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2012/07/07

Est-ce que le déploiement des radars a fait baisser le nombre de morts ?


La FFMC répond :
En fait, les radars automatiques ne servent qu’à vérifier le strict respect des limitations de vitesse. Ils restent sans effet sur les causes multifactorielles des accidents de circulation que sont l’usage du téléphone au volant, la nécessité de respecter les distances de sécurité, le contrôle des rétroviseurs, le respect des priorités, savoir bien se placer sur la chaussée…bref, l’attention portée aux autres.

Ce qui a également et fortement contribué à faire baisser la mortalité routière, c’est aussi l’usage de la ceinture de sécurité à l’arrière, les progrès accomplis en sécurité passive dans les véhicules autos de tourisme (notamment avec l’application de la norme EuroNCAP, évidemment sans effet sur les usagers en 2RM) et la réduction des temps d’alerte aux secours (donc leur efficacité) grâce au développement des téléphones mobiles.

La Grande-Bretagne, fréquemment citée en exemple pour ses bons résultats en sécurité routière renonce en 2010 à l’implantation de nouveaux radars et envisage d’en supprimer.


Le Cowblog ajoute :
Le nombre de tués sur Les routes baisse de façon continue depuis plus de vingt ans, grâce à l'amélioration des routes et surtout de la sécurité des véhicules, et grâce à des contrôles exercés avec discernement, et l’introduction des radars n'a rien changé à la pente de la courbe !

… Dans cette période de crise, où on nous impose des économies et des sacrifices, le gouvernement jette notre argent par les fenêtres. Cela me rappelle les 90 millions de doses de vaccin anti grippe mexicaine dont plus de la moitié est allé à la poubelle!

Alors les radars dans tout cela ? Nos dirigeants seraient ils devenus idiots ?
Pas du tout, il faut faire rentrer I'argent dans les caisses.
Les policiers ont même des quotas de PV à rermplir.

A Rennes, le Centre national de traitement des amendes, avec ses 450 salariés, traite les 17 millions de PV qui lui sont directement adressés par les radars routiers et expédie 60. 000 courriers par jour. "Un savoir-faire unique au monde !" se félicitent ses responsables. Une merveille d'organisation à la française, que des délégations étrangères viennent visiter et qui taxe sans le dire les automobilistes, certes ceux qui ne respectent pas systématiquement les vitesses limites, cela c'est normal, mais pour la plupart, ceux qui ne regardant pas leur compteur pendant quelques secondes, ont dépassé un instant cette limite de quelques kilomètres, sans mettre en danger la vie de quiconque.!

Les informations de Denis Boulard — l'auteur du livre Radar Business nous apprend que "66% des radars ne sont pas placés en zone dite accidentogène" — sont en outre confirmées par la Ligue des Conducteurs dans leur pétition, 4 vérités sur les radars (aller au lien pour voir le détail) :
Vérité n°1 : la baisse de la mortalité routière est bien antérieure à la mise en place des radars

Vérité n°2 : A ce jour, aucune étude scientifique française n’établit un lien direct entre vitesse et mortalité routière

Vérité n°3 : deux radars sur trois ne sont pas placés à des endroits dangereux

Vérité n°4 : l’Etat a empoché plus d’un demi-milliard d’euros [en 2010] grâce aux radars

2012/07/06

Qui a fait plus de morts ? La Révolution française ou l’Inquisition ?

Michel Garroté nous offre un article polémique qui compare les chiffres historiques des victimes des religions avec celles des Étatistes (les réactions des lecteurs, pour et contre, sont à méditer aussi)…
A propos de la série télévisée ‘Inquisitio’, je rappelle que la ‘Révolution française’ a fait plus de morts en un seul mois, au nom de l’athéisme, que l’Inquisition, au nom de Dieu, pendant tout le Moyen-Âge et dans toute l’Europe. Voici des extraits du communiqué de monseigneur Bernard Podvin, porte-parole de la conférence des évêques de France, concernant le feuilleton estival ‘Inquisitio’ : « Inquisitio ? Tel est le titre d’une saga télévisée de l’été. Programmée, hélas, à heure de grande écoute. Plusieurs universitaires médiévistes, peu suspects de complaisance envers l’Eglise catholique, nous disent combien ils sont atterrés par cette série. Citons, entre autres points scandaleux, le traitement indigne réservé à la grande mystique Ste Catherine de Sienne. Parce que cette période historique est extrêmement difficile pour tous, elle requiert d’autant plus un service délicat et éminent de la vérité. Quand un tel parti-pris aimante une production, qu’a-t-elle encore de culturelle ? Je pleure et m’indigne de songer qu’à l’audimat, beaucoup risquent de se croire instruits par cette manière tendancieuse d’honorer l’histoire humaine et religieuse ».

