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2013/07/21

Encore une loi et humanitaire et humaniste avec des conséquences inattendues et insoupçonnées


Panique au village du cinéma d'auteur français
s'exclame Clarisse Fabre à propos de L'affaire qui déchire la famille du cinéma français :
depuis six mois, le débat autour de la convention collective de la production cinématographique met le feu aux poudres.

Et détruit un à un les ponts qui semblaient souder une profession certes fragile, mais unie par le désir de fabriquer des films coûte que coûte. Machinistes, électros, habilleuses, régisseurs, réalisateurs, directeurs de la photographie... Tous ces hommes et ces femmes se sont mis à se regarder en chiens de faïence : "Dis-moi si tu es pour ou contre le texte, et je dirai si je te parle ou t'insulte."

Signée le 19 janvier 2012 par la plupart des syndicats de salariés, et, côté patronal, par quatre poids lourds de la profession (Gaumont, Pathé, UGC et MK2), la convention collective vise à réguler une profession qui n'a jamais été couverte par un texte officiel – seule une grille des salaires datant de 1950, et actualisée au fil des années, sert de repère. C'est ainsi qu'un technicien peut être payé à – 10 %, – 20 %, voire – 50 % du tarif. L'économie du film en décide. Et, faute de financements suffisants, ces dernières années, la part des films pauvres s'est accrue.

Les opposants, l'immense majorité des producteurs, ont tiré la sonnette d'alarme : les salaires fixés par le nouveau texte, assortis des tarifs prévus pour les heures supplémentaires, le travail de nuit, etc., vont selon eux compromettre la faisabilité des films fragiles.

 …  "Vous entérinez le cinéma à plusieurs vitesses !", ont dénoncé les partisans de la convention collective.

Cette question est l'un des cauchemars qui hante Aurélie Filippetti depuis son arrivée au ministère de la culture, en mai 2012. Faut-il ou non étendre, c'est à dire appliquer à toute la profession, la convention collective du cinéma ? Les "pour" et les "contre" défilent Rue de Valois. Il ne faudrait pas que les socialistes soient accusés d'avoir "tué" le cinéma d'auteur. Dans Le Monde du 25 décembre 2012, le cinéaste Robert Guédiguian règle déjà son compte à ce texte, expliquant qu'il n'aurait jamais pu faire ses sept premiers films s'il avait dû respecter les minima sociaux. Et il assume parfaitement avoir travaillé dans l'illégalité.
Comme quoi les solutions simplistes des YAKAs de gauche (y'a qu'à faire une loi pour défendre, et protéger, tout le monde ; y'a qu'à donner des droits, les mêmes droits, à tous, etc etc etc) ne sont jamais aussi simples qu'ils le croient…

1 comment:

Anonymous said...

Mrs Svane! le titre est incompréhensible... c'est le mot "humanitaire" qui vous pose problème?! (you use comics font for reply?:)