Révélations sur le politiquement correct, les partis pris et le refus de mettre en doute les grandiloquences auto-congratulatoires des autorités (avec preuves à l'appui) qui sévissent dans le journal de référence, Le Monde, et dans d'autres médias français…….Bilingual Documenting and Exposing of the Biased Character of French Media, Including its Newspaper of Reference, Le Monde
2008/07/05
Le genre d'infos que Le Monde ne nous raconte pas…
2008/06/12
Le donneur d'organes n'était pas mort
Imagine-t'on les hurlements qui auraient éclaté si un tel scandale se serait déroulé aux USA?! Or, ça se passe en Europe, et donc il n'est que normal que l'on soit… équivoque (!), que l'on se lance dans des débats philosophiques (!), que l'on dise aux médecins "Bravo" (!) et que l'on traite les éditeurs du Monde de criminels (!). Dans le monde des deux poids deux mesures, gageons que dans le prochain "scandale" impliquant les Yankees, il n'y aura pas grand monde pour faire de la philo ou s'insurger contre "la pire presse à scandale".…les chirurgiens pouvant pratiquer les prélèvements d'organes n'étaient pas immédiatement disponibles. Lorsqu'ils arrivent au bloc, leurs confrères pratiquent le massage cardiaque depuis une heure et trente minutes, sans résultat apparent. Mais au moment même où ils s'apprêtent à opérer, les médecins ont la très grande surprise de découvrir que leur patient présente des signes de respiration spontanée, une réactivité pupillaire et un début de réaction à la stimulation douloureuse.
But the scandal happened to happen in a country with a health system that someone like Michael Moore — not to mention the French/European élites themselves — would present as an archetype model (or the closest thing to that) in contrast to the outrageous, heinous, and scandal-ridden national shame of the United States; and so, instead, Jean-Yves Nau begins his article by treating his Le Monde readers to an unimpassioned, passive, non-alarmist, philosophical debate.
C'est une affaire aux frontières de la vie et de la mort. Un dossier qui suscite émotion et réflexion chez les professionnels de la réanimation médicale et chez les responsables chargés de la bioéthique. Qui les oblige à se demander quels critères objectifs permettent de dire à partir de quand un malade sur lequel on pratique une réanimation peut être considéré comme un donneur d'organes. Sachant que ces organes, une fois greffés, permettront de prolonger l'espérance de vie d'autres malades.
2008/06/04
Le Jour J : Le rêve d'un Français prend réalité
2008/06/03
Une seule question, toute simple…
Les Ricains et leurs adversaires dans années 1950 : Plus ça change…
Au final, l'Amérique n'en sort pas grandie : Frank souligne les inégalités fondamentales entre Blancs et Noirs, entre riches et pauvres. Mais il revendique avant tout sa subjectivité. … le livre fait sensation. Ou plutôt scandale : la critique dénonce un brûlot antiaméricain.À comparer avec le livre de François Fejtö, qui vient de succomber :
Il doit y avoir une leçon dedans (ne nous demandez pas laquelle, mais ça doit avoir avec les deux poids deux mesures)…Dans les années 1950, son Histoire des démocraties populaires avait été accueillie avec suspicion car jugée trop critiquée de l'URSS.
2008/05/26
Hiroshima Mon Amour : l'anti-américanisme rend aveugle
Il est navrant de constater, dans votre article à sensation (Hiroshima : ce que le monde n’avait jamais vu), que vos journalistes écrivent n’importe quoi, après un minimum de recherches, ou, pour faire sérieux, citent de soi-disant experts, qui n’en connaissent guère plus.
Le Monde a commis une erreur, qui n'en commet jamais ? Ce qui est impardonnable pour un journal qui a des prétentions à être une référence sérieuse, c'est sa partialité. Les articles donnent systématiquement le point de vue qui est celui de la "pensée unique" sur la politique internationale ou les sujets de société. A cet égard, la précipitation sur un sujet susceptible de mettre en cause les Etats-Unis, n'est pas étonnante.
