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2014/07/30

Rendre la vie misérable pour les conducteurs, c'est le résultat escompté de la politique des fonctionnaires


Le trafic s'aggrave pendant les heures de banlieue? Les nids de poule de l'hiver dernier ne sont toujours pas remplis? Vous ne comprendez pas pourquoi les pistes cyclables sont soudainement devenues si importantes?
Tels sont les questions des citoyens ordinaires recensées par Mark Tapscott dans le Washington Examiner.
Plus de 90% des Américains dépendent de leurs voitures et camions personnels pour se rendre au travail tous les jours. Mais de nombreux responsables gouvernementaux à tous les niveaux semblent déterminés à rendre la vie misérable pour les conducteurs.

Ils ne le diront pas dans ces mots exacts, mais c'est ce que beaucoup de fonctionnaires, y compris en particulier les bureaucrates responsables du zonage, des transports, et de l'agence de développement économique, entendent être le résultat de leurs politiques.

Allez là où nous vous le disons et quand nous vous le disons

Pourquoi? Pour que les employés laissent leur voiture à la maison et prennent les transports en commun. Cela justifie de plus gros budgets pour les bureaucrates et plus de personnel.

Voilà le vilain secret au cœur de la politique de transport … C'est pourquoi 1 dollar des impôts de l'autoroute aux USA sur 4 est effectivement dépensé, selon la Fondation du patrimoine, sur "les métros, les tramways, les bus, les pistes cyclables, les chemins de nature, et l'aménagement paysager."

Les bureaucrates adorent les transports en commun parce que les transport en commun vont là où ils veulent qu'ils aillent et quand ils veulent qu'ils y aillent. Les bureaucrates détestent les voitures et les camions privés parce que les conducteurs, plutôt que les bureaucrates, décident où aller. Ça s'appelle le contrôle du gouvernement contre la liberté individuelle.

Et si on dépensait les fonds de la route sur… les routes? 

Le Highway Trust Fund devrait faire face à un déficit $58.000.000.000 au cours des quatre prochaines années, selon le Congressional Research Service. L'augmentation de la taxe fédérale sur l'essence, et peut-être même une imposante taxe de banlieue par mile, sont les «solutions» favorisées entre démocrates libéraux et les défenseurs dans la bureaucratie de «croissance intelligente».

La meilleure solution du point de vue de la 90 + % des Américains qui voyagent dans les véhicules particuliers est d'arrêter de dépenser 1 dollar des impôts sur les transports en commun sur 4 et de commencer à dépenser ces dollars sur la réparation des autoroutes existantes et des ponts existants, qui en ont cruellement besoin.

Loi sur l'habilitation des transports

Quatre républicains, les sénateurs Mike Lee (R-Utah), Ted Cruz (R-Texas), Marco Rubio (R-Floride), Pat Roberts (R-Kansas), et Ron Johnson (R-Wisconsin), sont derrière une loi de parrainage sur les transports qui ferait exactement cela.
(Maintenant vous comprenez pourquoi il y a un tel besoin de diaboliser les membres du parti républicain et les membres de la Tea Party, tant aux USA qu'en France.)
Cela permettrait également aux fonctionnaires d'État et locaux une plus grande liberté de dépenser des fonds routiers de toute urgence sur les projets de la route les plus nécessaires à la place de métros, des bus et des pistes cyclables.

 … Pensez-y: Qu'est-ce qui rendra le trajet du matin et du soir plus facile et plus sûr : dépenser des fonds de la route sur plus de routes et sur de meilleures routes, ou sur plus de pistes cyclables?

2014/07/28

Louis de Funès, qui aurait 100 ans aujourd'hui, critiquait la gauche pour ses "rires aux dépens des autres, des rires tristes, à pleurer"

Today would be the 100th birthday of Louis de Funès, the comic French movie star who in 1971 criticized leftist humor as being "at the expense of others [and causing] sad, weeping laughter."
Le Monde : Savez-vous que des jeunes considèrent votre comique sans cible politique comme démobilisateur et donc favorable à l'ordre etabli?


Louis de Funès : Ce sont des isolés et je demande à voir leur photo ! Etre de gauche, c'est une mode, comme les cheveux longs. Le rire, lui, dure. Il est innocent. Je ne vois pas comment on peut aller lui chercher des sens cachés. … nous on est l'antidote. Et qu'on ne me dise pas qu'ils rient en Union Soviétique ou dans les pays communistes ! Des pièces comiques, il n'y en a pas lourd …

Le Monde : Un nouvel humour apparaît, très critique. Qu'en pensez-vous?

Louis de Funès : Ah oui! le rire de gauche pour cafés-théâtres, comme Romain Bouteille, ce sont des rires aux dépens des autres, des rires tristes, à pleurer, je n'aime pas ça. Ils arrachent tout, ils jettent tout aux ordures sans rien reconstruire. …

2014/07/20

Le premier ministre de l'Estonie : Serait-il opportun de livrer des armes sophistiquées à la Russie en ce moment?


Interviewé par Alain Salles et Yves-Michel Riols, le nouveau premier ministre estonien, Taavi Roivas a, comme le ministre polonais des affaires étrangères, "exprimé son inquiétude au sujet de la livraison des navires de guerre Mistral par la France à la Russie". (Pendant ce temps, on est en droit de se demander si de nombreux lecteurs du Monde peuvent afficher de la fierté en ce qui concerne leur défence de la Russie couplée de mépris pour les pays baltes ainsi que pour l'Europe de l'est.)
 … la France doit-elle renoncer à la livraison des deux navires de guerre Mistral à la Russie ?

