2018/06/12

Sécurité Routière — Ne serait-ce pas une idée de se poser une question toute simple : Quelle est la perspective de nos voisins ?

Plus on crée des lois,
plus on crée des criminels

— Lao Tseu

Lorsque le gouvernement craint le peuple, il y a la liberté;
lorsque le peuple craint le gouvernement, il y a la tyrannie.
 
— Thomas Jefferson

    Vendredi 5 janvier 2018, Manuel Valls et une poignée d'ex-dirigeants de la Sécurité Routière signaient un appel pour soutenir la réduction de la vitesse (sic) à 80km/h sur 400.000 km de routes secondaires, une mesure contre laquelle, selon eux, "il n'y a aucun argument".

    Aucun ?

    Que dire du fait qu'aucun (!) des autres 27 pays membres de l'Union Européenne ne semble avoir de projets de suivre la France dans cette croisade contre le progrès ?  Puisqu'on nous vante sans cesse l'Europe et la construction européenne, ne serait-ce pas une idée d'étudier la sécurité routière chez nos voisins, voire au-delà des frontières de l'UE ?

    Pour prendre les seuls pays de l'Union, il n'y a aucun des autres 27 (ou 26, après le Brexit) gouvernements qui semble manifester un tel acharnement à truffer leurs pays respectifs de radars toujours plus puissants et plus sournois, voire à matraquer à un tel point les citoyens de leur pays.  Il n'y en a point un seul qui utilise des études tant archaïques que fantaisistes (cf la formule mathématique des années 1970 — jamais reproduite par autrui — qui prétend que diminuer la vitesse d'un km engendre ipso facto 4% de tués en moins) ainsi que des expériences dont les résultats sont tenus secrets.

    Très certainement, il ne semble y avoir aucun pays qui a la moindre intention de baisser les limites de vitesse (sic).  Au contraire, du Danemark à l'Italie, les limitations de lenteur ont été revues à la hausse, du moins sur certaines portions du réseau routier.

    En effet, on a pu lire dans les journaux italiens le choc des journalistes devant la politique française du tout radar et de la sanction permanente, le « tout-répressif » trouvé en France.

    "Il n'y a aucun argument" ?! En Autriche, l'expérimentation faite sur les autoroutes en 2006-2007 a été de porter la limitation de 130 km/h à 160 km/h, ce qui n'a pas eu le moindre effet négatif.  (Grâce (sic) au lobby écologistes autrichiens, la limite est restée la même qu'en… 1973.)

    La majorité des pays européens ont limité la vitesse à 50 km/h dans leur agglomération, explique la Ligue de Défense des Conducteurs, alors qu’en France
la nouvelle lubie des maires est de mettre en place une vitesse réglementaire de 30 km/h.
     En Grande-Bretagne, depuis 2011, les Anglais ont supprimé plusieurs centaines de radars, le ministère des Transports avouant que leur implantation n’a pas eu de véritable impact sur la sécurité routière.  On ne cherche pas à faire de la répression aveugle contre les automobilistes, précise Adrien Sallé sur ABC Moteur :
Le ministre des transports britannique, Patrick McLaughlin, est clair : le but n’est pas de faire tirer des revenus des radars. Ils sont installés dans une optique de prévention. En 2016 les boîtes flasheuses installées sur les axes rapides ont été peintes en jaune pour être visibles de loin par les conducteurs.
    Rappel : selon les chiffres de la Commission Européenne, les Allemands ont proportionellement moins de morts sur route que la France par millions d'habitants, et ce, alors que non seulement l'autobahn n'a pas le dégré de répression et de persécution qu'ont à affronter les automobilistes français, mais qu'en plus il n'y a pas la moindre limite de vitesse sur la vaste majorité du réseau allemand (66% au moins, contrairement aux fabulations de Chantal Perrichon et de sa Ligue Contre la Violence Routière (sic)).

    Que dit la Commission sur l'efficacité de la répression des conducteurs ?  Eh bien, sur 28 pays, la nation exhibant la pire répression des conducteurs sur le continent (j'ai nommé la France) comptait 53 morts par million d'habitants en 2014, venant en 15ème place et se trouvant au-dessus de la moyenne, tandis que le pays de la vitesse complètement libre sur autoroute (j'ai nommé l'Allemagne) en comptait 42, venant en 8ème place et se trouvant donc en-dessous de la moyenne.

    Quant à la double peine (retrait de point + amende) systématique appliquée en France, la LDC explique qu'en
Allemagne par exemple, le code de la route fait la différence entre une petite erreur et celle qui peut entraîner la mise en danger d’autrui. Ainsi, lorsque l’automobiliste dépasse de quelques km/h la vitesse autorisée, il paye une amende mais n’accumule aucun point sur son permis [le système de permis à point fonctionne à l’inverse du nôtre : les conducteurs allemands accumulent des points à chaque infraction]. Pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h, pas de double peine. C’est pour une politique intelligente de ce type que se bat la Ligue de Défense des Conducteurs. En effet, en France 80 % des amendes [et donc des points perdus] liées à la vitesse concernent un dépassement de la vitesse de moins 20 km/h.
    Par ailleurs, la France se doit d'être un "modèle social" dans bien d'autres domaines liés à la route — un modèle social qu'aucun autre pays ne semble suivre.  Ainsi, sur les autoroutes — ces routes qui sont les plus sûres quelque soit le pays où ils se trouvent — il n'y a pas le moindre péage dans la vaste majorité des pays de l'Union Européenne.

    Et les ronds-points ? Ah, avec le plus de giratoires au monde, les Français sont les maîtres des ronds-points !
Campagne, rase-campagne, banlieue, ville, village, centres commerciaux… Aucun endroit n’échappe à la folie des giratoires : notre pays en compte plus de 40 000. Et cette idée fixe nous coûte très cher.
Autre info dans le domaine de la route début 2018 (vous avez dû en entendre parler un peu partout, à la télé, à la radio ou dans vos journaux) : avec le Masque d'André Malraux, Pontarlier (Doubs) peut se vanter d'être le gagnant du concours du pire rond-point de France.

C’est sous la forme de ce concours que Contribuables Associés a voulu dénoncer les coûts exorbitants des ronds-points et de leurs aménagements qui vont au-delà de la sécurité routière : 20 milliards d’euros au total !

    Revenons à la lenteur (pardon, à la vitesse), mais en élargissant nos horizons :

    De l'autre côté de l'Atlantique, un trooper de la Michigan State Police, Thad Peterson, explique que "l'une des choses les plus sécuritaires à faire, c'est d'augmenter la limite de vitesse."

    En effet, augmenter la limite de 90 km/h à 100 km/h en Colombie Britannique a amené une baisse d'accidents (similaire au Danemark) de presque 13%, tandis que de l'autre côté de la planète, les Australiens ont vu le nombre d'accidents et de morts baisser lorsque la limite de 130 km/h sur une section de 336 km de la Stuart Highway a été supprimée au profit de la vitesse complètement libre (comme en Allemagne), dans le but avoué de (tenez-vous bien) "rendre la responsabilité aux automobilistes".

    S'il faut en croire la Parker Study par le Federal Highway Administration de 1997, qui a fait des études de baisses ou d'augmentations des limites de vitesse à travers les États-Unis avec un échantillon de la bagatelle de 1,6 millions de véhicules (!), le nombre d'accidents diminuait lorsque la limite de vitesse (sic) augmentait et le nombre augmentait lorsque la limite diminuait.