D'autres preuves incontournables de la lucidité française ainsi que de leur amitié indéfectible pour les Américains
De cette pensée (ô combien lucide), on est en droit de se demander ce qu'en diraient les Hongrois, les Estoniens, les Polonais, les Roumains et d'autres qui eurent (semble-t'il) la chance d'avoir des gouvernements communistes tout en n'ayant pas l'horrible malchance d'être dominés par les Américains… Cela dit, il est possible que résister est une chose moins difficile à faire en démocratie ou avec une superpuissance démocratique à ses côtés que dans un état communiste ou dans une organisation dominée par le Kremlin…cette confidence [que lui fit] Georges Pompidou, avant les négociations de Grenelle, selon laquelle il préférerait "être simple fonctionnaire d'un gouvernement communiste que premier ministre d'une France dominée par les Américains".
2008/05/01
Le Monde: created in 1944 on the orders of General Charles de Gaulle to be the "conscience of France"
created in 1944 on the orders of General Charles de Gaulle to be the "conscience of France".Le Monde Watch had more details during the 60th anniversary of the daily whose motto is: "Indépendant depuis sa création".
That vow ["I will present the full information. I will force them to read me!"] is made by the first director of Le Monde as he is given the mission to create a newspaper of reference worthy to represent France abroad.Huh? "Is given"? "The mission"? "To create" not a newspaper but "a newspaper of reference"? "Worthy" not to bring the news but "to represent France abroad"? What's going on here?!…
Over the years, the French newspaper culture has been relatively weak compared with that in some other countries — 181 of 1,000 people subscribe to newspapers in France compared with 371 in Germany and 274 in the United States, according to figures from the World Association of Newspapers, based in Paris.
2008/04/18
Avant tout, l'OTAN est un modèle qui séduit ; le modèle russe, s'il y en a un, ne séduit guère
Marie Jégo's surprisingly good article on why Russia is afraid of NATO is somewhat marred by the reactions of Le Monde readers… (The nasty Americans — those big simple children — are out to get …the Kuril Islands!).A Kiev, comme à Tbilissi, l'adhésion à l'OTAN est en revanche perçue par les équipes au pouvoir comme un arrimage à l'espace démocratique du Vieux Continent. La candidature à l'Alliance ne garantit pas la démocratie, mais les critères à remplir en vue de l'adhésion sont des instruments pour la mettre en oeuvre, en premier lieu dans l'armée. Dans ce domaine, l'Ukraine et la Géorgie sont à mille lieues de la Russie. Leurs unités ne voient plus les bizutages mortels qui sont le lot de l'armée russe. Leurs appelés ne connaissent plus les corvées de patates ou les réquisitions pour aller construire la villa d'un supérieur hiérarchique. Avant tout, l'OTAN est un modèle qui séduit. Le modèle russe, s'il y en a un, ne séduit guère.
Les hommes en épaulettes du Kremlin devraient s'interroger. Pourquoi donc les anciens vassaux de Moscou montrent autant d'empressement à quitter l'espace commun de sécurité ? Pourquoi, comme le rappelle Anatoli Grytsenko, l'ex-ministre de la défense d'Ukraine, "les candidats se pressent à la porte de l'Otan et non pas à celle de l'Organisation du traité de sécurité collective", le pacte militaire de l'aire postsoviétique ?L'effet est dévastateur. Plus la Russie montre les dents, plus l'envie est grande à la périphérie de rejoindre l'OTAN.
Totalement étrangère à toute idée de séduction, l'élite russe ne peut guère raisonner autrement qu'en termes de rapports de force, d'embargos, de chantages, de menaces. C'est la ligne qui a prévalu pendant les deux mandats de Vladimir Poutine, de 2000 à 2008. Nostalgique de l'URSS, le président russe, issu du KGB, ne pouvait penser autrement.
Aveus discrets du journal Le Monde
JC Durbant évoque les chiffres et les statistiques sur lesquels se basent les journalistes du journal de "référence"…
2008/04/12
Vraisemblablement excessif
écrit Philippe Bolopion dans un article du journal Le Monde sur les enjeux politiques des bilans des morts de guerres.En Irak, les chiffres les plus alarmistes (plus d'un million de morts, selon Opinion Research Business, un institut de sondage britannique) sont dix fois supérieurs aux estimations conservatrices
En Irak, le CRED a évalué le bilan, jusqu'en juin 2006, entre 120 000 et 130 000 morts et estime que l'étude très controversée publiée par The Lancet souffre de deux handicaps : l'engagement contre la guerre de certains de ses auteurs et l'absence de contrôle de la qualité des données recueillies sur place par des équipes irakiennes.…Comment savoir qu'un échantillon est représentatif ? Ou qu'un "sondé" n'exagère pas le nombre de morts dans sa famille, pour discréditer l'occupant ou recevoir plus d'aide ?
