à quel point Diogène ("cynisme") et Héraclite (Hédonisme) d'Éphèse sont les ancêtres des gauchistes d'aujourd'hui.

Ce sont les plaisirs malsains et cyniques du même type … le plaisir de salir le sacré … le plaisir de salir la beauté … et le plaisir de salir l'enfance

 … ce schéma autodestructif se répète aujourd'hui de l'Europe au Pacifique, ou les éléments décadents qui constituent l'ennemi intérieur, œuvrent de concert avec les ennemis extérieurs

Patron d'émission du Libre journal du Nouveau Monde à Radio Courtoisie (où j'ai souvent été invité) depuis de nombreuses années, Évelyne Joslain continue avec un refus de participer aux louanges habituelles de figures aussi disparates que Napoléon et Voltaire, tant "l'athéisme haineux" de ce dernier et celui de ses émules que celui de Marx.

Comme Paul Johnson, Évelyne Joslain voit le recul de la religion comme un désastre :

Le christianisme reste le culte le plus fréquemment moqué, ridiculisé, couvert de blasphèmes parce qu'il réaffirme quelques principes dérangeants comme le libre arbitre de chacun, la responsabilité, les devoirs, et parce qu'il place l'homme au centre de la nature.

En même temps, Évelyne Joslain parvient — alors qu'on ne lui avait rien demandé ;) — à expliquer en une seule phrase le point différentiel entre chrétienneté occidentale et chrétienneté orientale et, par extension, la guerre en Ukraine :

Le christianisme d'Occident fait la part entre ce qui est à Dieu, comme la nature, et ce qui est à César, au contraire du christianisme d'Orient, dans lequel l'Église orthodoxe ne distingue pas le régalien du spirituel.

On comprend mieux les louanges pour la présidence de Poutine énoncées par le patriarche de l'Église orthodoxe russe.

Évelyne Joslain n'a guère plus de respect et de patience pour "le Philosophe" générique qui n'est pas sans rappeller le livre de Paul Johnson, Intellectuals (From Marx and Tolstoy to Sartre and Chomsky). Ce philosophe générique, cet intellectuel, "illuminé au contact des Idées (la vérité absolue), est donc tout désigné pour imposer au magma humain qui grouille en bas les règles qui les gouvernent."

L'imposture intellectuelle ne peut être de droite. C'est le fait de l'esprit de gauche. Alors et aujourd'hui.

Chroniqueuse aux 4 Vérités depuis de nombreuses années (qui a publié une version raccourcie), Évelyne Joslain passe sans effort de Charlemagne à Descartes en passant par Marc Dutroux, assassin d'enfants notoire oublié (délibérément?) par tous de nos jours. (J'étais étonné d'apprendre, également il y a une trentaine d'années, que l'un des pères de l'une des fillettes assassinées avait tenté d'entrer en politique, juste pour se faire saborder la carrière en herbe par les élites politiques belges. Encore un point d'interrogation de ma jeunesse dont la remarquable Évelyne Joslain fournit la réponse)

Après avoir couvert 2000 à 3000 ans d'Histoire, l'autrice de l'un des rares livres en français qui raconte la vérité sur Barack Obama nous transporte au 20ème et au 21ème siècle.

On arrive en effet à Saul Alinsky et à son œuvre maîtresse, Rules for Radicals, qui est le livre-clé pour des personalités tels que Hillary Clinton et Barack Obama. C'est 

[leur] bible et Alinsky, [leur] mentor ; le maître de l'inversion de tout, valeurs, concepts, vocabulaire, excellent à enfumer le peuple de droite non méfiant.

À la fin de det ouvrage des horreurs, il reste quand même une lueur d'espoir :

Si la gauche mauvaise a l'argent et le pouvoir, la droite saine a les peuples, donc le nombre.  Si chaque citoyen des majorités silencieuses (de toutes les nations occidentales) s'insurge et commence, chacun dans la mesure de ses moyens, à manifester son indignation et son refus, il reste une chance …
On ne peut qu'espérer que les Américains se dépêcheront de faire traduire cet ouvrage indispensable…

2024/03/09

La Guerre Culturelle de Évelyne Joslain restera un livre incontournable dans tout débat sur la société moderne comme ancienne


Ce n'est pas tous les jours qu'on ouvre un livre qui est "le produit de plus de vingt-cinq ans de réflexion er d'archives personnelles collectées quotidiennement". Or, c'est le cas avec le dernier opus d'Évelyne Joslain, qui restera, parions-le, l'œuvre maîtresse de toute une vie.

Après avoir écrit des livres incontournables sur Donald Trump, Barack Obama, la Tea Party, et l'Amérique des Think Tanks, Evelyne Joslain s'avère être une femme imbattable sur le sujet des États-Unis, et, comme on va s'en apercevoir avant même d'avoir terminé le premier chapitre de La Guerre Culturelle, sur un éventail de sujets, depuis les anciens Grecs jusqu'aux serial killers belges.

On est frappé par les connaissances de Évelyne Joslain, invitée régulière chez Dreuz, qui, page après page, semble produire révélation après révélation, que ce soit expliquer l'influence d'Épicure sur Thomas Jefferson, la différence historique entre Whigs et Tories (que même la majorité des Anglo-Saxons connaissent à peine), ou encore le contraste entre l'humanisme au cœur de la Renaissance et l'écologisme actuel.