Lu ici, ce point de vue historique inspiré de plusieurs œuvres de référence sur l’Inquisition : l’Inquisition est inintelligible à des esprits contemporains. Replaçons-nous dans le contexte médiéval. Contexte : au Moyen Age, et surtout dans la période qui va du 10ème à la fin du 13ème siècle, la société est chrétienne. Il est impensable de ne pas l’être. Le concept de liberté religieuse est incompréhensible, autant que le relativisme moral. On est chrétien parce qu’on est convaincu de la Vérité du Christianisme. Or, la Vérité est une et indivisible. Donc il n’y a pas, par définition, de place pour d’autres religions ou opinions. Etre athée au Moyen Age est aussi inconcevable qu’être raciste ou nazi à notre époque. C’est dans ce contexte que se développe la lutte contre les hérésies, notamment le catharisme.

Dès 1213, Innocent III affirme la nécessité de traquer l’hérésie non sur la base de rumeurs, mais d’une enquête, en latin inquisitio. Pour l’Eglise, le but premier reste la conversion des égarés. L’Inquisition n’est pas compétente pour juger les fidèles des autres religions, notamment les Juifs. Elle ne s’adresse qu’aux hérétiques chrétiens. En 1231, Grégoire 9 publie Excommunicamus, acte fondateur de l’Inquisition. Les inquisiteurs seront essentiellement les Dominicains et les Franciscains. Ce sont eux qui ont l’expérience des hérésies. Dès 1240, l’Inquisition se répand dans toute l’Europe sauf l’Angleterre. L’Inquisition est une institution religieuse parallèle et indépendante de la justice civile. Les inquisiteurs sont des théologiens qui ne dépendent que du Pape. Leur mission est ponctuelle. La procédure n’a pas été fixée par Excommunicamus. Elle est donc variable selon les régions.

Comment se déroule un procès ? 1 – L’inquisiteur commence par une prédication générale. 2 – L’inquisiteur publie l’édit de foi, qui oblige les fidèles à dénoncer les hérétiques de leur connaissance. Le nom des dénonciateurs est tenu secret pour éviter les représailles. Mais certains inquisiteurs préfèrent procéder à une confrontation contradictoire entre accusé et dénonciateur afin que l’accusé puisse démasquer un dénonciateur qui aurait intérêt à lui nuire. Rappelons qu’en cas de faux témoignage, le dénonciateur risque la peine encourue par l’accusé. 3 – L’inquisiteur publie l’édit de grâce, qui accorde un délai de 15 à 30 jours aux hérétiques pour se rétracter. Passé ce délai, l’hérétique présumé est justiciable du tribunal inquisitorial (suite).

Par ailleurs, le fait est que la ‘Révolution française’ a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen-Âge et dans toute l’Europe. Ce fait a été démontré par un historien sérieux (et protestant), Pierre Chaunu. On en retrouve l’analyse dans le quatrième numéro hors-série de L’Homme Nouveau consacré à quelques mythes de l’histoire antichrétienne, dont l’Inquisition. Un ensemble d’extraits de cette analyse est ici. Des extraits également ci-après : « La création de l’Inquisition au XIIIe siècle marque de réels progrès en matière de justice. D’abord en confiant à un tribunal, c’est-à-dire une institution de justice, des hérétiques dont l’impopularité était telle qu’ils étaient l’objet de la violence aveugle des foules ou des autorités politiques : ils étaient ainsi soustraits au lynchage ».

