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2013/07/26

Logiquement, c'est aux endroits où la vitesse est la plus élevée (autoroutes) que nous devrions observer le plus d'accidents ; On ne fait pas de la sécurité routière avec des formules mathématiques


La vitesse. Voici le mot clé, le mot matraqué par les pouvoirs publics, le mot décliné pour expliquer tous les accidents. La vitesse. Un simple mot qui ne signifie pourtant rien de plus que le véhicule "roule" et qui est bien loin d'expliquer à lui seul les accidents de la route.
Voilà ce qu'écrit Atlantico.
Bien au contraire, un seul argument semble fatal au théorème de cette pensée unique… Sur quels axes routiers dénombre t'on le moins d'accidents ? Sur autoroute… C'est à dire le réseau routier où les vitesses sont les plus élevées…

Alors quelles motivations peuvent réellement pousser Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, à pencher vers cette mesure d'abaissement des vitesses maximales autorisées ? Dans un contexte où tous les éléments portés à la connaissance du ministre confirment que les deux principales causes de mortalité sur les routes résident dans l'alcoolémie (alcool excessif) et dans la somnolence, pourquoi chercher une nouvelle fois à restreindre la vitesse des déplacements ?

Des lobbys aux formules mathématiques dépassées 

Une chose est certaine : vouloir réduire le nombre des accidents est une intention louable à laquelle on ne peut qu'adhérer et dans cet objectif, notre association "40 millions d'automobilistes" entend jouer un rôle majeur et apporter à Manuel Valls toute son expertise pour permettre d'atteindre les objectifs les plus ambitieux. Mais force est de constater que les dernières déclarations de Manuel Valls semblent être profondément influencées par les préceptes de quelques lobbies anti-voiture reprenant des formules mathématiques "antiques" pour expliquer les accidents, oubliant ainsi l'évolution de nos véhicules (airbag, ABS, ESP, déformation optimisée du véhicule en cas de choc,…), et l'aménagement des routes notamment.

Ces lobbies restrictifs et liberticides oublient simplement qu'on ne fait pas de la sécurité routière avec des formules mathématiques mais bien en faisant preuve de pragmatisme et en analysant précisément les accidents. Ils considèrent qu'1km/h de vitesse moyenne en moins permet instantanément d'abaisser la mortalité de 4% ! Voici sans doute pourquoi Manuel Valls, qui souhaite atteindre des objectifs de sécurité routière ambitieux, apporte une écoute fortement attentive à leurs arguments.

Pourtant, cette formule ne répond à rien. Une personne imbibée d'alcool aurait-elle été sauvée sur la route grâce à 1km/h de moins ? Un conducteur somnolant sur une autoroute de nuit aurait-il été sauvé par une vitesse d'1km/h de moins ? Un contre-sens sur autoroute aurait-il été moins meurtrier avec 1km/h de moins ? Restons sérieux, cette formule n'explique rien et ne propose rien d'autre qu'un abaissement de la vitesse comme réponse à tous les maux. Osons l'affirmer, c'est faux. si nous suivions ce théorème absurde, c'est aux endroits où la vitesse est la plus élevée que nous devrions observer le plus d'accidents. Et bien évidemment, ce n'est pas le cas. Et de loin !

A chaque gouvernement sa mesure

Mais au delà de ces lobbies, chaque ministère a toujours souhaité apporter sa mesure pour expliquer une baisse de l'accidentalité, oubliant une nouvelle fois que les infrastructures et les véhicules dans leurs innombrables améliorations, sont certainement à la base même de l'amélioration des chiffres de la sécurité routière. Car il est une réalité imperturbable en termes de sécurité, c'est que depuis 1972, la baisse du nombre d'accidents est constante, imperturbable. C'est le sens de l'histoire.

Peut-on l'expliquer par des mesures de répression supplémentaires ? Non, ce n'est pas la seule et unique raison. Bien évidemment la répression mesurée est nécessaire pour que des règles existent et soient respectées. Mais l'excès de répression n'explique pas tout.