Je me souviens que Gorbatchev avait, lors d'un speech il y a une quarantaine d'années, décidé de louer les révolutions de l'Histoire ; or, le leader de l'URSS n'avait cité que la révolution française et la révolution russe, mais point la révolution américaine, ce qui avait soulevé un tollé (entièrement justifié) aux USA (même parmi les journaux de gauche — "Gorbi" était après tout leur coqueluche, ce qui a contribué à faire que le "supertsar" russe, mais point son partenaire américain, Ronald Reagan, a seul reçu le Prix Nobel de la Paix).

On peut compter sur Évelyne Joslain pour se jeter au cœur du problème et trouver l'explication : 

La Révolution française, sanglante et génocidaire, tourne le dos à la Renaissance et fait table rase du passé. C'est l'exemple à fuir et pourtant celui qui a été imité tandis que la Révolution américaine qui a tout pour inspirer reste sans copie et devient l'objet des haines néomarxistes. La première, notre révolution sanguinaire, est donc une révolution véritable, à 180º, alors que la seconde, la Révolution américaine, est une révolution à 360º, autrement dit qui revient à la norme anglaise traditionnelle issue de la Grande Charte de 1215. Elle restaure les droits des Anglais d'Amérique, bafoués par George III.

Suite au "bras de fer politico-religieux" ("d'une sauvagerie brutale") et de la Glorieuse Révolution (également — tiens donc! — ignorée par Gorbatchev; en effet, il s'agit, là aussi, d'une "semi-révolution … sans une goutte de sang versé") dans le demi-siècle ans entre les années 1640 et les années 1690, la monarchie anglaise avait compris qu'il était plus prudent de s'abstenir de bafouer les droits des Anglais. Or, George III n'avait pas compris que la Charte des Droits de 1689 devait s'appliquer aussi aux sujets anglais dans les colonies d'Amérique (et d'ailleurs) et y traitait ses sujets avec l'absolutisme des ancêtres. 

Revenant sur la devise de la République française, par contre Évelyne Joslain tranche sans ménagement : 

Liberté et Égalité, s'excluent mutuellement [tandis que la] Fraternité … ne se décrète pas

Cet ouvrage tente de remonter aux sources de la gauche culturelle et d'en analyser tous les aspects, et il y a tellement à digérer que l'article présent ne considérera que le premier chapitre (Les Racines Anciennes de la Guerre Culturelle).

En effet, il s'avère que le conflit moderne entre droite et gauche "existe depuis la nuit des temps" — "leurs racines dans les temps immémoriaux et dans les mythes antiques" — et dès le premier chapitre, nous voilå aux côtés de Ovide, Socrate et Cicéron.

Jamais, peut-être, on n'a aussi bien illustré à quel point les écrits de Socrate et Aristote décrivent le conflit de nos jours. Jamais, peut-être, on n'a aussi bien illustré à quel point Diogène ("cynisme") et Héraclite (Hédonisme) d'Éphèse sont les ancêtres des gauchistes d'aujourd'hui 

Ce sont les plaisirs malsains et cyniques du même type … le plaisir de salir le sacré … le plaisir de salir la beauté … et le plaisir de salir l'enfance

 … ce schéma autodestructif se répète aujourd'hui de l'Europe au Pacifique, ou les éléments décadents qui constituent l'ennemi intérieur, œuvrent de concert avec les ennemis extérieurs

Patron d'émission du Libre journal du Nouveau Monde à Radio Courtoisie (où j'ai souvent été invité) depuis de nombreuses années, Évelyne Joslain continue avec un refus de participer aux louanges habituelles de figures aussi disparates que Napoléon et Voltaire, tant "l'athéisme haineux" de ce dernier et celui de ses émules que celui de Marx.

Comme Paul Johnson, Évelyne Joslain voit le recul de la religion comme un désastre :

Le christianisme reste le culte le plus fréquemment moqué, ridiculisé, couvert de blasphèmes parce qu'il réaffirme quelques principes dérangeants comme le libre arbitre de chacun, la responsabilité, les devoirs, et parce qu'il place l'homme au centre de la nature.

En même temps, Évelyne Joslain parvient — alors qu'on ne lui avait rien demandé ;) — à expliquer en une seule phrase le point différentiel entre chrétienneté occidentale et chrétienneté orientale et, par extension, la guerre en Ukraine :

Le christianisme d'Occident fait la part entre ce qui est à Dieu, comme la nature, et ce qui est à César, au contraire du christianisme d'Orient, dans lequel l'Église orthodoxe ne distingue pas le régalien du spirituel.

On comprend mieux les louanges pour la présidence de Poutine énoncées par le patriarche de l'Église orthodoxe russe.

Évelyne Joslain n'a guère plus de respect et de patience pour "le Philosophe" générique qui n'est pas sans rappeller le livre de Paul Johnson, Intellectuals (From Marx and Tolstoy to Sartre and Chomsky). Ce philosophe générique, cet intellectuel, "illuminé au contact des Idées (la vérité absolue), est donc tout désigné pour imposer au magma humain qui grouille en bas les règles qui les gouvernent."

L'imposture intellectuelle ne peut être de droite. C'est le fait de l'esprit de gauche. Alors et aujourd'hui.