    Une étude de la National Motorists Association dévoile ce qu'on appelle le Paradoxe du Montana :
La période la plus sûre sur les routes Interstate du Montana était quand il n'y avait aucune limite de vitesse pendant les heures du jour.
    Dans La seule chose que la vitesse tue c'est votre portefeuille (voir Speed Kills Your Pocketbook sur Youtube), le Canadien Chris Thompson compare les limites de son pays (parmi les plus basses du monde occidental) à celles de l'Allemagne, où il y a deux fois moins de morts par habitant.

    On serait presque tenté de poser la même question que pose AutoBlog, un magazine d'autos américain :
Se pourrait-il que la sécurité routière ait moins à voir avec la sécurité qu'avec la récolte des dollars?
    Il y a une bonne nouvelle à annoncer :

    Une grande majorité parlementaire est furieuse concernant les plans du gouvernement pour la police, ceux de recueillir plus de PV, de sorte que les écarts sur le budget du ministère de la justice peuvent être bouchés. Les députés veulent mettre un terme au système que cette pratique engendre. Des bruits de protestation de la part de la police ont également été entendus.

    Il y a aussi, malheureusement, une mauvaise nouvelle à annoncer :

    Ce n'est pas en France que cela se passe, mais aux Pays-Bas. Ces informations néerlandaises nous viennent de Jorn Jonker et Gijsbert Termaat dans De Telegraaf. Les titres disent tout :
Les policiers n'ont pas l'intention
de servir d'agents intérimaires du fisc
Stop aux conflits d'intérêt
L'autorité de la police minée
    Les politiciens hollandais disent qu'il y a maintenant un «effet pervers» pour le ministère à distribuer autant de PV.  Cela ne concerne plus la sécurité sur la route, mais l'argent.  Jan Struijs, président de la Fédération de la Police Néerlandaise (NPB), dit que les agents n'ont pas l'intention de travailler comme agents du fisc. Il prédit que la population va réagir avec colère envers les flics.
« Avec ce genre d'annonces, le gouvernement porte atteinte à l'autorité de la police. »
    En France aussi, les policiers ont essayé de protester, mais sans résultat.  En 2012, Michel Nowacki, responsable de la sécurité routière au syndicat Unité SGP-Police, déplorait ce phénomène :
« Nous sommes dans une politique de répression et non de lutte contre les accidents. »
    Quant au Syndicat Indépendant de la Police Nationale, il se plaignait que les policiers ne sont plus des "anges gardiens" et des "arbitres" mais des percepteurs déguisés.

    Dans leur lettre du 5 janvier — utilisée comme prétexte quatre jours plus tard par le premier ministre, Edouard Philippe, pour baisser la limitation de lenteur (pardon, de vitesse) de 90 à 80 km/h la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens — M. Valls et les gros bonnets de la Sécurité Routière trouvent "indécent de parler de 'pompe à fric'."

    Pour tous ces champions auto-proclamés du discours et de la discussion, dès que la conversation va dans une direction qui ne leur plaît pas, ils sont prêts à traiter tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux et avec la vogue politiquement correcte du jour de tous les opprobres habituels — des gens indécents, irrespectueux, réactionnaires, racistes, sexistes, homophobes, fascistes, déplorables, etc, etc, etc…

    Tous ces "Schleus", tous ces "Ritals", et tous ces "Ricains", en compagnie de tous les autres voisins de l'Hexagone, ce sont apparemment des brutes incapables qui, contrairement aux braves timonniers de la société française, ces valeureux chevaliers sur leurs destriers blancs, rêvent de morts horrifiques pour leurs concitoyens.

2018/06/11

Nous vivons sous le régime des plaintifs : la tyrannie des susceptibles

The main story of this week's Le Point — which has become France's best weekly — is about the tyranny of the thin-skinned and the cacophony it entails, leading Raphaël Enthoven to say that we are living under the régime of the doleful:
The unanimous decision is the art of destroying or discrediting…
"New censors are raging. In the name of goodness, they control the language, are hermetic to humor, and pretend to be victims."



Sébastien Le Fol : « C'est la tyrannie des susceptibles »


Publié le | Le Point.fr




De nouveaux censeurs sévissent. Au nom du bien, ils contrôlent le langage, sont hermétiques au second degré et se posent en victimes. Enquête dans "Le Point" de la semaine.

2018/05/10

Karl Marx s'est complètement trompé ; Tout ce que son idéologie a laissé, là où elle a été appliquée, ce sont des champs de ruines et des cadavres.


A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Marx, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a inauguré à Trèves la statue de l’auteur du Capital offerte par le gouvernement chinois
écrit Nicolas Lecaussin dans Le Figaro.
Pour Juncker, « Marx n’est pas responsable de toutes les atrocités dont ses héritiers supposés doivent répondre ». C’est mal connaître l’histoire : Marx est bien le théoricien des crimes faits par les dictatures communistes (et pas seulement ...)

Je me souviens très bien des cours de socialisme scientifique qu’en Roumanie on devait suivre obligatoirement au lycée (et aussi à l’université). Ce cursus faisait partie de l’enseignement politique qui contribuait à notre endoctrinement idéologique. Ce qu’on nous apprenait, c’était la théorie marxiste-léniniste.

 …  contrairement à ce qu’ont pu soutenir les nostalgiques du communisme après l’effondrement de celui-ci en 1989, les désastres et les génocides communistes n’ont pas été des déviations ou des perversions d’une autre pensée « pure ». Les thèses marxistes et léninistes contiennent bien les germes essentiels du totalitarisme communiste.

D’ailleurs, en sortant de mes cours de socialisme scientifique, je pouvais constater de visu les succès pratiques (la Praxis chère à Marx) de cette idéologie : la misère, les pénuries, la dictature, la répression, etc… La société communiste a montré clairement l’échec du marxisme et le fait que Marx s’est complètement trompé.

En imposant la fin de la propriété privée et la dissolution de l’individu dans la masse, Marx a posé les bases du totalitarisme moderne. L’auteur du Manifeste ne cachait pas son admiration pour la Terreur et considérait que la société socialiste et l’homme nouveau devaient être imposés par la force. Grâce à son anticapitalisme, la misère s’est généralisée.

Celui qui n’est jamais entré dans une usine a voulu la fin des classes et les dictatures communistes lui ont strictement obéi en instaurant le génocide de classe : l’extermination des koulaks, des intellectuels, des religieux et de tous les autres « ennemis du peuple » … Grâce au marxisme à l’œuvre, j’ai vu la fin des classes, certes, mais la création d’une autre : dominante, exclusive, celle des apparatchiks qui étaient « plus égaux que d’autres ». Ceux qui avaient accès à des magasins qui m’étaient interdits et qui bénéficiaient de leur propre cantine au siège du Parti. La dictature du prolétariat s’est transformée en dictature du Parti et de son oligarchie.

De plus, les admirateurs encore très nombreux du marxisme occultent volontairement (?) la théorie du génocide qui est propre aux idées marxistes-léninistes. Pourtant, il suffit, là aussi, de lire les textes. Marx veut se débarrasser de « ces peuplades moribondes, les Bohémiens, les Corinthiens, les Dalmates, etc… » et Engels demande l’extermination des Hongrois.

La supériorité raciale des Blancs est une vérité « scientifique » pour Marx qui, avec sa « question juive », a bel et bien inspiré l’antisémitisme des régimes nazis et communistes. Ludwig von Mises rapproche d’ailleurs les dix mesures d’urgence préconisées par Marx dans le Manifeste du programme d’Hitler : « Huit sur dix de ces points ont été exécutés par les nazis avec une radicalité qui eût enchanté Marx », écrit l’économiste autrichien en 1944.

