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2016/07/09

De 495.000 PVs par an à 212.000 : "La baisse des PVs n'a pas provoqué de changement notable dans le nombre d'accidents ou dans celui des décès de la route"

Avec une douzaine de policiers abattus (dont cinq sont morts, les autres gravement blessés) par un sniper protestant contre la "brutatlité policière", Dallas est dans les infos en ce moment.

Un article de Radley Balko dans le Washington Post sur la police à Dallas explique que, a priori, les policiers de la ville texane sont — très bien — vus, et cela par tous les segments de la population. Depuis deux ans, en effet,
il y a eu un grand nombre de rapports sur les effets dévastateurs sur les pauvres qui viennent de l'application agressive des infractions de la circulation et d'autres infractions mineures. [Dallas Police Chief David Brown] était en avance sur la courbe ici, aussi. Entre 2007 et 2013, le nombre de PVs à Dallas a chuté de 495.000 à moins de 212.000. C'est une réduction massive.

Brown a réaffecté patrouilles de la circulation à des endroits qu'il sentait étaient plus propices à la sécurité publique. Au cours des dernières années, nous avons vu des exemples épouvantables de villes intensifiant l'application des lois mesquines — souvent au détriment de la sécurité pour des crimes violents et des vols — afin d'aider à combler les déficits budgétaires. Brown a rejeté cette approche.

"Le but de l'application de la circulation est d'améliorer la sécurité routière, et non pas d'accroître les recettes", Brown a déclaré au journal Dallas Morning News. «Nous ne croyons pas que les citoyens de Dallas veulent que les membres de son département de police écrivent des PVs afin d'accroître leurs recettes."

La baisse des PVs n'a pas provoqué de changement notable dans le nombre d'accidents ou dans celui des décès de la route.
Instapundit ajoute :
Eh bien, c'est parce que, la plupart du temps, les PVs ont tout à voir avec les revenus, et rien avec la sécurité.

2016/07/04

Michel Rocard nous a quittés

Un ancien premier ministre français est mort, nous apprend Le Monde (Michel Rocard sur Le Monde Watch).
Michel Rocard avait le « parler-vrai », la dent dure et le jugement acéré. Nul doute qu’il se serait gaussé de l’avalanche d’hommages qui lui ont été rendus, au lendemain de sa mort le 2 juillet.
A gauche, bien sûr, François Hollande a salué ce socialiste capable de « concilier utopie et modernité », Manuel Valls a évoqué avec émotion ce « visionnaire » qui fut son « père en politique », Lionel Jospin cette « référence », Emmanuel Macron cet « exemple », Jean-Pierre Chevènement ce « militant sincère qui croyait à la force des idées », ou Jean-Luc Mélenchon cet « éclaireur » dont « la vie est une leçon ».

A droite, tout autant, où Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Fillon ont dit leur respect pour l’homme d’Etat. A l’extrême droite même, puisque Marine Le Pen a adressé ses condoléances aux proches de cet « homme de conviction ». Sans oublier Nicolas Hulot et Brigitte Bardot.
 … L’homme de gauche Rocard mérite ces hommages, évidemment. … Pour son pragmatisme tenace, sa capacité d’innovation autant que de conciliation, le premier ministre Rocard (1988-1991) ne mérite pas moins l’éloge.
 … La frustration de constater que les qualités reconnues à Michel Rocard – une exigence de morale en politique, un inlassable engagement pour ses idées, une inépuisable ouverture d’esprit – paraissent si peu et si mal répandues aujourd’hui.
Le regret est de voir disparaître un homme, et une voix, qui incarnait une conception noble de l’action publique : celle qui fonde l’ambition et l’exercice du pouvoir sur la force et la justesse des idées, du savoir et de la culture. Et non celle qui instrumentalise les idées au service de la seule stratégie qui vaille, la conquête du pouvoir. C’est ce qui a fait sa singularité et lui confère aujourd’hui une aura particulière. C’est aussi, et il le reconnaissait lucidement, ce qui a fait sa faiblesse pendant quarante ans.