Chroniqueuse aux 4 Vérités (qui a publié une version raccourcie) depuis de nombreuses années, Évelyne Joslain passe sans effort de Charlemagne à Descartes en passant par Marc Dutroux, assassin d'enfants notoire oublié (délibérément?) par tous de nos jours. (J'étais étonné d'apprendre, également il y a une trentaine d'années, que l'un des parents de l'une des fillettes assassinées avait tenté d'entrer en politique, juste pour se faire saborder la carrière en herbe par les élites politiques belges. Encore un point d'interrogation de ma jeunesse dont la remarquable Évelyne Joslain fournit la réponse)

Ce premier chapitre couvre 2000 à 3000 ans et l'autrice de l'un des rares livres en français qui raconte la vérité sur Barack Obama nous transporte au 20ème et au 21ème siècle.

On arrive en effet à Saul Alinsky et à son œuvre maîtresse, Rules for Radicals, qui est le livre-clé pour des personalités tels que Hillary Clinton et Barack Obama. C'est 

[leur] bible et Alinsky, [leur] mentor ; le maître de l'inversion de tout, valeurs, concepts, vocabulaire, excellent à enfumer le peuple de droite non méfiant.

On ne peut qu'espérer que les Américains se dépêcheront de faire traduire cet ouvrage indispensable…

Plus de détails la semaine prochaine…

2024/06/17

One of the Most Remarkable Books of the Past Half Century Is in French; It Deserves to Be Translated ASAP

“The totalitarian Left pushes forward like a steamroller, crushing everything in its path in order to impose its inverted reality, its absurdities, its neuroses, its psychoses, and its ideologies, all of them anti-humane if not outright criminal, and totally indifferent to the suffering of those infidels who will never give in to them"
Evelyne Joslain, La Guerre Culturelle

One of the most important books of the past half century appeared last Spring. La Guerre Culturelle is in French, but Evelyne Joslain's masterpiece shows the conflict between right and left to such an extent and to such a depth, coupled with a clear-eyed vision and the exposition of the internal dangers facing America and the West, that its translation into English is a must. Indeed, the contents of The Cultural War are so important that it deserves an American (and an international) readership at the very earliest moment.

It's not every day that you open a book that is "the product of more than twenty-five years of reflection and personal archives that have left a lasting impression." However, this is the case with Évelyne Joslain's latest opus, which will remain, it is safe to bet, the masterpiece of a lifetime.

Évelyne Joslain's genius is to have a total vision of the dangers — above all, the internal dangers — which threaten the West and, if there are numerous books (in French as well as in English) which focus on one specific crisis or another created by the melodrama enthusiasts, aka the drama queens, to have the temerity to bring together all these elements (in four distinctive pillars) and to demonstrate that the decadence, depravity, self-hatred and barbarism (obrigado to Sarah Hoyt) all come from the same cynical master plan and from the same destructive vision, highlighting unsuspected links between all these actors and groups.

An example of Évelyne Joslain's 3-D chess mind is taken from several parts around the book, showing how the Vietnam war ties in with the sexual revolution and the (undeclared) final goal of the Great Reset:

For the attacking cultural Left, the defeat in Vietnam was the first victory in a Cultural War that the right, attacked on all levels, was still struggling to recognize [p 154] … Chirac's attitude [during the Iraq conflict], considered "wise" by some, demonstrated that the cultural war had broadened to geopolitics and that the divisions in the Western camp served the plan of the transnational Left which was to weaken and discredit our country [France], the entirety of Western civilization, and primarily America [p 265] … Promoting sexual deviance and perversions, normalizing the abnormal, inverting universal values, cultural Marxists know that the sexual license of an entire population greatly facilitates societal and political revolution and that a society given over to vices will be weakened, in addition to being despised by its external enemies [p 276, "From American Psycho to Nip/Tuck"] … [These policies] went in the direction desired by the “global élites” [foreign as well as domestic]: a weakening of America allowing for a new world order to take shape, that of a multi-polar, multilateral world, where regional powers, Russia, the European Union, China, and Iran would no longer be confronted with American omnipotence and an order based on laws supposed to be recognized and respected by all [p 314] … Destroying society from within, bringing about the suicide of peoples and the end of Western civilization, knocking America off its pedestal [e.g., Vietnam] and reducing it to the rank of a ruined and weakened regional power, are no longer extravagant fantasies, but a reality in the making [p 475].

The Four Pillars of the Left's Culture War

A century of hatred for the traditions of Western culture, by individuals such as Woodrow Wilson and Joe Biden or such as Soros and Schwab, began to gain traction more than half a century ago when, in order to

destroy Western society, smarter (and more vicious) Marxists understood from Gramsci on that the right angle of attack was to seize not production goods in the economic sector, but production goods in the cultural field.

What follows is "a long march through institutions", which aspires to undermine a society, a nation (and the entire West), to overthrow the pre-established order, and to take control of said institutions in order to have them filled by Neo-Marxist brothers-in-arms.

The four pillars of this Culture War are 

  • race, 
  • sex, 
  • climate hysteria, and 
  • intensive immigration. 

“All this is linked and must lead to complete and inevitable globalization.”

The “current cultural war is America’s Hundred Years’ War” affirms Évelyne Joslain. And not just in the United States, she adds; the Culture War is taking place all over the West.

After writing outstanding books on Donald Trump, Barack Obama, the Tea Party, and L'Amérique des Think TanksEvelyne Joslain proves to be an unbeatable woman on the subject of the United States, and, moreover, she is one on a plethora of subjects, from the ancient Greeks to Belgian serial killers.

The knowledge of this "Américaniste", whose writings have been featured on American Thinker, is striking, page after page, seems to produce revelation after revelation, whether explaining the influence of Epicurus on Thomas Jefferson, the historical difference between Whigs and Tories (that even the majority of English-speakers barely know), or the contrast between the humanism at the heart of the Renaissance and the current era's environmentalism.