La criminalité du marxisme a fait ses preuves sur tous les continents où cette idéologie a été adoptée car seule une dictature peut la mettre en pratique. Les dizaines de millions de morts du communisme ont été victimes de la solution radicale de Marx qui avait sans ambiguïté indiqué dans ses écrits la voie à suivre et le but à atteindre. Et, depuis la publication du Manifeste et du Capital, l’Histoire a même évolué de manière complètement différente par rapport aux préconisations de Karl Marx. Le capitalisme ne s’est pas effondré et l’économie de marché est la seule qui fonctionne, la seule qui a émancipé et enrichi le « prolétariat ».

Marx aurait pu le constater lui-même. Entre 1818, date de sa naissance, et 1883, celle de sa mort, les salaires des ouvriers ont doublé et le PIB par habitant en Angleterre a été multiplié par trois ! Aujourd’hui, la richesse moyenne d’un habitant de la Rhénanie (Marx est né à Trèves) est vingt fois supérieure à ce qu’elle était en 1818 ! Malgré les deux guerres mondiales et grâce au… capitalisme. Finalement, Karl Marx s’est complètement trompé et tout ce que son idéologie a laissé, ce sont des champs de ruines et de cadavres.

2018/04/15

New Paris Tour Company Offers Guided Tours Fitted to Your Wishes and Desires


 … sharing my knowledge and love of Paris is second-nature to me
writes an expatriate American corporate trainer who, after a decade in the City of Light, has taken the leap from trainer to tour guide through her Paris Personally company, which personalizes tours to your wishes and desires (see a sample of Tour Ideas). Gina Hunt continues:
 … if you've decided to hire someone to help you get the most out of your trip, then you're not just looking for a cookie-cutter tour. You're looking to see Paris in a personal way. You're looking to make your experience of Paris unique and memorable. That's why you're looking for Paris Personally.

 … because I know how to personalize your experience, you'll enjoy Paris in a unique and memorable way. I'm always professional, always focused on helping you have a great time, and I speak fluent French, bien sûr!
FAQ 

Contact Ms. Hunt at gina@paris-personally.com or through her contact page to see a sample itinerary and learn more details of how Paris Personally's small group trips work.

2018/04/12

Un baromètre annuel sur les usagers de la route peine à trouver la raison principale du stress chez les automobilistes


La vitesse et les incivilités sont les deux fléaux appréhendés par les Français usagers de la route. Tel est l'enseignement majeur du 14e baromètre annuel d'Axa Prévention publié ce mardi. Les résultats laissent perplexe. Malgré la baisse des morts sur la route depuis la création de ce baromètre en 2004 (on dénombre 3456 tués en 2017, soit presque 2000 de moins qu'il y a treize ans), les usagers de la route sont de plus en plus stressés. ...
Il semblerait que des sociétés comme Axa Prévention peuvent réaliser des grandes études sur les automobilistes "de plus en plus stressés", en passant carrément à côté — tout comme les médias — de ce qui est sans doute la raison principale de ce stress (noter, dans cette perspective, la nouvelle limite de lenteur, pardon de vitesse, sur le périphérique dans le panneau sur la photo…)
"Les résultats laissent perplexe." 
écrit Eric de La Chesnais dans Le Figaro.

Ah bon ?!

Comme le dit Olivier Messmer,
"Et l'excès de radars sur nos routes, ne contribuent
ils pas à l'augmentation du stress au volant ?"
Ainsi que le sentiment d'être bridé, surveillé et sanctionné sans cesse…

2018/04/11

"Laissez-nous vivre !" crie Valeurs Actuelles ; et "Arrêtez d'emmerder les Français !"


Dans un dossier adressé à ceux qui nous gouvernent, avec un demi-douzaine d'articles ainsi qu'une interview, l'hebdomadaire Valeurs Actuelles crie Laissez-nous vivre ! et met en couverture une phrase de Pompidou : Arrêtez d'emmerder les Français !

Normes : mais puisqu’on vous dit que c’est pour votre bien !

Rééduquer le comportement et les habitudes de M. Tout-le-Monde est le grand rêve de nos gouvernants. Dicter nos vies, un fantasme collectiviste devenu réalité.

Défense de fumer !

Huit euros en 2018, 9 euros en 2019, 10 euros en 2020… À raison d’un euro par an, le prix de vos Gauloises et de vos Marlboro ne cesse d’augmenter. Les objectifs de santé publique, toujours, sont là pour nous faire avaler la pilule : il s’agit bien de faire baisser les ventes légales de paquets de tabac « de 10 à 15 % cette année ». Les paquets neutres affich...

Normes absurdes : une imagination sans limites









Par

Emploi, sport, nourriture… Les normes ont envahi nos vies. Plongée parmi celles qui sont les plus ubuesques.

Quelle drôle d’idée de changer une ampoule !

L’électricité est un risque majeur en entreprise : après un accident du travail lié à l’électricité (1 sur 1 000), 10 % des victimes restent invalides et 1 % décèdent. Le code du travail a donc tout prévu, notamment avec l’article R4544-9 : « Les opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage ne peuvent être...

Quand les normes mènent la vie dure aux entrepreneurs...

Pris entre le marteau de la loi et l’enclume de l’administration, les entrepreneurs peinent à suivre le rythme frénétique des normes.

Les fous du contrôle

Au nom de la sécurité dans l’entreprise, le législateur ne s’embarrasse pas toujours de savoir si son remède va tuer le malade. Lorsqu’il s’agit, par exemple, de veiller sur la santé des ouvriers qui fabriquent des meubles, menacés par la sciure de bois dans les ateliers, il décrète un taux de poussière maximal cinq fois plus faible que la norme européenne...

Normes : un gouffre pour l’immobilier !

Par
Marie de Greef-Madelin

Normes de construction, d’accessibilité, respect de la faune, de la flore… cet empilement est un casse-tête pour les promoteurs.

La réglementation dans le bâtiment ? Rien de plus pervers. De l’empilement des normes aux nouvelles règles techniques, Thierry Verninas, directeur innovation du promoteur Kaufman & Broad, en a observé l’évolution et mesure, aujourd’hui, l’étendue des dégâts. Le voilà, après trente ans d’expérience dans la profession, qui estime que « la surenchère des normes a coûté tr...




Normes dans l'agriculture : au secours, les paysans étouffent !

Bien-être animal, normes écologiques, sécurité alimentaire, transition énergétique… les paysans sont pris dans un tourbillon de normes. Jusqu’à étouffer.

Heureusement, ce matin, il ne pleut pas. Chaque fois qu’il scrute la météo, l’agriculteur évoque les risques qu’il encourt : jusqu’à trois ans de prison et une forte amende s’il utilise son tracteur les jours de pluie et souille de boue la chaussée. Par temps de gel, la réglementation lui interdit aussi de traiter les champs. Quant au vent, le degré d’intensité doit être infé...


Normes : quand Bruxelles s’y met...!

Normes loufoques ? L’Union européenne n’est pas en reste, de la taille du concombre au remplissage des conserves de sauce tomate. Morceaux choisis …

S’il est deux objets que les fonctionnaires européens maîtrisent parfaitement, ce sont le double décimètre et le pied à coulisse ! Les maraîchers doivent faire preuve d’une grande vigilance pour appliquer le règlement 543/2011 sur les fruits et légumes. La clémentine doit avoir un diamètre minimal de 3,5 centimètres et avoir une teneur en jus de 40 %. Pour le citron, le diamètre est de...




Normes, interdictions, contraintes... Laissez-nous vivre !

