2013/09/22

The Venezuelan State's Occupy "Movement": The Victory of Socialism!


A Venezuelan state agency on Friday ordered the temporary takeover of a factory that produces toilet paper 
writes Reuters (gracias para Hervé),
in what it called an effort to ensure consistent supplies after embarrassing shortages earlier this year.

Critics of President Nicolas Maduro say the nagging shortages of products ranging from bathroom tissue to milk are a sign his socialist government's rigid price and currency controls are failing. They have also used the situation to poke fun at his administration on social media networks.

 A national agency called Sundecop, which enforces price controls, said in a statement it would occupy one of the factories belonging to paper producer Manpa for 15 days, adding that National Guard troops would "safeguard" the facility.
Frenchman Hervé writes
Having grown in a staunch Socialist country, I was always told Socialism is the Glorious Path to a Bright and Enlightened Future, where great intellectuals will be describing the greatness of Socialism while sipping delicious cocktails, sitting on chairs at tables overlooking the happy proletariat running naked in the fields, laughing and chanting with butterfields and pink rabbits.

Well, they gotta start some place: no running naked after pink rabbits and butterflies if you don't wipe your ass, comrade.

2013/09/21

"Cela fait 40 ans que le système judiciaire persécute la paternité ; Les pères sont écartés, diffamés, évincés"

Les mois passent, et les actions spectaculaires de pères qui se disent privés de leurs enfants ne faiblissent pas
écrit Gaëlle Dupont dans Le Monde.
Ils montent sur des grues, occupent des cathédrales, parcourent la France à pied...

Dimanche 15 septembre, une manifestation est organisée à Paris par le Collectif pour la coparentalité (Copco), association fondée par Nicolas Moreno, le père de deux enfants de 2 et 3 ans qu'il voit une fois par mois et pendant les vacances scolaires. "Je ne suis pas misogyne, je ne suis pas masculiniste, affirme-t-il. Je veux simplement être auprès de mes enfants." …

"LE SYSTÈME JUDICIAIRE PERSÉCUTE LA PATERNITÉ"

Pourquoi une telle floraison d'initiatives ? "Il y a un malaise général, répond Philippe Veysset, porte-parole du Collectif de la grue jaune. Cela fait quarante ans que le système judiciaire persécute la paternité. Les pères sont écartés, diffamés, évincés."



"Il y a les victimes qui se voient et aussi celles qui ne se voient pas, souligne Jean Latizeau, porte-parole de SOS Papa. Il n'est pas étonnant que les pères ne demandent pas quelque chose qu'ils ont très peu de chance d'obtenir."

Les propos tenus par Serge Charnay sur les "bonnes femmes" qui nous gouvernent, la mise en cause "des magistrates" (par Philippe Veysset par exemple) peuvent laisser penser qu'il y a là un mouvement qui en veut aux femmes, voire qui souhaiterait rétablir la suprématie masculine. …

PAS DE RÉSIDENCE ALTERNÉE "PAR DÉFAUT"

Mais il n'y a aucune unité dans ce mouvement éclaté. Chacun défend sa cause, raconte son histoire, en mettant plus ou moins violemment en cause la justice, sans qu'il soit possible de déterminer la part des faits et des affects dans les discours. Certaines associations, certains individus, tiennent bien un discours égalitaire.

Un mot d'ordre les met cependant tous d'accord : faire de la résidence alternée la solution "par défaut" en cas de séparation. En clair, que celle-ci s'impose, sauf en cas d'impossibilité matérielle ou de désaccord de l'un des parents, qui devrait être justifié. Selon eux, seul ce basculement permettrait de faire bouger les lignes. Il est vrai qu'au sein des couples comme chez les magistrats, l'idée que la femme doit s'occuper des enfants continue de prévaloir.
Dans son livre Taken Into Custody (The War Against Fathers, Marriage, and the Family), Stephen Baskerville dit que
ce qui nous confrontons ici est une machine bureaucratique d'une espèce que nous n'avons jamais vue auparavant … car couper le lien intime entre les parents et leurs enfants menace les libertés de chacun d'entre nous

 ... La croissance de cette machine a été accompagnée par une gigantesque campagne de propagande afin de justifier des mesures punitives contre des citoyens qui n'ont été condamnés pour aucun crime.

2013/09/20

"Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux à Marseille, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir"


Voici deux jours pourtant que le Petit-Colombes, zone urbaine sensible (ZUS) de cette ville des Hauts-de-Seine, vit dans un climat rendu tendu par des tirs échangés entre bandes de petits dealers de deux cités
écrit Sylvia Zappi dans Le Monde à propos d'une ville dans le pays qui, contrairement à l'Amérique, serait à l'abri des passionnés de la violence et des armes à feu.
C'est dans cette dernière que, dans la nuit de lundi à mardi, un homme a été blessé aux jambes par balles de calibre 9 mm. Mardi, un groupe de jeunes a tiré sur le conducteur d'un véhicule qui a pris la fuite sans qu'on sache s'il a été touché. Ces règlements de comptes rappellent la série des 15 agressions par arme à feu comptabilisées entre octobre 2011 et janvier 2013. En juin, des perquisitions avaient permis de saisir drogues et armes et conduit à douze interpellations.

"APPROPRIATION DU TERRITOIRE"

Le maire, Philippe Sarre (PS), s'est empressé de comparer la situation de sa ville avec celle de Marseille. Un rapprochement qui a choqué certains élus et habitants.

Concernant la ville phocéenne, justement :
En s'interrogeant, mardi 12 septembre, sur i-Télé, sur l'opportunité d'envoyer l'armée contribuer à ramener l'ordre à Marseille, Ségolène Royal a relancé une polémique pourtant tranchée il y a un an par le chef de l'Etat. "Marseille n'est pas en guerre, a reconnu l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle. Cela dit, puisqu'il y a des armes de guerre qui sont disséminées, pourquoi ne pas imaginer une coopération entre la police et l'armée pour saisir et détruire ces armes de guerre ?"  Selon un sondage (méthode des quotas,  échantillon représentatif de 944 personnes) réalisé pour le HuffingtonPost, 57% des Français seraient favorables à une telle intervention.  … 
  • Que demandent les politiques favorables à une intervention ?
La sénatrice et maire PS du 8e secteur de Marseille, Samia Ghali, avait appelé en août 2012 à un recours à l'armée pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers nord de la ville. "Ça ne sert plus à rien d'envoyer un car de CRS pour arrêter des dealers. Quand dix d'entre eux sont arrêtés, dix autres reprennent le flambeau ! déclarait-elle dans un entretien à La Provence. C'est comme combattre une fourmilière. Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d'abord. Et puis pour bloquer l'accès des quartiers aux clients, comme en temps de guerre, avec des barrages."

2013/09/19

En France, même le trafic de cannabis est imposable


Lorsqu'il a été condamné, le 15 avril 2011, à trois ans de prison pour trafic de stupéfiants par le tribunal de Nanterre, Farid, 37 ans, s'imaginait que la sanction s'arrêterait là,
écrit ,
et qu'une fois sa peine purgée, il pourrait redémarrer de zéro. Mais le 5 décembre 2012, deux semaines avant sa sortie de prison, il reçoit un courrier de mise en demeure de la direction générale des finances publiques lui réclamant 23 933 euros d'impôts sur le revenu et 15 227 euros au titre des prélèvements sociaux. "A payer immédiatement", sur la base de la somme issue du trafic de stupéfiant saisie lors de son interpellation.

Lorsque les policiers avaient arrêté Farid dans son appartement cossu des Hauts-de-Seine, ils avaient trouvé 305 grammes de résine de cannabis dans une boîte de cigares et 60 700 euros en liquide. L'Agence de gestion et
de recouvrement des avoirs saisis et confisqués avait saisi cette somme, ainsi que les soldes de ses comptes bancaires, une voiture et un scooter.

A la réception du courrier, Farid pense à une erreur : "Dans ma tête, ce trafic était un dépannage, pas un vrai travail, c'est pas imposable." En fait, une loi de finances de 2009 a créé une "présomption de revenus pour les personnes qui se livrent à certains trafics délictueux et met en place un dispositif de taxation forfaitaire en fonction du train de vie. (...) Rien n'empêche l'imposition de revenus issus d'activités lucratives non déclarées et illicites comme le trafic de stupéfiants."

A sa sortie de prison, dans le cadre d'un sursis avec mise à l'épreuve, Farid a obtenu un contrat aidé de serveur dans une entreprise d'insertion, payé au smic et choisi de solliciter un délai de paiement. Le fisc lui accorde un échelonnement pour une partie de sa dette (à raison de 50 euros par mois).

2013/09/18

Soutien de Nice et de Facebook (1,5 millions de Likes) pour le bijoutier de Nice qui a abattu un criminel


Stephan Turk a découvert ce week-end qu'il était, pour de nombreux Français, "un héros"
écrivent Louis Imbert et Paul Barelli.
La ville de Nice fait bloc derrière le bijoutier de 67 ans, mis en examen, vendredi 13 septembre, pour homicide volontaire et détention illicite d'arme, après avoir tué, mercredi, un jeune de 19 ans qui venait de braquer sa boutique et prenait la fuite en scooter. Lundi, des associations de commerçants appelaient à un rassemblement de soutien et incitaient leurs membres à baisser leur rideau pendant un quart d'heure. Vers 15 heures, ils étaient entre huit cents et mille à répondre à l'appel.