La livraison de ces navires aurait clairement un impact négatif sur la sécurité de la région. C'est inquiétant pour nous, je mentirais si je disais le contraire. Je ne suis pas convaincu qu'il serait opportun de livrer des armes sophistiquées et de très haute technologie à la Russie en ce moment.

En avez-vous parlé avec le président Hollande ?

Je lui ai dit que cela est préoccupant pour nous, car ces navires renforceraient les moyens militaires de la Russie. Certes, ce contrat n'a pas été conclu au cours des derniers mois, nous essayons de comprendre la position française. Je tiens cependant à rappeler que la France a beaucoup contribué à notre sécurité régionale en participant à des missions de surveillance aérienne de l'OTAN au-dessus des pays baltes et nous lui en sommes reconnaissants. Je sais aussi que la France continue à être attachée à la défense collective des pays membres de l'OTAN.

Avez-vous l'impression que Moscou instrumentalise les minorités russes dans les pays baltes pour déstabiliser la région ?

Il n'y a pas de motifs pour que cela puisse se faire. Je pense que les Russes vivant en Estonie [un quart de la population est russophone] sont satisfaits de leur sort, ils n'ont pas envie d'être « sauvés » par qui que ce soit ! Ils savent que le niveau de vie en Estonie est supérieur à celui en Russie, qu'il s'agisse des salaires, des retraites ou de la protection sociale. Je ne pense pas qu'ils aient envie d'échanger leurs euros contre des roubles. D'autres aspects influencent aussi leur attitude, comme le fait de vivre dans un pays de l'UE, où il existe une totale liberté.

Rappelons qu'il y a deux pétitions contre la vente des Mistrals à Moscou :

2014/07/17

Flashé à 157 km/h au lieu de 90, le conseiller général PS est relaxé

Il n'y a pas que le Président de la République (ou son chauffeur) qui peut dépasser allégrement la limite de vitesse de (la bagatelle de) 30 à 50 km/h — voire quasiment la doubler. Il y a aussi les conseillers généraux, tels celui du canton de Houeillès.
Le 8 janvier dernier, [Francis Da Ros] avait été flashé par les gendarmes
nous rapporte La Dépêche.
Sans doute pressé, l’homme circulait à une vitesse de 157 km/h sur un axe limité à 90 km/h.   Convoqué devant le tribunal de police, l’élu a été représenté par son avocat qui s’est employé, dans sa plaidoirie, à démontrer que le procès-verbal établi par les gendarmes comportait une erreur assez notoire.
(…) Le ministère public, convaincu par les arguments de la défense a plaidé lui aussi pour la nullité du procès-verbal en raison d’un problème de localisation. Le tribunal a donc fini par accéder aux demandes des deux parties et a donc prononcé la relaxe du conseiller général du canton de Houeillès, également président du Sdis. Il s’est par ailleurs vu restitué son véhicule. Il risquait la saisie de son véhicule ainsi qu’une amende de 1 500 €.

2014/07/16

Les prix des billets de TGV augmentent et l'heure est au désamour relatif entre les Français et la SNCF


L' édito du Monde :
« LE TGV, C'EST LA FRANCE »

 … Si la SNCF gagne encore de l'argent avec son TGV, il n'est plus la « machine à cash » qu'il a été. Et le cercle vicieux s'est enclenché. Les prix des billets de TGV augmentent. A l'heure du covoiturage et du transport low cost, les trains se remplissent un peu moins, l'heure est au désamour relatif entre les Français et leur bolide ferroviaire.

Camille Drouet :
  • « Un état de délabrement jamais vu » pour les experts mandatés par la justice
Le 25 juin, les experts sollicités par les magistrats en charge de l'enquête ont remis leur rapport, qui constitue une charge très lourde contre la SNCF et sa politique de maintenance. Leurs conclusions ont été rendues publiques lundi 7 juillet par le procureur de la République d'Evry, à quelques jours de la date anniversaire de la catastrophe.

Les ingénieurs Michel Dubernard et Pierre Henquenet, experts à la cour d'appel de Douai, évoquent « un état de délabrement jamais vu ailleurs ». Le document souligne que « le processus ayant abouti à la désagrégation complète de l'assemblage s'est étalé sur plusieurs mois et a concerné l'ensemble de l'appareil de voie incriminé sur lequel ont été relevées plus de deux cents anomalies ».

Ces anomalies, précisent-ils, « étaient connues de la SNCF ou de ses agents, sans pour autant qu'il y soit remédié de façon adéquate ». Les experts ajoutent que le passage de Brétigny-sur-Orge « est connu des services techniques de la SNCF comme une zone à risque », ce qui « aurait logiquement dû conduire (...) à une surveillance accrue, et surtout adaptée ».

Selon Michel Dubernard et Pierre Henquenet, c'est donc bien un défaut de maintenance qui a conduit à l'accident. L'accumulation de négligences a fini par fragiliser une structure extrêmement sollicitée par le passage des trains « pour aboutir à une situation de ruine latente ». « L'armement a péri par fatigue, vibrations, battement, défauts de serrage, usure, etc. Tous dommages relevant de la qualité de la maintenance »,  écrivent-ils.