2008/04/04
Cinq ans de guerre en Irak
Cinq ans après le début de la guerre en Irak, c'est devenu un lieu commun de dire que l'offensive est un échec — au sein des médias dominants et de leurs éditorialistes périphériques, en tous cas. Rien n'est plus faux.La guerre des Etats-Unis en Irak, et par extension, le Président Bush, ont été exposés au feu de la critique peu après le début de la première, en mars 2003. Quelques citations saillantes, prononcées l'année précédente, furent rapidement oubliées:
"Nous savons depuis de nombreuses années que Saddam Hussein cherche à acquérir et à développer des armes de destruction massive." — Sénateur Ted Kennedy, 27 septembre 2002.
"Il est clair (...) que s'il n'est pas contenu, Saddam Husseim continuera à améliorer ses capacités à livrer une guerre bactériologique et chimique, et continuera à tenter de développer des armes nucléaires." — Sénatrice Hillary Clinton, 10 octobre 2002.
"Nous savons qu'il a aménagé des caches secrètes d'armes bactériologiques et chimiques à travers son pays." — Al Gore, 23 septembre 2002.
Nous pourrions continuer longtemps. Bien d'autres ont tenu des propos similaires. A l'époque, l'idée qu'il fallait "faire quelque chose" à propos de l'Irak était largement suivie, cela va sans dire. Les parlementaires poussèrent même Bush à hausser le ton. Ensuite, à l'automne 2002, le Congrès autorisa Bush à entrer en guerre.
Ce n'est que plus tard, fin 2003 et début 2004, alors que les sondages montrèrent un soutien populaire en train de s'éroder, que bon nombre de ces politiciens de premier plan, qui avaient fait des harangues sur la guerre et voté pour elle au Congrès, firent brusquement volte-face. Cet épisode est un des plus honteux revirements politiques de l'histoire des Etats-Unis.
Les adversaire déclarèrent soudain que la guerre était une imposture, qu'ils ne l'avaient soutenue que parce qu'ils avaient été dupés par des renseignements falsifiés, que les Etats-Unis n'auraient jamais dû renverser Saddam, que les Irakiens s'en sortaient mieux avec lui au pouvoir qu'à travers une occupation américaine...
En clair, la guerre en Irak n'en valait pas la peine. Mais, à tous les égards, ils se sont trompés.
Les données sur la guerre n'étaient pas falsifiées; pratiquement tous les services de renseignement étrangers importants, dont, entre autres, ceux de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni, étaient persuadés que Saddam Hussein aspirait à la possession d'armes nucléaires et biologiques — des armes de destruction massive.
Plus encore, les liens entre Saddam et al-Qaeda, malgré les récents rapports cherchant à établir le contraire, étaient clairs. Il toléra ouvertement la présence d'Ansar al-Islam, un mouvement affilié à al-Qaeda, au nord de l'Irak. Il accueillit Abu Musab al-Zarqawi les bras ouverts avant que la guerre ne commence. Ses services d'espionnage rencontrèrent Mohammed Atta, le chef de la cellule d'al-Qaeda en charge des attentats du 11 septembre, des mois avant qu'il n'attaque les Twin Towers. Oussama ben Laden écrivit même une fameuse lettre à Saddam dans les années 90, appelant à l'aide.
Comme le dit Tom Kean, vice-président du Comité d'enquête sur le 11 septembre et ancien gouverneur du New Jersey, "il n'y avait aucun doute dans nos esprits quant à une relation entre l'Irak et al-Qaeda."
De nombreux bénéfices concrets ont été obtenus en chassant Saddam du pouvoir — aucun d'entre eux n'étant, au passage, lié au "Sang pour du pétrole", ce slogan mensonger et diffamatoire tant répété par la gauche [et par les pays étrangers n'ayant pas participé à la guerre] pour ternir l'effort de guerre américain.
Par exemple, Mouammar Kadhafi, le tyran lybien, abandonna ses recherches nucléaires quelques semaines après que les Etats-Unis eurent renversé Saddam. Est-ce une coïncidence? [On peut sans doute classer dans la même catégorie la fameuse et soudaine "suspension" temporaire des recherches nucléaires iranienne en 2003, suggérée par un rapport des services secrets américains — NdT.] La Syrie retira ses troupes du Liban, un pays qu'elle avait brutalisé pendant des décennies. Des élections suivirent. L'Irak et l'Afghanistan eurent droit à des élections équitables, pendant que l'Arabie Saoudite, l'Egypte et même la Syrie reconnurent des mouvements démocratiques. La Corée du Nord accepta soudainement de discuter.