Les manifestations de sympathie dépassent largement le cadre niçois. Assigné à résidence avec un bracelet électronique dans un lieu situé à l'écart de la ville, Stephan Turk a été rejoint, ce week-end, par son fils Yahya. Celui-ci avait imprimé des dizaines de messages pour son père, postés par des inconnus sur une page de soutien au bijoutier sur Facebook suivie, lundi, par 1,5 million de personnes. Samedi, Stephan Turk, qui plaide la légitime défense, tentait de comprendre quelque chose à ce flot d'éloges.


Son fils voit dans cette vague de soutien un "ras-le-bol contre l'insécurité". Il évoque une "société coupée en deux : il y a ceux qui se lèvent le matin pour travailler, qui en ont marre de payer autant d'impôts et de ne pas se sentir en sécurité" – et il y a les autres. Il apprécie le soutien exprimé par le député et maire (UMP) de Nice, Christian Estrosi, "qui m'a appelé dès les premiers moments", et celui d'Eric Ciotti, député (UMP) des Alpes-maritimes. Samedi, M. Estrosi déclarait sur Twitter : "La première victime, celle qui a été menacée de mort, c'est le bijoutier et je suis toujours du côté des victimes."

LE BIJOUTIER FAIT FEU À TROIS REPRISES


Selon le parquet et les enquêteurs, Stephan Turk a été agressé alors qu'il levait le rideau métallique de sa boutique, vers 8 h 45 dans le quartier central de Notre-Dame. Le visage couvert par des casques, gantés, les deux hommes sont armés, l'un d'un fusil à pompe, l'autre d'un pistolet automatique. Ils ordonnent au bijoutier d'ouvrir le coffre-fort, que l'un vide tandis que l'autre tient Stephan Turk en joue avec le fusil.
Quand les deux complices emportent leur butin, le bijoutier se saisit d'un pistolet calibre 7.65, qu'il détient sans permis. Il le charge et s'accroupit sous le rideau de fer. Au moment où le scooter T-Max démarre, le bijoutier fait feu à trois reprises. Anthony, atteint d'une balle dans le dos, s'écroule 200 mètres plus loin.

2013/09/16

Au pays de la non-violence, un homme "a été abattu comme un animal"


Heureusement que les armes ne sont pas en vente libre en Europe comme chez ces abrutis d'Amerloques rétrogrades et réactionnaires. Ainsi les armes à feu sont mis hors la loi et ne sont entre les mains de personne. Sauf, évidemment, entre les mains des criminels et d'autres… hors-la-loi — qui sont des personnes qui (comme c'est étrange, comme c'est inattendu) ne… respectent point… la loi.

Ainsi, nous apprend l'AFP,
Alors que deux hommes ont été tués par balle, jeudi 5 septembre à Marseille et dans sa région, la préfecture a annoncé une table ronde sur la sécurité samedi matin en présence de l'ensemble des élus et parlementaires de cette ville
 
LE FILS DU DIRECTEUR SPORTIF DE L'OM ABATTU
La région marseillaise a été le théâtre, dans la journée de jeudi, de deux nouveaux règlements de comptes, après un été marqué par une série d'homicides et d'agressions.
En effet, selon Luc Leroux et Laurent Télo, l'un d'entre eux n'est autre que le fils du
directeur sportif de l'Olympique de Marseille depuis 2005 [Le fils de José Anigo] a été abattu, jeudi 5 septembre en milieu d'après-midi, par deux hommes vêtus de noir, casqués et gantés alors qu'il se trouvait au volant d'un véhicule de location. Adrien Anigo, 30 ans, était arrêté à un feu tricolore sur une voie rapide du 13e arrondissement de Marseille. Sur un scooter de forte cylindrée, ses assassins auraient remonté la file des véhicules à l'arrêt. Entre dix et quinze coups de feu provenant d'armes de calibre 9 mm et 11.43 ont été tirés sur le conducteur du véhicule. Selon des témoins, le scooter s'est rapidement noyé dans la circulation. La victime n'était pas armée.

Comme en atteste la venue sur les lieux d'un représentant du parquet de la juridiction interrégionale spécialisée dans la lutte contre le crime organisé, magistrats et enquêteurs ont d'emblée classé ce nouveau règlement de comptes mortel – le quatorzième depuis le début de l'année à Marseille – dans la catégorie du grand banditisme. Contrairement aux nombreux assassinats commis sur fond de trafic de stupéfiants, "nous ne sommes pas dans une affaire de néobanditisme de cité, confie une source proche de l'enquête, mais vraisemblablement dans une lutte entre deux équipes".

"IL A ÉTÉ ABATTU COMME UN ANIMAL"

 … Avant cette série de vols qu'il a toujours contestés, Adrien Anigo avait déjà connu la prison, et son casier judiciaire portait neuf mentions entre 2001 et 2005. "La détention l'avait profondément meurtri, assure son avocat, MChristophe Bass. Il me donnait l'image de quelqu'un qui se tenait à distance de relations pouvant le polluer. Il a été abattu comme un animal, ce qui me choque car je le voyais éloigné d'un tel milieu."

 … Moins de douze heures avant l'assassinat d'Adrien Anigo, un employé d'une déchetterie de La Ciotat (à 25 km à l'est de Marseille) était abattu dans le plus pur style des règlements de comptes alors qu'il allait prendre son travail à 5 h 30.

2013/09/15

L'Express Tente de Descendre Jean-François Revel

Dans certains métiers -intellectuel, adjudant-chef, Premier ministre-, gueuler est un art 
écrit Philippe Chevallier dans un article de L'Express (obrigado para OT) dans lequel il essaie de démolir Jean-François Revel.

 Ce qui confirme bien les paroles de Roger-Pol Droit dans Le Monde, que ce "penseur hérétique et relapse" qu'était Revel, celui aux pamphlets motivés par le "refus des charabias, des boniments, des fumigènes", était "copieusement haï de l'intelligentsia" parce qu'il "osait n'être pas marxiste" et — surtout — qu'il "avait osé dire que les rois philosophes étaient nus, la Sorbonne un asile de gâteux arrogants et la philosophie une affaire classée depuis le XVIIIe siècle."

2013/09/13

“Je regrette d’avoir abandonné le chômage pour ouvrir ce magasin” — En réalité le PS n’est plus le parti des travailleurs ; Le PS est devenu le PAS : le Parti des ASsistés

Le site Enquête & Débat a interrogé le porte-parole du nouveau parti belge La Droite, Aldo-Michel Mungo, pour voir s'il pourrait s'agir d'un parti d'extrêmistes, de fanatiques et d'autres individus peu recommendables aux idées insensées, loufoques et dangereuses.
Pourquoi avoir créé un nouveau parti et pourquoi l’avoir appelé “LA DROITE”?

Aldo-Michel Mungo : Pour la même raison: Parce qu’il n’existe plus aucun parti aujourd’hui en Belgique qui défende les valeurs économiques “de droite”. Tous les partis se veulent sociaux. Nous aussi, seulement nous, nous n’oublions pas que le social ne peut exister que si l’économie fonctionne bien, donc si elle est régie par des règles libérales. Ce qui signifie le moins d’impôts possible, le moins d’administration possible, le moins de règles contraignantes par rapport à la concurrence internationale. Or, qui défend encore l’économie libérale aujourd’hui? Le MR et l’OPEN VLD? Voyez tous les conclaves budgétaires!  …  La réalité, c’est que le MR et l’OPEN VLD ont oublié ce que sont les valeurs libérales. Il y a donc là un vide à combler. Et pour cela, quel meilleur nom choisir que “LA DROITE”, tout simplement?

Si vous vous appelez LA DROITE, vous êtes opposés à la gauche?

Non! Ou plus exactement: oui ET non.

OUI parce que nous nous opposons à toutes les dérives de la gauche en Belgique: les nominations politiques (en Wallonie, plus d’un citoyen sur deux travaille pour le compte de l’État), la corruption (savez-vous que la Belgique a la réputation d’être le pays le plus corrompu du monde?), le réflexe de vouloir toujours dépenser plus (en oubliant que cela alourdit nécessairement l’impôt), la multiplication des règles bureaucratiques auxquelles doivent se soumettre les entreprises (alors que leur souci premier, c’est de faire face à la concurrence internationale), etc.

NON parce que nous partageons les deux valeurs fondamentales de la gauche (qui sont d’ailleurs, rappelons-le, à l’origine celles du libéralisme): assurer à tous les travailleurs de bien gagner leur vie, et assurer le progrès de la société par rapport aux traditions conservatrices du passé. Le problème, c’est qu’aujourd’hui le PS est devenu le parti conservateur de la gauche-caviar: il se complait dans un beau langage “de gauche” mais s’est éloigné des travailleurs mal payés. Et le travailleur le plus mal payé aujourd’hui, c’est le petit indépendant. J’ai encore croisé l’autre jour un petit commerçant qui me disait: “Je regrette d’avoir abandonné le chômage pour ouvrir ce magasin”. Cette situation n’est pas normale.

Pourtant, la défense des “petits”, c’est le “core business” du PS?