Si nous revenons en 2011, les lobbies anti-voitures nous promettaient des chiffres de la mortalité sur les routes en explosion suite aux mesures nécessaires d'assouplissement du permis à points. Le bilan ? Des délais de récupération des points réduits, un assouplissement évident mais des chiffres de l'accidentalité… en baisse ! En 2011… Puis en 2012… Et 2013 suivra cette tendance imperturbable et encourageante. Il y a de moins en moins d'accidents mortels sur les routes. Alors non, les prédictions de ces lobbies étaient fausses… Tout aussi fausses que leurs formules arithmétiques…

Certes une année peut connaître un phénomène conjoncturel faisant reprendre les accidents légèrement à la hausse mais la logique de baisse se confirme globalement d'année en année. L'abaissement des limitations de vitesse n'apporterait donc rien de plus à la baisse naturelle du nombre d'accidents

L'argent de la répression

Il y a pourtant tellement à faire en termes de sécurité des routes, tellement d'améliorations à apporter sur nos infrastructures, tellement d'éléments à développer dans nos nouvelles technologies. Qu'attend-t-on pour adapter les glissières de sécurité aux motards et ainsi pouvoir leur sauver la vie ? Qu'attend-t-on pour suivre l'avis de nombreux parlementaires pour introduire les nouvelles technologies comme le simulateur de conduite dans le cadre de la formation au permis de conduire ? Les questions de bon sens sont innombrables tout autant que les réponses pragmatiques à apporter pour sauver davantage de vies.

Alors, pourquoi vouloir à tout prix abaisser des limitations de vitesse qui n'apporteront pas de gain supplémentaire sur l'accidentalité qu'une simple absence de mesure… Comment ne pas faire le lien entre la répression intensive sur nos routes à travers les radars automatiques qui ne feront que "flasher" encore davantage, au motif d'un abaissement des vitesses autorisées qui deviendraient difficilement respectables ? Quel impression sera donnée aux automobilistes sinon le sentiment de sans cesse chercher des mesures pour le piéger encore, pour le traquer encore ?

A Monsieur le Ministre

Monsieur le Ministre, nous vous apporterons bientôt à travers les résultats de notre opération www.racontemoitaroute.com menée tout au long de l'été que les automobilistes peuvent se mobiliser et avoir des idées extrêmement intéressantes pour abaisser de manière pragmatique le nombre de décès sur nos routes et que leurs propositions permettraient assurément d'atteindre l'objectif que vous fixez pour 2020 dès l'année prochaine. …/…

2013/07/25

La vaste majorité des accidents mortels sur les autoroutes ne sont pas dus à la vitesse mais au manque de vigilance, comme la fatigue, la somnolence ou l'inattention


Les excès de vitesse, principale cause d'accidents mortels sur l'autoroute ?
Le reportage de Cécile Bouanchaud et Aude Leroy sur Europe 1 vient comforter, si besoin était, les conclusions dans le documentaire de Direct Huit.
Contrairement à une idée reçue, c'est la somnolence qui est le plus responsable d'accidents mortels, selon l'étude publiée par l'Association des sociétés d'autoroutes (ASFA). Le nombre de victimes mortelles sur les routes est toutefois bien moins important sur les autoroutes que sur les autres voies de communication. En 2012, sur les 3.645 tués recensés par la sécurité routière, 143 personnes sont mortes sur les autoroutes, soit 25 fois moins que sur les nationales ou les départementales. Europe 1 dévoile en exclusivité les conclusions de ce baromètre des accidents mortels.
Un accident sur cinq à cause de la consommation de substance. De manière générale, 40% des accidents mortels sur les autoroutes sont dus au manque de vigilance, comme la fatigue, la somnolence ou l'inattention. La deuxième cause des accidents mortels sur autoroutes est la consommation de substances qui altèrent le comportement. Alcool, drogues et médicaments sont en effet à l'origine d'un accident mortel sur cinq. Et les campagnes de prévention n'y font rien, le cocktail tue toujours plus, particulièrement la nuit et les week-ends.