Aucune arme de destruction massive n'a été trouvée, dit-on?
Au contraire, les troupes américaines ont découvert plus de 500 armes de destruction massives en Irak [Parmi les ADM retrouvées, des ogives creuses usinées spécialement pour recevoir des substances chimiques au lieu d'explosifs — NdT]. C'est vrai, les soldats n'ont pas déniché d'arme nucléaire opérationnelle, mais les inspecteurs des Nations Unies ont mis la main sur une foule d'équipements et de plans montrant que l'Irak avait travaillé pour en élaborer une — et avait l'intention de recommencer.
Ce sont des faits. Et en voilà encore d'autres:
L'Irak est aujourd'hui une économie florissante. De 2002 à 2006, dernière année pour laquelle les données sont disponibles, le PIB par habitant a augmenté de 110%.
Avant la guerre, 833'000 personnes disposaient d'un téléphone. Aujourd'hui, elles sont 9.8 millions. Moins de 5'000 personnes avaient accès à Internet sous le règne de terreur de Saddam; aujourd'hui, elles sont 250'000.
Il n'y avait aucune chaîne de télévision privée sous Saddam; aujourd'hui, l'Irak en compte plus de 50. Il y a au moins 260 quotidiens et magazines en Irak contre aucun au temps de Saddam. Avant la guerre, 1.5 millions de voitures étaient répertoriées; en 2005, il y en avait 3.1 millions.
Bref: à travers à peu près n'importe quelle mesure objective choisie, les Irakiens s'en sortent bien mieux aujourd'hui que lorsqu'ils ployaient sous le joug de Saddam. Ceux qui réfutent cette affirmation se font des illusions, pour le moins.
Et plus aucun sbire de Saddam ne vient enlever des gens de leurs foyers pour les abattre ou les emporter, hurlants, dans des séances de torture.
Selon certaines estimations, 50'000 personnes mouraient chaque année des campagnes génocidaires de Saddam, de ses épurations ethniques et de ses meurtres politiques. L'année dernière, au plus fort du "surge", il y eut 18'000 morts chez les civils — la plupart infligés par les terroristes.
Aujourd'hui, la démocratie irakienne naissante, bien qu'imparfaite, semble robuste. Un regard récent sur l'Index de la Liberté Politique classe l'Irak au quatrième rang au Proche-Orient, sur un total de 20 pays. Ceux qui qualifient la guerre "d'échec" doivent redéfinir ce terme.
Depuis que la stratégie de "surge" a commencé il y a un an, presque tous les indices de violence sont en baisse, et en baisse sérieuse: les victimes civiles ont baissé de 80% par rapport à leur plus haut niveau; les attaques ennemies, de 40%; les attentats à la bombe, de 81%.
Certes, les victimes américaines s'approchent des 4'000 [Le cap de 4'000 a été dépassé depuis, comme chacun sait suite à la célébration de l'événement par les médias — NdT]. Et la mort de chaque soldat courageux est une tragédie. Mais les Etats-Unis ont perdu bien plus d'hommes le seul jour du Débarquement.
En 2007 — largement pointé l'été dernier par les médias comme la "pire" année depuis le début de la guerre — 901 soldats américains perdirent la vie en Irak. A titre de comparaison, durant l'administration Clinton, une moyenne de 938 soldats américains sont morts chaque année au sein de l'armée. L'idée selon laquelle l'armée américaine subirait des pertes excessives est fausse et trompeuse. Ceci est la guerre la moins sanglante de l'histoire.
Jusqu'ici, le gouvernement américain a dépensé 500 milliards de dollars pour cette guerre, moins de 1% du Produit Intérieur Brut sur les cinq dernières années. Malgré tout, avec cet argent, l'histoire du Moyen-Orient a été façonnée dans une nouvelle direction, donnant aux populations locales une chance de se libérer des chaînes de la tyrannie et de vivre dans des démocraties paisibles. Al-Qaeda a été sérieusement frappée, ses chef clef abattus et les sympathisants du mouvement terroriste démoralisés.
