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2013/04/04

Quand un village français reçoit 100.000 dollars d'un riche Texan

Le petit village d'Aurignac n'en a pas cru ses yeux
écrit Clémentine MAZOYER (merci à Valerie)
lorsqu'un riche entrepreneur pétrolier Texan … a fait don de 100.000 dollars, soit près de 77.000 euros pour restaurer la petite église Saint Pierre. …

L'argent servira à l'embellissement de l'église 

L'Association de Sauvegarde du Vieil Aurignac a touché l'argent il y a une quinzaine de jours. Une réunion a eu lieu avec les membres de l'association, de la mairie, propriétaire de l'église, et des responsables religieux, pour faire un constat des travaux nécessaires. La mairie devrait s'occuper des gros travaux tandis que l'association se penchera sur l'embellissement. "Nous avons des trésors dans cette église, et des tableaux à rénover," explique Renée Ragnès qui estime que les travaux dureront près de deux ans. 

Pour Jean-Michel Losego, maire de la commune, un tel cadeau "c'est un bonheur." Aurignac a "le problème de toutes les communes qui, riches à un moment donné, ne le sont plus", et qui se retrouvent avec un patrimoine considérable àentretenir. 

Pas tout à fait une première pour Aurignac 

Car Aurignac n'en est pas à son premier don venu d'Amérique. En 1911, Bertrand Adoue, enfant pauvre d'Aurignac part faire fortune à Dallas (Texas) où il devient banquier. A sa mort, il lègue une partie de sa richesse aux nécessiteux du village. 

Par ailleurs, un étudiant d'Aurignac touche encore chaque année une bourse de près de 500 euros grâce aux intérêts produits par un don fait à la même époque par une autre Aurignacaise, émigrée aux Etats-Unis.

2013/04/01

Les lois, c'est pour la plèbe : Encore un ministre socialiste censé expliquer aux Français les vertus de l'impôt, qui aurait un compte en Suisse

Les lois, c'est pour la plèbe, les leçons de morale de même.

Encore un socialiste qui n'aime pas les riches, encore un gauchiste qui n'aime pas le capitalisme, encore un moralisateur qui n'aime pas les prétendus fraudeurs aux impôts, mais qui, en toute cachette, aurait un compte en Suisse, rien que ça…

Ah ! Avions-dit c'est le ministre du budget dont il s'agissait ? Que c'était le ministre du budget (Jérôme Cahuzac) qui était visé par une information judiciaire dont l'ouverture était requise par le parquet de Paris pour "blanchiment de fraude fiscale" ?

Un "ministre du budget, censé non seulement expliquer aux Français les vertus de l'impôt, de la rigueur et de la vertu budgétaire, mais aussi lutter contre la fraude fiscale", selon l'éditorial dans Le Monde :
Dans ces conditions, la démission du ministre du budget était inévitable. Certes, ce dernier est présumé innocent et n'est pas mis en examen. Sa démission ne saurait être interprétée comme un aveu de culpabilité. Et comme il l'a fait depuis le début de cette affaire, M. Cahuzac continue à récuser catégoriquement les accusations portées contre lui. " Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de compte à l'étranger. Ni maintenant ni avant ", n'a-t-il cessé d'affirmer, y compris dans le bureau du président de la République. Mais le soupçon qui pèse sur lui est désormais trop lourd pour qu'il puisse continuer à siéger au gouvernement sans l'affaiblir durablement.

De même, François Hollande n'avait d'autre choix que d'accepter ce départ. Attendre les résultats de l'enquête judiciaire qui va s'engager et, au bout du compte, une éventuelle mise en examen de M. Cahuzac, aurait placé l'exécutif, durant des mois, à la merci des rebondissements délétères de cette affaire.

Le chef de l'Etat a donc tranché immédiatement. Quoi qu'il lui en coûte puisqu'il se sépare, en l'occurrence, d'un poids lourd de son gouvernement, qui fut la " révélation " de son début de mandat, en charge du département le plus exposé du moment : faire accepter aux Français et à tous les ministres une sévère cure d'austérité budgétaire et fiscale pour réduire l'endettement du pays et contribuer à son redressement.

