Révélations sur le politiquement correct, les partis pris et le refus de mettre en doute les grandiloquences auto-congratulatoires des autorités (avec preuves à l'appui) qui sévissent dans le journal de référence, Le Monde, et dans d'autres médias français…….Bilingual Documenting and Exposing of the Biased Character of French Media, Including its Newspaper of Reference, Le Monde
2007/05/09
2007/05/08
Ce n'est pas tant la gauche qui a abandonné ses certitudes que la droite qui a réussi à se débarrasser du fardeau historique dont on l'a chargée
À bien y réfléchir, les électeurs de gauche qui déplorent la défaite de leur championne devraient plutôt s'en réjouir.In the best French commentary I have read on the election, Thierry Wolton says that with Nicolas Sarkozy, the French have ended the demonisation of the French right started under World War II by the communists in alliance with …Charles de Gaulle's gaullists!
L'histoire, c'est connu, est écrite par les vainqueurs. Selon ce principe, la droite française dans son ensemble a été déclarée coupable de collaboration, de pétainisme, par la mémoire dominante de l'époque, modelée en la circonstance par les gaullistes et les communistes qui, pour des raisons différentes, ont cherché à faire porter la responsabilité de ce qui s'était passé sur cette seule famille politique. La raison en est simple, au sortir de la guerre, les gaullistes avaient besoin des communistes pour asseoir leur légitimité politique quand le PCF voulait incarner le parti de la résistance pour mieux faire oublier sa collaboration à l'ombre du pacte germano-soviétique des années 1939-1941.
L'entente tacite gaullo-communiste qui est née de cette convergence d'intérêt a donné le ton à l'histoire, imprégnant notre conscience collective jusqu'à faire intégrer à la droite, en son for intérieur, sa responsabilité passée quand son comportement général en ces années noires ne fut pas, au fond, plus coupable que celui de la gauche. Les communistes, puis les socialistes lorsqu'ils s'allièrent au PCF pour accéder au pouvoir, ont instrumentalisé cette mauvaise conscience de la droite. Fasciste, collabo, pétainiste furent pendant plus d'un demi-siècle les pires injures politiques que l'on pouvait proférer, disqualifiant ceux à qui elles s'adressaient. Pour ne pas prêter le flan à cet opprobre, la droite a longtemps mis sous le boisseau ses valeurs. L'itinéraire de Jacques Chirac, son comportement offrent de bons exemples de cette démarche. Et c'est ainsi que la droite finit par avoir peur même de son ombre.
… Avec un président qui s'affirme dans ses valeurs et qui devrait maintenant mener la politique pour laquelle il a été élu, le pays peut trouver l'aplomb qui lui a si longtemps manqué, quand le tempo de la vie démocratique était donné par une gauche sûre d'elle-même et dominatrice, au point d'avoir réussi à enfermer le camp adverse dans ses complexes. À l'occasion de cette élection, ce n'est pas tant la gauche qui a abandonné ses certitudes que la droite qui a réussi à se débarrasser du fardeau historique dont on l'a chargée.
2007/05/06
2007/05/05
Plantu a continué sa diabolisation de Sarko jusqu'aux derniers jours de la campagne
2007/05/04
"Il faut voter SR pour sauver le PS"
Hemming and hawing in a front page editorial, Le Monde's Jean-Marie Colombani ends up by coming out for Ségolène in order (see last two paragraphs) to …save the Socialist Party! (Since this would allow le PS to reinvent itself…)
Most Le Monde readers have already shown their partisanship, but as one of them says,
Most Le Monde readers have already shown their partisanship, but as one of them says,
Je n'ai jamais rien lu d'aussi révolutionnaire. En appelant à l'élection de Royal pour permettre la réinvention (sic) du PS, JMC prend la France et les français pour le laboratoire de ses délires. Que le PS et ses fossiles se modernisent seuls sans leur présenter la France en offrande. Les jeux de la gente Rive Gauche n'amusent qu'eux même. Organisez vous une garden party à Versailles pour un évènement royal.Or to quote U2, Folks, you can't make this shit up. It's a French Socialist mindset sputtering away on all cylinders.