Les Etats-Unis n'ont pas eu à souffrir d'une seule attaque terroriste majeure depuis le 11 septembre — sans aucun doute en partie parce que les Américains ont montré qu'ils donnaient la mesure une fois attaqués. Tout aussi important, la diplomatie internationale s'est désormais recentrée sur la menace nucléaire que font peser les Etats-voyous, une nouvelle attitude qui pourrait bien sauver l'Occident.
Pas si mal pour une guerre impopulaire. Les Démocrates peuvent bien proposer un retrait total de toutes les troupes américaines, comme Barack Obama l'a dit, mais les Américains semblent davantage se tourner du côté du Président Bush. Il a appelé au maintien des forces américaines en Irak jusqu'à ce que la guerre soit complètement gagnée. Nous lui donnons raison.
2008/03/18
Affrontements sanglants entre la population tibétaine et les communistes occupant le pays? Fustigeons les touristes capitalistes…
On peut compter sur Robert Solé pour écrire un billet sur le Tibet avec de l'ironie et de la bile dont le message essentiel est de fustiger non les autorités communistes mais… les riches (plus spécifiquement, les touristes capitalistes)…Une coupe de champagne aux lèvres, les touristes, chinois comme étrangers, pourraient observer aussi avec intérêt les affrontements sanglants entre la population tibétaine et la police d'occupation. Malheureusement, ce train de rêve, doté sans doute de vitres à l'épreuve des balles, n'entrera en service que le 1er septembre prochain. Le spectacle sera peut-être terminé.
Déjà du temps de Mao et de Staline, c'était le même principe en jeu, ce pourquoi on s'abstenait de *trop* les critiquer (contrairement aux Américains)…
Pendant ce temps, les éditeurs du Monde 2 hebdomadaire semblent pétrifiés d'admiration devant les espaces démésurés des bâtiments construits à la gloire de la dictature communiste, comme le Palais du Peuple à Pékin…
Nouvelle mise à jour : Robert Solé persiste et signe dans Le Monde en parlant de "ce conflit ridicule à propos du Tibet".
2008/03/16
"Pas de PREUVE de lien DIRECT entre Saddam et Al-Qaida” devient “Le Pentagone avoue discrètement qu’il n’y avait pas de lien entre Saddam et Al-Qaida”
Le diable est, dit-on, dans les détailsécrit JC Durbant: en évoquant, entre autres, l'article Le Pentagone avoue discrètement qu’il n’y avait pas de lien entre Saddam Hussein et Al-Qaida paru dans Le Monde.
Démonstration, à la veille du 5e anniversaire de la libération de l’Irak, avec ce nouveau petit joyau de désinformation dans la dépêche AFP du jour du quotidien de révérence d’hier qui n’a bien sûr jamais entendu parler de Zarqaoui, formé dès les années 90 en Afghanistan par Al Qaeda même, ou de Mougnieh ou des camps d’Ansar Al islam soutenus par Saddam dans le nord de l’Irak dès décembre 2001, soit avant même l’invasion alliée.
Et qui, s’appuyant sur ABC dont il se contente de traduire un ou deux extraits bien choisis, commence par évacuer, sans parler du mot “preuve”, un petit mais crucial adjectif de son titre: le fameux “direct” (”il n’y avait pas de preuve de lien direct entre Saddam Hussein et Al-Qaida” devenant ainsi: “Le Pentagone avoue discrètement qu’il n’y avait pas de lien entre Saddam Hussein et Al-Qaida”).
(Plus prudent ou moins pressé, Le Figaro se limite, lui, à l’évacuation du “preuve”: “un rapport publié mercredi par le Pentagone établit avec certitude qu’il n’y avait aucun lien direct entre le régime de Saddam Hussein et le groupe terroriste al-Qaida.”)
Se retrouvent ainsi passé à l’as, les passages sur (en plus des primes et prises en charge des familles de ses recrues) l’activité non “privilégiée” mais notoire de formation, pour tout le Moyen-Orient et notamment Israël, de terroristes-suicide à la voiture piégée ou à la ceinture de dynamite.
2008/03/15
Traduction durcie à profit idéologique
Cette rumeur semble plus que fondée par la traduction de l'article sur les élections espagnoles écrit par Javier Moreno, directeur d'El País. Dans le sous-titre (de la version papier du Monde) de l'article, s'étonnera-t'on de voir des a prioris anti-droite pro-gauche ?
