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2013/05/01

Le problème en Suisse, c'est que le nombre d'accidents recensés sur l'autoroute A1 a beaucoup augmenté depuis l'installation des radars

En Suisse, la Police cantonale vaudoise a publié un rapport annuel avec des chiffres surpenant concernant l'autoroute A1 entre Genève et Lausanne.

Ce tronçon de 42 kilomètres entre l'échangeur d'Ecublens et celui de Genève est surveillé depuis 2 ans par 17 radars fixes placés environ tous les 5 kilomètres. Ces radars signalés et parfaitement visibles prennent en excès de vitesse pas plus de 0,15% d'automobilistes. 
Voilà ce que nous apprend Le Blog 100% Radars (merci à Pascal Levaubien).
Le problème, c'est que le nombre d'accidents recensés sur ce tronçon a beaucoup augmenté depuis l'installation des radars: 268 accidents recensés en 2007 contre 227 en 2006 et 211 en 2005.

Dès le mois d'octobre 2007, le Touring Club Suisse (TCS) alertait les autorités sur ce nouveau phénomène. En effet, si au début les conducteurs levaient le pied sur tout le secteur concerné, aujourd'hui les habitués se sont mis à accélérer entre les radars et à ralentir à l'approche des points de contrôle, cette succession de coups de frein intempestifs suivis d'accélérations est à l'origine de nombreux accrochages.
 

2013/04/30

Les radars-pièges exigent du conducteur une observation robotique de son compteur alors qu'il devrait guetter les dangers devant son capot


"La vitesse tue". Voilà une évidence ancrée dans les esprits depuis que tout lycéen a abordé ce chapitre en cours de physique.
 Ainsi parle Jacques Chevalier dans Le Point.
 … La Sécurité routière fonctionne cahin-caha comme cela depuis 1974, date des premières limitations de vitesse. D'autres mesures sont venues heureusement diversifier les actions, notamment en prenant en compte les enquêtes "Réagir". Celles-ci s'attachaient par une véritable instruction d'un dossier d'accident à en démêler les causes, jusqu'à rechercher dans la vie privée des protagonistes, les antécédents médicaux ou psychologiques. Là, on s'est aperçu qu'un accident combinait le plus souvent plusieurs facteurs et que la vitesse excessive était presque systématiquement le résultat d'un autre comportement à risque.

Diaboliser la vitesse

Cela n'a pas empêché, au fil du temps, de toujours diaboliser la vitesse qui est pourtant un axe de progrès de toute activité humaine. En s'attaquant ainsi à la partie émergée de l'iceberg, la Sécurité routière croit naïvement traiter tout ce qu'il y a sous la ligne de flottaison. Elle ne fait qu'écrêter le problème. Elle ne s'intéresse toujours pas aux véritables causes de l'accidentologie et préfère, selon un raisonnement bien simpliste, appliquer une règle militaire : "Scrogneugneu, j'veux voir qu'une tête."

Avec Frédéric Péchenard, ex-patron de la Police nationale aux brillants états de service, échoué à la Sécurité routière, on pouvait attendre une politique plus responsable et il ne manque d'ailleurs pas, en privé, d'émettre des idées fort intéressantes. Mais en public, c'est toujours la boîte de Pandore que l'on agite sur un automobiliste médusé de voir converger autant de moyens et de célérité sur ses petits écarts comparés aux véritables comportements délictuels.
Facile à piéger, facile à punir, le conducteur bon père de famille a fini par participer largement à cette étude de 40 millions d'automobilistes pour relever tous les radars pièges et les radars tirelires pour les dénoncer comme une absurdité de notre système. Pour ma part, j'y ajouterai l'ensemble des radars du territoire qui piègent dès le premier kilomètre-heure dépassé, exigeant du conducteur une observation robotique de son compteur alors qu'il devrait guetter les dangers devant son capot.

Vers une Sécurité civile

La réponse de Frédéric Péchenard est restée sur une ligne bien simpliste : "La vitesse tue et coûte cher à la communauté. Les P-V ont rapporté 700 millions l'an dernier aux caisses de l'État alors que les accidents de la route lui ont coûté 23 milliards." Dans ce cas, il faut supprimer la Sécurité routière et la remplacer par la Sécurité civile qui s'occupera des 3 600 morts de la route, mais surtout de l'alcool, responsable de 73 000 morts par an dans notre pays, le tabac de 49 000, les accidents domestiques de 20 000, le suicide de 12 000, la grippe de 10 000 et les maladies nosocomiales de plus de 5 000 victimes. Là, messieurs Hollande, Ayrault et Péchenard auront une véritable mission de salut public. Bizarre, il n'y a pourtant que la route qui les intéresse.