Toujours plus de normes. Si les intentions sont souvent louables, leur accumulation rend la vie des entreprises comme celle des particuliers impossibles. Après le ras-le-bol fiscal, voici venir le ras-le-bol normatif…

Si, lors d’une de vos pérégrinations campagnardes, vous passez devant un élevage de porcs et constatez que les cochons gambadent joyeusement derrière un ballon, ne vous étonnez pas, ils se déstressent… La présence de ballon, comme l’écoute régulière de musique classique dans les bâtiments où ils passent la nuit, fait désormais partie des normes du bien-être animal.
Des normes...

Guillaume Poitrinal : “Notre complexité administrative coûte des milliards”





Par

Guillaume Poitrinal, ancien président d’Unibail-Rodamco, a coprésidé le Conseil de simplification voulu par François Hollande, en 2013. Aujourd’hui, il préside Woodeum et, depuis 2017, la Fondation du patrimoine. Pour lui, il faut non seulement poursuivre les efforts de simplification, mais surtout les accroître.

Que vous inspire la célèbre phrase de Georges Pompidou reprise par Emmanuel Macron : « Arrêtez d’emmerder les Français ! » ?

Deux réflexions. La première relève de la consternation : sans interruption depuis Pompidou, et avec une accélération sous Raymond Barre, on a essayé de simplifier notre bureaucratie, de rendre plus fluides les échanges avec l’administration. ...
 

2018/03/23

Hergé Exhibit in Odense's Brandts Museum Visited by Crown Prince Frederik

Jakob Stegelmann (th) var med som Tintin-ekspert, da kronprins Frederik så udstillingen på Brandts. V til H: Erik Svane, Belgisk ambassadør Leo Peeters, Odense borgmester Peter Rahbæk Juel, Kronprins Frederik, direktør for Brandts Mads Damsbo, Jakob Stegelmann
At the last moment, I was asked to join the tour of Brandts's Hergé exhibit in Odense for Crown Prince Frederik, since I had met the Belgian artist as a child when one of the Danish Embassy's top honchos (none other than my father) helped get two signed Tintin albums to the Danish princes (the one to Kronprins Frederik being Tintin au Tibet). Photos by Fyns Stifitstidendes Birgitte Carol Holberg
Kronprins Frederik fik en rundvisning i den nye Hergé-udstilling af flere Tintin-eksperter. Her snakker han med Nick Rodwell, direktør for Musée Hergé, mens borgmester Peter Rahbæk Juel (i midten) og tengeserie-elsker Jakob Stegelmann (th) ser på. V til H: Nick Rodwell, Belgisk ambassadør Leo Peeters (skjult), Kronprins Frederik, Erik Svane, Odense borgmester Peter Rahbæk Juel, unknown, Jakob Stegelmann. (Michael Farr var også tilstede.)

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2018/03/14

Limitation à 80 km/h : le problème n’est pas la vitesse, mais la lenteur !

Le site Contrepoints ("le seul média qui défend vos idées") a un auteur invité

Limitation à 80 km/h : le problème n’est pas la vitesse, mais la lenteur !

C’est une limite de lenteur que la France, comme seul pays de l’Union Européenne, propose régulièrement de réduire encore plus, en particulier avec la nouvelle loi sur les 80km/h sur les routes.
Par Erik Svane.

La limitation de la vitesse à 80km/h sur les routes ne vise pas à protéger les citoyens mais à les soumettre aux impératifs de la lenteur. Par rapport à la seule politique de la sécurité routière en France, ne semblerait-il pas exagéré d’avancer qu’elle montrerait que le gouvernement est tyrannique et que les citoyens sont des esclaves ?

Et pourtant…

Le problème fondamental avec la soi-disant sécurité routière, c’est que dès la case départ, les autorités trichent — le gouvernement triche avec les termes de base propres à la conversation.
Lire aussi Limitation à 80 km/h : la bourse ou la vie ?
Nous parlons évidemment d’expressions comme la limite de vitesse ainsi que le mauvais comportement des délinquants punis pour excès de vitesse ou vitesse excessive.

Quand les conducteurs lambda sont verbalisés, ce n’est pas pour avoir roulé trop vite, non, pas du tout. N’ayons pas peur de dire la vérité, c’est pour ne pas avoir roulé assez lentement.

Ne pas se laisser tromper par la langue

La conclusion est inévitable : on ne devrait pas dire la limite de vitesse — expression qui serait à assimiler à la Novlangue (La liberté c’est l’esclavage) dans le roman d’anticipation de George Orwell, 1984 — mais la limite de lenteur ; et les VMA (les Vitesses Maximales Autorisées) devraient donc être nommées les LMA (les Lenteurs Maximales Autorisées).

C’est une limite de lenteur que la France, comme seul pays de l’Union Européenne, propose régulièrement de réduire encore plus ; et pour quelle raison sinon accroître la répression, la persécution, et le matraquage des citoyens ?

Jean Much explique que, de fait, le mot « vitesse » a deux significations :
C’est la confusion savamment entretenue par les pouvoirs publics entre « excès de vitesse » qui, au sens légal, signifie juste « dépassement de la limitation de vitesse en vigueur » et « vitesse excessive » qui signifie « rouler réellement trop vite par rapport aux conditions de circulation, au profil de la route, à la météo, etc.
Or, ces deux notions n’ont absolument rien à voir ! Dépasser la limitation de vitesse en vigueur ne présente en soi aucun danger, a fortiori quand la limitation en question est absurde et totalement contre nature pour un conducteur digne de ce nom (trop basse de manière injustifiée et l’on rejoint là la notion de lenteur). La vitesse excessive, elle, est la véritable source de danger.
Bien entendu, tout le système répressif est basé sur le fait de sanctionner des excès de vitesse au sens légal (c’est-à-dire rentable) du terme en les assimilant à de la vitesse excessive… Et conduit à sanctionner, dans l’immense majorité des cas des comportements qui ne sont en fait pas dangereux…
En l’espace de cinq heures, un jour de mars 2015, un seul et unique radar de la police danoise a recueilli tellement d’argent sur une minuscule portion de l’autoroute au sud de Copenhague qu’il a fait la Une des quotidiens du Danemark. Mais ce qui importe, ce n’est pas que les autorités avaient encaissé 2 millions de couronnes (presque 270.000 euros) en moins d’un quart de journée, c’est que l’article ne faisait état d’aucune victime, ni même d’un seul accident de la journée, voire d’un seul accrochage.

La vitesse n’a rien à voir avec la sécurité

Il n’y a pas 36 conclusions à tirer de cette observation. Si des milliers de véhicules peuvent conduire « dangereusement » en « violant » les lois sécuritaires sans le moindre accident ou accrochage (et ce quel que soit le pays), c’est que les limites de vitesse (sic) n’ont que peu, sinon rien à voir avec la sécurité ; du coup, quelle autre conclusion tirer que les radars ne sont rien d’autre qu’un racket ?

Pis : on pourrait en outre accuser les gouvernements d’entraver leur rôle attitré (la protection de la population) et de rendre la route plus dangereuse pour tous.

La première cause de mortalité sur les autoroutes, en effet — ces routes qui sont les plus sûres du pays —, ce n’est nullement la vitesse mais la somnolence. Or, quelle est la cause de la somnolence si ce n’est une limite de vitesse (sic) soporifique (ou plutôt une limite de lenteur soporifique) ?