I remember that Gorbachev, during a speech about 35 years ago, decided to praise a number of revolutions throughout History; yet, the leader of the USSR mentioned only the French revolution and the Russian revolution, leaving out the American revolution, something which raised an (entirely justified) outcry in the USA (even among left-wing media outlets — "Gorby" was their darling, after all, which contributed to the fact that the Russian "supertsar", but not his American partner, Ronald Reagan, alone received the Nobel Peace Prize).

We can count on Évelyne Joslain to get to the heart of the problem and find the explanation: Just like the Russian Revolution,

The French Revolution was bloody and genocidal, turning its back on the Renaissance and making a clean sweep of the past. It is the example to be avoided and yet the one that has been the most imitated, while the American Revolution, which has everything to draw inspiration, remains without imitation and has become the object of neo-Marxist hatred. The former, our [France's] bloodthirsty revolution, is therefore a truly 180º revolution, while the latter, the American Revolution, is a 360º revolution, in other words one which returns to the traditional English norms resulting from the Magna Carta of 1215. It restores the rights of Englishmen in America, flouted by George III.

Following Britain's "politico-religious standoff" (with "brutal savagery") and the Glorious Revolution (also, it turns out, ignored by Gorbachev; in fact, here too we are faced with a "semi-revolution … without a drop of bloodshed") in the half-century between the 1640s and the 1690s, the English monarchy realized that it was prudent to refrain from trampling on the rights of Englishmen. However, George III failed to understand that the Bill of Rights of 1689 also applied to English subjects in the colonies of America (and elsewhere), and treated his subjects there with the absolutism of his ancestors.

Returning to the motto of the French Republic, however, Évelyne Joslain is concise and blunt:

Liberty and Equality are mutually exclusive [while] Fraternity… cannot be decreed

Illuminating Issues Galore

An unbeatable debater, Évelyne Joslain manages to take just about any subject under the sun and come out with an explanation, often incisive, which sheds sunlight on said subject:

On the Civil Rights Act (working from Christopher Caldwell's The Age of Entitlement [America Since the Sixties], duly mentioned), Évelyne Joslain puts a lot of today's miseries at the feet of LBJ's "rival constitution", aka the Riot Constitution of 1964 or the “new constitution written to cancel the Constitution of 1787 (!)”:

The 1964 law having invited subversion, all these “cultural revolutions” (sexual, feminist, artistic, ethnic, and others) shelter behind this law to end up erecting an absolutism and intolerance never before known in the United States, the very opposite of the country's founding philosophy. The primary goal is to delegitimize all those who resist and all the institutions that have not yet fallen. The Left is responsible for sweeping away all the “tiresome old certainties” of the conservative majority who find themselves having to prove the correctness of their views. In other words, it is those who are culturally attacked who must justify themselves to their attackers!
On the Iranian revolution coupled (yes, yes) with the Russian intervention in Afghanistan:
Holy war or jihad [by Iran] against the "Saturday people", Israel and the Jewish dispora, then against the "Sunday people", the Christians, the Great Satan, America, and the Little Satan, Europe. Sensing this weakness, the Soviets invaded Afghanistan in December [1979], thereby expanding the Cold War theater into the Middle East (to its future misfortune).
On the Arab Spring and the Syrian massacres:
Obama is jubilant because it is his beloved Muslim Brotherhood which is leading the revolt [in Egypt, which] will elect Mohammed Morsi in 2012. Obama was letting go of a valuable ally of the United States — as the Democrats know how to do so well. [As for Damascus and "the red line not to be crossed",] because Assad was well-liked by the Ayatollah Khamenei, Obama had no desire to harm the Syrian leader.
On the CCP in Beijing:
China's attitude demonstrates that it has no doubt about its manifest destiny, which is to triumph over the West.
On the reluctance of many Americans to support Kyiv, Évelyne Joslain, a regular guest columnist on the Dreuz website, heads back 20 years:
This Iraq war, or rather the spectacle that was given of it, knowingly orchestrated by the media [foreign as well as American], explains why fly-over America is hardly interested in the situation in Ukraine [especially if and when the U.S. is only] to ultimately be poorly thanked and invariably criticized, while also having to assume all the costs.
On the Left's century-old tactics, exemplified by the colors the media chose to distinguish between Democrats and Republicans:
The patron saint of libertarians, Alfred J. Nock, lamented in a 1936 article in the Atlantic Monthly that the term liberal, coined by Jeremy Bentham in 1824, had been odiously perverted by the Left, and warned citizens against "imposture-words". The perversion of words that began with “progressiveness” remains a classic in the strategic arsenal of the Left in the United States.

… the Marxist far Left therefore adapted by changing its name, the word socialist having too pejorative a connotation in public opinion, hence the idea of ​​monopolizing the term liberal, which is positive. It was the first lexical diversion in a long series, a tactic tested by the masters of the Kremlin themselves: empty a word of its meaning and load it with another in order to cloud minds

 … The media decided to build a contrast between' "red states" (conservative, although red was traditionally the color of Marxist revolutionaries!) and "blue states" (democratic, socialist states) distributed on both coasts. It was an inversion typical of the Left, one deliberately intended to sow confusion

Moreover, believe it or not, this Frenchwoman turns out to be something of an expert on the history of military strategy:

The idea of ​​“unconditional surrender”, a formula tried and tested from General Ulysses S. Grant until the Second World War, was becoming an improbable concept. In fact, by dismissing General MacArthur in April 1951, Truman unknowingly created a new concept, that of "limited war" (an oxymoron used by General Marshall to define the Korean War), which would become the rule for future conflicts.
While it is undeniable that Truman was firm on freedom in Western Europe, he was “soft” on communism in Asia. After losing China in 1949, he seemed to lose interest in China and the countries that the latter nation attacked.

