Révélations sur le politiquement correct, les partis pris et le refus de mettre en doute les grandiloquences auto-congratulatoires des autorités (avec preuves à l'appui) qui sévissent dans le journal de référence, Le Monde, et dans d'autres médias français…….Bilingual Documenting and Exposing of the Biased Character of French Media, Including its Newspaper of Reference, Le Monde
Déception [en Afghanistan] envers l'armée américaine et ses alliés, qui se sont déployés dans le pays sans que personne en comprenne vraiment la raison, les talibans ayant été vaincus dès fin 2001 par les Moudjahidins.
Le Monde a la bonté de nous apprendre (sic), à travers un article de Rémy Ourdan d'une page complète et sous un titre moqueur et méprisant, que l'année 2008 fut "un cauchemar pour l'armée américaine" (rien de moins) et que, par ailleurs, "les talibans [furent] vaincus dès fin 2001 par"… Par qui ? Par "les Moudjahidins" !!
On se moque du monde, ou quoi ?! Les talibans ont été vaincus par the Army of the United States of America, et personne d'autre ! Dire cela n'est aucunement patriotique ou pro-américain, ce n'est rien d'autre qu'un simple fait, ce n'est que de l'histoire militaire le plus basique.
Décidément, tout est bon pour dénigrer les USA (de Bush), les Républians, et l'armée US, y compris… réécrire l'histoire!
Et l'année 2008 fut "un cauchemar pour l'armée américaine" ?!
Je crois que l'année 1944 fut "un cauchemar pour l'armée américaine", et l'année 1917, et l'année 1862, et l'année 1775. L'année 2008? C'est rien à côté ! (Et les soldats de l'armée US seraient les premiers à vous le dire…)
Tout obamaniaque qu'elle soit, cette "lettre" professe un certain degré d'objectivité.
Après avoir commencé son article sur un opposant à Barack Obama dans Le Monde ainsi, Corine Lesnes traite son sujet de «l'épouvantable Rush Limbaugh», un homme qui «souffre d'obamaphobie chronique» et qui, de plus est, évoque «"socialisme", "communisme" ou "fascisme" à propos de l'administration Obama.»
L'une des raisons que "l'épouvantable Rush Limbaugh" évoque le "communisme" et le "fascisme" est que sous ces régimes (et dans les discours et dans les colonnes des communistes et des fascistes quand ils sont dans l'opposition), on tente de baîlonner les adversaires sans relâche, et si on n'arrive pas à les baîlonner, on essaie de les ridiculiser sans merci, en caricaturant et en diabolisant leurs points de vue (cf "obamaphobie chronique") — exactement comme l'est "l'épouvantable Rush Limbaugh" dans cet article de Corine Lesnes dans Le Monde et comme le sont les conservateurs américains généralement (cf. "l'épouvantable" George W Bush, "l'épouvantable" Sarah Palin, "l'épouvantable" parti républicain, "l'épouvantable" Fox News, "l'épouvantable" Amérique profonde, etc etc etc etc…).
c'est de cette façon que fonctionne la gauche; les voix de l'opposition sont régulées, exclues, interdites quand c'est possible, moquées et marginalisées quand ce ne l'est pas. Les voix du progrès sont encouragées, adulées, amplifiées — au nom de la "diversité", de la "libération", de "l'unité", et par-dessus tout, du "progrès".
(That is how the liberal Gleichschaltung works; contrary voices are regulated, barred, banned when possible, mocked and marginalized when not. Progressive voices are encouraged, lionized, amplified — in the name of "diversity," or "liberation," or "unity," and, most of all, "progress.")
Et — toujours en ce qui concerne les évocations prétendument risibles de "socialisme", "communisme" ou "fascisme" — je n'ai même pas évoqué les tribunaux spéciaux que préparerait la Maison Blanche sous Obama contre ses opposants républicains — entièrement "objectifs" eux aussi, bien entendu… (Que, surtout, personne ne parle de "bushophobie chronique" ces dernières huit années, l'opposition à Bush n'était que le résultat, de part et d'autre, d'un très très haut (sic) "degré d'objectivité" — bien sûr !…)
La violence politique est excusée, voire justifiée, dès lors que les assassins peuvent être assimilés à des révolutionnaires ou à des progressistes. Un gangster dénué de pitié et aux mains tachées de sang est considéré comme un justicier solitaire lâchement exécuté par la police. On transforme un criminel avéré, tel un violeur en série ou le meurtrier d'une femme agée, en l'innocente victime d'une prétendue erreur judiciaire. Comment est-ce possible ? Toutes ces aberrations, et bien d'autres encore, j'ai souhaité les passer au crible dans cette "mise en examen" d'une pseudo-justice, dont les dégâts ont été et demeurent considérables dans notre pays. Un dossier noir de la justice médiatique.
