2009/07/08

Sauvons le Centre Culturel Suédois 

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C’est dans la capitale européenne de la culture, Paris, que se trouve le Centre Culturel Suédois, le seul centre culturel suédois présent à l’étranger.

Chaque année, plus de 100 000 parisiens viennent y voir des expositions, du théâtre, du design, des films et y écouter de la musique suédoise. A cela s’ajoute la possibilité de prendre des cours de suédois.

Les entreprises suédoises peuvent elles aussi arranger des rencontres et des conférences dans les belles salles du Centre dans le Marais (11, rue Payenne). Il y a également une dizaine de chambres dédiées aux artistes et aux chercheurs de passage à Paris.

Le Centre a une importance capitale pour l'échange franco-suédois, tant culturellement que scientifiquement. Il suffit de jeter un œil aux livres d’or remplis par les nombreux visiteurs et locataires du CCS pour s’apercevoir de l’importance qu’il a dans les relations franco-suédoises.

Il est maintenant question de fermer ce Centre et de détruire ce qu'on a construit pendant des dizaines d'années.

Nous protestons chez UD (ministère des affaires étrangères suédois) et le gouvernement!

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2009/06/22

Bruno Frappat vient de former un groupe de 11 professionnels chargés de rédiger un code de déontologie pour les journalistes 

In an interview with Le Monde's Xavier Ternisien, Bruno Frappat (formerly of La Croix and Le Monde) explains how he has set up a group that is trying to write a professional code of ethics for French journalists.
La crise de confiance est-elle si grave que cela ? La presse est-elle si mauvaise ?

Une étude un peu sérieuse des journaux d'aujourd'hui comparés à ceux de l'entre-deux-guerres ou de l'immédiat après-guerre tournerait à l'avantage de la presse contemporaine. A la Libération, ils étaient plus nombreux, mais fortement idéologisés, et l'information y était noyée dans le commentaire. La nouveauté, c'est la pluralité des médias. Le discrédit de la presse est souvent lié à celui d'un média dominant. Vous pouvez faire tous les bons papiers que vous voulez, si, par ailleurs, sur une chaîne de télévision de grande audience, un journaliste réalise une fausse interview, cela rejaillira sur l'ensemble de la profession. Je demande que l'on ne pratique pas l'amalgame avec les médias.


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2009/06/17

Les journalistes français ont tendance à mélanger faits et commentaire, et sont trop enclins à raconter la misère du monde 

…les journalistes français ont tendance à mélanger faits et commentaire, sont trop parisiens, trop occupés à se recopier les uns les autres, enclins à raconter la misère du monde
explique Xavier Ternisien dans Le Monde à propos du dernier livre de François Dufour.
Il constate, à juste titre, que ce sont souvent les journalistes politiques qui ont pris la tête des journaux. La raison en serait, d'après lui, "une prédominance des opinions politiques sur les faits".

…Au fond, le reproche qui affleure sous la plume acerbe de l'auteur, c'est que les journalistes français sont trop à gauche. "Un quart à l'extrême gauche, une moitié à gauche, un quart au centre et à droite", croit-il savoir.

…Le fondateur des éditions Play-Bac et de Mon quotidien enfourche aussi quelques-uns de ses chevaux de bataille favoris, qu'il avait défendus lors des Etats généraux de la presse, dont il était l'un des animateurs. Il prône une stricte séparation à l'anglo-saxonne entre directeur de la publication (publisher) et directeur de la rédaction (editor).

…Le livre de François Dufour commence à circuler dans les écoles de journalisme.

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2009/06/14

Le mari de la femme coupable d'un triple infanticide dit qu'il "comprend" et "qu'il faut comprendre" les actes de son épouse 

Depuis le début du procès de son épouse, mardi 9 juin, Jean-Louis Courjault, partie civile "au soutien de (sa) femme", est en mission. Véronique comparaît pour un triple infanticide commis à leur domicile, en Charente-Maritime en 1999, puis par deux fois en 2002 et 2003 en Corée-du-Sud où le couple était expatrié. Jean-Louis répète à l'envi qu'il "comprend" et "qu'il faut comprendre" des actes auxquels sa femme, 41 ans, avoue n'avoir toujours pas trouvé d'"explication satisfaisante", les qualifiant d'"effrayants" et de "si graves".
Il n'y pas encore beaucoup de réactions sur le site du Monde, néanmoins, on ne s'étonnera pas que les lecteurs du Monde se trouvent touchés par cette manifestation de tolérance et d'humanisme.

Il "comprend", et "il faut comprendre", les actes de sa femme, répète Jean-Louis Courjault; "Merci d'épargner les acteurs de ce drame de vos leçons de morale" enjoint MC à un rare lecteur faisant preuve de sceptisme ; épargnez-nous (tous) "tout jugement péremptoire" ajoute Raphaël C, en ajoutant que le déni de grossesse reste un… "phénomène mystérieux".

C'est fou ce que la société de la (soi-disante) tolérance et du droit-de-l'hommisme a bien fait son "travail." On ne peut pas, on n'a pas le droit (!) de porter jugement sur une vulgaire meurtrière — oublions les victimes (complètement sans défense, puisque des nouveaux-nés), c'est d'elle qu'il faut avoir pitié !


