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2010/04/16

La folle hystérie anti-pédophile qui perdure depuis quelques années et où l'on voit de la pédophilie partout

Encombrante Emilie. Sa vérité d'hier rassurait. Elle désignait un mal et un coupable de ce mal. Celle d'aujourd'hui dérange tous ceux qui se sont empressés de la croire.

…Comment en est-on arrivé là ? L'affaire Loïc Sécher se présente comme bien des dossiers d'agressions sexuelles. Pas de preuves, pas d'ADN, mais la parole d'une accusatrice contre celle d'un accusé. Entre les deux, la cour et les jurés doivent choisir.
Suite à l'article de Pascale Robert-Diard sur Loïc Sécher, victime d'une erreur judiciaire (les jurés avaient "reconnu Loïc Sécher coupable et [l'avaient] condamné à seize ans de réclusion criminelle" il y a neuf ans pour viols et agressions sexuelles sur mineure) un lecteur du Monde réagit ainsi :
Tant que ceux qui détruisent des vies par leurs accusations mensongères ne seront pas inquiétés par la justice, ça continuera.
Tandis qu'un autre lecteur pose la question suivante :
Combien d'affaire de ce genre vont finir par sortir d'ici quelques années, après la folle hystérie anti-pédophile qui perdure depuis quelques années et où l'on voit de la pédophilie partout? Combien d'enfants devenus adultes et qui vont regretter des déclarations fausses faites sous pression d'adultes pressés de condamner quelqu'un? Combien d'innocents en prison qui attendent un signe, un revirement? Cette histoire n'est peut-être que le début d'une longue série...
Le pire dans l'article, c'est peut-être que (en tout cas au début) Pascale Robert-Diard semble plus plaindre les jurés que la (vraie) victime :
C'est à eux que l'on pense, au moment où la commission de révision des condamnations pénales va se prononcer sur le sort de Loïc Sécher. Parce que, bien davantage que les magistrats professionnels qui les entouraient, ces jurés pourraient être chacun d'entre nous.

2010/04/13

"Obsession" Polonaise ?!

Suite à l'accident d'avion qui a décapité le gouvernement polonais près de Katyn, les préceptes du journal Le Monde n'ont guère beaucoup évolué depuis la sortie du film de Andrzej Wajda.
Katyn. Tragédie polonaise, douleur polonaise, obsession polonaise, désormais dupliquée.
Dans un article de Sylvie Kauffmann, il appelle la position de la Pologne par rapport aux crimes de Katyn il y a 70 ans une obsession polonaise.
Si les arbres de Katyn pouvaient parler, ce qu'ils diraient serait à peine croyable.
Dans un autre article, Les arbres de Katyn, Franck Nouchi ne mentionne jamais la culpabilité (ni même la responsabilité) des soviétiques, mais se contente de renvoyer la propagande des Nazis et des Soviets dos à dos (les uns accusant les autres de la tragédie), en suggèrant — entre autres, dans la toute dernière phrase — que seuls les arbres peuvent connaître la vérité…

"Obsession polonaise" ? Pourquoi obsesssion ? Lorsqu'il s'agit de crimes communistes, en parler rèvèle d'obsession et d'autres manquements psychologiques…

Lorsqu'il s'agit des Américains et/ou de leurs alliés, là, soudain, il ne faut pas oublier, il ne faut jamais oublier…

Par exemple : Après 1989, on permet – par compassion — aux leaders communistes renversés des pays de l'Europe de l'Est de partir à la retraite. Pinochet, par contre, il faut le poursuivre jusqu'à la fin de sa vie.

Pinochet a fait 3000 victimes en 17 ans. Au XXe siècle, les communistes ont tué une centaine de millions (dont 21000 en l'espace de quelques semaines à Katyn). Mais la chasse aux sorcières par rapport à un Chilien sénil est brave, courageux, et noble, basé sur des principes "humanistes" — comme l'est la dénonciation, interminable, du sort des Indiens et des Noirs aux USA (bien moins d'un million de morts).

Alors que la position des Polonais par rapport aux crimes communistes, n'est qu'une espèce "d'obsession" qu'ils feraient mieux, "dans l'intérêt de tous", d'oublier…

Ce qui résume peut-être le mieux la situation (volontairement ou non), c'est une phrase dans l'article de Sylvie Kauffmann :
"Couronnement du pacte (germano-soviétique) Molotov-Ribbentrop", selon l'intellectuel Adam Michnik, Katyn est au coeur de l'identité polonaise pour avoir reflété, aussi, l'ambivalence de la gauche européenne à dénoncer les crimes de Staline.
À L'Insolent de conclure :
Paris demeure aussi donc la capitale de l'eau tiède, du soviétisme mou et du communisme impuni.