Frédéric Valandré est écrivain et docteur en sciences humaines. Il est l’auteur de France Intox, publié par les Editions Underbahn en 2006.
Le Monde fait partie des plus sérieux quotidiens internationaux. Aussi ai-je été fortement surpris de lire la critique qu'il a faite de Katyn, le dernier film d'Andrzej Wajda …
Son auteur y formule deux remarques, dont la première « concerne le renvoi dos à dos des nazis et des Soviétiques comme prédateurs du territoire national ». Aux yeux du critique français, c'est une aberration, une contre-vérité. Cependant, dans la période entre septembre 1939 et juin 1940, tels furent les faits historiques. Quelle troublante ignorance !
A l'époque, la Pologne fut morcelée par deux puissances totalitaires liées par le pacte germano-soviétique. La terreur dans les deux parties occupées du pays fut comparable ; la brutalité et la cruauté avec lesquelles les deux occupants emprisonnaient et assassinaient les Polonais était la même.
Après la guerre, la vérité sur ce massacre était tue, voire falsifiée. Le silence mensonger entourait le drame ; Staline et sa propagande remportaient la victoire. En Europe centrale et orientale, ce silence fut imposé par la terreur. En Europe occidentale, en revanche, le dogme idéologique interdisait de mettre côte à côte les crimes d'Hitler et ceux de Staline. La critique du Monde est donc prisonnière de ce dogme, alors que Wajda le défie. Le metteur en scène polonais brise le mur du silence.
…Katyn est le premier film qui porte sur le massacre et l'agression soviétique contre la Pologne, commise en accord avec Hitler. Ce fut un sujet tabou pour la gauche française. Pendant de longues années, elle garda le silence autour de l'invasion de la Pologne par l'Armée rouge, des crimes des Soviétiques, de même que sur Katyn. Jusqu'à aujourd'hui, ce tragique événement historique est un cadavre dans le placard de la gauche française, si longtemps indulgente à l'égard du « Grand Linguiste » (Staline).
… Ce ne fut pas le seul dogme de la gauche française. … Faut-il rappeler que le thème central du film de Wajda n'est pas l'Holocauste mais le massacre de Katyn ? Si, dans ce film, on ne voit pas de juifs dans les rues de Cracovie occupée par les Allemands, c'est parce qu'en 1943, ils étaient entassés dans des ghettos et déportés dans des camps de la mort.
Aucune confusion n'est faite dans ce film entre Katyn et Treblinka. Ce furent deux crimes différents ; le film n'aborde que l'un des deux. Le reproche sur le manque de référence à l'Holocauste est donc absurde. Pourrait-on formuler la même critique à l'adresse de Steven Spielberg ou de Roman Polanski qui, dans leurs films (La liste de Schindler et Le Pianiste), ne mentionnent pas non plus le massacre de Katyn, des goulags de la Kolyma, ou de Karaganda ? Jusqu'alors peu de films ont été réalisés autour des crimes soviétiques, même si ces derniers furent aussi barbares et massifs que ceux perpétrés par Hitler — et je le déplore. Pendant des décennies, ils furent entourés d'un mur de silence.
Par ailleurs, je tiens à souligner qu'Andrzej Wajda n'est pas et n'a jamais été un négationniste déguisé de l'Holocauste. Il a réalisé trois films consacrés à cette problématique : Samson, Korczak, et La Semaine sainte. Lui faire ce reproche me paraît tout à fait infondé. Katyn décrit avec réalisme les rafles et les persécutions subies par les Polonais, « coincés » entre deux Molochs totalitaires. Tel fut le sort réservé à ce peuple et c'est pour cette raison que les Polonais ont fait partie des principales victimes de la seconde guerre mondiale. Il est grand temps de prendre note de ces vérités banales.