C’est ce qu’ils prétendent. C’est même ce qu’ils croient. Mais en réalité le PS n’est plus le parti des travailleurs. Le PS est devenu le PAS : le Parti des ASsistés. Vous croyez que la majorité des ouvriers vote PS? Pas du tout. Ceux qui ont intérêt à voter PS, ce sont surtout ceux qui ne travaillent pas : les chômeurs et les bénéficiaires d’allocations diverses. Tous ces gens doivent être aidés, bien sûr (hormis les fraudeurs). Mais il est essentiel que leur premier objectif reste de trouver un travail. Et pour cela il faut qu’ils y gagnent plus. Or, aujourd’hui, c’est le contraire: un jeune qui a été inséré dans le système de l’assistance perd de l’argent quand il trouve un emploi, à cause des divers avantages qu’on lui avait octroyés (transports gratuits, logement, etc.) et qui vont disparaître! Ce n’est pas normal…  …
 
Vous avez d’autres revendications en tant que parti LA DROITE ?

 Oui, bien sûr : notre programme est très complet et vise toujours le même objectif: encourager le travail. Pourquoi? Parce que c’est le seul moyen d’augmenter le pouvoir d’achat. Par exemple, nous demandons à l’Etat d’oser cesser de taxer les morts: pourquoi leurs héritiers doivent-ils encore payer des taxes sur des biens qui ont déjà fait l’objet de taxations multiples? D’oser supprimer le revenu cadastral sur le logement familial : pourquoi payer un loyer à l’état sur un bien qui nous appartient, que nous occupons et sur lequel nous avons déjà payé des droits lors de l’achat? D’oser limiter le personnel politique : la Belgique est le pays qui compte le plus de ministres par habitant, de mandats publics, de fausses asbl politiques subsidiées, de parlementaires et de niveaux de pouvoirs. D’oser interdire la double nationalité comme c’était le cas il y a 50 ans : Pourquoi diable certains citoyens auraient-ils le droit d’appartenir à deux nations à la fois? D’oser enfin lier les droits aux devoirs : la Belgique n’est pas capable financièrement d’assurer l’assistanat à vie à tous ceux qui veulent venir s’y installer sans jamais y travailler. La population belge active a toujours voulu être très solidaire. Elle a pu aider sans trop de problèmes 1, 10, 100, 1.000, 10.000, 100.000, 500.000 personnes sans travail. Mais quand ces 500.000 deviennent 1.000.000, alors là, c’est trop. Si l’on continue on va ruiner le pays pour plusieurs générations.

2013/08/23

Le Monde au service des politiciens qui brisent leurs promesses

Typique des journalistes dépendants de l'État de prendre les déclarations auto-congratulatoires des politiciens pour argent comptant et publier un article qui soutient leur politique mensongère.  Et pas n'importe où ; en titre principal sur la Une du quotidien de référence, Le Monde ! (Trop fort, "politique mensongère", exagéré ? Peut-être ; mais lisez donc la suite…)
Faut-il taxer plus lourdement le diesel, cette addiction française ? titrait Le Monde sur la Une il y a quelques mois, en utilisant le spectre d'une société malade, à l'agonie presque, comme excuse pour imposer (encore) un impôt sur les Français.

Notez que Le Monde prend comme acquis, qu'il ne met pas en doute, la prémisse, la présomption, qu'il y ait une addiction française.

Non, Messieurs : il n'y a pas d'addiction qui soit.

En Normandie, un ouvrier utilise sa voiture pour aller au boulot.

En Auvergne, un fermier utilise son camion pour emmener ses volailles au marché.

En Alsace, un PDG utilise sa bagnole pour aller au bureau.

En Bretagne, une femme au foyer emmène ses enfants voir les endroits touristiques.

Partout, des individus utilisent leurs véhicules pour leur besoin personnel et/ou professionnel, et cela sans se préoccuper de leurs voisins ou du reste de leurs concitoyens — et l'idée qu'il faille parler d'une quelleconque "addiction française" n'a pas le moindre sens et est complètement illogique.

Sauf — évidemment — dans le but de hausser les impôts.

Pour notre bien.

Bien entendu.

Évidemment, le diesel avait été loué, aux Cieux, par le même corpus de politiciens (ou par les "pères" des politiciens actuels, mais c'est exactement la même chose) comme une sorte de panacée, et donc ne devait pas être taxé lourdement, pas autant que l'essence normale.

Du coup, les automobilistes aiment. Et achètent. Achètent voitures diesel. Et achètent carburant diesel.

Bientôt, les politiciens découvrent que ça fait un beau pactole, tout ce fric, c'est triste de ne pas en (ab)user ("les quelque 7 milliards d'euros de recettes supplémentaires"), et que ce ne serait une mauvaise idée de le taxer.

Malheureusement, cela pourrait être considéré comme un mensonge par la population ("politiquement délicat").

Alors, que faire ?

Inventer une maladie — une addiction.
(Sans parler d'un tas d'autres soucis, difficilement prouvables…)
Pour bien faire comprendre aux Français que c'est pour leur bien que les politiciens vont nous imposer un impôt de plus.

Ça y est ? Vous commencez à comprendre pourquoi les Tea Parties sont apparus aux USA ?

Un grand merci au Monde, en tout cas, pour leur contribution aux politiciens afin de les aider à briser leurs promesses.

2013/08/19

Pour Le Monde, l'Amérique est un pays d' "excités de la gâchette" qui "jouent aux superflics"


Alors, pour bien entretenir l'histoire du racisme en Amérique (merci l'Éducation Nationale), comme le fait Louise Couvelaire dans son article sur "Les nouveaux shérifs d'Amérique" pour M le magazine du Monde, il faut surtout présenter George Zimmerman comme un blanc, un "excité de la gâchette" qui "joue" aux " superflics" et qui lors de ce "jeu" aurait presque nonchallamment abattu un Noir, un Noir qui serait un adolescent innocent et inoffensif, pour ne pas dire un lycéen des plus sérieux (de préférence en montrant une photo prise il y a 3-4 ans lorsque Trayvon Martin avait 13 ans).
[Cet "ambassadeur" qu'est] Nick Levin ne fait pas partie de ces citoyens américains qui jouent aux superflics, garants autoproclamés de l'ordre public. Il n'a rien à voir avec un George Zimmerman, ce milicien de quartier acquitté le 13 juillet dernier du meurtre de Trayvon Martin, un adolescent afro-américain tué par balle en Floride en 2012. 

 … Personne ne veut de cow-boys dans les rues. A l'image de certains excités de la gâchette, membres des milices de quartier qui, sans supervision ni expérience, organisent des rondes pour surveiller les rues. De plus en plus nombreuses, ces milices ne font pas l'unanimité. La police comme les agents de sécurité privée s'en méfient. "Ils nous appellent pour un rien, confie Franck Flores. Ils sont complètement paranos."
Il faut surtout oublier, ou minimiser, le fait que George Zimmerman est latino, qui vit dans un voisinage infesté de crimes, et que lorsqu'il a appuyé sur la gâchette, il était par terre, sur la bitume, sous (le grand gabarit de) Trayvon Martin, en train de se faire fracasser la tête dans le ciment.

2013/08/18

Les images et la rhétorique des Le Pen et du FN

aroles, paroles, paroles... » Marine Le Pen aime chanter ce tube de Dalida pour dénoncer les promesses de vent de ses adversaires politiques. Pourtant, s'il est bien un parti qui, faute de mandat exécutif, existe avant tout comme discours, c'est le Front national. Car tout autant qu'un groupe politique, c'est un système de communication global - des hommes mais aussi des mots -, qui explique son succès.
Depuis sa fondation, en 1972, selon Cécile Alduy dans Le Monde, le Front national s'appuie sur un imaginaire de la décadence française, un récit anxiogène d'une redoutable efficacité
Dès la fin des années 1970, les leaders du parti, s'inspirant du théoricien socialiste Antonio Gramsci, se lancent explicitement dans une bataille sémantique. Or un retour sur quarante ans de parole frontiste révèle une remarquable stabilité des structures profondes de ce discours extrême. Au-delà des effets de surface - néologismes et calembours du patriarche, humour policé de la fille -, ce sont les mêmes mythes ancestraux que propage le Front national depuis sa création en 1972 : décadence, nostalgie d'un âge d'or révolu, théorie du complot et appel au chef messianique trament un récit national d'une efficacité redoutable.

L'une des forces du frontisme est d'être une forme de discours qui fait immédiatement sens. La cohérence anthropologique de la vision du monde qu'il véhicule explique en partie la longévité politique et l'attractivité d'un parti dont le programme s'est pourtant fossilisé en 1978.

La cosmologie lepéniste est fondamentalement une eschatologie : la fin du monde, ou plutôt de la France, est annoncée à longueur d'années. Jean-Marie Le Pen est le prophète des visions apocalyptiques : barbarie, anarchie, fléaux, et « torrents de sang » émaillent ses textes. Marine Le Pen se contente de rationaliser le vocabulaire millénariste dont elle hérite.
Un deuxième article de Cécile Alduy vient complèter la page, La rhétorique diabolique des Le Pen :
EAN-Marie Le Pen jouait volontiers au diable ; Marine Le Pen se campe en ange laïc. Mais la « dédiabolisation » ne signifie pas l'abandon d'une mythologie manichéenne d'inspiration biblique : le potentiel émotionnel de cette configuration fantasmatique est trop puissant pour ne pas être exploité.

Jean-Marie Le Pen a sciemment participé à sa propre diabolisation. Très tôt, il comprend l'intérêt médiatique et la légitimité morale paradoxale que cette double posture de victime et de trublion lui confère. Tandis que l'ethos victimaire fait de lui un martyr, il puise son autorité dans une parole subversive, donc vraie : Lucifer « porteur de lumière » dit les vérités qu'on ne veut pas entendre.