2007/05/01
Le Scandale Bidon de la Banque Mondiale
Le Wall Street Journal révèle ce que le reste de la presse ne nous dit pas sur cette prétendue "affaire de népotisme" que le quotidien appelle "un scandale bidon" qui est en vérité un guet-apens contre Paul Wolfowitz.
1) Alors que des accusations de népotisme circulent depuis janvier 2006 (!), ce n'est bizarrement que plus de quinze mois plus tard, quand George W Bush doit rencontrer Barroso et Merkel pendant un sommet dont un des sujets est …la Banque Mondiale, que le (supposé) scandale éclate.
2) En fait, il s'avère que quand il est devenu président de la BM, Paul Wolfowitz a immédiatement averti le conseil de tous les détails de sa relation avec Shaha Riza et essayé de se récuser ; et que tout ce que PW a fait (ou pas fait) sur ce sujet depuis a été sur les conseils voire sur les ordres du comité d'éthiques.
3) Précisément : les mêmes membres du conseil d'administration qui attaquent "Wolfie" aujourd'hui l'avaient assuré au début de sa présidence de ne pas se faire du souci quant à l'affaire Shaha Riza, ce qui suggère que ces membres, hypocrites, avaient l'intention de monter un putsch depuis le début (et n'attendaient que le moment propice). Le WSJ explique que les vraies raisons de ces satrapes ne sont pas les principes immortels ; "leurs résultats sont cotés non par le nombre de gens qu'il aident à sortir de la pauvreté mais par la somme d'argent qu'ils distribuent. M. Wolfowitz a bouleversé ce statut quo en mettant le focus sur les résultats, et surtout sur la corruption qui mine le développement et gâche les aides internationales."
4) Enfin, selon le WSJ, "le véritable scandale de la Banque Mondiale est que les ennemis de M. Wolfowitz se fichent pas mal de l'Afrique. … Leur vraie priorité est de contrôler le portefeuille et les à-côtés de la banque." En effet, "Les pays européens donateurs veulent qu'il donne sa démission, tandis que les Africains qui sont les clients principaux de la BM veulent qu'il reste."
1) Alors que des accusations de népotisme circulent depuis janvier 2006 (!), ce n'est bizarrement que plus de quinze mois plus tard, quand George W Bush doit rencontrer Barroso et Merkel pendant un sommet dont un des sujets est …la Banque Mondiale, que le (supposé) scandale éclate.
2) En fait, il s'avère que quand il est devenu président de la BM, Paul Wolfowitz a immédiatement averti le conseil de tous les détails de sa relation avec Shaha Riza et essayé de se récuser ; et que tout ce que PW a fait (ou pas fait) sur ce sujet depuis a été sur les conseils voire sur les ordres du comité d'éthiques.
3) Précisément : les mêmes membres du conseil d'administration qui attaquent "Wolfie" aujourd'hui l'avaient assuré au début de sa présidence de ne pas se faire du souci quant à l'affaire Shaha Riza, ce qui suggère que ces membres, hypocrites, avaient l'intention de monter un putsch depuis le début (et n'attendaient que le moment propice). Le WSJ explique que les vraies raisons de ces satrapes ne sont pas les principes immortels ; "leurs résultats sont cotés non par le nombre de gens qu'il aident à sortir de la pauvreté mais par la somme d'argent qu'ils distribuent. M. Wolfowitz a bouleversé ce statut quo en mettant le focus sur les résultats, et surtout sur la corruption qui mine le développement et gâche les aides internationales."
4) Enfin, selon le WSJ, "le véritable scandale de la Banque Mondiale est que les ennemis de M. Wolfowitz se fichent pas mal de l'Afrique. … Leur vraie priorité est de contrôler le portefeuille et les à-côtés de la banque." En effet, "Les pays européens donateurs veulent qu'il donne sa démission, tandis que les Africains qui sont les clients principaux de la BM veulent qu'il reste."
2007/04/30
Métaphore de l'Amérique de Deubeliou?
Brutalité et prolifération sont les maîtres mots de ce film dans lequel des menaces terrifiantes évoquent l'état du monde depuis la chute des tours.