De quand date cette limite de 130 km/h ? Des années… 1970. Les autos n’auraient-elles pas évolué technologiquement depuis plus de 40 ans ? (Comparer les téléphones de l’époque — tournez-le, ce cadran ! — avec les smartphones d’aujourd’hui…) Et par ailleurs, pour quelle raison la limite a-t-elle été instaurée ? Pour la sécurité (de tous) ? Non, pour des raisons purement économiques (réagir au choc pétrolier causé par l’OPEP)…

Contre les robots

Un mot pour ceux qui défendent machinalement les autorités, j’ai nommé les yakas (y’a qu’à se taire et respecter la limite de vitesse, y’a qu’à jamais dépasser 130, y’a qu’à passer 2-3 heures de plus sur la route (tout en accroissant le nombre de véhicules sur lesdites routes et donc les risques d’un embouteillage en plus du danger d’un accident), y’a qu’à pas s’endormir au volant, y’a qu’à jamais être en retard, y’a qu’à payer les contraventions avec humilité, y’a qu’à accepter de se faire traiter comme des enfants turbulents qui doivent se taire et obéïr tout en restant bien sages, etc…) : la pensée, le véritable désir des YAKAs — qu’ils soient parmi nos dirigeants ou parmi la population —, c’est que les citoyens sont, ou qu’ils devraient devenir, des pantins, des robots.

Avec les airbags, les systèmes de freinage ABS, et autres modernités, une limitation raisonnable sur autoroute devrait être autour de 150—160 km/h (50 en ville, bien entendu, pour la vie des piétons), voire être sans restrictions comme chez nos voisins allemands qui n’ont nullement une mortalité plus élevée sur Autobahn qu’en Hexagone, au contraire.

La bonne conduite, et donc la sécurité, pour toute personne utilisant son cerveau et son bon sens c’est regarder principalement la route et  faire attention aux objets qui bougent (autres véhicules, passants, animaux…) — qui signalent êtres humains ou êtres vivants…

Ce qu’exigent les yakas, c’est : regarder principalement l’intérieur du véhicule (le tableau de bord et ses tachymètres) et faire attention aux objects fixes (panneaux de signalisation etc…) sans âme et sans vie…

Laquelle des deux conduites est la plus intelligente ? Lequel des deux conducteurs est le plus attentif à autrui ?

2018/03/13

L'affaire Tariq Ramadan n'est-elle pas exemplaire de la vie sous la gauche ?


On est consterné de lire l'article de Ian Hamel dans Le Point ; la description qu'il fait d'un "fait divers" ne serait-elle pas exemplaire de la vie dans une société construit par la gauche ?

Des VIPs et des porte-parole dont une grande partie du passé se révèle être, tant soit peu, mensongère ;
les individus qui croient que tout leur est dû et qui crient à la victimisation ;
cris au racisme, au sexisme, au patriarcat, contre les affreux "déplorables" de la société traditionaliste, etc, etc, etc…
la politisation de tout aspect de la vie et de la société ;
l'intervention conséquente de VIPs socialistes dans une affaire qui ne devrait pas concerner les politiciens ni personne en-dehors du monde de l'éducation ;
la discrétion de la presse lorsqu'il s'agit des personnalités de gauche (qui a jamais su que l'épouse de Jean Ziegler était communiste et, plus que ça, députée du parti communiste ? imagine-t'on que la presse refuse d'évoquer, dans le cas d'un hypothétique élu UDF, son épouse si celle-ci faisait partie du Front National et si, de plus, elle était députée du FN ?)
— les journalistes sont toujours prêts à porter des accusations d'appartenir à l'extrême droite mais ils sont beaucoup plus discrets avec les descriptions lorsqu'il s'agit de gens de gauche — ;
le côtoiement de gauchistes, aberrant, avec des célébrités de "droite" tels que l'abbé Pierre, Mère Teresa, monseigneur Gaillot…
Quelle société idéale que la gauche nous a fabriqué là !
Spécialiste de la philosophie arabe médiévale (il a fait sa thèse sur Averroès), Charles Genequand demande en 1994 à Tariq Ramadan d'apporter de multiples corrections à son mémoire de pré-doctorat. Mais ce dernier refuse. Mieux, « il harcèle les membres du jury pour obtenir [sa thèse] au plus vite » (1). L'étudiant va même jusqu'à menacer un autre membre du jury, Ali Merad, professeur émérite à l'université de la Sorbonne Nouvelle Paris-III. Résultat, trois membres du jury démissionnent. Que fait Tariq Ramadan ? Il se lance dans la théorie du complot : c'est parce qu'il est arabe que l'université lui refuserait sa thèse !

Actif dans les campagnes électorales

Il reçoit le soutien du sociologue Jean Ziegler. Internationalement connu depuis la publication de La Suisse lave plus blanc, qui met en cause le blanchiment d'argent, Jean Ziegler est député socialiste au niveau fédéral. Sa compagne, Erica Deuber-Ziegler, est députée communiste au Grand Conseil (le parlement genevois). Ils mobilisent aussitôt leurs amis, politiques, intellectuels, universitaires. Il faut savoir que, lors des campagnes électorales, Tariq Ramadan et l'un de ses frères n'ont pas ménagé leur peine pour faire élire Jean Ziegler, maniant la colle et distribuant des tracts.

Face à une mobilisation de la gauche (elle est minoritaire dans le canton, mais majoritaire en ville de Genève), l'université prend peur, elle craint le scandale. La Cité de Calvin n'aime pas les polémiques autour de l'islam, d'autant qu'elle accueille beaucoup de riches Saoudiens, Koweïtiens et Émiratis. En catimini, la faculté décide de constituer un second jury afin de donner « une nouvelle chance » à Tariq Ramadan. Tâche particulièrement complexe, les candidats ne se bousculent pas en Suisse francophone. C'est finalement un Allemand, Reinhard Schulze, professeur d'islamologie et de philologie orientale à l'université de Berne, qui hérite de la difficile mission « de faire admettre à Tariq Ramadan qu'il devait modifier sa thèse afin qu'elle devienne acceptable pour un jury d'université ». Cela va mettre plusieurs années.


Fermeture des portes de l'université

Reinhard Schulze n'a jamais été convaincu par le travail de son élève. Mais il accepte que ce dernier puisse interpréter à sa manière l'histoire des idées. … Le jury fait le « job » et accepte la thèse en 1999, mais il ne lui accorde même pas la mention « très honorable », ce qui signifie en langage universitaire que les portes des facultés de Suisse sont fermées à Tariq Ramadan.

Le prédicateur obtient malgré tout la possibilité de présenter un exposé bénévolement une heure par semaine à l'université de Fribourg, ce qui va lui permettre de se présenter comme professeur d'université en France. La thèse est publiée en France aux éditions Tawhid en 2002, préfacée par Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique.
 
Lire aussi Tariq Ramadan aurait usurpé ses titres universitaires

 …

Théologie de la libération

Pourquoi Jean Ziegler a-t-il remué ciel et terre pour le prédicateur controversé ? Affaire de contexte. Dans les années 90, Tariq Ramadan militait à gauche, sinon à l'extrême gauche, flirtant avec les trotskystes. Il réussissait souvent à convaincre que les Frères musulmans, persécutés en Égypte, étaient des humanistes, non violents, à l'idéologie comparable à celle des chrétiens progressistes d'Amérique du Sud, adeptes de la théologie de la libération. Le prédicateur multipliait les contacts avec des figures connues du christianisme, comme l'abbé Pierre, Mère Teresa, monseigneur Gaillot, les membres du groupe d'amitié islamo-chrétienne, ou encore le père Christian Delorme, le « curé des Minguettes » dans la région lyonnaise.
(1) Ian Hamel, La Vérité sur Tariq Ramadan. Sa famille, ses réseaux, sa stratégie. Éditions Favre, 358 pages.