Le rapport atténue cependant la responsabilité des agents, en qualifiant les prescriptions de maintenance de la SNCF comme « complexes, parfois difficiles à interpréter et à appliquer par des hommes de terrain (...) et de toute évidence impossibles à mettre en œuvre de façon cohérente ».

Il appartient désormais aux juges d'instruction d'établir les responsabilités de l'exploitant Réseau ferré de France et de la SNCF, qui devaient réagir dans l'après-midi.

2014/07/01

Réjouissez-vous, les Français : vous l'avez, ce président américain dont vous rêviez—celui qui s'attaque aux sales capitalistes et aux banquiers véreux


Dans un éditorial intitulé "BNP Paribas face au dollar roi", Le Monde, pourtant de gauche, ne semble pas être heureux de voir des banquiers être punis d'avoir triché avec l'argent dans leurs coffres. Il faut dire que la banque est française et que l'amende est une amende record de près de 9 milliards de dollars.
Il ne sert à rien de dénoncer sur le mode incantatoire l’impérialisme monétaire américain. Il faut avoir la volonté politique – notamment en Europe – de lui faire pièce, si l’on peut dire. 
Ailleurs dans le quotidien de référence, Anne Michel nous apporte son papier, "La première banque française se met de fait sous tutelle des Etats-Unis" :
LOIS AMÉRICAINES EXTRATERRITORIALES

 Il s'agit d'un assujettissement, de fait, de BNP Paribas à la supervision américaine et, au-delà, de la reconnaissance explicite du caractère extraterritorial des lois américaines, qui s'appliquent à tous, y compris à travers l'utilisation du dollar. Un point qui fait l'objet de critiques de la part des dirigeants politiques européens, inquiets des conséquences juridiques pour les grandes entreprises européennes, qui manipulent quotidiennement la devise américaine.

Dans "Le dollar, tyran indétrônable de la scène internationale", Isabelle Chaperon ajoute :
Ce déchaînement de la justice américaine, sur fond de tensions géopolitiques, fait apparaître le billet vert comme le cheval de Troie de l'Oncle Sam. « Cette affaire va laisser des traces », pronostiquait Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, sur BFM TV le 10 juin ; « les entreprises vont avoir un intérêt à réaliser le plus possible d'opérations dans d'autres monnaies » que le dollar.

« J'étais récemment en Asie et en Amérique latine. Beaucoup de clients se demandent s'ils doivent basculer leurs transactions dans une autre devise que le dollar et comment faire. C'est le grand sujet de conversation », dit Régis Monfront, directeur général délégué de Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (Cacib).
Dites donc, Messieurs et Mesdames les Français, ce n'est pas l'Amérique (ou le ministère de justice) de Bush qui fait cela ("accélérer son enquête sur les autres banques européennes soupçonnées d'avoir violé les embargos américains"), c'est l'Amérique d'Obama.

Comme dit le dicton, il faut se méfier de ce que l'on souhaite, on risque de l'obtenir.

Les Français voulaient un président américain ultra-respectueux des lois, ils l'ont eu.

Les Français voulaient une Amérique gentille (comme eux) et non interventionniste, ils l'ont eu — comme en témoignent la Crimée, la Syrie, la mer de Chine, etc… (Poutine, Assad, Téhéran, et Pékin se félicitient eux aussi, croyez-moi (et comment!), de la présence d'Obama à la Maison Blanche.)

Les Français voulaient un président anti-capitaliste, qui augmente tant les dépenses de la sécu que les armées de bureaucrates aux États-Unis, tout en se battant contre les affreux capitalistes et les banquiers véreux. Eh bien, ils l'ont eu aussi.

Cela dit, les partis pris meurent difficilement : On notera que nulle part l'édito du Monde ou Anne Michel évoquent le nom de cet "ami" de la France inestimable, Barack Obama.

2014/06/23

Six ans après l'élection d'Obama, tout ce qui ne va pas, tant aux USA que sur le plan international, est toujours la faute de Bush et/ou des Républicains


Barack Obama … a raison
avance l'édito du quotidien Le Monde (Barack Obama a toujours raison ; contrairement à, par exemple, son prédécesseur qui, lui, avait toujours tort — comme nous allons le découvrir)
– et ceux de ses adversaires politiques qui lui imputent la responsabilité de la situation en Irak ont tort ou affichent une mauvaise foi qui confine à l'indécence.

 … M. Obama est peut-être timide sur l'emploi de la force. Mais il faut une bonne dose d'impudence pour lui faire endosser la paternité des événements actuels en Irak. Hormis la part prise par les Irakiens dans leur propre malheur, la responsabilité première dans le démantèlement de l'Etat à Bagdad, dans la dissolution de l'armée, dans l'exacerbation des différends religieux et dans l'explosion du djihadisme en Irak repose d'abord sur celui qui décida d'envahir ce pays : George W. Bush.
En d'autres mots, l'Irak, le monde, seraient bien, si seulement Saddam Hussein était encore au pouvoir, en train de massacrer son peuple.

Résumons la pensée unique : pendant les années Bush, tout était de la faute de W (et/ou des Républicains).

Élire un paragon comme Obama — tolérant (comme les Européens), en symbiose avec le reste du monde (toujours comme les Européens) — résoudrait les problèmes planétaires, tout en rendant les USA respectés (et aimés).

Depuis, massacres en Syrie, invasion russe en Ukraine, menaces chinoises en Asie. (Si, si, Assad, Poutine, et Pékin doivent respecter Obama, et l'Amérique, l'aimer, l'adorer ; jusqu'aux nues, vous dis-je !)