(On ne s'étonnera point que la médiatrice du Monde, Véronique Maurus, écarte le controverse comme un détail — comme quelque chose d'à peine plus important que des plaintes d'autres lecteurs à propos d'autres critiques de films — qui seraient trop négatifs, trop positifs, ou qui dévoilent la fin…)
Le Monde publie une interview de Piotr Smolar avec Andrzej Wajda, le réalisateur de Katyn, film que critique Jean-Luc Douin (en misant sur l'ambiguïté — "Il faut savoir toutefois que, évoquant des sujets sensibles, Katyn encourt deux types de critiques") pour… son "renvoi dos à dos des nazis et des Soviétiques comme prédateurs du territoire national" !
Les Russes assassinent 12 000 personnes d'une balle dans la nuque — sans parler de leurs (innombrables) autres crimes, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Russie — et on n'a pas le droit d'assimiler les Soviétiques aux Nazis ?! Un cinéaste n'aurait pas le droit de concevoir "une bombe antisoviétique" ?! C'est une blague, ou quoi ?! Les Ricains ont été fustigés — et combien de fois?! — pour bien moins que ça !
Evidemment, je vais aller voir Katyn, cette histoire tragique, au dessein hallucinant : faire disparaître la Pologne en supprimant ses élites. C'est le projet de Staline et d'Hitler dans un accord secret.
Ce film peut aussi jouer son rôle sur la question de la mémoire, qui divise l'Europe : à l'Ouest, on garde une image positive du communisme pendant la guerre ; à l'Est, on a le sentiment d'avoir été abandonné et enfermé pendant quarante-cinq ans ; et dans une Russie hypernationaliste, le communisme redevient une période glorieuse.
Mise à jour : Adam Michnik a été "fortement surpris de lire la critique [que Le Monde] a faite de Katyn, le dernier film d'Andrzej Wajda" et de la "troublante ignorance" qu'on trouve dans ladite critique…
Le Monde's ombuds(wo)man (Véronique Maurus) acknowledges the uproar that a Plantu cartoon has caused in the Catholic community, especially in North America, from where thousands of emails have poured in.
To which Le Monde's readers praise the artist's and the newspaper's "courage", promising that they stand behind them and writing such things as
La médiatrice du Mondes a très bien fait de porter sur la place publique ce déchaînement (appréciez) de haine d'ultra-cathos américain…
Surtout tenez bon, on est avec vous et merci à Plantu.
Que d'innombrables témoignages (preux?) pour le courage et la témérité de Plantu et Le Monde…
Je ferais quand même remarquer que Steve Killelea n'a peut-être pas tout à fait tort quand il dit (autant à propos de Plantu et Le Monde qu'à propos de (leur)s lecteurs qui se manifestent ici?) que :
Vous n'auriez pas fait ceci contre les principes éthiques musulmans. Vous choisissez des cibles douces parce que vous êtes des LÂCHES
Les policiers refusent et [emmènent la cycliste qui a bu] au commissariat central pour une garde à vue.
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Cette nuit-là, dix autres cyclistes subiront le même sort, dont un de ses collègues : déposition, fouille, nuit en cellule, nouvelle déposition le lendemain. Comme l'impose la procédure, Marie S. s'est retrouvée sans lacets ni soutien-gorge, et a récupéré ses effets personnels dans une boîte en carton. "Au début, je croyais seulement être dans un mauvais film et j'ai refusé les appels téléphoniques autorisés, confie-t-elle. J'étais persuadée qu'on allait me faire la morale, avec une amende, et un retour chez moi au plus vite." Depuis sa sortie du commissariat, le lendemain à 10 h 30, cette mère de deux enfants s'interroge : "Quelle est la proportionnalité entre la sanction et la faute, alors que j'ai reconnu les faits et que je n'allais pas être un trouble à l'ordre public ?"
Des associations de cyclistes et des élus dénoncent "cette stigmatisation à outrance des cyclistes".
