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2012/08/18

"Ce n'est plus de la sécurité routière quand on met les radars sur les axes les plus rentables"

S'il faut en croire Florian Philippot,
"On est plus souvent persécutés quand on est automobiliste en France que quand on est délinquant." C'est ce qu'a déclaré lundi 13 août, sur RTL, le vice-président du FN, Florian Philippot. "Ce n'est plus de la sécurité routière quand on met les radars sur les axes les plus rentables. C'est simplement faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat", a-t-il ajouté.

Selon lui, il faut "cesser de persécuter toujours au porte-monnaie les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, parfois très loin de chez eux".

Ce blog a déjà évoqué le problème du Front National, tout en dénonçant plusieurs aspects de la politique de Marine Le Pen (économie, affaires étrangères…). Force est de reconnaîre, toutefois, que "Ce n'est pas parce qu'un Le Pen dit que le soleil est jaune qu'on va se mettre à dire qu'il est bleu" et qu'en matière de matraquage de l'automobiliste en France, le FN semble être — et oui, je vous l'accorde, c'est bien malheureux — le seul parti à lutter contre cette politique répressive de l'État. Nous en avons déjà parlé :

Quant à Jean-Luc Nobleaux , qui vient "d’une famille fortement ancrée à gauche", il se déclare être "le premier sidéré par cette incroyable désertion du terrain, de la part du PS notamment", et par le fait que (pour citer Jeanne Bourdillon) "depuis des années, la seule force politique qui paraisse défendre les automobilistes soit le Front national". L'auteur du livre Radars : le grand mensonge s'exprime ainsi :
Je suis héberlué que la férocité de cette agression que subissent les automobilistes – dont je suis – depuis sept ans ne soient condamnée que par de rares hommes politiques … et surtout totalement occultée par la gauche, alors que ce sont les classes populaires qui en sont les principales victimes.

2012/08/17

François Hollande continue la répression et le matraquage tous azimuths des automobilistes français

En utilisant la guerre civile syrienne comme prétexte, Plantu continue sur sa lignée de cartoons qui montrent que, contrairement aux attentes, François Hollande a repris le flambeau (olympique?) des mains de Nicolas Sarkozy quant à la répression et le matraquage tous azimuths des conducteurs français…

2012/08/16

"La somnolence est la première cause de mortalité sur autoroute"

Contrairement aux idées reçues, l'autoroute est pour les automobilistes l'endroit le plus sûr … L'autoroute, c'est quatre fois moins dangereux que le reste des voies de circulation …

La somnolence est la première cause de mortalité sur autoroute
(voir séquence entre les minutes 56:35 & 58:32, citation à 58:25, L'autoroute des vacances : Un jour de grand départ sur Direct Huit)
Eh oui, Madâââme, quand on a des limites de vitesse soporifiques…

2012/08/15

"USArmes" dans Le Monde ; et Europattentats?

Encore un cartoon dans Le Monde (de Selçuk) fustigeant les armes et les tueries aux États-Unis…

Par contre, rarement quoi que ce soit sur les nombreux (si, si) massacres dans l'Europe de la raison et de la lucidité et dans l'Europe du discours et de la paix.

Dans un post de Le Monde Watch d'il y a cinq ans — c'est-à-dire avant la tuerie de 69 personnes en Norvège — on pouvait lire ceci :
Ecosse 1996: 16 enfants tués; Japon 2000: 8 gosses tués; Nanterre 2002: 8 morts; Erfurt 2002: 16 morts; Finlande 2007: 8 morts. "Mais! C'est la FAUTE à l'Amérique! Leurs armes à feu, leur violence, leur télé, leurs gangsters!" Ah oui? Et la Sicile? Et la Corse? Et Nice? Et Marseille? "Ah, mais ça ce n'est pas la même chôôôse… Là, c'est le Milieu!" Apparemment, on a appris (l'éducation nationale?) aux Européens que la violence et les meurtres aux USA se passent surtout entre citoyens "normaux" et pas entre voyous là aussi…

2012/08/14

"Nous sommes dans une politique de répression et non de lutte contre les accidents" —Le responsable de la sécurité routière dans un syndicat de Police

Davantage d'instruments de contrôle sur le bord des routes, un pied un peu plus lourd sur l'accélérateur, des accords avec les pays étrangers... L'argent rentre comme jamais dans les caisses de l'État.
C'est ainsi que Armelle Camelin commence son article dans Ouest-France, Radars : vers un record des recettes cette année . Mais qu'en disent les policiers eux-mêmes, à travers leurs représentants ?
Michel Nowacki, responsable de la sécurité routière au syndicat Unité SGP-Police, déplore ce phénomène : « Nous sommes dans une politique de répression et non de lutte contre les accidents. Si les radars sauvaient des vies, on aurait 10 % de morts en moins chaque année. » Le mois dernier, 367 personnes ont perdu la vie sur les routes de France, contre 354 en juillet 2011.

