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2009/06/17

Les journalistes français ont tendance à mélanger faits et commentaire, et sont trop enclins à raconter la misère du monde

…les journalistes français ont tendance à mélanger faits et commentaire, sont trop parisiens, trop occupés à se recopier les uns les autres, enclins à raconter la misère du monde
explique Xavier Ternisien dans Le Monde à propos du dernier livre de François Dufour.
Il constate, à juste titre, que ce sont souvent les journalistes politiques qui ont pris la tête des journaux. La raison en serait, d'après lui, "une prédominance des opinions politiques sur les faits".

…Au fond, le reproche qui affleure sous la plume acerbe de l'auteur, c'est que les journalistes français sont trop à gauche. "Un quart à l'extrême gauche, une moitié à gauche, un quart au centre et à droite", croit-il savoir.

…Le fondateur des éditions Play-Bac et de Mon quotidien enfourche aussi quelques-uns de ses chevaux de bataille favoris, qu'il avait défendus lors des Etats généraux de la presse, dont il était l'un des animateurs. Il prône une stricte séparation à l'anglo-saxonne entre directeur de la publication (publisher) et directeur de la rédaction (editor).

…Le livre de François Dufour commence à circuler dans les écoles de journalisme.

2009/06/14

Le mari de la femme coupable d'un triple infanticide dit qu'il "comprend" et "qu'il faut comprendre" les actes de son épouse

Depuis le début du procès de son épouse, mardi 9 juin, Jean-Louis Courjault, partie civile "au soutien de (sa) femme", est en mission. Véronique comparaît pour un triple infanticide commis à leur domicile, en Charente-Maritime en 1999, puis par deux fois en 2002 et 2003 en Corée-du-Sud où le couple était expatrié. Jean-Louis répète à l'envi qu'il "comprend" et "qu'il faut comprendre" des actes auxquels sa femme, 41 ans, avoue n'avoir toujours pas trouvé d'"explication satisfaisante", les qualifiant d'"effrayants" et de "si graves".
Il n'y pas encore beaucoup de réactions sur le site du Monde, néanmoins, on ne s'étonnera pas que les lecteurs du Monde se trouvent touchés par cette manifestation de tolérance et d'humanisme.

Il "comprend", et "il faut comprendre", les actes de sa femme, répète Jean-Louis Courjault; "Merci d'épargner les acteurs de ce drame de vos leçons de morale" enjoint MC à un rare lecteur faisant preuve de sceptisme ; épargnez-nous (tous) "tout jugement péremptoire" ajoute Raphaël C, en ajoutant que le déni de grossesse reste un… "phénomène mystérieux".

C'est fou ce que la société de la (soi-disante) tolérance et du droit-de-l'hommisme a bien fait son "travail." On ne peut pas, on n'a pas le droit (!) de porter jugement sur une vulgaire meurtrière — oublions les victimes (complètement sans défense, puisque des nouveaux-nés), c'est d'elle qu'il faut avoir pitié !