Sous prétexte d’accroître la sécurité, nous allons vers une société de plus en plus liberticide où la surveillance devient omniprésente. J’ai lu que, l’an passé, 600 000 Français ont été mis en garde à vue, soit près de 1 % de la population. Compte tenu des méthodes parfois employées par la police, de plus en plus de nos concitoyens ont le sentiment de vivre dans un régime policier qui dérive sur une mauvaise pente.
tous les actes les plus futiles sont prétextes à sanctionner d'une amende. Il y a quelques siècles on craignait les détrousseurs de grands chemins, aujourd'hui craignez ceux qui portent l'uniforme !
Au cours des dernières décennies, la paix a paru à portée de main, puis tout est parti en vrille, et je me demande finalement si elle était si proche, cette paix, ou si nous avons rêvé de châteaux en Espagne…
Although he is an Israeli leftist, Amir Gutfreund chooses to tell some basic truths about the Middle East and about Palestine (and about Europe and about UN conferences) in Le Monde, which — needless to say — grates on the readers' nerves (big time)…
…il n'y a pas besoin d'être de droite pour sentir qu'un changement profond s'est récemment opéré dans la réalité qui est la nôtre au Proche-Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte, est intervenu, je veux parler de l'intégrisme islamique … sans conteste, un vent d'extrémisme islamique souffle.
…Peut-on espérer convaincre les Européens que cette mutation a bel et bien eu lieu ? L'espoir, je le devine, est faible. Surtout quand on constate la paralysie qui les saisit dès lors qu'ils doivent affronter le radicalisme musulman. Cet islam-là, indépendamment de ce qui se passe en Israël, tétanise les Européens. Ils le craignent et s'y opposent, mais redoutent plus encore que leur opposition les fasse paraître sous un jour arrogant, raciste, colonialiste. Stigmatiser l'arrivée de la droite au pouvoir en Israël et en faire le noeud du problème, c'est tellement plus facile ! Moi, l'amoureux transi et déçu, je peux déjà imaginer les gros titres de la presse européenne l'année prochaine.
La mise à l'épreuve suivante de l'Europe est pour bientôt. Elle aura lieu en Suisse à l'occasion de la conférence contre le racisme qui a déjà eu droit au sobriquet de "Durban II". J'imagine déjà la scène. Le délégué d'un pays où des fillettes de 8 ans sont mariées de force à des vieillards proclamera son indignation devant la situation des droits de l'homme en Israël ; le délégué d'un Etat qui subventionne la terreur partout dans le monde portraiturera Israël en Etat terroriste.
L'ambassadeur d'une nation où un tribunal a prononcé une peine de viol collectif sur une jeune fille dont le frère avait attenté à l'honneur d'une autre femme dissertera sur la politique scandaleuse d'Israël par rapport à ses minorités. Et celui d'un pays qui fomente la guerre à toutes ses frontières parlera de l'inquiétude qui l'étreint face au bellicisme israélien.
Mais l'image qui serait la plus terrible pour moi, ce serait celle de diplomates européens cravatés écoutant les orateurs avec attention et une mine sérieuse. Ah oui, ils seront beaux à voir, avec leur costume sur mesure, avec leurs bésicles à la dernière mode conservatrice, avec dans l'expression du regard mille ans de civilisation dominatrice.
Avec ou sans Bush, les USA, c'est toujours la preuve du pire.
Ah bon?! Sauf que le même jour, il y a eu une tuerie de 15 personnes en Allemagne — un de ces pays européens soi-disant incontestablement supérieurs à tous points de vue aux USA (pas d'équivalent de la NRA, par exemple) dont le système devrait inspirer ces Ricains néanderthals. Et la Finlande? Aussi pourvoyeur de leçons avec "seulement" deux fusillades d'école meurtrières? Évidemment, on ne peut nier que la violence est beaucoup plus intense dans des villes américaines comme… Palerme, Bastia, Marseille, etc, etc, etc…
[Mountazer Al-Zaïdi] aurait pu être gracié : il est probablement le seul à avoir arraché un sourire à tout le peuple irakien depuis 2003.
Alors qu'il aurait fallu le décorer pour son humour. Les gens qui se prennent au sérieux, comme ceux qui l'ont jugé, sont des tristes inintelligents. Vive Mountazer!