2013/04/29

40 Millions d'automobilistes dénoncent les radars "qui piègent"

L'association 40 Millions d'automobilistes assure avoir reçu 67 000 réponses à son "audit participatif", lancé le 17 octobre 2012, sur  le site Racontemoitonradar.com
écrit Le Monde (avec un article similaire de l'hebdo Le Point).
Les internautes y dénoncent les radars "qui piègent".


Il existe plusieurs sortes de pièges, selon 40 Millions d'automobilistes.

L'incohérence : une même route est limitée à une vitesse différente selon le sens dans lequel on la prend : 90 km /h dans un sens, 70 dans l'autre

Voici par exemple ce que raconte Catherine D. (Haute-Vienne): "Sur l'autoroute A20 pendant la traversée de Limoges, la vitesse est réduite à 110km/h dans les deux sens. Sauf que dans le sens province-Paris (et pas dans l'autre sens !). Il y a une limitation de vitesse à 90 km/h pendant environ 500m et bien entendu un radar est justement placé à cet endroit. Il suffit de doubler un bus ou un camion pour ne pas voir le panneau de limitation."

Autre témoignage, celui de Patrick R. (Calvados): "A Loucelles, en direction de Cherbourg Octeville vers Paris, une succession de limitations de vitesse puis à l'entrée de la ville, le radar est juste au niveau du panneau de limitation à 70 km/h ! Vitesse retenue 72 km/h ! Impossible de réagir ! il fallait le deviner ce radar = Amende 45 euros 1 point retiré." 

• L'implantation en bas d'une descente, alors que la voiture a tendance à accélérer. Voici par exemple le témoignage de Jean-Guy L. (Pyrénées-Atlantiques): "Commune de Saint-Jean-de-Luz, sur l'A63, sens France-Espagne en descente, pour une vitesse limitée à 110 km/h. Il n'y a aucun danger, ce n'est pas une zone accidentogène, et si l'on n'est pas muni d'un régulateur de vitesse on doit freiner pour ne pas se faire prendre."

Le radar caché. Voici par exemple ce qu'en dit Laziz H. (Val-de-Marne) : "Une avenue de Choisy-le-Roi est limitée à 30 km/h. Aucune raisdon pour qu'elle ne soit pas à 50 km/h/ En plus, il y a un radar perché et caché sur un portique à hauteur des arbres. Il a fallu deux PV pour que je découvre ce radar."

Le radar positionné dans une zone courte de vitesse abaissée: Alain H. (Landes) raconte ainsi que son fils "a été piégé par le radar placé à Labouheyre sur la N 10 en direction de Bayonne": "Le panneau de signalisation est placé plus de deux km en amont, ce qui fait que les automobilistes pensent l'avoir déjà dépassé jusqu'au flash fatal dans une zone de vitesse abaissée à 90 Km/h au lieu de 110 km/h sur le reste du trajet."

Les automobilistes dénoncent aussi la vitesse abaissée, la remise en cause de la signalisation, le radar après le danger, le radar en zone de dépassement, l'entrée-sortie d'agglomération.

L'association va remettre ses résultats au ministre de l'intérieur, Manuel Valls. Elle réclame un audit de l'implantation des radars en France.

Elle demande que le rappel de la vitesse à respecter se situe au niveau du panneau avertisseur de radar. Elle souhaite que l'on mette des radars pédagogiques (qui indiquent la vitesse sans la flasher) dans les zones de descente  ou les entrées d'agglomération.

"Il ne s'agit pas de pourfendre les règles, il ne s'agit pas de lancer u appel à la déresponsabilisation des automobilistes", précise Daniel Quéro, le président de l'association.
Noter tout de même la différence de ton choisi par Le Monde pour différencier entre l'organisme privé (mise en doute) et les dires du gouvernement (à prendre comme du pain bénit) :

• "L'association 40 Millions d'automobilistes assure avoir reçu 67 000 réponses"

• "Rappelons en effet les radars ont permis d'éviter quelque 15 000 accidents mortels et 62 000 accidents non mortels, entre novembre 2003 et décembre 2010, selon une étude de l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (Ifsttar)"

Franck Marie rappelle que 
L'IFSTAR est un institut entièrement payé par l'etat, mais sa denomination "institut" tente à faire croire qu'il s'agit d'un etablissement independant, il n'en est rien.