2013/08/17

L'image de la Grande Dépression américaine n'a jamais plu à Florence Owens ni à ses enfants, embarrassés d'être réduits à des victimes


La Mère migrante, la vraie, n'a jamais correspondu à sa légende, et n'a jamais apprécié d'être réduite à un symbole
écrit Claire Guillot dans un article dans la série du Monde, Ce que l'on croit voir...
Cette femme au visage marqué et au geste inquiet, qui serre contre elle ses trois enfants en haillons, a été photographiée par Dorothea Lange en 1936 au camp de Nipomo, en Californie. Incarnation du dénuement mais aussi du courage, elle a fini par symboliser la Grande Dépression américaine et la résilience d'une nation face à la crise. Roy Stryker, employeur de Dorothea Lange à la Farm and Security Administration (FSA), voyait même en elle une madone universelle : "Elle a toute la souffrance de l'humanité mais sa persévérance aussi. Une retenue et un étrange courage. Vous pouvez voir tout ce que vous voulez en elle. Elle est immortelle."

Dorothea Lange avait été recrutée par la Resettlement Administration, future FSA, pour illustrer l'action du gouvernement en faveur des travailleurs agricoles migrants. Elle a raconté en 1960 avoir pris la photographie un peu par hasard. En mars 1936, en suivant une pancarte, elle tombe sur le camp de travailleurs de Nipomo, en Californie.

 … Son nom n'émergera que quarante ans plus tard. Florence Owens Thompson, elle-même, écrit à un journal local en 1979 pour dire tout le mal qu'elle pense de l'image qui l'a représentée. Elle n'est pas vraiment une migrante, puisqu'elle résidait déjà en Californie quand la Dépression a frappé. Mieux, elle n'est pas une Américaine blanche chassée de sa ferme par la crise, mais une Indienne de la tribu Cherokee, née en 1903 dans une réserve de l'Oklahoma – où sa tribu avait atterri après avoir été dépossédée de ses terres. Alors que la FSA en a fait son héroïne, Florence Owens Thompson s'est toujours méfiée du gouvernement : "Sa plus grande peur, dira plus tard son fils Troy Owens, était que si elle demandait de l'aide, on lui prendrait ses enfants."

Les souvenirs de Dorothea Lange, en plus d'être parcellaires, se révèlent inexacts. Le jour de la photo, Florence Owens n'habite pas dans le camp de Nipomo, elle s'y est juste arrêtée avec sa famille le temps de faire réparer sa voiture – dont elle n'a jamais vendu les pneus. …


UNE FEMME AIGRIE ET PLEINE D'AMERTUME

En 1979, celle qui vit dans un mobile home se sent trahie par la photographe et exploitée : "Je regrette qu'elle ait pris ma photo. Je ne peux pas en tirer un seul centime. Elle ne m'a jamais demandé mon nom. Elle a dit qu'elle m'enverrait une copie et elle ne l'a jamais fait." On découvre une femme aigrie et pleine d'amertume, bien loin du mythe glorieux.

L'image n'a jamais plu à Florence Owens ni à ses enfants, embarrassés d'être réduits à des victimes. En 2002, le réalisateur Geoffrey Dunne leur donne la parole dans le magazine New Times. Norma Rydlewski, le bébé sur la photo, déclare : "Maman était une femme qui aimait la vie, qui aimait ses enfants. Elle aimait la musique et elle aimait danser. Quand je regarde cette photo, cela m'attriste. Ce n'est pas comme ça que je me souviens d'elle."

 C'est seulement à sa mort que la famille se réconcilie avec l'icône.

2013/08/16

Chaque fois qu'une vague de répression policière se répand sur les routes, le nombre d'automobilistes tués augmente



Des amendes, toujours des amendes ! L'État ne sait faire que ça depuis plus de trente ans, frapper les citoyens pour d'obscurs délits tout en escamotant ce qui est de son devoir et pour lequel nous cotisons tous par nos impôts : l'amélioration des routes et la disparition des points noirs routiers mortels. Ce sont pourtant deux mesures qui réduiraient indiscutablement le nombre de morts sans passer par la répression et qui recueilleraient l'adhésion générale.
Ainsi parle jpdelespinay dans son article, PRETENDANT "SAUVER NOS VIES" SUR LES ROUTES, L'ÉTAT NOUS TUE POUR DE L'ARGENT.
L'État entend faire supporter de nouveaux efforts prétendument sécuritaires par les citoyens, qui ne lui demandent rien, refusant d'assumer son rôle et nos impôts pour ce qu'on lui réclame à corps et à cris : l'amélioration des voies de circulation. Cette répression … exaspère même [des élus] qui s'en plai[gne]nt ouvertement. Citons Yves Albarello, député UMP de Seine-et-Marne : "Le gouvernement est dans sa bulle, sourd aux attentes de milliers de français" … 

II - La répression routière, un procédé qui tue au lieu de sauver

Regardez cette courbe [ci-haut] de la Sécurité Routière :

Comme on le voit, de 1972 à 2008 la tendance est à la baisse constante de la mortalité, avec des soubresauts mortels qui vont justement être analysés plus loin. Cette baisse est due à un ensemble de facteurs en constante amélioration : état des routes, véhicules de plus en plus sûrs, de moins en moins de conducteurs du dimanche, circulation de plus en plus dense obligeant à une attention accrue et à de petites vitesses (en 2002, 29 tués pour un million d'habitants dans les Hauts-de-Seine et 292 en Ariège, un des départements les moins peuplés).

La courbe montait jusqu'en 1972, puis de 1972 à 1974, elle chute presque verticalement, grâce aux 50 % de morts évités par l'installation progressive de la ceinture dans les voitures. La ceinture solidarise l'occupant au véhicule : "en cas de choc la force de retenue est de 50 kg avec les bras, 150 kg avec les jambes et de 3 tonnes avec la ceinture de sécurité" (Saser). Les Français l'ont si bien compris que la quasi-totalité boucle sa ceinture avant de partir (97 % en 2007), privant nos gendarmes et nos policiers de ressources en amendes de ce côté-là.

 … Qu'a-t-il bien pu se passer en 1974 qui inverse si brutalement la tendance ? Inutile de chercher loin : le seul facteur nouveau et brutal de cette année-là sur nos routes, c'est la généralisation de la limitation de vitesse, qui se traduit par la généralisation des contrôles policiers. La mortalité remonte dramatiquement pendant 3 ans !

 …La leçon est claire : chaque fois qu'une vague de répression policière se répand sur les routes ou que l'automobiliste se sent menacé dans son droit à conduire, le nombre d'automobilistes tués augmente. Pourquoi ? Parce que c'est le moment où les conducteurs sont contraints de respecter à la lettre une limitation de vitesse antinaturelle. Une vitesse trop basse endort l'attention et cause la somnolence. Et la somnolence est devenue, et de loin, le 1er facteur de mortalité sans que l'État ne le fasse savoir :


Il est prouvé scientifiquement que la vitesse en elle-même ne tue pas. C'est l'inattention qui tue. Au contraire, la vitesse sauve des vies car elle oblige à davantage d'attention de la part du conducteur. Dans son numéro de septembre 1991, Science et Vie publiait un long article intitulé "Non, la vitesse ne tue pas !". Vu certaines réactions indignées, la revue sortit un second article en novembre 1991 qui répondait aux objections et confirmait fermement le premier. Citons aussi la fameuse expérience de l'État du Montana aux États-Unis, qui institua pendant 4 ans la vitesse libre sur autoroute de 1995 à 1999, contrairement à tous les autres états américains. Le nombre des morts chuta à un niveau "historiquement bas". Le Congrès (les députés américains) s'en émut et décida que cette mesure était "inconstitutionnelle" ! Le Montana fut contraint de rétablir en 2000 la répression. Le nombre de morts augmenta aussitôt de 43 % ! Vous croyez que les politiciens revinrent sur leur décision ? Non... Là-bas aussi, les élus tuent leurs concitoyens pour de l'argent.


IV - DEPUIS bientôt 40 ANS, l'etat invente des delits pour nous racketter et tant pis si ça nous tue !

Depuis 1974, nos présidents sont issus de l'administration. De Gaulle était militaire, Pompidou professeur (mais il est le seul à avoir aussi dirigé des entreprises), Giscard est énarque et polytechnicien, Chirac est énarque, Mitterrand écumait les postes dans les ministères de la 4ème et la 5ème républiques. Quant à Sarkozy, le seul non-fonctionnaire, c'est un avocat devenu rapidement politicien allié de fait de la haute administration, qui l'a remercié en le portant au pouvoir. 

 … Ces présidents-là ne savent pas gérer un Etat, faute d'avoir jamais rien géré avant d'arriver au pouvoir. Ils font de la politique politicienne : ils privilégient une clientèle. Et bien entendu celle à laquelle ils appartiennent : la fonction publique. D'où la croissance permanente du nombre de fonctionnaires et d'agents payés par les pouvoirs publics en France et leurs revenus bien supérieurs à la moyenne nationale. Aujourd'hui, ils sont 7 millions à être rémunérés par l'Etat, soit le quart de la population active. Leurs patrons ce sont les "hauts-fonctionnaires". Des super-diplômés bombardés patrons de services de l'Etat dès la sortie de l'école, qui n'ont jamais mis le pied sur le terrain, jamais travaillé en entreprise, qui méprisent le privé faute d'avoir le courage d'y avoir fait leurs classes comme Pompidou, qui détestent les patrons dont ils jalousent la compétence. Leur incapacité est inscrite dans leur CV mais c'est eux qui dirigent, c'est eux notre "élite"...