"Tout le peouple irakien", Guillaume et Gérard, cela comprend aussi les Kurdes de Halabja ?
Mise à jour : Étrangement (pas vraiment), il y a bien moins de réactions à la nouvelle d'une condamnation de 15 ans (justement) pour deux sbires de Saddam Hussein… L'un de ces internautes (qui, après huit ans — plus quatre ans sous George Bush père — ne sait toujours pas épéler le nom de "Busch" !!), justement, passe tout à fait à côté des nombreuses crimes du psychopathe de Bagdad pour demander :
La France a-t-ell vraiment aboli l'esclavage avant le milieu du 19ème siècle, comme le disent tous les manuels d'histoire? Telle est la question de Nelly Schmidt dans son nouveau livre. Dans son compte-rendu du Monde, Jérôme Gautheret écrit que
Bien entendu, il n'est pas ici question de nier l'évidence de l'abolition. Il s'agit plutôt d'en nuancer les effets dans les colonies. Car si on peut abolir la peine de mort en un jour, la mise à bas du système esclavagiste, elle, est un travail de plus longue haleine.
Or, tout en mettant un terme à ce régime en 1848, Paris a fait le choix de conforter la classe des planteurs. Le souvenir de la révolution de Saint-Domingue, qui mena à l'indépendance d'Haïti (1804), était encore bien présent : il s'agissait de garder la main sur les colonies en renforçant l'emprise des planteurs et en encadrant la liberté, nouvellement acquise, des esclaves. Le travail forcé, associé au recours à une main-d'oeuvre étrangère "sous contrat" succéda à l'esclavage. L'instruction publique, dans la zone, resta indigente. A la fin du XIXe siècle, le taux de scolarisation des enfants de 6 à 10 ans était de 14 % seulement...
Dans le même temps, on réaffirma le choix de la monoculture sucrière à l'heure où... le marché français n'avait plus besoin de sucre. Les Antilles, jadis prospères, s'enfoncèrent bientôt dans le sous-développement.
A cela s'ajouta, dès le jour de l'abolition, une injonction à l'oubli du passé, "politiquement organisée" à travers les appels unanimes à la réconciliation et le culte de Schoelcher. Privée d'expression publique, la mémoire de l'esclavage se perpétua de façon souterraine. Sans doute est-ce pour cela qu'elle remonte à la surface, depuis un demi-siècle, avec tant de violence.
René des cendres de Babylone Dernier prophète de l’Occident Jure sur la Bible de Lincoln ! Et gare à ta gueule si tu nous mens ! Laissez-moi, vous devez Vous tromper de personne Car enfin Je ne suis qu’un humain Seul dans mon coin Je me sens bien Je ne sais pas pourquoi C’est comme ça C’est comme ça Aaaaah, Aaaaah, Aaaaaaaaah Si vous voulez je peux danser la valse Le charleston ou bien même le tango Vous obtenir une belle dédicace De mon ami qui boit du Nespresso Miracle dans la baie de l’Hudson ! Et dans la baie de Guantanamo ! De Philadelphie à Washington Exhibe tes divins pectoraux ! Laissez-moi, vous devez Vous tromper de personne Car enfin Je ne suis qu’un humain Seul dans mon coin Je me sens bien Je ne sais pas pourquoi C’est comme ça C’est comme ça Aaaaah, Aaaaah, Aaaaaaaaah Barack O. m’a dit que la Terre est en danger ! Barack O. m’a dit attention ne pas gaspilller ! Barack O. m’a dit « mets toi sur un pied » ! Barack O. m’a dit que oui on pouvait ! Segolo m’a dit qu’elle avait tout dit à Barack O. Et Martine Au. m’a dit la même chose que l’an dernier Elle va contre attaquer Aïe aïe aïe ça va chauffer Et je me suis endormi, le marchand de sable est passé
…les communiqués, les conférences de presse de Gazprom et des responsables politiques russes se sont succédé à une cadence quotidienne.