On the 2020 election, Donald Trump, and January 6:

 … the increased detestation [of Donald Trump] by the transnational Left, primed to sympathize with external enemies … For the first time, an election had been decided by America's enemies, the domestic enemies within allied with the foreign enemies without …  without November 3, 2020, there would have been no January 6, 2021 … Through a stunning inversion of the facts and a complete perversion of vocabulary, this vicious, insatiable, implacable Left accuses the “enemies of democracy” of the transgressions that it itself had committed. No one in their right mind could accept this crude narrative. 

On the Left's "Nazi" demonization (tied in the excerpt below to Brexit) — in a couple of sentences, Évelyne Joslain manages to shed to pieces 80 to 90 years of the Left's fraudulent ad hominems and its upside-down assumptions:

What the multi-lateralist detractors of [say] Brexit never managed to analyze is that, in the term “Nazi”, where the evil lay and lies was and is in the Socialism part and not in the Nationalism part, something which is perfectly honorable when it is synonymous with patriotism: economic nationalism, national pride, national feeling. On the other hand, socialism, a precursor to communism, has never brought anything positive, yet it is prospering!

Regarding anti-war demonstrators (of the Vietnam conflict), praised to heaven for over half a century, Évelyne Joslain gives no quarter — none whatsoever:

the sophisticated class, privileged cowards who posed as virtuous conscientious objectors, accused the soldiers who returned, mutilated or traumatized in their stead, of being war criminals.

Hard Truths on Common Subjects

Let us tip our hats to Évelyne Joslain for expressing innumerable hard truths, all of them difficult to counter, on a myriad of subjects, whether on student strikes ("an aberration since the students do not 'produce' anything and the harm caused is first and foremost to their own selves"); on "migrants" (a "politically correct term for 'illegal immigrants', deliberately misleading by evoking the natural migrations of birds"); on “populism” (“the disdainful term for any protest of the people”); on the media (“masters of lies by omission”); on the green transition (it “is nothing other than crony communism recycled"); on the real goal of ecologists ("it is not at all to 'save the planet', but to redistribute the wealth of the North towards nations in the South, through the process of bestowing themselves with imaginary sins"); on Howard Zinn ("a false historian, but a real Marxist activist"); on the Neo-conservatives ("pro-American anti-communists and hawks on military matters"); on Europe ("foreign pseudo-allies"); on France ("We are surely the country which has the most useless ministries, sporting ridiculous names, occupied with treating the same equally ridiculous fake problems"); and, last but not least, on Lenin's tomb in the Kremlin ("One might ask if the Germans would have found it normal, had his body been available, to have Hitler's mummy enthroned in front of the Brandenburg Gate").

Regarding the sexual "liberation" dating from the 1960s, here are some more hard truths from Évelyne Joslain, sans merci:  on (a) sexual orientation ("we note that the innocuous word "orientation" has definitively replaced the words "anomaly" and especially "vice", removing responsibility from the person concerned who follows their orientation like the weather vane follows the wind"), on sexual license (it "shelters behind the egalitarian pretext and the aspiration to a so-called spirituality to flout all laws, civil and religious"), on the LGBTQ+ movement (homosexuals dreamed up the term "'gay sexuality', thus forever ruining the positive connotation of an innocent adjective"), on transgenders ("what in the olden days would have been called 'trannies'"), on abortion (it "must be remembered that the idea of ​​legal abortion, approved or even provided by the State, was introduced in 1921 by the Bolsheviks with the explicit aim of breaking up families"), and on the "religious right" (a "scarecrow agitated by the sexual Left"), as well as on the New Wave (a "French cinematographic movement which invented the jaded antihero and features free love along with non-conformist, nihilistic, and neurotic behaviors").

In the same way, Évelyne Joslain shares with us her admirable knowledge on the presidents of the 20th and 21st centuries, managing to provide a remarkable short description of each occupant of the White House: Woodrow Wilson was the first president who dared to attack the spirit of the Constitution as well as the country's institutions, Lyndon Baines Johnson the first president responsible for the Culture War, Richard Nixon the first Republican president confronted with the culture war and viciously harassed by the opposition, Jimmy Carter the first 1960s president of the United States, Bill Clinton the first fully 1968 president, George W Bush — the president who unleashed “a hatred never before seen against a Republican, worse even than the hatred against Nixon” — Barack Obama the first president elected thanks to affirmative action and the first Marxist president of the United States, one who had played the race card to the fullest, exploiting the color of his skin to hide the color of his politics, Donald Trump the gladiator president. As for Joe Biden, you will have to read the book (you will not be disappointed)...

The host of the Libre journal du Nouveau Monde on Radio Courtoisie (where, full disclosure, I have been a regular guest) for many years, Évelyne Joslain continues with a refusal to participate in the usual praise of figures as disparate as Napoleon and Voltaire, both "the hateful atheism" of the latter and that of his emulators as well as that of Marx.

Like Paul Johnson, Évelyne Joslain sees the decline of religion as an unmitigated disaster:

Christianity remains the religion most frequently mocked, ridiculed, covered with blasphemy because it reaffirms some disturbing principles — such as the free will of each person, his responsibility, his duties, and because it places man at the center of nature. 