De moins en moins d'accident à cause de la vitesse. Constat positif toutefois, les automobilistes continuent à lever le pied. Les excès de vitesse ne provoquent plus que 15% des accidents mortels. C'est deux fois moins qu'il y a 15 ans. En clair, la vitesse n'a jamais aussi peu tuée sur autoroute.

Le mois de juillet le plus meurtrier. Dernier enseignement de cette étude, c'est au mois de juillet qu'il y a le plus de morts sur les autoroutes, une quinzaine en moyenne, soit un tous les deux jours. Ces accidents se produisent principalement aux petites heures du matin et à l'heure la sieste, c'est-à-dire les moments de la journée où la vigilance est au plus bas. Les campagnes de prévention incitent donc les automobilistes à respecter les recommandations d’usage : un arrêt toutes les deux heures pour s’aérer et s’hydrater. 
Parmi les réactions :

  1. par tintin6391 à 12:11 le 24/07/2013

    Bravo Mr Valls.

    En réduisant la vitesse vous tuerez encore plus de gens.un conseil monsieur Valls, faite comme le tabac supprimer les automobiles, ça fera plaisir aux écolos. Plus de voitures pour le chômage il faudra faire confiance à notre président ,il trouvera une solution.

  2. par alainhd à 12:10 le 24/07/2013

    30 ans que je pense ça

    Les limitations de vitesse, ça endort et on est distraits parce qu'on s'embête... A partir de 140/150 je suis attentif et affuté comme un Laguiolle de course; si je dois respecter les limitations de vitesse je cale le cruise control à 138 et je pense à autre chose, je dévisage les voisins, je cherche les jolies femmes, etc... car plus aucun plaisir de conduire.

  3. par chauchat à 11:29 le 24/07/2013

    à 100 on a rien à faire ....

    A 100 km/h sur l'autoroute, on représente un danger pour soi-même et pour les autres car le risque de somnolence y est accru. Il y a des routes nationales pour les escargots !

  4. par famuck à 10:48 le 24/07/2013

    la sommonolence premier fleau

    GENIAL, enfin on reconnait que ce que l'on nous assene dépuis 40 ans c'est un énorme mensonge la vitesse tue la vitesse tue (en physique c'est le choc qui tue) voila enfin le vrai visage de la mort qui fauche les comportements idiots fatique alcool drogue et refatique et on mets des radars partout francais on vous ment en tout lieu a tout moment ...

    par mistral à 10:23 le 24/07/2013
  1. 120

    Allez les hystériques! Mettez donc la vitesse à 120 sur les autoroutes et tout le monde va roupiller!Pauvre France.

  2. par Alloallo à 09:08 le 24/07/2013

    On se trompe (volontairement?) de combat !

    Accidents domestiques = 20.000 morts/an.
    Décès liés au tabac = 49.000 morts/an.
    Accidents de la route = 3645 morts en 2012
    dont 143 sur autoroutes, soit 4%.
    Comment une limitation à 120 km/h sur autoroute pourrait-elle être crédible alors que la vitesse n'y est même pas la première cause d'accident mortels ? N'est-ce pas plutôt un moyen de remplir les caisses de l'Etat ?

2013/07/23

La lecture fausse de la photo de Platt est le fait d'Occidentaux ignorants du Liban ; Et qui ont le regard faussé par des tonnes de photos de guerre standardisées

L'été en séries : Ce que l'on croit voir... 1/6.
A première vue, cette photo, prise à la fin du conflit entre le Liban et Israël, montre des jeunes gens insouciants dans une zone dévastée. La réalité est tout autre...

Riche ou pauvre, chrétien ou musulman : au Liban, les apparences sont trompeuses. 
Voilà ce qu'écrit Claire Guillot dans le premier épisode de la série Ce que l'on croit voir dans Le Monde.
Et sur la photo de Spencer Platt, rien n'est aussi simple qu'il y paraît. Le photographe a pris cette image étonnante le 15 août 2006, à la fin de la guerre entre Israël et le Liban, dans la banlieue sud de Beyrouth.