Six (!) ans après l'élection d'Obama, qui est responsable? C'est... toujours Bush !

Tandis que sur le plan intérieur, tout est la faute des… Républicains !

Mise à jour : Faut-il rire ou pleurer devant les commentaires anti-américains dans le courrier des lecteurs ? Tels celui, outragé, qui peste que
L'origine remonte à l'engagement des USA dans les affaires afghanes en 1979 ! 
Note pour Piher Lenormand : si les USA se sont intéressés, de loin, à l'Afghanistan à partir de 1979, n'était-ce pas parce que cette date fatidique signalait non pas l'intérêt antérieur, non pas l'ingérence antérieure, mais l'invasion antérieure, du pays par les troupes soviétiques ? Ah oui, ah oui… Mais… tout ça n'est qu'un détail insignifiant dans l'âpre combat anti-américain…

2014/06/03

Mistral: "quand des pays s'emparent par la force d'une partie du territoire de leurs voisins, ce n'est pas le meilleur moment pour leur fournir un armement sophistiqué"


Radoslaw Sikorski, le ministre polonais des affaires étrangères, a été interviewé par Yves-Michel Riols du journal Le Monde à Varsovie.

Dans le courrier des lecteurs, nous apprenons qu'il y a deux pétitions contre la vente des Mistrals à Moscou.

Pour revenir à l'entretien :
La venue du président Obama en Pologne illustre-t-elle le retour des Etats-Unis dans la région à cause de la crise en Ukraine ?

Nous verrons, mais cette visite est certainement l'illustration que les Etats-Unis ont accompli leurs plus grands triomphes en Europe. D'abord en libérant l'Europe de la domination nazie, et ensuite en libérant le continent du communisme. Cela démontre la profondeur de notre relation et aussi l'aptitude des Américains à nouer des liens en Europe avec des nations qui leur sont proches en idées, dans leur mode de vie et leur façon de gouverner.

Les Polonais ont-ils l'impression que les Etats-Unis sont le seul allié sur lequel ils peuvent vraiment compter en temps de crise ?

Nous avons été très impressionnés, l'année dernière, par la participation française aux premiers exercices d'envergure de l'OTAN sur notre territoire.

La France y avait envoyé mille soldats. En règle générale, nous pensons que l'Europe, pour son propre bien, devrait avoir plus de capacités dans le domaine de la défense.

Dans le contexte de crise en Ukraine, la France doit-elle livrer les deux navires de guerre Mistral à la Russie ?

Non, car les généraux russes ont déjà dit à quelle fin ils comptaient utiliser ces navires : pour menacer les voisins de la Russie dans la mer Noire. Et il s'agit de pays partenaires de l'Europe.

Quel serait alors le coût de nouvelles sanctions contre la Russie pour les autres pays de l'Union européenne ?

Les sanctions pénalisent toujours les pays qui les adoptent de façons différentes. Dieu merci, la Russie n'a pas envahi l'Ukraine et n'a pas torpillé l'élection présidentielle du 25 mai, c'est pour cela que nous, les Européens, n'avons pas imposé la troisième phase de sanctions économiques. Mais nous avons nommé la Russie comme l'agresseur en Crimée et je ne pense pas que la France aimerait être dans la position de fournir des armes efficaces à un agresseur.

La Pologne a des échanges commerciaux beaucoup plus importants avec la Russie que la France. En cas de sanctions, la France pâtirait dans certains domaines, les Britanniques dans d'autres, les Allemands et nous dans d'autres domaines.

Nous avons besoin de la diplomatie pour éviter d'avoir à imposer des sanctions supplémentaires. Mais quand des pays s'emparent par la force d'une partie du territoire de leurs voisins, ce n'est pas le meilleur moment pour leur fournir un armement sophistiqué.

Demandez-vous un redéploiement des troupes de l'OTAN vers l'Est ?

Le fait est qu'il y a une présence de l'OTAN en Turquie, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, au Portugal, en Allemagne : c'est un anachronisme de la guerre froide. Et cet anachronisme doit être examiné. Nous demandons seulement que soit appliqué ce qui avait été envisagé avant même que la Pologne ne rejoigne l'OTAN, en 1999, à savoir que certaines forces doivent être redéployées.

C'était il y a quinze ans, mais rien n'a été fait. Il est grand temps de corriger cette situation. …/…
Mise à jour : Par le plus étrange des coincidences, de nombreux Européens de l'Est semblent d'accord avec le ministre polonais des affaires étrangères. Le premier ministre de l'Estonie : Je ne suis pas convaincu qu'il serait opportun de livrer des armes sophistiquées et de très haute technologie à la Russie en ce moment

2014/05/09

La Limite de Vitesse, comme les Autres Lois, C'est pour les Manants…

Il y a bientôt deux ans, la moto de BFMTV épinglait la voiture du nouveau président de la république, François Hollande.
Dans le tunnel de La Défense … le rythme s'accèlère ; la vitesse est limitée à 70, le convoi présidentiel roule à près de 140 km/h. Sur l'autoroute, le cortège frôle les 180 km/h. (0:50)

Etre un bon citoyen, n'est ce pas respecter les lois ?
Notre slogan préféré "le respect", respecter le code de la route, n'est ce pas aussi respecter les autres ?
Personne n'est en désaccord, Marcel Granier.