The 3 R's — S'écartera-t-on des trois règles d'or : apprendre à lire, à écrire et à compter ?

Un lecteur du Monde écrit concernant ce que les Anglo-Saxons appellent, avec humour, the three R's (reading, writing, and arithmatic):

La leçon de Bled

L'école va mal, c'est sûr. Il faut la changer. Par exemple, commençons par rendre aux professeurs leur dignité en demandant aux adultes de cesser de parler des " profs " plutôt que des professeurs, car, sauf erreur, je n'ai entendu parler ni des journ(alistes) ni des méd(ecins). Peut-être cela ne suffira-t-il pas. Alors, retrouvons le vieux Bled et la sagesse de son auteur - avec Odette - Edouard Bled (1899-1996), qui, en 1987, dans J'avais un an en 1900 (Arthème Fayard) écrit à propos des lendemains de 1968 : " Une école nouvelle sortira-t-elle de tout ce tumulte ? S'écartera-t-on des trois règles d'or : apprendre à lire, à écrire et à compter ? En s'harmonisant avec rigueur, elles construisent une base solide sur laquelle grandira un enseignement original tenant compte des techniques nouvelles. " Tout est dit. Il suffit d'actualiser... Lire, écrire, compter... ne faudra-t-il pas ajouter " utiliser le numérique " ? L'école doit prendre en compte les techniques nouvelles et réorganiser sa démarche d'enseignement.

Jean Carpentier, Aslonnes (Vienne)

2012/08/13

Nombre d'électeurs étaient persuadés qu'en votant contre Sarkozy, le matraquage des automobilistes allait prendre fin


Encore des meurtres à la pelle en France grâce aux armes à feu

Les ex-comparses de Maurice Costa (Mariani, Casanova, Santucci, etc.) ont tous péri sous les balles et lors d'une explosion … La rivalité, d'abord sourde, entre Richard Casanova et Francis Mariani s'est très vite envenimée. Chacun a été sommé de choisir son camp dans un affrontement interne où les morts ont appelé les morts.

Fondateurs et « historiques » s'entre-tuent. Cette guerre concerne aussi les seconds couteaux et n'épargne pas les plus jeunes. Maurice Costa, qui tentera de jouer les bons offices, en sait quelque chose.

En décembre 2010, Florian Costa, 30 ans, son neveu, est exécuté à Biguglia (Haute-Corse), alors qu'il rentrait chez lui, au volant de sa voiture avec ses enfants âgés de 5 ans et 8 mois installés sur le siège arrière. Au cours des quatre dernières années, les policiers dénombrent onze assassinats dont les victimes auraient appartenu à La Brise. A ce jour, ces meurtres restent non élucidés.

Pendant que les Français continuent à critiquer la violence et la présence d'armes à feu aux États-Unis, le nombre de personnes abattues en France, souvent à la kalachnikov, continue à monter. C'est dans cette perspective que nous apprenons de la part de Yves Bordenave sur la une du quotidien Le Monde que Maurice Costa, un des derniers parrains supposés de la bande [du gang corse de La Brise de mer], a été tué mardi 7 août.

ne rafale tirée mardi 7 août à Ponte-Leccia (Haute-Corse) a fini de balayer ce qui restait du gang de La Brise de mer. En visant Maurice Costa, 60 ans, les tueurs ont abattu l'une des toutes dernières figures de cette redoutable équipe de voyous, constituée en Corse à la fin des années 1970.

Avec quelques autres, dont Francis Mariani, Richard Casanova, Pierre-Marie Santucci ou Francis Guazzelli, tous morts au cours des quatre dernières années d'autre chose que de maladie ou de vieillesse, Maurice Costa était suspecté d'être l'un des piliers de cette association de malfaiteurs, spécialisée dans le braquage, le racket et le meurtre.

À Yves Bordenave de raconter

un épisode particulièrement cocasse resté dans les annales du banditisme.

A la suite de son arrestation, le trio Mariani-Santucci-Costa est incarcéré à la prison de Borgo (Haute-Corse) dans l'attente d'un procès pour extorsion de fonds. Le 31 mai 2001, peu après 17 heures, les trois hommes viennent de regagner leurs cellules, lorsqu'un fax arrive au greffe de la prison. Il émane du cabinet de Patrice Camberou, le juge d'instruction chargé d'instruire leur dossier et est signé de Dominique Buonaguidi, vice-président du tribunal de grande instance d'Ajaccio, juge de la détention et des libertés.

La missive ordonne la libération immédiate des détenus Costa, Mariani et Santucci. L'ordre est exécuté sans plus attendre à la satisfaction des intéressés. Lesquels se réjouissent d'autant plus qu'ils savent que le message est un faux. Il avait été expédié d'un hôtel d'Aix-en-Provence par un de leurs complices ; il faudra cinq jours avant que l'administration s'en rende compte.

Un an après, les trois « évadés » seront relaxés par le tribunal correctionnel : les juges estimant qu'il n'y a pas eu « évasion » au sens pénal du terme.