Although nobody asked her to do so, Évelyne Joslain manages to provide a single-sentence summary of the difference between Western and Eastern Christianity and, by extension, an important explanation for the war in Ukraine:

Western Christianity distinguishes between what is God's, like nature, and what is Caesar's; unlike Eastern Christianity, in which the Orthodox Church does not distinguish the regal from the spiritual.

Now we can better understand the lionization for Putin's presidency expressed by the patriarch of the Russian Orthodox Church.

Évelyne Joslain has little more respect and patience for the generic "Philosopher" which brings to mind Paul Johnson's book, Intellectuals (From Marx and Tolstoy to Sartre and Chomsky). This generic philosopher, this intellectual, “illuminated by contact with Ideas (i.e., absolute truth), is therefore ideally suited to impose the rules which govern mankind on the human magma swarming below him.”

Intellectual imposture cannot be right-wing. This is the work of the left-leaning mind. In the past as in the present.

From Diogenes to Marcuse:

25 Centuries of Drama Queen Strife

A columnist at the 4 Vérités weekly for many years, Évelyne Joslain moves effortlessly from Charlemagne to Descartes via Marc Dutroux, a notorious child murderer forgotten (deliberately?) by everyone these days. (I was surprised to learn, also about thirty years ago, that one of the fathers of one of the murdered girls had tried to enter politics, only to have his budding career scuttled by the Belgian political élites: Another question mark from my youth to which the remarkable Guerre Culturelle provides the answer).

Évelyne Joslain's work, which adapts Shakespeare's words to the modern world ("To be woke or not to be"), attempts to go back to the sources of the cultural Left and analyze all its aspects. 

Indeed, it turns out that the modern conflict between right and the Left's drama queens "has existed since the dawn of time" — "their roots in immemorial times and in ancient myths" — and from the first chapter, we are alongside Ovid, Socrates, and Cicero.

Never, perhaps, has it been so well described to what extent the writings of Socrates and Aristotle describe the conflict of our day. Never, perhaps, has it been so well illustrated to what extent Diogenes ("cynicism") and Heraclitus (Hedonism) of Ephesus are the ancestors of Kinsey and Ginsberg, not to mention such leftists as the Frankfurt School's Herbert Marcuse.

They touted unhealthy and cynical pleasures of the same type [as today] … the pleasure of soiling the sacred … the pleasure of soiling beauty … and the pleasure of soiling childhood

  … this self-destructive pattern is repeated today from Europe to the Pacific, where the decadent elements which constitute the internal enemy work in concert with the external enemies

After covering 2000 to 3000 years of history, the author of one of the rare books in French which tells the truth about Barack Obama transports us full circle back to the 20th and 21st centuries.

We indeed arrive at Saul Alinsky and his manual, Rules for Radicals, which is the key book for "statesmen" such as Hillary Clinton and Barack Obama. It is

[their] bible and Alinsky, [their] mentor; the master of inversion of everything, values, concepts, vocabulary, the one who excels at duping unsuspecting right-leaning people.

At the end of this work of horrors, there still remains a glimmer of hope:

If the evil Left has the money and the power, the healthy right has the people, and therefore the numbers. If every citizen of the silent majorities (of all Western nations) rises up and begins, each within the limits of his or her means, to demonstrate his or her indignation and his or her refusal to follow, there remains a chance for Western civilization...

We can only hope that America will hurry to translate this outstanding description of the internal dangers which threaten the West.

“…to cover its excesses and its outrages, the irrational cultural Left has added the ad hominems 'conspirationist' or 'conspiracy theorist' to its long list of hackneyed slurs and insults (racist, sexist, xenophobic, Islamophobic, homophobic, transphobic… ad nauseam) to silence those who resist and cut short debates it cannot win"
Evelyne Joslain, La Guerre Culturelle

2024/09/19

“Après l’Amérique ?” Evelyne Joslain reçoit Guy Millière et Erik Svane

Erik Svane, Evelyne Joslain, et Guy Millière avec son livre
à sa conférence dans la mairie du 16ème arrondissment

Libre journal du nouveau monde du 18 septembre 2024 : “Après l’Amérique ? ; La campagne électorale et l’actualité brûlante aux Etats-Unis”

Patron d'émission le 18 septembre 2024

Evelyne Joslain reçoit :
  • Guy Millière, essayiste
  • Erik Svane, journaliste

Thème : “Après l’Amérique ? ; La campagne électorale et l’actualité brûlante aux Etats-Unis

Référence : 

APRES L'AMERIQUE
  • Millière, Guy (Auteur)

Guy Millière a quitté le Nevada pour se rendre à Paris pour une semaine dans le cadre de la parution de son nouveau livre, APRÈS L'AMERIQUE? Sa charmante épouse, Keltoum, est aussi du voyage… 

Il a par ailleurs écrit un compte-rendu sur le livre de Evelyne Joslain, La Guerre Culturelle dans les 4 Vérités, intitulé Un livre essentiel sur la guerre qui nous est livrée :

Évelyne Joslain dit au début de son livre qu’il est le résultat de nombreuses années de recherche. Les références historiques et intellectuelles, page après page, sont innombrables, et montrent une érudition et une connaissance de l’histoire intellectuelle du monde absolument remarquables. Lire le livre permet aux lecteurs d’apprendre, de comprendre, de connaître, de se doter de repères précis et fondés qui leur permettent d’être plus lucides sur le monde dans lequel ils vivent.