« Ensuite cette institution de justice, même si elle n’offre pas aux prévenus toutes les garanties de nos procédures modernes et démocratiques, comporte bien des éléments originaux qui la diffèrent des justices ordinaires de l’époque : l’instruction est inquisitoire et secrète (recherche par voie d’enquêtes et de questionnements). Le tribunal de l’Inquisition cherche avant tout à établir la vérité au nom de l’intérêt de la société (comme le ministère public). Il s’écarte de la procédure accusatoire du droit romain où le juge arbitrait les litiges entre deux parties argumentant chacune en sa faveur. De plus le dénonciateur calomnieux subit la peine encourue par celui qu’il a dénoncé. Pour l’historien Bartolomé Bennassar, ‘l’Inquisition, par ses méthodes d’investigation et le fonctionnement de son tribunal, a contribué à inventer les règles d’une procédure nouvelle’, débouchant à terme sur le système juridique contemporain, à cette nuance près que l’accusé y était présumé coupable ».

« Les enquêtes scrupuleuses offrent cependant des garanties aux prévenus. L’accusé peut réfuter les accusations de l’inquisiteur et récuser certains témoins. Il peut aussi produire des documents ou exposer des faits tendant à prouver l’inanité des charges portées contre lui. Enfin cette institution est confiée à des professionnels dotés de manuels très codifiés et soucieux du droit. En 1246, le concile régional de Narbonne demande que la condamnation soit portée exclusivement après un aveu formel, ou au vu de preuves irréfutables. Mieux vaut, estime l’assemblée, relâcher un coupable que condamner un innocent. Pour obtenir cet aveu, la contrainte peut être utilisée : soit par la prolongation de l’emprisonnement, soit par la privation de nourriture, soit enfin par la torture. Le recours à la torture est rare et contesté. Longtemps l’Église y a été hostile. En 866, le pape Nicolas Ier déclare que ce moyen ‘n’était admis ni par les lois humaines ni par les lois divines, car l’aveu doit être spontané’ ».

2012/07/05

Depuis 68, la pensée dominante en matière de criminalité, prise pour credo par nombre de médias et de politiques, est une "culture de l’excuse"


Tandis que les Français vilipendent les Américains abrutis pour leur possession d'armes et pour la violence dans leur société — choses inimaginables dans l'Europe des lumières, des lucides, et des humanistes — Xavier Raufer étudie les crimes et les meurtres, en… France, à la… kalachnikov ! (merci à Lucien Oulahbib)
Des bandits usent aussi de ces fusils d'assaut pour braquer des commerces, régler leurs comptes — ou tirer sur des policiers.

Or ces crimes se multiplient sur le territoire français. C'est simple à vérifier : tapez "Assassinat Kalachnikov" sur Google. S’affiche l'énumération des attaques commises en France avec cette arme de guerre, "environ 44 000 résultats". Ainsi, l’usage en France de la kalachnikov par des bandits tient désormais de la routine.

Comment en est-on venu là ? La faute à qui ?

… Car ces armes ne tirent pas seules : une kalachnikov est inoffensive si nul ne s’en sert. Les premiers coupables de ces "tueries" sont bien sûr ceux qui usent de ces armes, les tueurs, puis ceux qui les importent, les trafiquants.

Mais au-delà des criminels immédiats, l'origine vraie de cette tragédie est intellectuelle. La faute incombe à ceux qui ont produit les diagnostics erronés en matière criminelle et interdit à nos dirigeants de voir assez clair, assez tôt.

Car depuis la "génération 68", la pensée dominante en matière de criminalité, prise pour credo par nombre de médias et de politiques, est une "culture de l’excuse" véhiculée par de fort activistes "sociologues critiques".

Depuis quarante ans, ces idéologues nous ont assuré qu’il n’y avait nulle vague criminelle, mais un simple "sentiment d’insécurité" propagé par des beaufs’ avinés. Par aveuglement idéologique, cette génération de "sociologues critiques" a purement et simplement nié le phénomène criminel.