2018/02/16

La France, le numéro 1 européen du radar ; ou : la politique de répression basée sur des «vérités» qui ne sont universelles que dans les antichambres de quelques bureaux de bobos privilégiés, parisianistes de surcroît

Que faire lorsque l’on est en panne d’idée pour abaisser la mortalité routière ? 
se demande Pierre Chasseray sur le site Contrepoints.
Que faire lorsque vous êtes emprisonné dans une politique de répression à outrance visant à contrebalancer le coût de mesures saugrenues par des rentrées financières ?

Poser des radars alors que le reste de l’Europe les retire, comme en Angleterre, pourtant champion de la sécurité routière en Europe ? Ça, c’est fait ! Ne pas appliquer la moindre tolérance et se limiter à la marge de pondération de l’appareil visant à couvrir les erreurs de mesure ? Fait aussi !

Générer 90% des recettes de la radarothérapie avec la traque de tout petits excès de vitesse involontaires de quelques km/h alors que les autres pays européens appliquent une tolérance ? Trop facile ! Déjà fait !

Tenter de devenir le numéro 1 européen du radar avec 24,44 millions de flashes par an, quitte à générer un dégoût des Français qui se ressent avec des chiffres de dégradation de radars en perpétuelle hausse, sans même l’intervention de quelques bonnets rouges ?

L’exploit de la Sécurité routière

La Sécurité routière avait déjà réussi cet exploit ! Ah, tiens, pourquoi ne pas retirer les Forces de l’Ordre des routes et mettre entre les mains de sociétés privées des radars cachés dans des plaques d’immatriculation ? Nous n’en n’avions pas rêvé, les gouvernements Hollande et Macron s’en chargent !

Une autre idée ? Un volontaire pour une dernière mesure stupide qui finira de dégoûter les Français de la Sécurité routière telle qu’elle est pensée aujourd’hui ? Qui a une proposition pour enfoncer le clou ? Emmanuel ? Édouard ? Chantal ? Mais bien sûr…

Voyons… « La baisse de la limitation de vitesse », propose l’une. « On pourrait se cacher derrière des formules mathématiques », répond l’autre. Et dire aux Français que « plus on roule vite, plus le mur est dur ! ». Une dernière fouille dans ses notes à la recherche du Graal : « ça y est, j’ai trouvé une étude des années 70/80 en Suède, qui dit que la puissance de la force au carré de l’énergie cinétique de bidulchouette génère des accidents… ça fait très Star Wars, on va pouvoir convaincre les Français et leur faire avaler la pilule. »

La triste réalité

Bien sûr, je plaisante… Mais la réalité est si triste qu’il vaut mieux s’empresser d’en rire, de peur d’en pleurer.

Chaque année, près de 3 500 personnes perdent la vie sur la route, ou plutôt sur des routes de plus en plus dégradées. Chaque année, la majorité de ceux-là perdent la vie et entraînent des victimes par la faute d’une alcoolémie facilement évitable et sans la moindre réaction des Pouvoirs publics. Les Forces de l’Ordre sont dépourvues de moyens, déshabillées par des radars automatiques et une privatisation de la Sécurité routière qui leur ôte toute possibilité de prévention et de poursuite des comportements dangereux. Face à cela, rien !

Même si la France est clairement opposée à cette baisse de la limitation de vitesse, j’entends encore parfois quelques voix s’élever pour me demander pourquoi nous nous opposons à « sauver des vies », récitant avec une conviction pardonnable la propagande gouvernementale. Voici les arguments en quelques points irréfutables, contestant les cours de mathématiques rudimentaires de piliers de comptoirs de la buvette de l’ENA.

Le consensus européen

Un consensus européen admet une limitation de vitesse à 90 km/h sur le réseau secondaire. Seules quelques rares exceptions admettent une limitation plus élevée, comme en Angleterre ou en Allemagne (respectivement 97 et 100 km/h), ou inférieure, comme aux Pays-Bas ou au Danemark (80 km/h), bien que, comme l’a révélé notre association 40 millions d’automobilistes dans un reportage réalisé au Danemark, ce pays est en train d’expérimenter avec succès la hausse de la limitation de vitesse à 90 km/h. Tout comme le Danemark avait récemment passé certaines de ses autoroutes de 110 à 130 km/h avec succès, il passe aujourd’hui progressivement à 90 km/h.

Le point commun de ces pays, que la limitation de vitesse soit supérieure ou inférieure ? Ils connaissent tous des statistiques de sécurité routière largement meilleure que la France. C’est bel et bien la preuve par A+B que la limitation est loin d’être le gage d’une plus grande sécurité sur la route. Cela devrait suffire à plier un débat sans queue ni tête. Mais pourtant, cela ne persuade pas nos énarques de ne pas détenir la vérité seuls contre le monde entier !

Une expérience peu concluante

Second argument, une expérimentation du 80 km/h est conduite en France sous l’impulsion du gouvernement Hollande depuis 2015. De l’aveu même de la Sécurité routière, cette expérimentation a été jugée non concluante en termes d’accidents.

Ils n’ont alors pas hésité à tordre l’étude pour lui faire dire par ricochet ce qu’elle ne dit pas, quitte à utiliser un argument choc digne du fil à couper le beurre : ils auraient mesuré une légère baisse des vitesses pratiquées en abaissant la limitation de vitesse !

On croirait presque rêver devant la faiblesse de tels arguments, qui ne vaudraient pas 1/20 dans une dissertation de lycéen ! Pour éviter le redoublement, la Sécurité routière se lance dans un argumentaire capillotracté  génial de mauvaise foi ! La baisse de la vitesse moyenne de quelques poussières de km/h devrait limiter la gravité de l’accident.

Rien contre les causes de l’accident

Bien qu’il semble assez rudimentaire de rappeler qu’un choc frontal à 90, 80, voire même à 70, conduit au même drame, il est assez affligeant de constater que la France admet par cela être dans l’incapacité de lutter contre la cause même de l’accident. Mais il est absolument surréaliste de constater que sans la moindre étude, la France accepte de prendre une mesure à contre-courant des vérités de sécurité routière européenne et mondiale !

Face à ce vide abyssal d’arguments des « pro charrette à bœuf », de plus en plus de voix s’élèvent aux côtés de l’association 40 millions d’automobilistes : le Sénat vient de marquer son opposition franche et massive à la méthode employée par le gouvernement ; l’Assemblée nationale, souvent « en route » en circonscription, est majoritairement prisonnière d’un statut « en marche », mais ne cache pas son opposition à cette mesure, en petits comités ; des ministres ont ouvertement marqué leur opposition comme Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires.

Gérard Collomb lui-même, ministre de l’Intérieur, serait défavorable à cette mesure impopulaire et davantage ouvert à une modulation intelligente de la limitation en fonction de la dangerosité ; nos amis de la FFMC – Fédération des Motards en Colère – marquent sur le terrain l’écrasante opposition à la mesure au moyen de manifestations organisées sur tout le territoire, main dans la main avec l’association 40 millions d’automobilistes.

Ce n’est que tous unis et solidaires, ensemble dans le même bateau, que nous pourrons faire entendre raison à un Premier ministre influencé par des vérités qui ne sont universelles que dans les antichambres de quelques bureaux de bobos privilégiés, parisianistes de surcroît.

À une politique de Sécurité routière ratée, répondons par une réalité sans politique. Efficace. Avec les usagers de la route et non contre eux. Faisons en sorte de faire entendre raison à ceux qui préfèrent limiter la vitesse d’impact que lutter contre la cause des accidents.