Récompensée du prestigieux prix World Press Photo, en 2007, elle a fait polémique dès l'annonce du prix. Il faut dire qu'elle rompt avec les figures imposées, souvent convenues, de la photo de guerre : pas de madones éplorées, pas de cadavres calcinés, pas de blessés à l'hôpital. Spencer Platt montre des ruines, certes, mais surtout des jeunes branchés, dignes d'une émission de télé-réalité. Embarqués dans une décapotable rouge pétard, lunettes de soleil sur le nez, ils sont en train de prendre des photos des zones dévastées à l'aide d'un téléphone portable.

Alors que la photo de guerre suscite d'ordinaire chez le spectateur compassion, tristesse ou révolte, là, c'est plutôt le sourire ou l'incrédulité qui dominent. Rire de la guerre ? Un parti pris jugé insupportable à l'époque par certains.

"PAS ASSEZ REPRÉSENTATIVE DES ATROCITÉS"

Samer Mohdad, photographe libanais, voit dans cette photo "une insulte vis-à-vis de tous les photojournalistes qui risquent leur vie en couvrant cette horrible guerre". Le photographe Patrick Baz, responsable photo de l'AFP pour le Moyen-Orient, qui a lui-même couvert le conflit, comprend cette réaction. "Les photographes ne l'ont pas trouvée assez représentative des atrocités qu'ils avaient vues." Même s'ils savent que chaque conflit réserve son lot de situations absurdes. Voire de fragments de bonheur dans le malheur.

Mais il y a plus problématique. Que montre l'image exactement ? On a affaire ici, semble-t-il, à des jeunes riches en goguette dans un quartier pauvre et détruit. Des "touristes de guerre" en mal de sensations fortes. A l'époque, on critique leur voyeurisme, mais aussi leur accoutrement : les décolletés auraient un tour provocant dans ce quartier peuplé en majorité par des musulmans chiites – il y a une femme voilée dans le fond.

La réalité est tout autre. Ces jeunes sont simplement des habitants du quartier, des victimes venues voir ce qu'est devenu leur immeuble pendant les bombardements. Bissan Maroun (la jeune femme au téléphone) a réagi la première quand les critiques ont commencé à pleuvoir sur sa tête après le World Press. Elle a déclaré au magazine Spiegel : "Tout le monde a dit que nous étions des Libanais chics qui visitent un quartier pauvre comme une attraction touristique. Mais nous sommes de Dahiye, de cette banlieue !"

"REGARDEZ NOS VISAGES. ILS MONTRENT CLAIREMENT LE CHOC"

Le 15 août 2006, Bissan, son frère Jad (le conducteur) et sa sœur Tamara (cheveux blonds) profitent du cessez-le-feu pour constater l'étendue des dégâts. Ils ont passé une grande partie du conflit réfugiés dans un hôtel du centre de Beyrouth, logés là par leurs employeurs. Jad n'a pas de voiture, il emprunte celle de sa petite amie et embarque ses sœurs ainsi que deux amies, réfugiées comme eux, qu'ils ont rencontrées à l'hôtel. L'une d'elles est du quartier. La bande relève la capote de la voiture parce qu'ils ont chaud, la fumée leur pique la gorge et les yeux. Ce jour-là, l'ambiance n'est pas à la fête.

"Regardez nos visages, déclare la jeune fille. Ils montrent clairement le choc. Nous étions tout sauf joyeux." Les Maroun trouveront finalement leur appartement debout, "mais autour, tout était détruit".
Quant à l'accusation de "richesse", elle fait plutôt rire la jeune femme. "Nous appartenons à la classe moyenne", déclare Bissan Maroun à la BBC – elle travaille comme employée de banque, son frère est étudiant. Et les vêtements branchés ? "Il faut savoir qu'au Liban, tout le monde essaie d'avoir l'air glamour, les pauvres et les riches. L'apparence est très importante." Aucune marque de luxe n'est visible – et la mini-voiture de la petite troupe est loin d'être une Porsche.