Soupir…
(D'autres critiques de films immortellement lucides…)
2007/04/27
Sputtering with Indignation, Western Europeans Stand Up for Human Rights in Poland (after fiddling about for 50 years)
- "Another myth was that European governments, which now praise Solidarity as the movement that precipitated the collapse of the communist system, were right behind the movement" writes Judy Dempsey in the International Herald Tribune. "There were always 'ifs' and 'buts' or 'maybes' or 'let's wait and see," said Gienek Smolar (Europe Responds with More Sophistication and Better Understanding than the Trigger-Happy Cowboys Do…)
- 'The French left declined all support because it itself was too close to the former Soviet Communist Party. The French right did not want to foster instability anywhere in Europe. As for German leaders, they feared that a political explosion in Poland would undermine their efforts at détente with the Kremlin, which they believed was crucial for establishing closer ties with Communist East Germany. "The West European governments were concerned with the stability. They did not want Poland to rock the boat," says [Gienek Smolar], who when living in exile in London had helped garner international support for Solidarity.' ("The West European governments were concerned with the stability", not peace nor justice)
- "As for freedom, the Polish mind-set on Western Europe had been indelibly marked by considerable hesitation there to openly support the Solidarity trade union's rebellion against Communist rule in 1981. No joke, an Austrian speaker recalled, but his country's labor officials didn't recognize Solidarity until 1989!" (The Poles refuse to define a European future that could ever be in opposition to the Americans)
- Krauthammer's conclusion is that the European Left's "concern for human rights turns out to be nothing more than a useful weapon for its anti-Americanism" [against America as well as against Washington's allies!] (It would be a misreading of Europe's elites to see anti-American complaints as isolated gripes which can be overcome through patient dialogue)
- The death penalty, an insulting cartoon, a Berlin exhibit on European expulsees, everything is Poland's fault. "Poland's relations with the Union have become more complicated since last spring's formation in Warsaw of a coalition between conservatives, populists, and the far right." (It's All Poland's Fault)
- "Isn't that depressing! Isn't that sad? All those lucid, intelligent, humanistic, pacifist, reasonable groups (like the former communists), wanting to wake the Poles up to the reality of the US war, and those apathetic beings, not listening to them." (The Devil Is in the Details: How to Turn a Neutral Story into an Entirely Anti-American Article)
Update 2: A Polish émigré weighs in:
…it does not strike you as odd that the people who rush to the side of "justice" were once very happy to forsake justice because we were not proving their social theories correct. It bothers you not at all that the people defending Geremek did not defend him twenty years ago. It bothers me very much, because seventy years ago, these same people "defended" us. I do not want this defense again.
Let me offer some quotes that to me are very telling:"His moral authority, his commitment to Europe, his fight for freedom have made (Geremek) a figure symbolic of Europe and its values," Douste-Blazy said.M. Douste-Blazy, Geremek's moral authority was established decades ago. You chose to ignore it until it served your purposes to attempt to harm Poland. I am not impressed.French presidential candidate Segolene Royal urged Poland in the affair "to conform to the European Union's democratic values," which she described as "not negotiable."Au contraire, Mdm. Royal, these values have always been very negotiable. When the Germans and Russians signed an agreement to bypass Poland with a gas pipepline through the Baltic, where were our French "friends?" Is M. Putin conforming to the EU's "democratic values?" When Poland was fighting to keep an agreement regarding representation in the EU from being arbitrarily changed by France and Germany, where were your "democratic values?" They are as ephemeral as the French "offensive" in 1939.
…If Poland is to survive in the EU in anything but a subservient role to the French-German axis (or should I say the Vichy-Nazi Axis), it cannot allow hostile neighbors to intervene in its attempts to shed the political turpitude which is a direct consequence of the cowardice those neighbors showed (and in the case of the Germans, far worse) when we could have most used courage.
…the attitudes of individuals must have made an impact on subsequent positions after the Cold War. I suggest that based on the feelings of those people with whom I spoke at that time, who would be contemporaries with those who now denounce Poland, this is not a new sentiment. It was disdain before, and it is disdain now. The rhetoric has adjusted to support current interests. Its hostility to Poland itself is unchanged.