Et n’oublions pas que la Sécurité routière devrait être populaire. Si ce n’est pas le cas, c’est un échec !

2018/01/11

Differences Between How France and the UK Treat Their Drivers


A day or two after Édouard Philippe announced that the repression and persecution of French motorists would go up in July by the speed limit being lowered by 10 km on 400,000 km of highways, Mike Wade reports in The Times that
Drivers caught speeding in Scotland are to be offered “awareness courses” instead of points on their licence.

In a move that would bring Sottish regulations into line with those in England and Wales, motorists will be given the chance to avoid a three-point penalty and £100 fine if they pay to attend an official speed-awareness course. The reform has been authorised by James Wolffe, QC, the lord advocate.

A Crown Office spokeswoman said that Police Scotland had been granted permission to begin looking into using the courses as an alternative to prosecution. The final decision on whether to introduce such courses would be contingent on the UK government’s evaluation of their effectiveness, although experts believe that they will go ahead …
PS: Notice Britain's yellow speed readers which, contrary to France's stealth radars, are supposed to
provide drivers with a visual warning ahead of time of their presence.

2018/01/02

Il semble évident que sans bornes, sans limites, sans signalisation pléthorique, sans interdictions multiples et décrites dans d’épais textes de loi, chaque individu, mis au volant d’une voiture, va immédiatement se transformer en monstre homicide aux instincts psychopathologiques débridés


En Socialie française, la marche vers le progrès est parfois malaisée, mais elle n’en persiste pas moins
écrivait Hashtable sur son site il y a trois ans dans un post qui n'en est pas moins (totalement) à jour et qui prédisait même la collision de Millas.
Et comme le progrès implique que tout le monde arrive à bon port sans la moindre égratignure, épargné par tous les bobos de la vie, y compris et surtout ceux qui lui donnent son intérêt, on évitera donc de s’y précipiter. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de réduire les vitesses maximum autorisées sur le réseau secondaire.

Oh, pour le moment, il s’agit simplement, comme l’explique le Ministère, d’un test … [On a pu voir] une augmentation assez sensible de la pression des pouvoirs publics sur les routes de France, pression largement entretenue par les habituels lobbies d’acharnement anti-automobilistes au premier rang desquels on trouve une Sécurité Routière pour laquelle tant qu’un véhicule roule, un danger existe.

La lutte contre le conducteur automobile continue donc, sans relâche. Et pendant qu’on continuera à l’espionner, le traquer, en mesurer la vitesse et le nombre de points sur son permis, on en profitera aussi pour le poursuivre de taxations et de malus à l’achat pour avoir eu l’impudence de choisir un véhicule diesel, sachant que le véhicule essence sera, lui, tabassé de ponctions au moment du passage à la pompe. L’interdiction du diesel est pour bientôt.

Moyennant quoi, l’ex-automobiliste, échappant à l’opprobre et à la ruine que constitue une voiture (hideux engin d’individualisme pollueur !), pourra se jeter joyeusement sur les vélos que les municipalités lui mettront à disposition, pour profiter de l’affabilité des agents de police locaux qui lui remonteront les bretelles et lui grignoteront le portefeuille par le truchement d’amendes spéciales, amplement méritées pour avoir voulu, encore une fois, se rendre du point A au point B en toute indépendance.

Voyons le bon côté des choses : la marche vers le progrès, déjà fort chaotique, se fera dorénavant sur des vélos, non polluants, ultimement respectueux des codes routiers qu’il sera d’autant plus facile à honorer qu’il n’y aura plus de voitures.

Tout ceci est bel et bon, et on voit d’emblée qu’une fois le diesel interdit, les routes limitées à 0 km/h (seule limitation en mesure de garantir que plus personne ne mourra par la vitesse en voiture) et les vélos apprivoisés, le monde en sera plus calme, plus serein et plus apte à fournir cette sécurité qui semble tant manquer à cette frange de la population qui a décidé pour tous ce qui est bon pour nous.

Pourtant, comme le rappelle un récent article paru sur Contrepoints, d’autres pays ont déjà testé des mesures sensiblement différentes. Ainsi, l’Angleterre et l’Allemagne, dont les vitesses maximales autorisées sur l’infrastructure routière secondaire sont supérieures à 80 km/h (60 mph pour l’Angleterre, et 100 km/h pour l’Allemagne), montrent tous les jours qu’une vitesse supérieure n’est pas synonyme d’accidents plus nombreux (d’ailleurs, en Allemagne, 66% du réseau autoroutier est sans limite de vitesse). Ainsi, le Danemark a choisi d’augmenter la limitation de vitesse sur son réseau principal sans pour autant constater un désastre humain. Du contraire, même : ce pays a divisé par deux la mortalité de ses routes.

Pourtant, à part cogner sur l’automobiliste en le pourchassant avec des radars, des forces de l’ordre certainement plus utiles ailleurs, et des ponctions qui abondent au tonneau public des Danaïdes, il existe probablement d’autres méthodes, d’autres solutions pour obtenir le résultat affiché officiellement. Tiens, par exemple, et si on faisait un peu confiance aux conducteurs pour se responsabiliser, une fois de temps en temps ?

Bien sûr, il semble absolument évident que sans bornes, sans limites, sans signalisation pléthorique, sans interdictions multiples et décrites dans d’épais textes de loi, chaque individu, mis au volant d’une voiture ou à bord de son vélib bi-turbo jantes alliage, va immédiatement se transformer en monstre homicide aux instincts psychopathologiques débridés ! C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans certaines villes (comme ici, aux Pays-Bas) où on a choisi d’abolir la signalisation routière et où le massacre routier a pris des proportions inouïes.

En outre, on ne peut pas s’empêcher de penser que l’infrastructure elle-même, soigneusement mise à l’écart de toute discussion de fond concernant la sécurité routière, a tout de même un petit rôle à jouer. Comment ne pas constater que nombre de passages à niveau sont encore mal ou peu protégés en France et qu’ils sont la cause d’accidents fréquents, souvent mortels ? On n’entend pas trop la Sécurité Routière se plaindre de la vitesse des trains qui viennent pourtant méchamment heurter les cyclistes, voitures et autres camions coincés à ces points noirs…

 … À tout prendre, la baisse de vitesse sur l’infrastructure à dépendance de l’État aurait tendance à indiquer surtout que ce dernier n’ose plus laisser les gens rouler à une vitesse normale, celle observée dans les autres pays en tout cas, car il n’aurait plus confiance dans son infrastructure. Et comme c’est à lui que revient la responsabilité de l’entretenir, on peut supposer sans mal qu’elle se dégrade suffisamment pour qu’il ait trouvé cette solution, assez médiocre, pour contourner le problème : grâce à l’application de la sécurité routière, pouf, c’est magique, on roulera moins vite sur une infrastructure dégradée qu’on pourra conserver en état médiocre plus longtemps.

Bonus non négligeable : les amendes ainsi provoquées par les abaissements ridicules de vitesse permettront de renflouer un peu les caisses de l’État, et de faire pourchasser les affreux délinquants routiers par une police et une gendarmerie qui n’a pas prouvé toute son efficacité au contact d’autres types de gentils délinquants (très jeunes et/ou turbo-récidivistes).
Parmi les nombreux commentaires (souvent très très bons), retenons celui de Taisson le :
Oui nous sommes les « méchants »…

 … tout ce qui doit être éliminé pour mener à bien le projet de vie aseptisée, régimentée, avec tout le fun de la fourmilière, qui est celui de la société égalitariste socialiste.