Encore faut-il que les lois soient — tant soit peu — raisonnables (et que la loi soit la même pour tous, que nos élus nous respectent autant que nous sommes censés les respecter, eux, ainsi que les uns les autres)…

J'ai roulé vite, mais il ne me serait jamais venu à l'idée de manifester contre les radars, si j’avais eu une contreventions j'aurais assumé mes conneries … il vient un moment où il faut être raisonnable 
 Personne n'est en désaccord, Marcel Granier.

Encore faut-il que nous ayions une définition — tant soit peu — raisonnable (le voilà, ce mot que vous aimez bien) de ce que constitue une "connerie" et ce qui est "raisonnable"…


(Par ailleurs, il y a une façon très facile d'avoir la "paix" — avec les autorités, avec la loi, avec des fonctionnaires : se soumettre tout de suite et se tenir coi, comme un bon petit élève discipliné…)

Vous me direz : "Ah et qui diable êtes-vous pour prétendre définir ce qui est raisonnable ?!?!"

Alors, je vais vous lire la définition la plus pure de la démocratie, de la république, et de la thèse "tous les hommes sont créés égaux" que je connaisse, écrite voici 15 ans par Harry Jaffa :

Ceux qui vivent sous la loi ont un droit égal à la création des lois, et 
ceux qui font la loi ont un devoir correspondant de vivre sous la loi.
Ceux qui ont ce que vous pensez être le toupet de manifester contre les radars, les 130 km/h et l'abus du retrait des points, ont-ils aidé à développer ces paramètres ?! … SI vous dites que ce sont leurs élus qui ont écrit ces règles, je veux bien en admettre la possibilité, mais ceux-ci ont-ils consulté l'ensemble de leurs citoyens une seule fois sur ce dossier ? Surtout, est-ce que un seul d'entre eux a-t'il fait campagne sur la thèse qu'il soutiendrait la toute-répression ?!?!

Combien de citoyens sont d'accord pour dire qu'avoir roulé à 139 km/h sur une autoroute droite (et éventuellement vide) est une "connerie" ? (Je vais développer cette thèse dans mon post suivant.) Et pour un chauffeur qui utilise son véhicule quotidiennement, mérite-il vraiment de perdre son permis et éventuellement son boulot pour cette "connerie" (qui n'a nuit à personne) une douzaine de fois en combien — un an, 2, 3 ans? ?

Venons-en à la seconde partie de la thèse de Jaffa : Sarkozy, Hollande, Obama, la reine Elizabeth "ont un devoir correspondant de vivre sous la loi."

Vous qui parlez de "respecter les autres" et d'être "raisonnable", Marcel Granier, quand la voiture de François Hollande est prise en train de faire 140 km/h dans un zone limité à 70, suivi par 170-180 km/h sur autoroute (et qu'importe que vous soyez pro-Hollande, anti-Hollande, sympathisant du PS, de l'UMP, ou de n'importe quel autre parti), est-ce que c'est "raisonnable" de penser que cet élu, ou n'importe quel autre, a été, lui, "raisonnable" et qu'il "respecte les autres", cf. les citoyens de la RF — qui sont autrement matraqués par la police ?!?! Et qu'en est-il des autres élus, de leurs épouses, de leurs enfants, de leurs chauffeurs, de leurs amis, des amis de leurs amis ?…

Or, la solution n'est pas de demander que Hollande (ou son chauffeur) perde 6 points, ou que tout autre élu paie son amende ; la solution ce n'est pas de demander que nos dirigeants soient traités comme nous, la solution c'est d'exiger que nous soyions traités comme eux (peut-être pas 140 dans une zone à 70, mais que le zone de 70 soit monté à 90-100, et que l'autoroute soit effectivement mis à 160 km/h)…

2014/05/07

Et si le mouvement vert n'était pas en train de sauver la planète, mais en train d'asservir l'humanité ?

"La question, ce n'est pas le rechauffement climatique, c'est le pouvoir"
"C'est une arnaque pour gagner beaucoup de pognon" (0:45
Pour le bien de la planète (pour la "sauver"!!), pour le bien de la République, que faut-il faire ?

Il faut que les citoyens français deviennent… plus pauvres !

Tous doivent payer plus d'impôts écologiques et, s'ils sont des automobilistes, ils doivent payer plus de contraventions et perdre leur abilité de circuler tout à fait librement sur les routes.

Mais ! c'est pour le bien de tous !


Et par conséquent, ce qu'on nous dit, c'est que les citoyens, pour le bien de la nation, pour le bien de la planète, et (donc) pour leur propre bien, doivent (pour prendre un mot un peu extrême) se rapprocher du sort de… l'esclave !

What if the "green" movement isn't saving the earth, but instead is enslaving humanity?
Blue  est un documentaire sur le nouvel esclavage, celui que prône le mouvement vert, un documentaire que d'aucuns ne vont pas aimer car il est a été fait par un groupe religieux (américain, de plus est).

Or, il convient de se demander si notre anti-religiosité vanté, celui fourni (ne l'oublions point) par… les autorités laïques (!), n'a pas été "formé" (merci, l'Éducation Nationale) non pas pour que nous fassions un seul mouvement, celui de seulement abandonner (avec ou sans raison) l'église (ou son autorité), mais précisément pour que nous nous fassions aussi un second mouvement, celui de nous tourner vers le gouvernement et son autorité en tout ce qui concerne justement le domaine moral. (Ne voit-on pas dans l'expression État "providence" une nouvelle, soit-disante meilleure, religion?)