Et pour parler aux médias occidentaux, qui de mieux que d'anciens journalistes ? L'équipe de GPlus Europe [société de relations publiques basée à Londres et Bruxelles], spécialisée dans les questions européennes, regroupe de nombreuses signatures : Bernard Volker, ancien pilier du service international de TF1 ; Philippe Lemaître, correspondant du Monde à Bruxelles pendant trente-cinq ans ; Angus Roxburgh, ancien correspondant du Sunday Times et de la BBC à Moscou, puis à Bruxelles ; John Wyles, dix-huit ans au Financial Times ; Michael Tscherny, qui a commencé sa carrière bruxelloise au quotidien Agence Europe ; Nigel Gardner, à l'origine journaliste et producteur sur la BBC, cofondateur de l'agence GPlus fin 2000 avec Peter Guilford.
…Pour la Russie, [la première crise du gaz, début 2006] était tombée au plus mauvais moment, à quelques mois de la tenue inédite du sommet du G8, à Saint-Pétersbourg, qui devait symboliser le grand retour du pays sur la scène internationale. Pour faire de ce sommet une réussite médiatique, le Kremlin avait décidé de s'engager avec les firmes Ketchum - chargée de l'Amérique du Nord et du Japon - et GPlus Europe, qui appartiennent toutes deux au géant du secteur, Omnicom Group. Le contrat - renouvelé par la suite - s'élevait à plusieurs millions de dollars. A cette époque, Gazprom choisit le même prestataire pour sa communication que le gouvernement russe. On peut y voir une recherche de coordination avec le pouvoir exécutif, mais surtout une preuve supplémentaire que le géant gazier est un outil majeur de la politique étrangère russe.
Cette prise de conscience des autorités s'est enracinée dans le traumatisme des "révolutions de couleur", en 2003 et 2004, qui ont emporté les régimes ukrainien et géorgien. A l'époque, les télévisions russes clamaient que les habitants de ces pays avaient été manipulés. Leur ton fiévreux n'avait d'égal que l'effarement du Kremlin, pris au dépourvu par ces mouvements pacifiques et démocratiques. Dans le discours officiel, relayé par des experts zélés et des télévisions aux ordres, une sorte de front ennemi s'est constitué au fil des ans : il a agrégé la CIA et son homologue britannique le MI6, le philanthrope George Soros, l'opposant et ex-champion des échecs Garry Kasparov, les ONG, sans parler des Ukrainiens et des Géorgiens, ces anciens frères devenus les chevaux de Troie des intérêts étrangers. Tous voulaient empêcher le redressement de la Russie, stipulait la doxa officielle.
Pour le pouvoir russe, la guerre éclair d'août 2008 contre la Géorgie a été un test - au bilan contrasté - de la communication moderne dans un conflit ultra-médiatisé. … Au cours de ce mois d'août sous haute tension, GPlus Europe pour les Russes, l'agence Aspect pour les Géorgiens, ont inondé les adresses e-mail des journalistes étrangers. Chacun prétendait s'en tenir aux faits. La chronologie minute par minute des premières heures du conflit, le 7 août, a fait l'objet d'un affrontement particulièrement disputé entre spécialistes de la communication. "Au début, on a prétendu que les Russes gagnaient la bataille des "PR", puis que c'était les Géorgiens, affirme Tim Price, à GPlus Europe. Mais en septembre, les dirigeants géorgiens ont concédé qu'ils avaient perdu cette bataille sur un point clé : tout le monde estimait que c'était eux qui avaient commencé la guerre."
Dans un entretien télévisé, organisé à la hâte après que des millions de Français mécontents eurent occupé les rues de Paris, des villes et des villages de France pour manifester leur opposition à la politique présidentielle, le chef de l'Etat français a choisi deux cibles : le Royaume-Uni et la République tchèque.
Quelle conclusion en tirer?
Le constat s'impose : à chaque fois qu'un président français est soumis à la pression populaire, sa réponse consiste à invectiver, en forme de réflexe, les Anglo-Saxons. En réalité, Nicolas Sarkozy, qui veut pousser la France dans l'OTAN, choisit de jeter un écran de fumée sur l'économie anglo-saxonne, honnie par tant de représentants de l'élite parisienne. Histoire de lever leur méfiance — y compris celle du Parti socialiste enfermé dans son atlantico-phobie —, et de leur faire avaler l'idée de collaborer au sein de l'organisation militaire régionale.