Ringardiser l’automobile, accabler de tracas ceux qui veulent s’en servir, déviriliser les mâles, faire du travail manuel une honte, haïr et mépriser le passé de nos aïeux, détester l’industrie, la finance et tout ce qui est productif, c’est le même combat !

… La démagogie actuelle consiste à récupérer toutes les vielles haines et jalousies cumulées envers les moyens de déplacement individuels, qui sont une constante chez les communistes (j’ai même connu des vieux staliniens qui refusaient de passer leur permis..), et à les enrober dans une sauce égalitaire et sécuritaire, et surtout écologique !!

Et ça marche super bien : tous ceux qui ne roulent que sur les petites routes de campagne, ou atteindre 90 est une performance, se croient à l’abri, idem pour les citadins…

Tous ceux qui passent le 90 sont donc « les autres », donc des fous dangereux…

Et bien évidemment, les contrôles se feront dans les lignes droites sans risque… Jackpot !!

Bandes de couillons !

Vive les méchants, les « blaireaux « et les « beaufs » et puis, tiens, je vais aller mettre en marche mes moteurs diesels dans le garage histoire d’émettre des particules!

2017/12/27

3500 morts sur les routes par an ? Plus d’un demi-million de gens meurent en France chaque année, dont plus de 9400 de chute; Faudrait-il mettre des radars dans les escaliers ?


On parle beaucoup des accidents de la route 
note Patrice Vergès (merci à Loran Boury) dans 7 Jours à Clermont.
Beaucoup moins d'autres décès tout aussi accidentels...

 … En tant que journaliste automobile, on m’oppose souvent le nombre de morts sur les routes comme si j’en étais le responsable : 3469 en 2016 dont environ 1600 automobilistes. Le reste se répartissant entre les piétons et les deux roues (près de 900 !).

Ce sont des morts dont on parle beaucoup car ils rapportent de l’argent à l’État à travers la chasse aux automobilistes qui sert à considérer ce dernier systématiquement responsable de son accident. Certes, 1600 morts c’est encore beaucoup mais le chiffre reste à relativiser et à opposer à d’autres auxquels nous ne pensons jamais. D’abord, il faut rappeler que plus d’un demi-million de gens meurent chaque année en France.  Un chiffre qui ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines années à cause de la fin de vie des gens nés au cours du baby-boom.

Accidents bêtes

Sur ces 580 000 décès, on compte environ 21 000 personnes qui meurent d’accident de la vie courante. On les appelle souvent accidents domestiques ou fréquemment accidents bêtes (comme s’il y avait des accidents intelligents) car ils sont souvent le fait de notre négligence.  Pourtant ces accidents ne baissent pas, contrairement à ceux de la route, et auraient même tendance à augmenter depuis l’instauration des 35 heures qui a permis à beaucoup plus de gens de bricoler chez eux. C’est mauvais le bricolage pour la santé. Combien de chutes de toit ou d’arbres !

9400 décès dus aux chutes !

En effet plus de 9400 personnes meurent de chute. Du toit, dans la rue et surtout dans les escaliers. Faudrait-il mettre des radars dans les escaliers ? Ensuite, on compte environ 3000 morts par étouffement suite à une suffocation lors de l’ingestion d’un aliment. Manger est deux fois plus dangereux que prendre la route. Pour ne pas vous plomber la journée, nous n’allons pas lister tous les décès dus aux accidents domestiques. Mais sachez qu’on compte environ 500 noyades par an, 1300 intoxications alimentaires et autour de 500 à 1000 décès dus à la pratique d’un sport. Alors que faut-il faire ? Ne plus prendre sa voiture, ne plus manger, ne plus descendre de son escalier, ne plus faire de sport ?  Non, bien évidemment. Vivre, c’est dangereux pour la santé !

2017/12/25

Que signifie « Rendez à César, ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu » ? Qu’il est légitime de payer l’impôt, pourvu que celui-ci serve aux missions de l’État et non à financer les associations bien-pensantes

Même si les chrétiens n’aiment pas parler d’argent, force est de constater que les Évangiles fourmillent de références à l’impôt
écrit Olivier Bertaux sur le site des Contribuables Associés.
 … À tout seigneur, tout honneur : commençons par la célèbre réplique « Rendez à César, ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu » (Saint Marc, XII, 13-17 ; Saint Matthieu, XXII, 21 ; Saint Luc, XX, 25). Que signifie cette phrase ? Certes que politique et morale ne font pas bon ménage, mais aussi qu’il est légitime de payer l’impôt, pourvu que celui-ci serve aux missions de l’État et non à financer les associations bien-pensantes.

La parabole des talents nous apprend aussi que Jésus récompense celui qui fait fructifier son argent et condamne celui qui n’ose pas en gagner. Le Christ montre que l’enrichissement n’est pas répréhensible. Au contraire, les hommes sont incités à créer, Dieu punissant l’absence voulue de dynamisme. Dès lors, Jésus n’est peut-être pas libéral mais il n’est en tout cas pas favorable aux impôts qui dissuadent d’entreprendre, sanctionnent la richesse ou encore favorisent l’assistanat.

L’impôt excessif est contraire aux Évangiles

 … Quel enseignement tirer de ce passage [Saint Matthieu, XVII,  22-27] ?

…  D’abord, Jésus constate que les fils de rois sont libres car ils ne payent pas l’impôt. On peut donc en conclure que, selon l’Évangile, l’impôt restreint la liberté, contrairement à la vision révolutionnaire de l’impôt « consenti ».

Ensuite, l’impôt n’est pas une chose essentielle ni même sérieuse pour Jésus puisqu’il le place dans la bouche d’un poisson. L’impôt n’est donc pas absent des Évangiles mais appréhendé à sa juste valeur.

Cela dit, Jésus ne conteste pas qu’il faut payer l’impôt. Il explique à Pierre qu’il faut s’acquitter de ses devoirs terrestres et ne pas les mépriser mais qu’il y a quelque chose de plus important que cela : la liberté accordée aux fils du Royaume, c’est-à-dire aux enfants de Dieu. Le salut et la vie éternelle promis aux chrétiens primeront toujours. Le spirituel dépasse le matériel. Débarrassons-nous donc des contingences matérielles pour arriver l’esprit libre jusqu’aux choses spirituelles.

Bien entendu, l’impôt manque de spiritualité et il faut donc l’écarter rapidement pour parvenir à l’essentiel. Il ne s’agit pas d’évasion mais plutôt d’évacuation fiscale. Jésus hiérarchise les sujets et remet l’impôt à sa place, celle d’en bas réservée aux problèmes matériels. Bref, l’impôt doit être payé mais il ne doit pas être surévalué. C’est d’ailleurs là l’essentiel du message.

L’impôt ne doit pas détourner l’homme de ses vrais devoirs et encore moins l’empêcher de les accomplir. Or, la charité et la générosité font partie des devoirs du chrétien. Quand un homme lui demande comment faire pour respecter son enseignement, Jésus lui répond qu’il n’a qu’à se débarrasser de tous ses biens et le suivre (Saint Matthieu, XIX, 20).

Encore faut-il qu’il le fasse de son propre gré.

Si la charité est imposée, ce n’est plus de la charité. Autrement dit, lorsque l’État prend aux citoyens plus de la moitié de leurs revenus et les oblige à s’appauvrir au nom de la solidarité et de l’égalité, il les empêche de pratiquer la charité et leur ôte tout moyen de se montrer généreux.

L’impôt excessif est donc contraire aux Évangiles. Jésus demande aux hommes d’être généreux spontanément et non à l’État de les contraindre à l’être.