Le nouveau domaine moral avec leurs nouveaux péchés (le tabac, la vitesse, etc) — qui leur fournissent énormément de revenus (pour notre bien) —, et avec les nouveaux diables sataniques
(les fumeurs, les conducteurs alias assassins en herbe, etc) qu'il convient de combattre — pour remporter des victoires (pour notre bien) qui leur rapportent aussi énormément de revenus (pour notre bien)…

Les péchés de l'Homme (vrais ou faux) décrits par l'Église ne rapportait pas
d'argent à l'État, les nouveaux péchés des verts et de leurs acolytes étatistes
(de droite comme de gauche), c'est tout à fait différent…
"The whole issue is not about the weather it's about power"
"It's a scheme to make people a lot of money" (0:45)

"Environmentalism gets the whole thing backward,
thinks that people are better off if they're poor,
and in reality they are better off if they are wealthy.
So is the environment." (1:15)

2014/04/18

Pascal Bruckner sur l'Irak : « Je ne regrette rien, le Kurdistan est libre, et voyez comme on reproche aux Etats-Unis de ne pas bouger sur la Syrie aujourd’hui »

Raphaëlle Leyris a un portrait sur Pascal Bruckner, l'auteur
de La Tyrannie de la pénitence (Grasset, 2002), qui fustigeait le regard porté par les Occidentaux sur leur histoire, et les appelait à troquer leur culpabilité contre la joie d’en avoir surmonté les pires épisodes pour devenir des sociétés démocratiques.

 … Pascal Bruckner reconnaît que le refus de [son héritage familial] a beaucoup à voir avec le fait qu’il ait choisi autrefois la gauche, et se revendique définitivement du côté du camp « progressiste », « malgré l’épaisse bêtise et la bonne conscience qui y règnent ». Malgré, aussi, lui rétorqueraient sans doute certains membres de cette famille politique, des prises de position pas tout à fait raccord, de son soutien à l’intervention américaine en Irak, en 2003 (« Je ne regrette rien, le Kurdistan est libre, et voyez comme on reproche aux Etats-Unis de ne pas bouger sur la Syrie aujourd’hui. ») à sa vision de l’écologie comme obstacle à l’hédonisme (Le Fanatisme de l’Apocalypse, Grasset, 2011), en passant par son vote pour Nicolas Sarkozy en 2007 (« Je pensais qu’il incarnait une droite moderniste et libérale ; c’était juste un caractériel timoré. »). S’il admet la dimension « erratique » de certains engagements, il ne se repent d’aucun, se dit toujours « très fier » de certains, comme celui pour la Bosnie. Il dit aussi : « Il vaut mieux rester dans la gauche pour la pilonner de l’intérieur plutôt que d’être à l’extérieur, déconsidéré. » Et puis, écho involontaire à son parcours : « Je suis trop vieux pour changer de famille. » 
Pascal Bruckner, c'est celui qui avait dit (à l’époque de la guerre en Yougoslavie) qu'il existe en Europe un groupe de critiques primaires, pour qui le pire crime d’un tyran comme Milosevic … ne pourra jamais égaler le crime fondamental de l’Amérique — le simple fait d’exister.

Extrait de mon livre, La Bannière Étalée :
 … les supporters de la guerre pour renverser Saddam, voire les supporters de Bush lui-même, de l’Amérique, ou du capitalisme — journalistes ou simples citoyens — ne se sentent absolument pas libres de s’exprimer. L’un des rares intellectuels (avec André Glucksmann, Ivan Rioufol, Yves Roucaute, Maurice G Dantec, et Romain Goupil, entre autres) à avoir ouvertement soutenu la guerre, Pascal Bruckner, racontera plus tard ce que lui coûta sa franchise dans le pays cartésien, dans le pays vantant l'ouverture, le dialogue, le respect, et la tolérance. «J’ai connu les insultes dans la rue, les menaces téléphoniques. Mes copains beurs qui me disaient : “Tu es tombé sur la tête” … Ceux de la revue Esprit m’ont lâché … Je me suis senti très seul.»

2014/03/31

Un candidat a soixante-huit ans, écrit Le Monde, l'autre en a 49. Personny n'y voit de problème ?


Ignorons la défaite sans précédent du parti socialiste aux élections municipales de 2014 pour focaliser sur un détail journalistique dans l'article de Raphaëlle Bacqué dans Le Monde.
Ses supporters ne sont pas les seuls à croiser les doigts pour sauver Bernard Poignant d'un ballottage d'autant plus défavorable que l'effondrement de ses alliés écologistes au premier tour le prive de réserves. Depuis dimanche soir, François Hollande téléphone presque chaque jour pour s'enquérir de sa campagne. Car si Poignant chute, le chef de l'Etat en sera tenu pour partie responsable. Le Télégramme, qui fait presque toujours suivre le nom de Bernard Poignant d'un « LE conseiller du président » écrit en lettres capitales, appelle cela « l'effet double lame » : au niveau local, un plan de circulation très contesté et une certaine usure du pouvoir ont érodé les suffrages de l'électorat plus centriste de l'édile de soixante-huit ans. La proximité affichée avec un Hollande impopulaire a cisaillé les votes de l'électorat populaire.
« IL A UN BUREAU À L'ELYSÉE... »
Ses adversaires ne l'ignorent pas. Attablé au Bar des amis, au cœur du vieux Quimper, la tête de liste UMP, Ludovic Jolivet, un communicant de 49 ans qui est arrivé en tête au premier tour avec 29,3 % des voix contre 27,9 % à Poignant et a fusionné sa liste avec la MoDem Isabelle Le Bal (14,9 %), ne manque pas de souligner : « Il paie les erreurs du gouvernement d'autant plus fort qu'il a un bureau à l'Elysée… » Ah, ce fameux bureau !
Bernard Poignant a soixante-huit ans, Ludovic Jolivet a 49 ans.