Ces 7 millions coûtent cher ! Il faut financer leurs salaires, les charges, leurs excès et leurs erreurs, le tout en permanente augmentation. Sans parler de la capacité de nuisance d'un grand nombre d'entre eux - proportionnelle à leur pouvoir - sur la progression de notre économie, donc de notre niveau de vie ! Nos présidents-fonctionnaires ne savent pas gérer un Etat : "en France, depuis 1975, le budget de l'État est chaque année déficitaire" (Wikipédia). Comme par hasard... depuis Giscard ! Faute d'intelligence, ils ont toujours retenu la solution bête pour remplir les caisses de l'État : ils puisent de force l'argent dans les poches des Français et des entreprises. D'où cette augmentation constante des impôts, des taxes, de la TVA, la réduction des "niches" et les services de l'État qui deviennent payants … Mais le citoyen renâcle devant cette accumulation de prélèvements obligatoires ! Alors, on crée des lois... Des lois qui inventent des délits. Des lois impossibles à respecter. Ces lois vont générer une pluie de sanctions donc du cash !

L'irresponsabilité est l'un des attributs du fonctionnaire comme du politique et ils y tiennent tous les deux. Que la répression tue, quelle importance pour eux, si l'argent rentre ?

2013/08/15

"The Total State": The 3 Philosophers Who Prepared the Road for Adolf Hitler

Pour le philosophe et écrivain Jean-Pierre Faye, soixante-dix ans après, il faut enfin admettre que ce sont trois grands esprits philosophiques – Heidegger, Jünger et Schmitt qui ont fait le lit d'Hitler.
 … existe-t-il des écrits vraiment nazis de Heidegger, le philosophe auquel allait notre respect en raison de ses essais "existentiels" des années 1920 ? L'honnêteté de la lecture découvre en effet chez lui des écrits politiques marqués plus gravement encore que ceux de son ami l'écrivain et essayiste Ernst Jünger (1895-1998), l'auteur, dès 1930, de La Mobilisation totale (Die totale Mobilmachung), traduite en français et publiée chez Gallimard en 1990.

"L'ETAT TOTAL"

Ceux-ci se prolongent chez l'ami Carl Schmitt, l'idéologue de "l'Etat total", à qui Hitler devra, pour une très grande part, d'avoir reçu le pouvoir en 1933 – par l'effet même de la conférence sur le totale Staat que Schmitt donne, le 23 novembre 1932, devant les représentants de la grande industrie. Une amitié intensément politique lie alors Heidegger à Jünger et, par lui, à Carl Schmitt. C'est le triptyque des noms qui dessine un temple d'acceptation pour l'idéologie propagée par la furie hitlérienne.

Il faut lire les écrits politiques d'Heidegger en 1933-1934 pour saisir ces enjeux. Dès son "Appel aux étudiants" du 3 novembre 1933, il prononce : "Le Führer lui-même et lui seul est la réalité allemande d'aujourd'hui et de demain..." Et sa "Profession de foi en Adolf Hitler", la Bekenntnis zu Adolf Hitler en décembre 1933, décrit le Führer comme l'instant de "retourner à l'essence de l'Etre". Le Führer devient une ontologie...

Bien pire, son "Appel pour le service du travail", le 23 janvier 1934, souligne "l'empreinte préfigurée dans le Parti national-socialiste ouvrier allemand". Ce parti dont le nom est raccourci par Goebbels en Parti nazi-sozi, ou en version courte : Nazi. Il s'agira en effet des camps de travail, salués par Heidegger comme "le bienfait qui émerge du mystère vivifiant qu'est l'avenir nouveau de notre peuple"... Le délire nazi atteint son apogée.

Car au même moment surviennent d'autres camps de travail, dits "camps de concentration", qui couvrent le territoire national. Durant la seconde guerre mondiale, apparaissent en Pologne ceux qui sont nommés secrètement les camps d'extermination, les Vernichtungslager.

 Or le 1er mai 1933, Heidegger et Carl Schmitt adhèrent au Parti nazi. Il faut souligner le fait que l'adhésion au parti unique est difficile dans le Reich hitlérien. Contrairement à l'Italie mussolinienne, où tout le monde prend sa carte, comme la "carte du pain". Il y aura 24 millions d'adhérents au Parti fasciste, 8 millions seulement au parti hitlérien. Le geste de l'adhésion est donc grave et contrôlé. Heidegger, dans son cours de décembre 1933 sur Héraclite..., énonce la nécessité de "l'attaque", dans le but "d'effectuer l'extermination totale".

LES CAMPS D'EXTERMINATION

Ce terme terrible va marquer les Vernichtungslager, les camps d'extermination hitlériens de 1942-1945. Surgis dans la Pologne anéantie : à Chelmno, à Belzec, Auschwitz-Birkenau, Maïdanek, Sobibor, Treblinka... Ce terme s'inscrit dans la plus terrible réalité de l'Histoire. Heidegger aura-t-il connaissance de ce qui a lieu dans les camps de Pologne ? Jünger note dans son journal ce qu'il entrevoit en 1943 à Lodz, en deçà du front de l'Est...

Mobilisation totale, Etat total, extermination totale : ces trois formules dessinent l'Europe en état de guerre. Jünger, Carl Schmitt, Heidegger prononcent en ces termes le réel le plus dangereux et la même terreur politique croissante.

 … Carl Schmitt ? Ce juriste est un ami de longue date pour Jünger, ce dont témoigne son journal posthume, comme Jünger devient l'ami intense d'Heidegger. Carl Schmitt a donc en décembre 1932 donné sa conférence décisive devant ce qui se nomme "l'Union au Long Nom", réunissant les plus grands de la grande industrie. La conférence de Schmitt devant un tel auditoire culmine dans l'exigence de fonder "l'Etat total" – Etat qui doit s'affirmer "total au sens de la qualité et de l'énergie"... Un Etat qui s'attribue "les moyens de la puissance"...

Ainsi l'Etat total est-il défini par Schmitt en opposition à l'Etat "quantitativ total", celui qui se retrouverait gonflé d'entreprises nationalisées... Au contraire, "l'Etat total en ce sens est un Etat fort... Il est total au sens de la qualité et de l'énergie, comme l'Etat fasciste se nomme "Stato totalitario"", précise Carl Schmitt, reprenant les termes du fascisme italien. Mais qui sait aujourd'hui que le mot "totalitaire" est une improvisation mussolinienne ?

Voici surgir la doctrine de Schmitt sur les "nouveaux moyens de puissance". Nous sommes le 23 novembre 1932. Dans un mois et une semaine, l'ex-chancelier von Papen, dont Schmitt est l'avocat, et dont le chancelier Schleicher a pris la place, aura préparé la "combinaison" du 30 janvier 1933. Donnant le pouvoir au caporal Hitler, méprisé et haï par le président Hindenburg, qui pourtant le nomme chancelier du Reich. …

"LES MOYENS DE LA PUISSANCE"

La formule de Schmitt souligne les enjeux : "L'Etat total" est l'Etat des "moyens de puissance", et non des socialisations, il se gonfle de police, et non d'entreprises socialisées. Le totale Staat hitlérien vient prendre la relève du Stato totalitario fasciste. Car le mot "totalitär" n'est pas un terme hitlérien : il est refusé comme "trop libéral" par le juriste nazi Wilhelm Stuckart, celui dont Eichmann sera le subordonné.

 … Par Carl Schmitt, juriste spécialisé dans le droit d'Etat, est donc apparue cette proposition grave, dans sa conférence de novembre 1932 : c'est la figure de "l'Etat total" – cette formule dangereuse d'où va survenir le mot "totalitarisme", aujourd'hui courant, exploré plus tard par Hannah Arendt, qui va pourtant méconnaître son origine mussolinienne.

On peut sous-estimer la magie toxique de ces creuses formules. Et négliger le lien étroit entre Carl Schmitt, Heidegger et Jünger, le porteur de la mobilisation totale. Car ce triumvirat va demeurer en marge du IIIe Reich qui survient. Mais Jünger l'a annoncé, par sa formule explosive. Carl Schmitt l'énonce violemment en termes de "droit" – ou de "contre-droit"...

 … Ainsi les trois amis, Schmitt, Jünger, Heidegger – l'étrange trio des penseurs – contribuent au langage de ce Reich qui dévaste l'Europe de la seconde guerre mondiale. Tous trois se retrouvent donc en 1955 pour fêter l'anniversaire de l'un d'eux, Jünger. A l'occasion de cette fête, Heidegger décrira ce qu'il nomme l'Abbau, que le philosophe français Gérard Granel (1930-2000) traduira par la "déconstruction".

Cette inflation des langages débouche dans ce qu'Heidegger revendique à son compte comme "la Terreur". Cette terreur aura suscité de surcroît pour notre avenir l'arme de la destruction absolue.