 … C’est un livre essentiel, lucide, sans illusions. Je le recommande vivement à ceux qui veulent regarder la réalité en face. C’est un livre d’une immense richesse intellectuelle, à lire, à relire, et à conserver précieusement dans sa bibliothèque.



2017/01/27

"We Couldn't Believe Our Ears" Say Shocked MSM Reporters: Conservative Writer Thrown Off French TV for Opining Obama Might Be Muslim

A pro-Republican author in France was expelled from a television show during the Donald Trump inauguration after "shock" at her "rather hallucinatory rant."
Mind you, Evelyne Joslain did not say on BFMTV that Barack Obama was a Muslim, but that he might be Muslim, in his heart, specifically, that "I believe Obama is more Muslim in his heart than Christian." This led to shock throughout the French media, with Marianne calling it "surreal" and Télérama declaring that "we couldn't believe our ears." Indeed, the (very) few people who leaped to her defense were said, all of them, to belong to… (wait for it) le Fascosphère.

The question (regarding Evelyne Joslain's alleged "misplaced words") that the members of the mainstream media (uncharitably called by some, "presstitutes") of any country, including America itself, never ask and never answer, is the following: what is wrong with being Muslim anyway — given that we are constantly reminded how wonderful, or at least how normal, the religion of peace is — while how insulting is it not to think the leader of a Western nation is Christian — given the fact that we are constantly reminded how obtuse, retrograde, and superstitious those oafish believers are.

And why shouldn't a person be allowed to believe that a certain leader, or a certain type of a country's population is hateful towards the country (or the majority population thereof) that he leads or that they live in? We hear about hate and hate thought and hate crimes all the time? Are only members of the right supposed to belong to such a group? Well, that's exactly the point, ain't it?
The same outrage came up in America itself as the presidential campaign was slowly getting underway when Donald Trump, asked if Obama is a Muslim, "did nothing at the time to disabuse the man of this notion and the candidate has since taken considerable heat for his nonresponse from just about every quarter, including that paragon of justice and honesty Hillary Clinton" (Roger Simon).

Time to head over to PJ Media's Instapundit where Glenn Reynolds and Ed Driscoll have some choice comments, while Jim Treacher, Andrew Klavan, and Brian Gates take the media's double standards a step further in the obligatory snarky section.


Roger Simon went on to point out the following:
Is Obama a Muslim?  The answer is no.  But what is he then?  Is Obama a Christian, as Jeb Bush asserted in an attempt to make Trump look bad after Thursday's dustup? Not a chance.  Obama is about as pure a post-modern agnostic as you can find.  He's about as Christian as your average gender studies professor at Swarthmore. Religion is for the [44th] president a convenience, an instrument of power.
What Evelyne Joslain didn't, and doesn't, understand is that nobody, but nobody, is allowed to criticize Barack Obama, or even put his words into doubt, since he is not a professional politician (or at least not a professional politician in the normal sense) but something closer to a sainted figure, near-messiah, who is trying to transform the nightmarish hellhole that is America into a European paradise, a place where Americans will finally be so lucky to have as high taxes as Europeans do, as much red tape as Europeans enjoy, and as many bureaucrats as Europeans have.

Indeed, the taboo on saying anything negative about Obama seems coupled with the right, indeed almost the duty, to say nothing positive about people like George Bush, Sarah Palin, and Donald Trump…

That's the real story: nobody is allowed to question the immortal pronouncements of the left's paragon of virtue (whether concerning his private life or public policy), and nobody, more generally, is allowed to question any part of the left's PC narrative.

Related: • Are conservatives free to fight back when vicious charges are leveled at them designed to instill fear and chill dissent?

• ‘Isolated incident’? Violent episodes from the Left are beginning to feel like Groundhog Day; As long as the Left remains self-righteous, it will continue to terrorize the rest of us

• In the Civil War Between Right and Left, Only the Latter Fights Ferociously

• Sur les chaînes françaises, on préfère les crétins qui ne connaissent des Etats-Unis que les lieux où les gauchistes se réunissent pour trépigner en vase clos les lieux où les gauchistes se réunissent pour trépigner en vase clos

2024/05/23

Un livre incontournable dans tout débat sur les dangers intérieurs qui menacent l'Occident

Le présent article est paru dans Les 4 Vérités

À la prochaine conférence de l'Iref qui aura lieu au siège de l'association (35, avenue MacMahon 75017 Paris) le jeudi 30 mai de 19h30 à 21h, afin de célébrer la sortie de «La Guerre Culturelle», Evelyne Joslain sera l'invitée de Patrick Simon pour parler de son livre et expliquer que pour la gauche, il

s’agit de désarmer l’adversaire en le culpabilisant dans les domaines des ses idées, de son mode de vie et de son comportement, et cela afin de provoquer sa chute sans riposte. Ainsi il donnera raison à son adversaire. Il ne pourra pas se défendre. Sa défaite politique sera totale. 