2007/04/24
Le décret en préparation exprime le fantasme « Big Brother »
Pointing out that "even George W Bush's America and its post-September 11 Patriot Act have never contemplated such rules" (now that, in France, shows how bad it is!), Philippe Jannet asks whether the French state is trying to kill the Internet in France and charges that a Big Brother bill is underway that would allow the authorities to stock all kinds of personal information, from pseudonyms and passwords to payment details and credit card numbers…
Le monde multipolaire se développe sans nous demander notre avis et sans correspondre à nos schémas
While Tony Blair says he has absolutely no plans of ever becoming president of the European Commission, Hubert Védrine tells Daniel Vernet that
Védrine goes on to say that
Sounding profoundly principled, Védrine states that he is thinks that France's anti-American consensus is "threatened" and that he is "opposed" to certain tendencies on the right ("and even sometimes on the left", how horrid) to go "in the other direction." The man who invented the term "hyperpower" while foreign minister (meaning that for whatever situation is being discussed, Uncle Sam is automatically in the wrong) evokes "the most insidious threat" as well as an "ingenious and dangerous vision", for which he has invented a term, Irrealpolitik.Le fil conducteur de politique étrangère de la Ve République depuis que de Gaulle l'a reformulée vers 1966-1967, avec les inflexions liées à la personnalité de chaque président de la République et, dans quelques cas, à la personnalité des ministres, c'est l'idée d'une autonomie de décision. L'idée que la France a sa propre politique étrangère. C'est là-dessus qu'il y a consensus. Ce n'est pas évident pour les Américains et pour certains de nos partenaires. Cela suppose une autonomie de pensée.
… Depuis que nous sommes sortis de la guerre froide, il a fallu repenser la politique étrangère française. La France estime avoir le droit, dans certains cas, de contrer la politique américaine. D'avancer ses propres propositions sur l'avenir de l'Europe, sur l'organisation du monde, etc. Même si, sur chaque point d'application concret, sur les rapports entre réalisme, démocratie, et droits de l'homme, il y a des différences, voire des clivages, à l'intérieur de la gauche comme de la droite.
Védrine goes on to say that
Dans le discours français, il est implicite que, parmi les pôles, il y a une Europe forte et, au sein de cette Europe forte, une France très influente. Or le monde multipolaire se développe sans nous demander notre avis et sans correspondre à nos schémas !
2007/04/05
En France, il n'y a pas de médias qui traitent l'information correctement sur les Etats-Unis
explique Nicolas Lecaussin à Carine Martinez de France-Etats-Unis.Il n'y a pas de médias pro-américains [en France,]
Il ne faut pas oublier que nous sommes le seul pays à avoir publié une revue consacrée uniquement à l'anti-américanisme, Empire. Un autre exemple, je trouve une revue distribuée gratuitement dans le métro, qui s'appelle "Voyage Pratique", qui est censée donner des conseils sur le voyage, et j'y trouve un éditorial anti-américain à propos des passeports biométriques en accusant les Américains de ne pas vouloir nous donner des passeports pour aller là-bas alors que c'est la faute, tout le monde le sait, des syndicats de l'imprimerie nationale qui ont refusé de perdre le monopole pour la délivrance de ces passeports. Il n'y a pas de médias qui traitent l'information correctement sur les Etats-Unis. Il y a deux mois, j'ai vu dans le Figaro un article qui comparait Guantanamo à un goulag. C'est une insulte aux victimes du goulag, c'est comme si on l'avait comparé à Auschwitz, je pense que ce serait une insulte aux victimes d'Auschwitz. Le goulag était un camp de concentration et d'extermination, où des millions de personnes sont mortes exterminées, massacrées, mortes de faim, de froid au fond de la Sibérie. Quand on voit un article du Figaro faire cette comparaison, on peut se demander quel est le degré d'honnêteté de nos journalistes.