Personne ne voit un problème ici ?  Soit le maire de Quimper devrait avoir soixante-huit ans, et son adversaire quarante-neuf (en lettres), soit le socialiste devrait en avoir 68 et le candidat UMP 49 (en chiffres).

De façon générale,il me semble que les journaux devraient mettre tous les âges en chiffres, en tout cas ceux de deux chiffres et plus (au-dessus de neuf), comme le font les Anglo-Saxons. Les écrire en lettres prend beaucoup de place (alors que la plupart de papiers sont plus longs à l'origine et sont coupés pour les intégrer dans les pages du journal). Je me souviens encore d'un article sur les nombreux candidats à une élection présidentielle. Il s'agissait de l'ensemble des candidats républicains contre Clinton en 1996 (presque une dizaine) et à pour chacun, leur âge était inclus, et cela en lettres. Une demi-douzaine de lignes perdues pour rien. Par ailleurs, je dirais qu'en lisant, le cerveau du lecteur moyen intègre plus vite les chiffres (49 plutôt que quarante-neuf, par exemple 68 plutôt que soixante-huit).

2014/03/23

« C'est quand même nous, les victimes, qui avons fait tout le boulot d'enquête ! » : La victime d'une arnaque choquée par l'accueil désinvolte des policiers

… l'arnaqueuse, Smahan G … propose des sacs Lancel sur le site de ventes d'occasion, reçoit l'argent (entre 300 et 600 euros), mais n'envoie pas la marchandise
écrit Rafaële Rivais.
En janvier 2013, l'une de ses « clientes » flouées, que nous appellerons Louise, dépose une plainte, en Haute-Loire. Une épreuve : « J'ai dû insister pour qu'elle soit enregistrée », dit-elle. « Les policiers m'ont dit que ce qui m'arrivait était bien fait pour moi ; que j'aurais dû me douter que la vente de produits de luxe sur Leboncoin était une “arnaque nigériane” » – escroquerie répandue sur le Net. « Ils n'ont même pas orthographié correctement le nom de la fraudeuse, si bien que j'ai dû y retourner le lendemain. Ils m'ont dit qu'ils ne la retrouveraient jamais. »

Louise est si choquée par l'accueil des policiers qu'elle décide de poster un message sur le forum d'Arnaques.com, un site bien connu des consommateurs – il a reçu, selon Médiamétrie-NetRatings, 623 000 visiteurs uniques en décembre 2013.

 … Louise … appelait un policier [au Havre] tous les mois, pour faire le point sur l'avancement du dossier. « Puis il me répondit qu'il avait perdu la trace : elle déménageait sans arrêt, ou bien disparaissait au Maroc », se souvient-elle, avec le sentiment que son affaire « n'est pas jugée prioritaire » – un euphémisme.

 … Smahan G. est finalement arrêtée le 10 février, au centre d'appels, et déferrée à la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne.

Elle a reconnu les faits – le montant du préjudice s'élèverait à dix mille euros. Louise compte bien assister à son procès : « C'est quand même nous, les victimes, qui avons fait tout le boulot d'enquête ! », observe-t-elle.
C'est sûr que la police a des choses beaucoup plus importantes à faire, savez-vous, que d'arrêter les arnaqueurs, résoudre les meurtres, et (par exemple) protéger les joialliers (tant à Paris qu'à Nice).

Il est beaucoup plus important pour la police de nous "protéger" en donnant des contraventions aux citoyens honnêtes — je parle de ces "chauffards" dangereux qui osent rouler à 140-150 km/h sur les autoroutes (les routes les plus sûres de France) ou à 90 — pardon, à 80 — km/h sur le périphérique parisien

2014/01/23

Vite oubliés : Ceinture de sécurité, ABS, airbag, resistance au crash test, ESP, etc…

Les radars, les campagnes de pub ?
demande Diane Heurtaut sur TF1.
Certes, les études l'ont montré, l'installation des 4097 radars automatiques sur les routes de France (métropole et Outre-mer) depuis quelques années a contribué à la lutte contre l'insécurité routière. Certes, les autorités ont multiplié les campagnes Tv choc. Prévention donc. Mais ce n'est pas tout. Si en 2013 encore le nombre de tués sur les routes a reculé (une baisse record de 11%), les voitures y sont elles aussi pour beaucoup. Ceinture de sécurité, ABS, airbag, resistance au crash test ou encore ESP (correcteur électronique de trajectoire)  : le sujet vidéo ci-dessus revient sur ces outils technologiques qui ont sauvé des vies.

Au total, 3250 personnes ont perdu la vie en 2013, autant qu'à la date des premières statistiques, en 1948. Un plus bas historique donc. Un "bilan encourageant" mais pas "suffisant", a dit le ministre qui vise moins de 2000 morts d'ici à 2020. 