2013/08/14

Encore une p'tite bière et une barbe à papa, et le capitalisme s'effondrera de lui-meme comme un fruit mûr


A La Courneuve, chaque deuxième week-end de septembre que font Marx et Engels, se tient la Fête de L'Humanité, dite "Fête de L'Huma". Fête du quotidien communiste fondé en 1904 par Jaurès, L'Humanité. Fête des luttes, des régions, des débats, des livres, de la musique. Pendant trois jours, on voit des visages qu'on ne voit jamais. Si, à la Foire du Trône : les visages du peuple détendu. Les artistes du monde entier auront défilé ici. Tel fut le conservatoire national de Marc Perrone, en face de la cité.
Francis Marmande célébre la fête des communistes.
UN RESTE TERRESTRE

Fête lancée en 1930 par Marcel Cachin, mille camarades participent à sa première édition. Perrone dit "les copains". En 36, la Fête du Front populaire dépasse les 300 000 participants (le double, aujourd'hui). Dédicaces, discours, stands de boissons exotiques, chaleureuse ambiance, quel est l'en-plus de la Fête de L'Huma ? Certaine camaraderie diffuse, une joie de vivre et de partager, sans compter le regret de ce qui n'existe probablement plus que là.

Programme de la grande scène en 1973 ? Chuck Berry, Alan Stivell, Catherine Ribeiro, Ange, Sun Ra, Robert Charlebois. Au fait, en 1968 ? Mireille Mathieu... Historiens, au boulot ! Epoque et idéologie par les programmes de la Fête de L'Huma. Dans les années 1970, le PSU, la LCR, Lutte ouvrière, tous les journaux et mouvements gauchistes faisaient leur fête. Avec leur mixture d'utopie, de nourritures terrestres et de musiques.

 … Question subsidiaire : pourquoi, d'un Parti communiste et d'un journal aussi affaiblis ou menacés, ne subsiste que la Fête de L'Huma ? Et si les fêtes n'étaient que le reste terrestre des rêves ?
Un lecteur réagit :
A. de Tocqueville
Encore une petite biere et une barbe a papa et le capitalisme s'effondrera de lui-meme comme un fruit mur, victime de ses contradictions socio-historico-materialisto-imperialistes. Au moins je vois qu'on vend des T-shirt ornes de la faucille et du marteau, le meme symbole qui flottait au-dessus des goulag, et au nom duquel Staline et Mao ont massacre des dizaines de millions de "camarades".

2013/08/13

Surtout, il s'agit d'un Noir en couple avec une Blanche, qui plus est blonde


Un des plus grands photographes américains de New York s'appelle Garry Winogrand (1928-1984)
nous raconte Pauline Auzou dans le cadre d'un article du monde de la série Ce que l'on croit voir... où elle peut puiser dans ce sujet cher aux élites et aux journalistes européens tout en étant adoré des Européens moyens — le racisme (prétendu ou réel) en Amérique.
Dans le genre compulsif. Il descendait dans la rue, marchait, et déclenchait comme un forcené, se demandant à quoi pouvaient ressembler les gens une fois qu'ils étaient prisonniers de son objectif grand angle.

Il essayait d'y caser le plus possible d'informations, sans message à livrer. "Il trouvait ennuyeuses et trop évidentes les photographies à message politique", confirme Peter Galassi, ancien directeur de la photographie au Musée d'art moderne de New York (MoMA). Il ne considérait pas, non plus, qu'il avait une responsabilité sociale. Ses détracteurs n'appréciaient guère ce formalisme assumé. Les photos de Garry Winogrand reflètent pourtant la société américaine, celle de la consommation, de la libération des moeurs, le tout entre brutalité et tendresse.

Ce couple impeccable, elle blonde, lui noir, portant deux singes habillés comme des enfants, est une des grandes photographies de Winogrand. Elle a été prise en 1967. Elle figure dans sa première exposition en solo au MoMA, en 1969, intitulée "The Animals", qui était accompagnée d'un livre du même nom. La première lecture de l'image, donc, nous oriente vers les animaux, et non vers ceux qui les tiennent dans les bras.

 …  Une autre lecture de l'image est possible, qui nous ramène au couple. Rappelons le contexte. L'ivresse joyeuse des années 1950 aux Etats-Unis est passée, et les années 1960 se réveillent avec la gueule de bois. La guerre du Vietnam, l'assassinat de John Kennedy et la lutte des Noirs américains pour l'égalité des droits civiques impriment leur marque sur cette décennie. Les photos de Garry Winogrand, non sans humour, reflètent bien ce pessimisme ambiant.

L'image de ce couple a quelque chose d'amusant, avec ces deux petits singes qui se comportent comme s'ils étaient ses enfants. Il y a encore le visage sérieux des "adultes", comme si la scène n'avait rien d'incongru, qui renforce la froideur sinistre d'une photo de famille pourtant peu ordinaire. Et, surtout, il s'agit d'un Noir en couple avec une Blanche, qui plus est blonde. …

RACISME AMBIANT DANS CETTE PHOTO

Nous sommes ici à New York, ville plus libérale que beaucoup d'autres aux Etats-Unis. A sa façon, et par des chemins de traverse, Garry Winogrand parle du racisme ambiant dans cette photo où les enfants ne sont pas humains : ce sont des primates nés d'une union contre nature. "Winogrand a évidemment conscience, en la réalisant, de la dimension raciste de son image, affirme Peter Galassi. Néanmoins, il n'a fait que photographier une réalité qui existe, une scène anodine qui se passe dans un zoo. Si on l'avait accusé de racisme, il aurait alors répondu que c'est juste une image."

 … Aujourd'hui, il est à parier que, dans un film américain à grand spectacle, ce couple symboliserait l'harmonie apparente d'une nation multiculturelle.

2013/08/12

Howard Zinn, "ce bouillant auteur… au parcours extraordinaire… au service des opprimés" blablabla…


Pour le célèbre auteur d'Histoire populaire des Etats-Unis, écrire n'avait de sens qu'à la condition de se mettre au service des opprimés
écrit Marc-Olivier Bherer. dans son papier laudatoire du livre tout aussi laudatoire de Martin Duberman, Howard Zinn, une vie à gauche (Editeur Lux, 392 pages, 24 €) — "ce bouillant auteur… au parcours extraordinaire… au service des opprimés" etc, etc, etc…
L'austérité d'un tel personnage pourrait décourager le biographe, d'autant qu'il a pris soin de détruire les éléments les plus personnels de ses archives. Martin Duberman, historien et ami, a néanmoins tenté dans Howard Zinn, une vie à gauche, de raconter l'homme qu'il a connu. Dans la première biographie – en français – de ce bouillant auteur se dessine un portrait de militant au parcours extraordinaire.

 … Howard Zinn, comme le rappelle Martin Duberman, a en effet choisi d'être un véritable acteur de l'histoire. D'abord à Atlanta, où il enseigna, de 1956 à 1963, au Spelman College, une université noire. Il y prit conscience de la violence de la ségrégation et aida ses étudiants à s'organiser. Un engagement qu'il poursuit encore ailleurs dans le sud des Etats-Unis. Mais c'est véritablement la guerre au Vietnam qui sera le combat de sa vie.

 … Ces épisodes forment un palpitant récit que Martin Duberman tâche de compléter en faisant aussi revivre l'intellectuel. Il en dresse un portrait sans concession, rappelant les raccourcis employés par Howard Zinn dans son histoire des Etats-Unis, ainsi que les nombreux oublis commis. L'oeuvre, parue en 1980, n'est pas aussi révolutionnaire qu'on a pu le croire. A la même époque, de nombreux autres historiens ont également choisi de s'intéresser aux oubliés du récit officiel.

2013/08/11

"Il y a en France un climat économique et social nauséabond"


Solenne a 32 ans, encore ses airs de jeune fille, mais les soucis des veilles de grand saut. Mercredi 31 juillet, à 16 heures, elle devait quitter la France. Un départ de Paris par le vol Corsair SS 900, direction Montréal, au Canada. "Emigration ? Expatriation ?" Elle hésite : "Bonne question..." Puis elle tranche : "Expatriation." Ce départ au milieu de l'été avec pour seuls bagages deux grosses valises remplies de vêtements, de CD et de bouquins "est un choix, pas une nécessité", affirme-t-elle.
Elise Vincent a un grand article sur Pourquoi des jeunes choisissent de s'expatrier. alors que Le Monde publie un éditorial, La promesse oubliée de François Hollande.
Solenne a le profil classique des 1,6 million de Français qui vivent aujourd'hui à l'étranger. Comme la plupart d'entre eux, elle a moins de 40 ans et elle est qualifiée (bac + 5). C'est ce profil qui alimente le plus l'émigration . En février, une étude du cabinet Deloitte – l'un des plus grands cabinet d'audit et de conseil – a révélé que 27 % des jeunes diplômés voulaient travailler hors de France, contre 15 % en 2012.

Pour autant, les experts ne parlent pas encore d'émigration massive. Plutôt d'un frémissement. Contrairement aux idées reçues, pour Solenne comme pour beaucoup de ceux partis avant elle, la morosité du marché français n'est pas la principale raison de départ. "Est-ce que je serais restée s'il avait été plus facile de changer de boulot en France ? Non", assure-t-elle. Solenne rêvait d'ailleurs de toute façon. Mais elle concède : sans la crise "sans doute que j'aurais réfléchi autrement"...

"ON NE SAIT PAS SI ON REVIENDRA"

Avant de se décider à tenter sa chance au Canada, Solenne occupait un poste de chargée de communication à l'Institut français. A Montréal, elle sera propulsée directrice de la communication d'un centre de danse. Son salaire y gagnera. Elle aura des horaires plus tranquilles et pourra se loger dans une jolie maisonnette au lieu d'un T3. Son compagnon, ingénieur à la RATP il y a encore trois mois, l'y attend déjà.