2006/10/24
En France, la plupart des journalistes ont intériorisé des règles qui se fixent et qui font que les choses dérangeantes, on n'en parle pas
écrit Eric Hazan dans Le Monde.On peut dire que plus un organe de presse ou un média est aux ordres de l'oligarchie dirigeante, plus il emploie d'euphémismes
Je pense qu'il y a une intériorisation de la censure. Il n'y a pas de censure au sens habituel du terme. Mais la plupart des journalistes ont intériorisé des règles qui se fixent et qui font que les choses dérangeantes, on n'en parle pas ou en utilisant le langage que j'ai essayé de décrire dans mon livre, la LQR, qui aplatit, anesthésie, qui crée le consensus.
Courrier des Lecteurs
Pierre Derouche (citoyen français):
en économie à l'université de Perpignan):
Noter que, dans les cas de ces autres lecteurs (mais Solé, lui, ne semble pas s'en apercevoir), la lettre "acide" de JLC sert en fait de réponse qui met les points sur les I et qui expose le fond du problème ("La France devrait se mobiliser à l'ONU pour demander que soient appliqués des quotas dans l'attribution des prix Nobel reflétant plus justement la diversité culturelle dans le monde" [ou aux States] est vraiment la seule bonne réponse à Françoise Guérard), et logiquement, donc, JLC aurait dû avoir le dernier mot…
I am opposed to Turkey’s entering the European Union and I have much sympathy for the numerous Armenians [in France] who have become more French than the Duponts and the Durands. But what does the PS [Socialist Party] think it is doing in seeking to punish as criminals those who refuse to admit the existence of a genocide against the Armenians? Why not also punish those who deny the mass crimes of Stalin, Mao or Pol Pot (and they are numerous)? Why not also fine or send to prison those who have dared to claim that no plane crashed into the Pentagon in September 2001? When will our representatives begin treating us as adults? We are old enough to research subjects of this nature ourselves and to form our own opinions. It is in guaranteeing that the necessary documentary evidence is available – both for and against a given proposition – that we will make democracy work, not by threatening heretics.Jean-Louis Caccomo (maître de conférences
en économie à l'université de Perpignan):
Il a belle allure, le déclin américain, périodiquement annoncé (souhaité ?) par nos intellectuels en lutte... La France devrait se mobiliser à l'ONU pour demander que soient appliqués des quotas dans l'attribution des prix Nobel reflétant plus justement la diversité culturelle dans le monde. Mais les astrophysiciens, chimistes, biologistes ou économistes du monde entier qui veulent travailler sérieusement (avec des moyens réels) et librement (en toute indépendance, car une science manipulée n'est plus une science), où trouvent-ils meilleur asile si ce n'est aux Etats-Unis ?It is nfortunate that the letters amount to tokens. Noter, en effet, que les remarques de JLC sont qualifiées, par Robert Solé, d'"acides", alors que les lettres de lecteurs se plaignant de l'absence de Prix Nobels "afro-américains" ou se désolant d'un abus minime de la langue française sont présentées telles quelles, sans adjectifs dénigrants voire d'adjectifs descriptifs du tout. Le fait que les infos sur la cuvée 2006 au profit des Etats-Unis ait fait "bondir" "plusieurs lecteurs" et les ait fait réagir avec leurs litanies antiaméricaines habituelles n'est pas plus mis en doute ou qualifié d'"acide" — voire de "débile". (Les intellectuels et leur audience nationales savent décidément toujours quelles sont les grandes causes du moment et quels sont les grands problèmes contres lesquels militer !).
Noter que, dans les cas de ces autres lecteurs (mais Solé, lui, ne semble pas s'en apercevoir), la lettre "acide" de JLC sert en fait de réponse qui met les points sur les I et qui expose le fond du problème ("La France devrait se mobiliser à l'ONU pour demander que soient appliqués des quotas dans l'attribution des prix Nobel reflétant plus justement la diversité culturelle dans le monde" [ou aux States] est vraiment la seule bonne réponse à Françoise Guérard), et logiquement, donc, JLC aurait dû avoir le dernier mot…
2006/10/13
Le Palais de la BD à la Conciergerie
Erik Svane et Dan Greenberg dédicaceront leur nouvel album au Palais de la BD ce weekend.
Lire le résumé et voir un extrait de l'album…
2006/09/13
Dédicace Fnac Saint Lazare
Erik Svane et Dan Greenberg dédicaceront leur album à la Fnac Saint-Lazare aujourd'hui 13 septembre à partir de 17h.