Pire encore : les mêmes "sociologues critiques" et leurs complices médiatiques ont prétendu qu’il n’y avait pas de bandes mais de "malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme". Que parler d’armes relevait du fantasme. Or des bandes, il y en a toujours plus et toujours plus violentes, et les banlieues grouillent désormais de kalachnikov.

Ainsi, en matière criminelle, le vrai problème de la France est de longue date, sous la gauche comme sous la droite, la production d'un diagnostic juste. Celui de la "culture de l'excuse" était clairement faux et voici désormais le fatal résultat de cette dérive idéologique : en plein délire d'impunité, les soi-disant "victimes de l'exclusion", en fait, des voyous, tuent comme ils respirent, armes de guerre au poing.

2012/07/03

Le permis à points "est une idée de fonctionnaire, qui pénalise non pas ceux qui roulent mal mais ceux qui roulent beaucoup"

Alors que la Sécurité routière dressait, en avril 2010, un bilan extrêmement encourageant du dispositif [du permis à points],
prétend Le Monde (suivi par ses lecteurs),
ce dernier a été hissé par nombre d'associations de défense des automobilistes en symbole des "politiques répressives" des gouvernements successifs en matière de sécurité routière, aux côtés des radars automatiques et des limitations de vitesse considérées comme abusives.
Il se peut que Francis Rongier soit membre du Front national (ainsi que candidat à l'élection présidentielle de 2012), ce n'est pas parce qu'un Le Pen (père ou fille) prétend que le soleil est jaune qu'on va se mettre à dire qu'il est bleu et admettons, par conséquent, que ce Francis Rongier a raison de ne pas en démordre.
Francis Rongier n'en démord pas : le permis à points est profondément inégalitaire. "C'est une idée de fonctionnaire, qui pénalise non pas ceux qui roulent mal mais ceux qui roulent beaucoup", argumente-t-il.

… Parmi tous les détracteurs du permis à points, les plus violents sont en effet les membres du Front national. En février 2012, Marine Le Pen, alors candidate à la présidentielle, s'est rendue sur le bord de la RN20 dans l'Essonne, à l'endroit même où Nicolas Sarkozy avait inauguré en 2003 le premier radar automatique, pour proposer l'abrogation du permis à points. "Il s'agit d'un lieu symbolique d'une dérive lente mais certaine d'une politique de sécurité routière vers une politique de chasse à l'automobiliste, vache à lait pour les finances de l'Etat", avait alors déclaré Mme Le Pen. Selon le projet de loi de finances pour 2012, l'ensemble des amendes de police de circulation et du stationnement pourrait s'élever à près de 1,4 milliard d'euros.
Il est sidérant, il n'y a guère d'autre mot pour le décrire, que seul le Front National défend les automobilistes. Comme le déclare Jean-Luc Nobleaux, auteur du livre Radars : le grand mensonge, qui vient "d’une famille fortement ancrée à gauche",
je suis le premier sidéré par cette incroyable désertion du terrain, de la part du PS notamment
et par le fait que (pour citer Jeanne Bourdillon) "depuis des années, la seule force politique qui paraisse défendre les automobilistes soit le Front national".
Quoi qu'il en soit, s'étonne-t'on donc encore que seul un Français sur deux estime que la police est efficace ?
Quelle image ont les Français de leur police ? Efficace ? Digne de confiance ? Honnête ? Un sondage Ifop réalisé pour Sud Ouest dimanche scrute le sentiment de la population française envers ses forces de l'ordre. Résultat : une lente mais certaine dégradation globale.

Ainsi, seul un Français sur deux (50%) estime que la police est efficace alors qu'en 1975, ce taux atteignait 63%, soit une baisse de 13 points en un peu moins de 40 ans. En parallèle, devant choisir spontanément dans une liste de quatre sentiments - confiance, l'inquiétude, la sympathie et l'hostilité - moins de la moitié (44%) des Français éprouvent de la confiance à leur égard contre 53% de la population en 1999. Le sentiment de sympathie pour la police baisse également (20%, soit - 2 points) alors que grimpe l'inquiétude (22%, soit + 8 points).