"CES GENS N'ONT PAS L'AIR DE VICTIMES"

La lecture fausse de l'image est finalement le fait d'Occidentaux ignorants de la société libanaise. Et qui ont le regard faussé par des tonnes de photos de guerre standardisées. "Cette photo n'est pas surprenante pour les Libanais, car le Liban est le pays des extrêmes, souligne Patrick Baz. On passe sans transition des chippendales aux talibans." Il fait remarquer que, sur l'image, personne ne semble choqué par la présence des jeunes gens.

De même, au Liban, les étiquettes liées à l'apparence sont inopérantes. "Le décolleté ne veut pas dire que vous êtes chrétienne. Et vous pouvez être chiite sans être voilée." Les jeunes en question sont chrétiens, à l'exception de Nour Nasser, qui est chiite. Elle est au fond sur le siège arrière – en tee-shirt moulant, comme ses amies.

Et quand bien même ces jeunes ne seraient pas du quartier, Patrick Baz ne voit pas où est le mal. "Il y avait plein de touristes sur les lieux à l'époque et c'est normal ! Quand il y a la guerre, vous allez voir. Parce que c'est chez vous, c'est votre pays." Lui-même, qui est libanais, y a emmené sa fille.

Quant au photographe, il a toujours apprécié les ambiguïtés de l'image. A la BBC, il a déclaré : "Elle remet en question notre notion de ce à quoi doit ressembler une victime. Ces gens n'ont pas l'air de victimes, ils sont forts, ils sont pleins de vie. (...) Il y a plein d'autres photos de la guerre, mais celle-ci a soulevé le débat."

2013/07/21

Encore une loi et humanitaire et humaniste avec des conséquences inattendues et insoupçonnées


Panique au village du cinéma d'auteur français
s'exclame Clarisse Fabre à propos de L'affaire qui déchire la famille du cinéma français :
depuis six mois, le débat autour de la convention collective de la production cinématographique met le feu aux poudres.

Et détruit un à un les ponts qui semblaient souder une profession certes fragile, mais unie par le désir de fabriquer des films coûte que coûte. Machinistes, électros, habilleuses, régisseurs, réalisateurs, directeurs de la photographie... Tous ces hommes et ces femmes se sont mis à se regarder en chiens de faïence : "Dis-moi si tu es pour ou contre le texte, et je dirai si je te parle ou t'insulte."

Signée le 19 janvier 2012 par la plupart des syndicats de salariés, et, côté patronal, par quatre poids lourds de la profession (Gaumont, Pathé, UGC et MK2), la convention collective vise à réguler une profession qui n'a jamais été couverte par un texte officiel – seule une grille des salaires datant de 1950, et actualisée au fil des années, sert de repère. C'est ainsi qu'un technicien peut être payé à – 10 %, – 20 %, voire – 50 % du tarif. L'économie du film en décide. Et, faute de financements suffisants, ces dernières années, la part des films pauvres s'est accrue.

Les opposants, l'immense majorité des producteurs, ont tiré la sonnette d'alarme : les salaires fixés par le nouveau texte, assortis des tarifs prévus pour les heures supplémentaires, le travail de nuit, etc., vont selon eux compromettre la faisabilité des films fragiles.

 …  "Vous entérinez le cinéma à plusieurs vitesses !", ont dénoncé les partisans de la convention collective.

Cette question est l'un des cauchemars qui hante Aurélie Filippetti depuis son arrivée au ministère de la culture, en mai 2012. Faut-il ou non étendre, c'est à dire appliquer à toute la profession, la convention collective du cinéma ? Les "pour" et les "contre" défilent Rue de Valois. Il ne faudrait pas que les socialistes soient accusés d'avoir "tué" le cinéma d'auteur. Dans Le Monde du 25 décembre 2012, le cinéaste Robert Guédiguian règle déjà son compte à ce texte, expliquant qu'il n'aurait jamais pu faire ses sept premiers films s'il avait dû respecter les minima sociaux. Et il assume parfaitement avoir travaillé dans l'illégalité.
Comme quoi les solutions simplistes des YAKAs de gauche (y'a qu'à faire une loi pour défendre, et protéger, tout le monde ; y'a qu'à donner des droits, les mêmes droits, à tous, etc etc etc) ne sont jamais aussi simples qu'ils le croient…