Lire un extrait…Synopsis: À 32 ans, Léonardo est un des artistes les plus réputés d'Italie, menant une vie foisonnante, s'adonnant allégrement aussi bien à la peinture qu'à des inventions en tous genres.
Jusqu'au jour où le Vatican découvre avec enthousiasme les machines de guerre novatrices imaginées par le jeune Florentin. En effet, il se trouve qu'au Saint-Siège se prépare dans le plus grand secret une nouvelle Croisade — la première en 250 ans — dont on confie le commandement au charismatique Général Scharano.
Le Vatican décide aussitôt de se servir des fameux engins inventés par Léonardo afin de mettre à bien son expédition... Ce qui n'enchante pas vraiment l'inventeur au caractère irrévérencieux...
2006/09/08
D'un côté on leur reproche de jouer aux gendarmes du monde, de l'autre, de ne pas agir avec la responsabilité et la diligence de gendarmes du monde
…on a beau tourner le sujet dans tous les sens, le seul problème du monde, c'est les Etats-Unis. Les USA fournissent des armes à Israël, "déstabilisent" le Moyen-Orient en dérangeant les dictateurs qui y vendaient paisiblement leur pétrole, et parallèlement, restent froids et inactifs devant les "bonnes" catastrophes (comprendre, celles qui n'ont pas d'effet sur le prix de l'essence. Ceci dit sans matérialisme aucun, bien sûr.) Bref, ça ne va jamais. D'un côté on leur reproche de jouer aux gendarmes du monde, de l'autre, de ne pas agir avec la responsabilité et la diligence de gendarmes du monde. Un reportage édifiant sur la tragédie du Darfour expliquait les atermoiements des Etats-Unis sur ce dossier, donc leur responsabilité sur les centaines de milliers de morts de ce génocide. L'opposition de la Chine et de la Russie à l'ONU? Aucun reproche. L'inertie de la France, grande donneuse de leçon devant l'éternel sans avoir l'excuse d'être déjà engagée en Irak? Le reportage n'en parlera pas. Un seul pays est sur la sellette, toujours le même.Stéphane s'attaque à McDonald's, aux quartiers pauvres de Los Angeles, à l'embargo (non un blocus) de Cuba, et à d'autres aspects de l'antiaméricanisme en France…
De toutes façons, face au moindre événement géopolitique, chacun trouvera toujours le moyen d'expliquer que les Etats-Unis sortent grands gagnants. N'importe quelle aventure n'est que l'occasion d'étendre l'American Way of Life ou de récolter des dollars. Leur richesse ne peut s'expliquer par autre chose que la malhonnêteté, l'exploitation et le pillage d'autres pays. Les multinationales tentaculaires font la loi dans le tiers-monde, avec la complicité de l'appareil d'Etat américain.
…Jamais il ne viendra à l'esprit que l'Amérique fonctionne parce qu'elle repose sur des règles différentes, et meilleures, et que son succès vient de là. Une telle perception est intolérable pour un socio-démocrate, dressé depuis l'enfance à penser qu'il n'existe pas de meilleure conception de l'Etat et de la société que la sienne.
Si quelqu'un fait mieux en faisant différemment, il y a forcément une arnaque quelque part. A défaut de la trouver, on l'inventera; et au passage, on décriera, critiquera, méprisera de façon hautaine tout ce que l'autre arrive à réussir.
…Plus que jamais, l'antiaméricanisme reste d'actualité en Europe, peu importe les démonstrations contradictoires qui peuvent lui être apportées. La réalité n'a aucune prise sur le phénomène, tout simplement parce qu'il est nécessaire à la survie du système.