\Avec un départ prévu le 5 août direction la Chine, Raphaëlle, urbaniste, et son conjoint, instituteur, sont dans la même situation. Avec les mêmes stress liés au largage des ultimes attaches affectives et administratives : dire au revoir à la famille, aux copains, trouver à qui louer leur T2 bis sur leboncoin.fr. Seule différence, ce couple de Parisiens se lance dans l'aventure avec leur petite fille âgée de 2 ans et demi.


"On ne sait pas si on reviendra", lâche d'emblée Raphaëlle, 32 ans. Son conjoint a trouvé un poste dans une école franco-chinoise dans le centre de Shanghaï. Elle pense trouver à monnayer d'une façon ou d'une autre ses services d'urbaniste. Là encore, les effets de la crise ont pu être un "accélérateur", pense Raphaëlle, mais le couple avait dans tous les cas des prédispositions à l'expatriation : ils ont passé respectivement cinq et quinze ans de leur enfance à l'étranger.

LES PAYS ARABOPHONES À FORTE CROISSANCE

Effet de génération ? La fragilité de l'économie française est par contre clairement un moteur chez Nadia et Reda, fraîchement diplômés de leur école de commerce. Agés de 23 ans et 22 ans, ils ont chacun achevé, le 13 juillet, deux ans en alternance en entreprise : Nadia au service marketing d'IBM France et Reda dans une start-up spécialisée dans le développement digital. Pour eux, partir est une évidence. Reda dit même n'avoir fait "aucune recherche en France".

  … Mais l'une des raisons qui poussent Nadia et Reda à aller voir hors de France pour une durée qu'ils ont du mal à planifier réside aussi dans les origines marocaines de leurs parents. Même si Reda ne sait pas très bien où classer ce sentiment dans la hiérarchie de ses motivations à l'expatriation, prévue d'ici à l'automne, il résume pudiquement : "Il y a en France un climat économique et social nauséabond..." "Une xénophobie et une islamophobie", ajoute-t-il quand on lui demande de préciser.

Son entourage est un peu désarçonné. Les parents de ce jeune homme d'1 m 80, au bouc et à la moustache soignés, sont agents d'entretien. Ils sont arrivés en France à l'âge de 12 ans et 27 ans. "Pour eux, c'est forcément un peu bizarre de me voir partir, surtout dans ces régions", avoue Reda qui, bon élève, a aussi fait deux ans de classe préparatoire en lettres au lycée Masséna de Nice. Si ses parents avaient des ambitions pour lui, "c'était plus aux Etats-Unis".

Une semaine plus tard, le gouvernement répond, à travers un article de Hélène Conway-Mouret (Ministre déléguée chargée des Français de l'étranger), et ce notamment au billet de Thierry Mariani (Député de la 11e circonscription des Français de l'étranger, vice-président de l'UMP) :
Non, la jeunesse ne fuit pas la France!

2013/08/09

Le bébé africain sur la photo de Carter n'était pas seul, il était à quelques mètres du centre de soins, près de son père, de personnels médicaux


Aux Rencontres d'Arles, l'artiste chilien Alfredo Jaar présente actuellement une installation intitulée "Sound of Silence". Elle s'appuie sur la photo mythique de Kevin Carter. Le public entre dans une caisse noire où défile en silence sur un écran un texte racontant la vie de ce photographe sud-africain.
Voilà ce qu'écrit Pauline Auzou dans le cadre d'un article dans la série du Monde, Ce que l'on croit voir...
Des flashs violents viennent subitement interrompre l'obscurité silencieuse pour révéler la photo de cet enfant soudanais affamé, guetté par un vautour qui valut à Carter en 1994 un prix Pulitzer et un suicide.

Le Sud-Africain Kevin Carter est âgé de 33 ans quand il entre dans l'histoire du photojournalisme avec cette image. Depuis plusieurs années déjà, il travaille comme photoreporter, notamment au sein du Bang-Bang Club, association de quatre photographes qui ont documenté la transition de l'Afrique du Sud à la fin de l'apartheid.

En mars 1993, accompagné d'un membre du Bang-Bang Club, Joao Silva, Kevin Carter se rend au Soudan pour enquêter sur la guerre civile et la famine qui frappe le pays. Avec d'autres photographes, il arrive dans le village d'Ayod. Il tombe sur un enfant squelettique qui se traîne péniblement jusqu'au centre d'approvisionnement alimentaire voisin.

SOUDAIN, UN VAUTOUR VIENT SE POSER DERRIÈRE LUI

Soudain, un vautour vient se poser derrière lui. Carter a devant lui un symbole fort de la misère qui sévit dans la région et il déclenche son appareil. Il attend alors une vingtaine de minutes espérant que le charognard déploie ses ailes et accentue encore plus la force de cette image. En vain. Il va ensuite chasser le vautour avant de parcourir un ou deux kilomètres et s'effondrer en larmes.

UNE SALVE DE CRITIQUES ACERBES

Un an après cette prise de vue, le 12 avril 1994, Nancy Buirski, alors rédactrice photo au New York Times, appelle Kevin Carter pour lui annoncer qu'il vient de remporter le prix Pulitzer grâce à cette photographie. Ce prix prestigieux apporte à Kevin Carter une reconnaissance de ses pairs en même temps qu'une salve de critiques acerbes. La plupart portent sur l'éthique du photographe dans une situation pareille. "L'homme qui n'ajuste son objectif que pour cadrer au mieux la souffrance n'est peut-être aussi qu'un prédateur, un vautour de plus sur les lieux", écrit le St. Petersburg Times, quotidien publié en Floride. Beaucoup se demandent à voix haute pourquoi Carter n'a pas aidé l'enfant.

En 2011, Alberto Rojas, photojournaliste pour le quotidien espagnol El Mundo, s'est rendu à Ayod. Obsédé par cette image, il s'était mis à chercher des informations sur elle. Il n'avait trouvé que des écrits accablant Kevin Carter, faisant croire qu'il avait laissé mourir l'enfant. Son enquête allait peut-être lui faire justice.

 … Au terme d'une enquête de plusieurs jours, il rencontra le père de l'enfant immortalisé par Kevin Carter. Dans le petit village, personne n'avait jamais vu la photo et ne savait qu'elle avait fait le tour du monde. La présence du vautour, tant décriée en Occident, ne frappait personne : ils étaient très nombreux dans la région. L'enfant avait effectivement survécu à la famine mais était mort quatorze ans plus tard des suites de fièvres intenses provoquées par une crise de paludisme.

Grâce à Alberto Rojas, on sait désormais que le petit garçon n'est pas mort de faim, abandonné à son sort par un charognard de l'image. Justice est rendue. Mais Kevin Carter n'est plus là pour en profiter. Le 27 juillet 1994, trois mois donc après l'attribution de son prix, le Sud-Africain s'est donné la mort en s'empoisonnant dans sa voiture. Sur la note qu'il a laissée, il évoque "les souvenirs persistants de massacres et de cadavres" qui le hantaient. Rien sur l'enfant soudanais et le célèbre rapace. C'est pourtant cette image et le paradoxe du photoreporteur qu'elle incarne aujourd'hui encore que Kevin Carter symbolise : observer immobile l'horreur pour mieux la combattre.

2013/08/08

Idolâtres d'Obama, ainsi que des projets d'État, les Européens ne comprennent toujours pas que les Tea Parties participent au combat contre les "grands projets inutiles et imposés"


Quoi de commun entre la mine d'or de Rosia Montana en Roumanie, le train à grande vitesse du Pays basque espagnol, l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en France, ou la ligne ferroviaire souterraine qui pourrait passer sous Florence, en Italie ? Ce sont tous, aux yeux des centaines de militants réunis jusqu'au lundi 29 juillet, à Stuttgart, en Allemagne, de "grands projets inutiles et imposés" (GPII).
Voilà comment Rémi Barroux commence son article dans Le Monde sur les militants européens contre les "projets inutiles". Mais relisez-le texte : qui est-ce qui manque ? Eh bien, l'équivalent américain. Idolâtres de Barack Obama, ainsi que des projets d'État généralisés, les Européens ne comprennent toujours pas que les Tea Parties sont quelque part à l'origine du combat contre les GPII.
Qu'est-ce qui réunit l'ensemble de ces luttes locales, dont l'écho franchit souvent les frontières ? Comment apprendre des victoires et des échecs des uns et des autres ? Comment tisser un réseau international de solidarité et d'expertise ? Voilà les questions qui animent les débats de cette troisième édition du Forum européen des GPII.
Regardez le travail des Tea Partiers aux States, dont le message aux politiciens aux States est — et n'a jamais été autre que — "Nous ne sommes pas des vaches à lait" et "Cessez de jeter l'argent par les fenêtres."