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2009/06/05

L'antiaméricanisme, fonds de commerce de la gauche, reste aussi bien vivace ; En temps de vaches maigres, il est commode d'avoir un exutoire 

La convergence des Latino-Américains sur le retour de Cuba dans les instances interaméricaines, au sommet des Amériques, à Trinité-et-Tobago en avril, puis à l'Organisation des Etats américains, les 2 et 3 juin, ne saurait donc masquer l'essentiel
écrit Paulo A. Paranagua dans Le Monde, l'essentiel étant le fait que
L'antiaméricanisme, fonds de commerce d'une partie de la gauche, reste aussi bien vivace. En temps de vaches maigres, il est commode d'avoir un exutoire.

A Trinité-et-Tobago, le président du Costa Rica, Oscar Arias, s'était permis d'adresser à ses homologues quelques rappels. "Chaque fois que les Latino-Américains se réunissent avec le président des Etats-Unis, c'est pour lui demander ou lui réclamer des choses, disait-il. Presque toujours, c'est pour rendre les Etats-Unis coupables de tous nos maux passés, présents et futurs." Pourtant, il y a cinquante ans, le Mexique était plus riche que le Portugal. Il y a soixante ans, le Brésil avait un produit intérieur brut (PIB) par habitant plus élevé que celui de la Corée du Sud. "Nous avons raté quelque chose", a souligné M. Arias. A commencer par la priorité à l'éducation.

…Prix Nobel de la paix, président d'un pays qui a aboli l'armée au profit de l'investissement social, M. Arias a déploré l'engouement des Latino-Américains pour les idéologies.

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2009/05/18

Des articles sur le cimetière des GIs en Normandie réussit à s'attaquer aux présidents US en général, et à Bush et à Reagan en particulier 

In a Le Monde article on Normandy's Omaha Beach cemetery next to Colleville-sur-Mer, Benoît Hopquin points out how all presidents since Jimmy Carter in the 1970s have paid visits to the Colleville shrine, managing in the process to take a couple of potshots at Dubya.
En 2002, à la veille de l'invasion de l'Irak, George W. Bush était venu ici rallier les Américains à sa croisade contre "le Mal" et inciter les alliés à "défendre le monde contre les terroristes". En 2004, il n'avait pas trouvé meilleur lieu pour organiser un rabibochage avec la France.
That's right: in his eagerness to disparage Bush, Benoît Hopquin omitted to mention that 2004 just happened to be a long-planned event, i.e., the 60th anniversary of Operation Overlord. Furthermore, it appears that Barack Obama's visit (Philippe Duron, maire PS de Caen, … avait déjà fourbi son slogan : "Yes we Caen") led to an ongoing (?) protocol conflict between the White House and l'Élysée… In that accompanying article, Benoît Hopquin manages to denigrate Ronald Reagan's visit 20 years earlier…

Read also about the Apologizer-in-Chief's plan to apologize to the GIs' deadly enemy in Europe during World War II

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2009/05/17

Nº 20 000 : Le Monde "indépendant" vit en fait en grande partie de subventions plus ou moins habilement déguisées 

65 ans après sa fondation, Le Monde fête son 20000 ème numéro avec un éditorial de Eric Fottorino célébrant la "vision de nos aînés [qui] fut somme toute, à travers les décennies, assez constante :"
donner la meilleure information qui soit, la plus fiable et digne de foi. Ajouter du contexte au texte, c'est-à-dire un regard profond et pertinent donnant du sens au chaos des choses, au-delà de l'écume des jours. Trier, soupeser, décortiquer, éclairer, rectifier, ces mots-clés du journalisme portant l'exigence à incandescence, comme un fil lumineux. Des entretiens, des portraits, des grands reportages (dont une sélection est rassemblée dans un volume édité par les éditions Les Arènes), des débats d'opinion parfois passionnés sur les grands mouvements politiques et sociétaux de la planète depuis soixante-cinq ans, voilà résumée, en une pincée de mots, une aventure humaine dont la trace se mesure à travers les générations successives de lecteurs, qui ont autant été formés qu'informés par notre journal.
Malheureusement, les lecteurs ne semblent pas tous convaincus.
…arrêtez avec vos leçons de journalisme. Et puis, une petite précision : votre "puissant réseau" de correspondants (pigistes) à l'étranger s'est sérieusement étiolé ces dernières années !

"On n'est jamais mieux servi que pas soi-même" : rien ne vaut l'auto-congratulation ! L'exemple vient d'en-"haut". Monsieur Fottorino, votre mimétisme ne laisse pas d’étonner.

Le consensus "objectif" ne se porte pas mal, même au Monde, lui et son adoration du Veau d'Or, celle du marché aussi, seul garant de la "liberté" de quelques uns... Quant à développer enquêtes fouillées et analyses précises des contextes
Quant au (rare) lecteur qui dit Bravo et quant à la soi-disante indépendance du quotidien de référence, Boizard F répond en précisant que
comme tous les quotidiens français, Le Monde ne connaît pas l'ivresse de l'indépendance que donne le marché car il vit en grande partie de subventions plus ou moins habilement déguisées. La presse quotidienne française cumule le plus mauvais des deux mondes : dépendance de l'Etat (qui a ses intérêts à défendre : vous ne verrez jamais en France pour cette raison un quotidien aussi libéral que le Wall Street Journal) et dépendance de quelques gros annonceurs.

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