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2009/03/28

"Quand je rencontre des policiers, j'angoisse"

"Quand je rencontre des policiers, j'angoisse"
C'est l'histoire d'une femme de 49 ans dont la sympathique soirée entre collègues se transforme en cauchemar, écrit Claudia Courtois dans Le Monde.
Les policiers refusent et [emmènent la cycliste qui a bu] au commissariat central pour une garde à vue.

Cette nuit-là, dix autres cyclistes subiront le même sort, dont un de ses collègues : déposition, fouille, nuit en cellule, nouvelle déposition le lendemain. Comme l'impose la procédure, Marie S. s'est retrouvée sans lacets ni soutien-gorge, et a récupéré ses effets personnels dans une boîte en carton. "Au début, je croyais seulement être dans un mauvais film et j'ai refusé les appels téléphoniques autorisés, confie-t-elle. J'étais persuadée qu'on allait me faire la morale, avec une amende, et un retour chez moi au plus vite." Depuis sa sortie du commissariat, le lendemain à 10 h 30, cette mère de deux enfants s'interroge : "Quelle est la proportionnalité entre la sanction et la faute, alors que j'ai reconnu les faits et que je n'allais pas être un trouble à l'ordre public ?"

Des associations de cyclistes et des élus dénoncent "cette stigmatisation à outrance des cyclistes".

Comme l'écrit Philippe G,

Sous prétexte d’accroître la sécurité, nous allons vers une société de plus en plus liberticide où la surveillance devient omniprésente. J’ai lu que, l’an passé, 600 000 Français ont été mis en garde à vue, soit près de 1 % de la population. Compte tenu des méthodes parfois employées par la police, de plus en plus de nos concitoyens ont le sentiment de vivre dans un régime policier qui dérive sur une mauvaise pente.
Tandis que yousmarais avertit que
tous les actes les plus futiles sont prétextes à sanctionner d'une amende. Il y a quelques siècles on craignait les détrousseurs de grands chemins, aujourd'hui craignez ceux qui portent l'uniforme !

2009/03/27

"On peut comprendre le HAMAS !!"

Au cours des dernières décennies, la paix a paru à portée de main, puis tout est parti en vrille, et je me demande finalement si elle était si proche, cette paix, ou si nous avons rêvé de châteaux en Espagne…
Although he is an Israeli leftist, Amir Gutfreund chooses to tell some basic truths about the Middle East and about Palestine (and about Europe and about UN conferences) in Le Monde, which — needless to say — grates on the readers' nerves (big time)…
on peut comprendre le HAMAS !!
And what brought that about? Listen to Amir Gutfreund:
…il n'y a pas besoin d'être de droite pour sentir qu'un changement profond s'est récemment opéré dans la réalité qui est la nôtre au Proche-Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte, est intervenu, je veux parler de l'intégrisme islamique … sans conteste, un vent d'extrémisme islamique souffle.

…Peut-on espérer convaincre les Européens que cette mutation a bel et bien eu lieu ? L'espoir, je le devine, est faible. Surtout quand on constate la paralysie qui les saisit dès lors qu'ils doivent affronter le radicalisme musulman. Cet islam-là, indépendamment de ce qui se passe en Israël, tétanise les Européens. Ils le craignent et s'y opposent, mais redoutent plus encore que leur opposition les fasse paraître sous un jour arrogant, raciste, colonialiste. Stigmatiser l'arrivée de la droite au pouvoir en Israël et en faire le noeud du problème, c'est tellement plus facile ! Moi, l'amoureux transi et déçu, je peux déjà imaginer les gros titres de la presse européenne l'année prochaine.

La mise à l'épreuve suivante de l'Europe est pour bientôt. Elle aura lieu en Suisse à l'occasion de la conférence contre le racisme qui a déjà eu droit au sobriquet de "Durban II". J'imagine déjà la scène. Le délégué d'un pays où des fillettes de 8 ans sont mariées de force à des vieillards proclamera son indignation devant la situation des droits de l'homme en Israël ; le délégué d'un Etat qui subventionne la terreur partout dans le monde portraiturera Israël en Etat terroriste.

L'ambassadeur d'une nation où un tribunal a prononcé une peine de viol collectif sur une jeune fille dont le frère avait attenté à l'honneur d'une autre femme dissertera sur la politique scandaleuse d'Israël par rapport à ses minorités. Et celui d'un pays qui fomente la guerre à toutes ses frontières parlera de l'inquiétude qui l'étreint face au bellicisme israélien.

Mais l'image qui serait la plus terrible pour moi, ce serait celle de diplomates européens cravatés écoutant les orateurs avec attention et une mine sérieuse. Ah oui, ils seront beaux à voir, avec leur costume sur mesure, avec leurs bésicles à la dernière mode conservatrice, avec dans l'expression du regard mille ans de civilisation dominatrice.