2006/07/05
Les Européens ne comprennent pas grand-chose à ce qui se passe en Russie, en Chine, dans le monde arabe ou africain, en Israël, ou même aux Etats-Unis
…ce serait une erreur de ramener cet affrontement [la guerre contre le terrorisme] entre quelques milliers de terroristes et, d'autre part, le monde occidental et la plupart des régimes arabo-musulmans modérés, à une affaire d'énergie. C'est évidemment secondaire dans la démarche d'Al-Qaida, et je ne crois pas que cela ait joué un rôle essentiel dans la guerre en Irak. Si les Etats-Unis avaient été préoccupés par cette seule question, ils auraient fait modifier le régime des sanctions de l'ONU contre Saddam Hussein, et ils auraient facilement obtenu de ce dernier un quasi-monopole de l'accès au pétrole irakien.There are things that even France's former foreign minister can not deny. Among the things that Védrine has to admit is the fact of Europeans' self-obsession (and their concomittant inability — and unwillingness — to understand anything beyond their own borders):
Les Européens ont du mal à le comprendre, mais il est vrai qu'ils sont devenus tellement ingénus, ils croient tellement que ce sont leurs croyances actuelles qui sont normales, alors qu'ils ne sont que 500 millions sur 6,5 milliards d'habitants, qu'ils ne comprennent pas grand-chose à ce qui se passe en Russie, en Chine, dans le monde arabe ou africain, en Israël, ou même aux Etats-Unis.Dans le chat modéré par Constance Baudry, Védrine termine en disant qu'
aujourd'hui, tout le langage de la politique étrangère a repris les formules qui étaient celles de la gauche naguère : paix, communauté internationale, coopération, multilatéralisme, prévention des conflits, etc [et qu'une] vision des années 1990 (communauté internationale, grands sommets de l'ONU, etc.) était une illusion d'optique. Il nous faut une politique plus réaliste et plus active.
2006/07/04
Dans le doute, le silence est d'or
Le nom du New York Times
fait plus que jamais figure d'épouvantail dans le pays républicain profond.Personne ne s'étonnera qu'avec des expressions comme "un ton carrément menacant", Corine Lesnes parvient à donner une vision a priori négative et des États-Unis en général et des conservateurs en particulier — sans parler de la liberté de la presse — dans son article du Monde sur la presse américaine. Or, la première phrase dément tout à fait la vision horrifique d'une Amérique zombie à genox devant Fox News.
Aux Etats-Unis, l'une des activités préférées des militants conservateurs est d'attaquer la presse "de gauche" — soit tous les médias, de leur point de vue, à l'exception de la chaîne de télévision Fox News.Ce que confirme bien ce que nous avons écrit par le passé sur la chaîne et sa (manque relative de) popularité. Relire surtout l'article de Stéphane.
Des lecteurs ont été choqués que Le Monde reprenne [une scène de ménage du ministre des affaires étrangères], révélée par Le Canard enchaîné. Nicole Truffaut (Compiègne), par exemple, dénonce "un article de concierge, fait de ragots de bas étage, sur la vie privée du ministre".Entretemps, nombre de lecteurs ont écrit au médiateur du Monde pour se plaindre du traitement de Philippe Douste-Blazy.
"Le ton perfide de cet article m'a profondément déplu. Je l'ai trouvé humainement blessant et intellectuellement peu convaincant."Et à Robert Solé d'entonner un
Où s'arrête la légitime information des citoyens ? Où commence le voyeurisme ? Un événement privé ne mérite de figurer dans Le Monde que dans deux circonstances : s'il a une incidence sur la vie publique ou s'il est indispensable pour connaître la personnalité d'un dirigeant.Très bien. Mais les indignations des uns et les mea culpa des autres ne sont nullement le genre d'attitude qui est souvent prôné lorsqu'il s'agissait de traiter du manque de connaissances internationales de Bush ou de son pretzel avalé de travers la gorge. Voilà un "événement privé" qui mérite de figurer dans Le Monde ; voilà qui n'est aucunement "des ragots de bas étage" (loin de là) , voilà qui est, au contraire "intellectuellement" trés "convaincant". Et pour cause : là, il s'agit des Ricains (ou de leurs leaders) qu'il convient de fustiger à tout moment!
La règle ne s'applique pas mécaniquement. Chaque cas appelle une évaluation. Mais, dans le doute, le silence est d'or.
2006/06/21
Fête de la Liberté dimanche prochain
Erik (entre Pierre et Marine) et Dan à Genève pour le 10ème anniversaire des éditions Paquet
2006/06/13
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