Le président de la République a mené campagne, voilà un an, en faveur d'une " République exemplaire ", débarrassée du poison des " affaires " qui n'ont cessé, depuis des lustres, de miner le crédit des responsables publics, à gauche comme à droite. Tergiverser n'aurait fait que renforcer plus encore cette défiance et tous ceux qui l'attisent.

C'est encore plus vrai dans le cas d'un ministre du budget, censé non seulement expliquer aux Français les vertus de l'impôt, de la rigueur et de la vertu budgétaire, mais aussi lutter contre la fraude fiscale. Laisser la moindre place au doute sur la probité de celui qui en exerce la charge était déjà problématique depuis trois mois. C'eût été dévastateur demain.

2013/03/31

Un vétéran yankee du Jour J va retrouver un objet perdu sur les plages de la Normandie en juin 1944

Stéphane Lamache, directeur du Musée Airborne de Sainte-Mère-Eglise, se promène avec des amis dans les dunes d'Agon-Coutainville, un clair samedi de septembre 2012. Un morceau de métal affleure la surface. L'historien identifie immédiatement une Dog Tag, surnom donné à la plaque métallique d'identification que portaient autour du cou les soldats américains pendant le Débarquement.
Voilà ce qu'écrit Benoît Hopquin dans un article pour Le Monde depuis les plages du débarquement.
Y figurent un nom, James Kelson, et d'autres indications tels le groupe sanguin, la religion ou la personne à prévenir en cas de décès, une certaine Elsie Kelson, avec une adresse dans le district de Columbia, Washington DC.

De telles découvertes ne sont pas rares en Normandie dont le sol regorge encore d'objets militaires. En général, les collectionneurs les déposent sur une étagère ou les oublient dans un tiroir. En vrai spécialiste, Stéphane Lamache entame des recherches, consulte les bases de données américaines et retrouve la biographie partielle du soldat.

L'homme est né en 1921. C'est un Afro-Américain, un negro citizen, selon la dénomination de l'époque. Il a fait des petits boulots dans des restaurants, à bord de trains ou sur des bateaux à vapeur. Il a été enrôlé le 2 décembre 1942, a fait ses classes à Fort Myer, en Virginie, avant d'être envoyé en Angleterre puis de débarquer en France, fin juin 1944, à Omaha Beach. Comme la plupart des soldats noirs américains, en ces années de ségrégation, il n'était pas envoyé dans les unités combattantes mais versé dans l'intendance, en l'occurrence la blanchisserie de l'armée.

Les archives dévoilent ainsi la vie de l'homme. Mais rien sur sa mort. En consultant les registres de décès ou d'inhumation, Stéphane Lamache ne trouve aucun James Kelson qui corresponde. En désespoir de cause, il fait appel à un réseau de généalogistes aux Etats-Unis qui retrouvent la trace d'une fille, Joan. " Et là, elle nous annonce que son père est encore vivant ", raconte Stéphane Lamache. A 91 ans bien sonnés, le vétéran vit dans une maison de retraite à Washington DC.

Antonin Dehays, un autre historien qui se trouve outre-Atlantique pour ses recherches, rencontre le vieil homme en janvier. James Kelson lui raconte son séjour en Angleterre puis en France. " J'ai rencontré beaucoup de Français, des gens bien. " Après avoir été stationné en Normandie, à Cherbourg et Valognes notamment, il a été affecté jusqu'à la fin de l'année 1944 à la surveillance de la frontière franco-belge puis a été envoyé au Japon. Il est revenu aux Etats-Unis en 1946 et a repris sa routine, comme manoeuvre dans le bâtiment. De la France, il a ramené quelques rudiments de la langue, notamment l'expression : " Comme ci, comme ça. "

Sa plaque ? James Kelson ne se souvient pas l'avoir perdue. Mais l'étourderie va être réparée. Stéphane Lamache a promis d'envoyer la Dog Tag à l'ancien soldat. Il recevra d'ici à quelques jours ce bout de rouille qui raconte une histoire à la fois banale et singulière, sortie de près de soixante-dix ans d'oubli par les mystères des sables de Normandie.