La droite revancharde a perdu les élections.Seul problème : la version originale, plus nuancée, ne disait rien de tel. ("Après le 9 mars , le Gouvernement et le PP ont devant eux des tâches colossales. Le premier doit corriger ses erreurs et apprendre à écouter les critiques; le deuxième, effacer des vices franquistes et s'assimile à ses collègues européens".)
Reste aux socialistes à définir leur projet pour le XXIe siècle.
Ne pourrait-on pas dire de quelque parti d'opposition que ce soit (même de gauche) qu'il est revanchard ? Ne pourrait-on évoquer "leur projet pour le XXIe siècle" pour n'importe quel parti, même de droite, même un parti d'opposition (de droite ou de gauche) ?
Bien sûr. Mais comme d'habitude chez Le Monde, c'est la droite qui est teintée de négativité, voire diabolisée, alors que la gauche est portée aux nues.
Ce n'est pas la première fois que des traducteurs "activistes" — à moins que ce ne soit une décision prise par les rédacteurs juste avant la parution du papier (cela me semble plus crédible mais cela revient au même) — veuillent "améliorer" les articles étrangers qu'ils publient dans le quotidien de référence…
Par ailleurs, La Bannière Étalée donne des exemples très concrets de papiers de journalistes du Monde qui semblent avoir été plutôt objectifs à l'origine mais qui auraient été "améliorés" — à profit idéologique (plutôt que pour des raisons déontologiques ou factuelles) — avant la parution du journal.
Mise à jour :
Aux dernières nouvelles, la page des réactions — qui contenait un commentaire similaire (quoique raccourcie) du post que vous êtes en train de lire — de cet article était étrangement "introuvable".
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Mise à jour nº 2 :
Apparemment, ce sont toutes les pages de réactions du Monde qui sont (momantanément?) indisponibles. Pour citer Robert Marchenoir,
C'est en effet assez caractéristique de la mesquinerie du Monde.fr et de son mépris envers ses lecteurs.Mise à jour nº 3 :
Tout comme la limite de longueur, qui n'a aucun sens dans le monde numérique.
Idem pour leurs méthodes marketing d'abonnement payant. J'en ai acheté un une fois, pour voir. Outre que les règles sont incompréhensibles, quand vous essayez de vous désabonner, on tente de vous en dissuader par tous les moyens.
Bonne nouvelle : les pages réaction sont visibles de nouveau…
2008/03/10
"Ingrid m'a demandé ce que je faisais avec les trois Américains, puisque c'étaient les ennemis des FARC"
Martin Sombra [ancien geôlier des FARC] a enseigné des rudiments d'espagnol aux trois Américains capturés en 2003. "Ils m'ont bien eu. Ils me disaient sanavebitch (son of a bitch, "fils de pute") et je croyais que cela voulait dire montagne. Après j'ai su", raconte le guérillero. Il riait tellement avec les "gringos" que les politiques ont fini par être jaloux. "Ingrid m'a demandé ce que je faisais avec eux, puisque c'étaient les ennemis des FARC", dit-il.
Je le repète : je ne demande pas mieux qu'on me donne une raison, deux raisons, des tas de raisons, de ne pas y croire et de croire plutôt à l'histoire d'Ingrid la martyre et de l'histoire d'Ingrid la battante. Dites-le moi, alors, que j'ai tort de faire preuve de sceptisme, je ne demande qu'à y croire, je le repète, je ne demande qu'une chose — c'est de croire à l'histoire d'Ingrid la martyre.…"El problema fue que los políticos se pusieron celosos porque a mí me gustaba sentarme a hablar mierda con los gringos y me daba la noche con la barriga adolorida de reírme de ellos. Íngrid me llamó y me hizo el reclamo. Me dijo que qué hacía yo con esos gringos, que si acaso ellos no eran los enemigos de nosotros (Farc)." — Martín Sombra alias Helí Mejía, ancien geôlier des FARC
2008/02/29
Communism Has Only Killed 100 Million People…
In Jean Birnbaum's interview of Jean-Claude Milner, the philosopher (?) states that Marx's economic doctrines "entirely" deserve the interest they are currently regaining — this in spite of the fact that, as Milner himself acknowledges, the "great thinker" had nothing but contempt for matters as diverse as the State, suffrage, the institutions, powers, the right of law (just about anything, really, that had to do with… the functioning of a state and a nation!, something you come to realize as the list starts reading like Monty Python's What have the Romans ever done for us?). Milner adds that although Lenin's "improvisations" in statesmanship led to catastrophe, they happened to be nothing if not "brilliant".
