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2008/03/18

Affrontements sanglants entre la population tibétaine et les communistes occupant le pays? Fustigeons les touristes capitalistes…

Une coupe de champagne aux lèvres, les touristes, chinois comme étrangers, pourraient observer aussi avec intérêt les affrontements sanglants entre la population tibétaine et la police d'occupation. Malheureusement, ce train de rêve, doté sans doute de vitres à l'épreuve des balles, n'entrera en service que le 1er septembre prochain. Le spectacle sera peut-être terminé.
On peut compter sur Robert Solé pour écrire un billet sur le Tibet avec de l'ironie et de la bile dont le message essentiel est de fustiger non les autorités communistes mais… les riches (plus spécifiquement, les touristes capitalistes)…

Déjà du temps de Mao et de Staline, c'était le même principe en jeu, ce pourquoi on s'abstenait de *trop* les critiquer (contrairement aux Américains)…

Mise à jour : les meurtres de masse de la Chine communiste, qu'importe ; non, la seule raison qui pousse quelqu'un comme Serguei à s'intéresser au destin du Tibet, c'est l'imagination (fertile) qui voit (horreur!) l'argent sale des capitalistes occcidentaux (!) liée d'une manière ou d'une autre (?!) à l'invasion chinoise du pays montagneux en 1950 et à la répression qui s'est ensuivi pendant six décennies…

Pendant ce temps, les éditeurs du Monde 2 hebdomadaire semblent pétrifiés d'admiration devant les espaces démésurés des bâtiments construits à la gloire de la dictature communiste, comme le Palais du Peuple à Pékin…

Nouvelle mise à jour : Robert Solé persiste et signe dans Le Monde en parlant de "ce conflit ridicule à propos du Tibet".

2008/03/16

"Pas de PREUVE de lien DIRECT entre Saddam et Al-Qaida” devient “Le Pentagone avoue discrètement qu’il n’y avait pas de lien entre Saddam et Al-Qaida”

Le diable est, dit-on, dans les détails
écrit JC Durbant: en évoquant, entre autres, l'article Le Pentagone avoue discrètement qu’il n’y avait pas de lien entre Saddam Hussein et Al-Qaida paru dans Le Monde.
9/11 Saddam poster (iraq)Démonstration, à la veille du 5e anniversaire de la libération de l’Irak, avec ce nouveau petit joyau de désinformation dans la dépêche AFP du jour du quotidien de révérence d’hier qui n’a bien sûr jamais entendu parler de Zarqaoui, formé dès les années 90 en Afghanistan par Al Qaeda même, ou de Mougnieh ou des camps d’Ansar Al islam soutenus par Saddam dans le nord de l’Irak dès décembre 2001, soit avant même l’invasion alliée.

Et qui, s’appuyant sur ABC dont il se contente de traduire un ou deux extraits bien choisis, commence par évacuer, sans parler du mot “preuve”, un petit mais crucial adjectif de son titre: le fameux “direct” (”il n’y avait pas de preuve de lien direct entre Saddam Hussein et Al-Qaida” devenant ainsi: “Le Pentagone avoue discrètement qu’il n’y avait pas de lien entre Saddam Hussein et Al-Qaida”).

(Plus prudent ou moins pressé, Le Figaro se limite, lui, à l’évacuation du “preuve”: “un rapport publié mercredi par le Pentagone établit avec certitude qu’il n’y avait aucun lien direct entre le régime de Saddam Hussein et le groupe terroriste al-Qaida.”)

Se retrouvent ainsi passé à l’as, les passages sur (en plus des primes et prises en charge des familles de ses recrues) l’activité non “privilégiée” mais notoire de formation, pour tout le Moyen-Orient et notamment Israël, de terroristes-suicide à la voiture piégée ou à la ceinture de dynamite.