A noter qu'alcool (20%) et vitesse (25%) sont les deux principales causes d'accident mortel suivis des refus de priorité (14%), la part de la conduite sous stupéfiants étant de 4%. Manuel Valls a annoncé la tenue, courant 2014, d'un Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) sous l'autorité du Premier ministre, qui devra également examiner les éthylotests dans les voitures. Le ministre a en outre promis de poursuivre et amplifier les campagnes de communication ainsi que la modernisation des radars.

2014/01/22

Les policiers ne risqueraient-ils pas à être plus efficaces aux alentours des joailleries plutôt qu'à mettre des contraventions ?


Faisant echo au(x) joaillier(s) de Nice, Alain Nemarq, le PDG de Mauboussin,
s'avoue préoccupé par « le climat global d'insécurité en France » et souhaite pour sa part « un renforcement du nombre de policiers » sur la place Vendôme
écrit Nicole Vulser dans son article du Monde sur la récente multiplication des braquages aux abords de la place Vendôme à Paris, que ce soit armés de haches et de masses ou avec une voiture-bélier.
« Ils seraient plus efficaces là plutôt qu'à mettre des contraventions », s'agace-t-il.
En effet,
« Le niveau de violence a décuplé chez les malfaiteurs », témoigne … Jacques Morel, référent sécurité de l'Union française de la bijouterie, de la joaillerie, de l'orfèvrerie et du négoce des pierres et perles (UFBJOP).

2014/01/21

La parité – élément fort du bréviaire politiquement correct – est totalement contraire au principe de l'égalité républicaine entre tous les citoyens

L'éditorial " Egalité hommes-femmes, encore un – gros – effort ! " (Le Monde du 10 janvier) évoque l'égalité hommes-femmes, objectif républicain et légitime s'il en est
écrit Alain Guiseris, cadre retraité, un ancien directeur régional délégué de la région de Chambéry qui s'est aussi exprimé sur la pénalisation des clients de prostituées.
Mais, au nom de ce principe d'égalité, voilà que Le Monde réclame la parité pour toutes les nominations à de hautes fonctions.

Pourtant, la parité – élément fort du bréviaire politiquement correct de l'heure – est totalement contraire au principe de l'égalité républicaine entre tous les citoyens, sans distinction d'âge, de classe, de couleur de peau, de religion ou de sexe.

Défendrez-vous bientôt pour l'admission à Polytechnique un quota de 50 % de filles, quitte à ce que les bénéficiaires de cette disposition soient reçues avec des notes inférieures à celles de garçons recalés ? Déjà, hélas, les ministres de la République ne sont plus nommés sur l'unique critère de leurs capacités à s'acquitter de leurs éminentes missions ; c'est l'absurde règle de parité qui commande à leurs désignations. Alors halte là, la parité, retrouvons la raison – et avec elle, l'égalité républicaine !

Alain Guiseris
Chambéry

2014/01/06

Le racisme contemporain s'exprime toujours dans les mots de l'antiracisme, sur le mode de la dénégation


L'écrivain antillais Frantz Fanon aimait à rapporter les paroles de son professeur de philosophie : « Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l'oreille, on parle de vous. » Un antisémite était forcément un négrophobe, englobant l'un et l'autre dans une même animosité.
Ainsi commence l'article de Pascal Bruckner in Le Monde.
LA HIÉRARCHIE DES RACES

Il ne peut y avoir de racisme anti-Blanc, nous expliquent des voix autorisées, sinon par réaction puisque le Blanc est seul coupable d'avoir inventé la hiérarchie des races et d'avoir répandu le malheur partout où il s'est installé. Or, ce racisme existe, il nous crève les yeux, et c'est l'antisémitisme, présent au Maghreb, au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et dans nos banlieues, et réactivant la vieille haine antijuive de notre extrême droite.

Il est étonnant qu'une association antiraciste comme les Indivisibles, dirigée par Rokhaya Diallo et chargée de dénoncer la stigmatisation des musulmans, des immigrés et des cités, n'ait jamais gratifié Dieudonné de son Y'a bon Awards, son prix annuel de dérision, comme s'il était protégé par sa couleur de peau et que ses propos antisémites ne pesaient rien. Deux poids, deux mesures.

Il est vrai que le racisme contemporain s'exprime toujours dans les mots de l'antiracisme, sur le mode de la dénégation, comme Anelka s'exclamant, après avoir fait le geste de la quenelle sur un stade, en soutien à son ami Dieudonné : « Je ne suis ni raciste ni antisémite. » Personne ne vomit les juifs ouvertement, c'est juste Israël et son allié américain qui veulent dominer le monde et opprimer les peuples, lesquels se défendent.

JOUER AVEC LES TABOUS ET LA LOI

Reste que Dieudonné fait preuve d'un réel talent et qu'il fédère autour de sa personne un vaste public. Il sait jouer avec les tabous et la loi. Reconnaissons-le : il est souvent drôle, en dépit du dégoût que peuvent inspirer ses propos. L'abjection devient comique à partir d'une certaine énormité. Va-t-on prohiber la quenelle dans les restaurants ?
 
Interdire l'humoriste, ce serait le servir, donner à ses thèses complotistes un fondement objectif, lui faire une publicité qu'il ne mérite pas. Il serait plus avisé de décupler les amendes judiciaires qui le frappent quand il dérape, et de l'assécher ainsi.

Le voilà déjà connu dans le monde entier, depuis que notre ministre de l'intérieur envisage d'empêcher ses spectacles. En matière de liberté d'expression, le libéralisme à l'anglo-saxonne paraît préférable à la volonté française de censure. On n'éteint pas la haine par décret. Au risque de la décupler.