…"rien que de la critique hautaine"! Isn't this the reason — the real reason — that Marx is so beloved by the Left in the Western world?Je serai le premier à soutenir que les doctrines économiques de Marx méritent entièrement le regain d'intérêt dont elles bénéficient. Mais est-ce là l'essentiel ? Je ne le crois pas. Pour la politique, on ne peut pas passer sous silence le prix que Marx a dû payer pour se détacher de Hegel : l'absence de toute réflexion véritable sur les institutions. Sur l'Etat, sur le suffrage, sur les pouvoirs, sur le droit, rien que de la critique hautaine. C'est pourquoi il a fallu que Lénine improvise - brillamment, certes, mais l'improvisation dans ces domaines est interdite : elle a conduit à la catastrophe.
As David R Henderson recalls from his youth in The Joy of Freedom, a
former communist told us of his intense resentment of the fact that he was smart and had nothing, while the rich were dumb and had a lot. "That," he said "was how I became a Marxist. I hated the rich." We were shocked. We had thought that virtually all intellectuals came to their views via their intellect, not via their resentments … His route to Marxism was a very common one. "The number of people who become Marxists by reading Marx," I still remember him saying, "can be counted on the fingers of one hand."
2008/01/10
Toutes les Réactions des Abonnés du Monde.fr Vouées à la Disparition
En réagissant à cet article, vous autorisez la publication de votre contribution, en ligne et dans les pages du MondeLecteurs du journal Le Monde,
Ce mot pour que vous sachiez que toutes vos réactions en ligne aux articles du journal Le Monde ne sont d'aucune importance (ou alors à peine une importance fugace) et sont vouées à disparaître à tout jamais. Sachez, en effet, que vos commentaires — quel que puisse être (ou non) leur degré d'importance et/ou de constructivité — n'ont pas vocation à rester où que ce soit dans le blogosphère. Les décideurs du journal (ou de son site web) ont tout simplement décidé (après les quelques jours de lecture gratuite) de leur disparition.
Dans la plupart des articles de journaux anglo-saxons, allemands, etc, où le lecteur (abonné ou non) a un espace à la fin d'un article pour y exprimer son avis, son (mé)contentement, son (dés)accord, ou tout simplement un détail ou un point qui semble avoir été omis dans le papier, volontairement ou non (et cette réaction, contrairement au journal Le Monde, le lecteur étranger peut l'écrire sans cet obstacle qui semble purement gratuite, d'un maximum de deux interventions avec un maximum de 500 signes (!) chacune), ils resteront sur la page à tout jamais.
Déjà, les lecteurs français n'avaient pas les mêmes privilèges. Jusqu'à présent, même quand l'article du Monde devenait payant après quelques jours, la page URL originale d'un article donné du journal — avec sont texte au complet — restait, ainsi que la page URL — à part (si le sujet s'y prêtait, il pouvait y en avoir deux, trois, jusqu'à dix pages URL, parfois) — des commentaires pour ledit article. Ce n'était en aucune façon une situation idéale — loin de là (personne, mis à part le lecteur qui avait eu la chance de noter la page URL à quelques jours de son apparition, ne saurait jamais retrouver les commentaires) — mais au moins le lecteur avait la sensation de savoir que, quelque part sur la toile, sa contribution demeurait.
Tout ça (c'est à dire, ces miettes envoyées aux lecteurs), c'est (ou cela semble) terminé.
Seules les paroles immortelles des penseurs ô combien lucides du journal de référence ont la vocation d'être à jamais présentes sur le web. Point les réactions ou les critiques que leurs papiers ont suscité. En effet, qu'importe le fait que ces — médiocres — abonnés (et lecteurs) de Le Monde aient pris le temps d'écrire leurs avis quand on sait les hauteurs auxquelles évoluent les membres de l'élite sine qua non des journalistes et des penseurs français…
2007/12/03
Le Bruiteur de graviers
Le terroir et la tradition aident à expliquer pourquoi les bruiteurs de gravier français sont reconnus parmi les professionnels du cinéma comme les meilleurs au monde…