Merci de vous inscrire en utilisant ce lien facebook :
https://www.facebook.com/events/1129405734933888/

"…pour couvrir ses outrances et ses outrages, la gauche culturelle irrationnelle a ajouté les apostrophes «complotiste» ou «conspirationniste» à sa longue liste d'insultes éculées (raciste, sexiste, xénophobe, islamophobe, homophobe, transphobe … ad nauseam) pour faire taire ceux qui lui résistent et couper court à des débats qu'elle ne pourrait pas gagner"

Evelyne Joslain, La Guerre Culturelle

La Guerre Culturelle d'Évelyne Joslain est le livre qu'il faut avoir lu pour comprendre les bases du wokisme, qui semble surgi de nulle part, ainsi que de nombreuses autres folies qui contaminent la société occidentale depuis des décennies. Le génie de l'auteur (et n'employez surtout pas "l'auteure" ou autre appellation woke), c'est de présenter une vision d'ensemble, historique et géopolitique, des dangers (en premier intérieurs) qui menacent l'Occident. C'est l'histoire complexe de la haine pour nos traditions et institutions occidentales qui anime depuis un siècle des hommes politiques que l'on ne soupçonnait pas et des théoriciens (néo-)marxistes, créateurs de "concepts" diaboliques, tous passés en revue. 

C'est la Guerre de 100 Ans de l'Amérique mais c'est aussi cette guerre civile larvée qui divise les sociétés de toutes nos nations occidentales. Avec des points chauds qui éruptent ici et là, comme les manifestations pro-Hamas, l'exemple le plus récent, le montrent si bien. Nous sommes tous dans cette guerre, une guerre à mort, impitoyable, aussi radicale qu'une guerre nucléaire comme l'indique la couverture.

La "longue marche au travers des institutions" de Gramsci a presque abouti. Les populations n'ont rien vu venir mais découvrent que le contrôle de leur destin appartient désormais aux férus du mélodrame permanent (drama queens en anglais), véritables néo-Marxistes qui décident pour eux. Car le wokisme, avec ses incursions incessantes dans la vie privée des citoyens, son outrage perpétuel et la culture de l'annulation (cancel culture) qui s'ensuit, c'est du néo-Marxisme pur et simple.

Invitée régulière chez Dreuz [lequel site a publié une version plus longue et plus détaillée de cet article], l'auteur soutient qu'un esprit de gauche et un esprit de droite existent, que cela remonte à l'Antiquité, que ce phénomène se retrouve au cours des siècles et se précipite depuis la Révolution française qu'elle oppose aux Révolutions anglaise et surtout américaine : "L'imposture intellectuelle ne peut être de droite. C'est le fait de l'esprit de gauche, depuis les philosophes [grecs] jusqu'à aujourd'hui".

Patron d'émission du Libre journal du Nouveau Monde à Radio Courtoisie (où j'ai souvent été invité) depuis de nombreuses années, l'auteur discerne quatre piliers détaillés en ordre chronologique : sexe, race, immigration intensive et hystérie climatique. Quatre piliers réunis sous les sigles DEI et ESG qui gouvernent désormais notre quotidien, à l'insu de la plupart des gens, et qui tous participent de la dystopie marxiste.

Après avoir écrit des livres incontournables sur Donald Trump, Barack Obama, la Tea Party, et l'Amérique des Think Tanks, Evelyne Joslain — auteur depuis de nombreuses années chez Les 4 Vérités [ou le présent article est paru] — déboulonne de leur piédestal des figures mal connues du grand public mais adorées des "élites" (Zinn, Said, Chomsky, Alinsky…) et aussi des présidents, tous vus à l'aune de leurs responsabilités dans cette guerre : "Woodrow Wilson fut le premier président américain à dédaigner la Constitution américaine, Obama le premier président de la discrimination positive, élu pour sa couleur qui lui permit de dissimuler sa couleur politique". Elle analyse lucidement l'Union Européenne et les organisations internationales et n'est pas tendre non plus avec tout ce qui, à ses yeux, a nui à la France, que ce soit Sartre et Foucault ou la Nouvelle Vague ou encore les présidents français de Mitterrand à Macron. Même Voltaire est de la partie…

L'ensemble regorge de détails comme une vaste tapisserie au petit point. Nous allons de révélations en révélations, nous découvrons des faits ignorés (tous vérifiables), nous comprenons comment tout cela se mêle et s'enchaîne. Évelyne Joslain est, à ma connaissance, le seul auteur à s'être lancé et avoir réussi un tel défi. Dans les chapitres sur les Etats-Unis, moi, Américain et Danois, je salue l'érudition, très rare chez un(e) Français(e), qui tranche tellement avec l'ignorance de tant de pseudo-experts dans les medias. Cette américaniste s'est livrée à un travail d'étude digne de Paul Johnson.

Le style est incisif, l'humour caustique et partout présent. On peut regretter un certain pessimisme mais, en dépit de toutes les horreurs de cette Guerre Culturelle, il reste quand même une lueur d'espoir : "Si la gauche mauvaise a l'argent et le pouvoir, la droite saine a les peuples et donc le nombre..." C'est à chacun d'entre nous de mener le combat.

On ne peut qu'espérer que les Américains se dépêcheront de faire traduire cet ouvrage incontournable.


2016/11/05

Sur la radio d'Évelyne Joslain : Le Brexit et Les élections américaines

Dans le Libre Journal du nouveau monde de Radio Courtoisie, Évelyne Joslain assisté de Susan et de Nathalie, recevait Erik Svane, journaliste, écrivain et Jeremy Stubbs, président de l'association des conservateurs britanniques à Paris.

Libre Journal du nouveau monde du 26 octobre 2016 : 

Le Brexit ; Les élections américaines

Évelyne Joslain, assisté de Susan et de Nathalie, recevait Erik Svane, journaliste, écrivain et Jeremy Stubbs, président de l'association des conservateurs britanniques à Paris.

Thèmes : « Le Brexit ; Les élections américaines ».