D'où — précisément — la raison que les Tea Parties ont été diabolisées à souhait, tant en Amérique qu'à l'étranger. (Voir aussi : Le phénomène Tea Party arrive-t'il (enfin) en Europe?)
Le rassemblement s'achève lundi par une manifestation devant la gare de Stuttgart, dont le projet de réaménagement "Stuttgart 21" mobilise depuis des années les militants allemands dénommés les Wutbürger, les "citoyens en colère", un terme élu "mot de l'année 2010" et qui figure désormais dans le dictionnaire. …
 
"NOUS LUTTONS DES DEUX CÔTÉS DES ALPES, NOTRE INTÉRÊT EST LE MÊME"

Ils estiment "pharaoniques" les projets contre lesquels ils continuent de se battre. Ce sont souvent des infrastructures à dimension internationales, financées en partie par l'Union européenne, d'où l'évidence de "la coordination", explique Paolo Prieri, des "No TAV" italiens, qui s'opposent à la construction de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin (TAV). "Nous luttons des deux côtés des Alpes, notre intérêt est le même, mais les conditions politiques ne sont pas toujours identiques", explique-t-il, dénonçant la mainmise de la mafia sur les chantiers d'infrastructures, côté italien.

Le verbe haut, il explique les "incohérences" des décisions gouvernementales, l'absence de prise en compte de l'avis des populations. "C'est fou, s'étrangle Paolo, on sait qu'en France le projet risque d'être remis à plus tard, que le contournement ferroviaire de Lyon n'est plus prioritaire, mais on s'apprête quand même à construire la partie internationale du tunnel !"

2013/08/07

Toute illustration du "bon soldat américain" se doit d'être diabolisé et ce, dans les plus brefs délais

Comment raconter la guerre de la façon la plus juste possible sans tomber dans l'esthétisation ou le pathos facile ?

demande Pauline Auzou dans le cadre d'un article du Monde dans la série Ce que l'on croit voir... censé diaboliser, celui-ci (plus ça change…), toute illustration du "bon soldat américain".
Le photojournaliste est responsable de son cadrage, mais aussi de la légende qui accompagne l'image. Il doit par exemple veiller à ce que des éléments importants pour la compréhension de l'événement mais absents du cadre figurent dans le texte qui l'accompagne.

Le Bosnien Damir Sagolj, 42 ans, est photographe à l'agence Reuters depuis 1997. Aujourd'hui basé à Bangkok, il est chef photo pour l'Asie du Sud-Est. Photojournaliste aguerri, il a été à maintes reprises récompensé, notamment par un World Press en 2012, pour une image réalisée en Corée du Nord : dans un décor urbain nocturne, gris et sinistre, à Pyongyang, la seule trace d'électricité est un portrait de l'ex-dictateur Kim Il-sung, affiché sur une façade.

Une autre image, plus ancienne, de Damir Sagolj a fait débat. Elle montre un soldat américain en pleurs tenant dans ses bras une petite fille irakienne, le 29 mars 2003. La guerre en Irak a commencé quelques jours plus tôt. Le photographe est "embedded", c'est-à-dire embarqué avec les soldats américains, et sous leur contrôle, afin de suivre leur progression.

Cette photo a été la plus publiée parmi toutes celles qu'il a réalisées en Irak. Ce sont les conditions de la prise de vue qui ont soulevé des questions. Elles sont racontées par Sagolj lui-même sur le blog de Reuters.

Ce jour-là, les marines sont de repos, ils ont monté leur campement quelque part au cœur de l'Irak, sur la route qui doit les mener à Bagdad. Le photographe se repose dans une tranchée, un pied cassé, quand une fusillade survient. Quinze minutes plus tard, les coups de feu cessent. Le photographe découvre autour de lui des cadavres près d'une voiture criblée de balles et des personnes criant à l'aide.

LES MARINES ONT RÉAGI ET OUVERT LE FEU

Selon Damir Sagolj, des tireurs irakiens, installés dans un camion militaire, poursuivaient une voiture de civils, les forçant à se diriger vers la petite base militaire américaine. Les marines ont réagi et ouvert le feu.

Peu de temps après, le photographe envoie son image à Reuters avec la légende suivante : "Richard Barnett, aide-soignant de la marine américaine, appartenant à la 1re division de la marine, porte un enfant irakien, en Irak central, le 29 mars 2003." Il précise également les circonstances qui ont conduit au massacre, à savoir la poursuite des civils par des militaires locaux.

Mais ensuite l'image est diffusée par les médias sans que le photographe puisse réellement contrôler son utilisation et sa lecture. Ce que le lecteur de journaux et magazines voit, c'est une petite fille blottie contre l'homme qui, les yeux fermés, semble se recueillir, tout en la protégeant. Ce qu'il ne voit pas, c'est que l'armée américaine, celle-là même à laquelle appartient le médecin accablé, a tué la famille de cette petite fille.

Pour Jean-François Leroy, directeur du festival de photojournalisme Visa pour l'image, à Perpignan, "le photographe, à aucun moment, n'a fait de cette photo de la propagande américaine. Pour moi, il a fait son boulot. Est-ce que les médias ont bien fait leur boulot ? Pas toujours".

2013/08/05

Latest Rewriting of History: During World War II, "Sex become a a manner of assuring American domination" over France


Just when you thought that World War II was fought by the greatest generation comes a book accusing the American army of racism, of harboring innumerable rapists, of bombing French cities with no just cause, and of being "guests [in France] who have overstayed their welcome", thus meaning the US presence "was not just an experience of liberation." (Oh, and while we're at it, Times Square's VJ-Day Kissing Sailor Turns Out to Be a "Sexual Aggressor".)

Nothing about the fact that these young men are going into combat, that soldiers everywhere are hungry for the company of women (whether in their own country or on a foreign base), the unfortunate but necessary options that must considered be to wage and to win battles, and what kind of country France would be in had the status quo (continued occupation by a different kind of army, the Nazi one) continued.

No matter.  Of course, What Soldiers Do (Sex and the American GI in World War II France)  is a World War II book that Le Monde must review, by all means, indeed that it must devote a full-page article to, and so it sends Washington correspondent Corine Lesnes to interview the author.

It turns out that Mary Louise Roberts started the book right after the beginning of the Gulf War and, thus, the slightly skeptical citizen (American or foreign) is forced to wonder whether it isn't really but the latet full-blown attack on America and on American history.

"Sex become a a manner of assuring American domination over a secondary power", says the University of Wisconsin professor. "I wish the United States would be less arrogant vis-à-vis France." And the French are correct not to be grateful to Uncle Sam.
Vous avez commencé ce livre juste après les tensions entre la France et les Etats-Unis sur l'intervention en Irak, en 2003. Pourquoi ?

Je voulais voir comment une telle friction avait pu se produire entre ces deux alliés. Du coup, je me suis intéressée à ce qui s'était passé à la fin de la seconde guerre mondiale, notamment après le débarquement. Et là, en consultant les archives, je me suis aperçue que tous les rapports de police montrent la même chose. Il y a eu des viols et des crimes partout où les GI étaient stationnés, à Reims, Cherbourg, Brest, Le Havre, Caen...

Vous montrez d'abord le contexte chargé dans lequel les soldats américains sont envoyés en Normandie.

Il suffit de consulter Stars and Stripes, le quotidien de l'armée. On y trouve tous les vieux stéréotypes. La France est présentée comme une sorte de bordel. Elle est complètement érotisée. Cette image date en fait de la première guerre mondiale. Quand les soldats sont revenus, ils ont raconté des histoires affriolantes. Après, l'armée américaine a "vendu" la guerre comme une occasion de se faire embrasser par des Françaises, et peut-être plus. Ce n'est pas propre à la France, bien sûr. Tous les théâtres de guerre étaient érotisés. C'était l'époque des photos de pin-up accrochées dans les dortoirs, de Rita Hayworth... Mais une image revient avec constance dans le journal de l'armée : les GI entourés par des Françaises. Embrassés par des Françaises. Sur l'une, on voit un groupe de femmes, visiblement réjouies. Et la légende dit : "Voilà ce pour quoi nous nous battons." 

Dans le vocabulaire, Paris est une femme, elle est "belle", elle est "seule depuis quatre ans", nous allons lui "tenir compagnie"... Quand ils débarquent en France, les GI ont l'impression d'être des chevaliers qui viennent à la rescousse de la damoiselle en péril. Ils ont été préparés à l'idée qu'ils seraient gratifiés de certaines récompenses, que les Français avaient une dette à leur égard et que les Françaises s'en acquitteraient.

Il s'en est suivi un tsunami de libido masculine, qui va se traduire par des phénomènes de prostitution à grande échelle. Et il y aura une vague de viols en Normandie, en août et septembre 1944.

Quelle est l'ampleur de la prostitution ?

A la Libération, beaucoup de femmes étaient pauvres, particulièrement à Paris. Leurs maris étaient dans les camps allemands, elles avaient besoin d'argent. De plus, il y avait un sentiment de reconnaissance vis-à-vis des Américains. Mais ce sentiment a disparu après quelques mois, et, à l'été 1945, les GI ressemblaient davantage à des invités qui s'attardent trop longtemps. A ce moment-là, le système français des maisons closes a été complètement débordé. …

Vous y voyez une leçon politique ?

Je me suis intéressée au sexe comme une forme de pouvoir. L'armée américaine a envisagé la question de la prostitution et des viols comme une façon d'établir une forme de suprématie. Souvenez-vous, nous sommes en 1945, les Etats-Unis commencent à s'affirmer comme une puissance mondiale. C'est aussi un moment où la France, humiliée, s'aperçoit qu'elle a perdu son statut de superpuissance. Le sexe devient une manière d'assurer la domination américaine sur une puissance secondaire. L'image romantique du Débarquement permet de neutraliser les tensions sur la souveraineté nationale française et le refus, pendant des mois, de reconnaître le général de Gaulle comme le chef du gouvernement provisoire.