…on est en droit de s'étonner de l'approbation implicite d'une telle nostalgie par certains commentateurs. « Nous devons comprendre pourquoi les Russes sont nostalgiques », écrivent-ils. Ils devraient plutôt dire : « Nous ne parvenons pas à comprendre cette nostalgie de la Russie dont personne n'a besoin. »
L'affaire du gaz russe a suscité nombre de commentaires et de prédictions dans la presse occidentale. D'une certaine manière, ils évoquent les grandes caractéristiques d'une guerre froide : la coercition et l'incitation à la panique, en un mot l'intimidation. Le désir d'inspirer la peur est une des passions qui guident non seulement tous les tyrans pervers, les Caligula, les Hitler, les Staline, mais aussi tous les Etats tyrans. Ces pays usent de tous leurs pouvoirs à cette fin, transformant leur obsession en une espèce de psychose. Ils trouvent dans cette frénésie une sorte de nourriture spirituelle. Et c'est lorsqu'elle contamine tout un peuple que cette psychose devient la plus dangereuse.
…Une psychose de ce type est dangereuse lorsqu'elle saisit un Etat en apparence normal. Le lien que nous observons aujourd'hui entre Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, les rénovateurs de l'ancienne puissance soviétique, présente tous les symptômes de cette obsession, le désir de répandre la peur. La nostalgie généralisée de l'ancienne URSS est une preuve suffisamment claire de cette tendance.
La Russie moderne a-t-elle besoin d'encourager cette passion ? Absolument pas. Seuls les Etats qui tentent de dissimuler une faille ou une névrose interne ont besoin de ce type de ferveur. La nation russe n'a aucun besoin de s'y abaisser. Rien ne justifie la nostalgie russe de l'Union soviétique : d'une certaine façon, elle est humiliante. De quoi la Russie devrait-elle être nostalgique ? D'une époque où elle pouvait inspirer la peur ? Qu'est-ce qui permet à la Russie d'être nostalgique d'une ère qui ne l'a pas honorée, tout comme le racisme et l'enthousiasme colonialiste d'autrefois n'ont pas honoré l'Europe ?
Dans un tel contexte, on est en droit de s'étonner de l'approbation implicite d'une telle nostalgie par certains commentateurs. « Nous devons comprendre pourquoi les Russes sont nostalgiques », écrivent-ils. Ils devraient plutôt dire : « Nous ne parvenons pas à comprendre cette nostalgie de la Russie dont personne n'a besoin. »
C'est quand même ahurissant : Le Monde a réussi à écrire un éditorial (Irak, la maturité) et nombre d'articles sur les élections en Irak sans mentionner une seule fois le nom de George W. Bush. Est-ce être partisan de souligner que, malgré tout ce qu'on pourrait reprocher au 43ème président des États-Unis, sans lui, les Irakiens ne seraient pas allés aux urnes du tout (et ce, plusieurs fois depuis 2003) ?
Par comparaison, quand un sympathisant du parti baasiste a jeté une chaussure à la figure de Deubeliou lors d'une conférence de presse, au Monde de proclamer cet hooligan porte-parole du peuple irakien (Changement de pied) et à Dominique Dhombres de renchérir en affirmant que "ce lancer de chaussures à Bagdad" n'est rien de moins que le mot de la fin de la guerre d'Irak.
A moins que j'ai mal vu les images à la télévision en décembre, ce ne sont pas 30 millions d'Irakiens (!) mais… un seul (!) qui s'est mué en lanceur de godasses. N'est-ce, d'ailleurs, pas grâce à Bush que l'Irak est devenu ce pays (rare) au Moyen-Orient où l'on peut traiter un VIP (peu importe lequel) de "chien" en public sans craindre de subir le risque de disparaître à jamais dans les geôles du gouvernant ? Quant au mot de la fin, ne sont-ce pas plutôt ces citoyens (là, on peut effectivement parler de millions) qui se dirigent vers les urnes à chaque élection ?
Faut-il que la diabolisation, interminable, de Bush empêche les journalistes — des gens qui, a priori, se doivent de demeurer objectifs — de dire la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité (même quand elle ne leur plaît pas) ?
Comme en Allemagne et au Japon après 1945, les citoyens irakiens votent librement. C'est la victoire de la démocratie et c'est grace aux Américains. Tout ceux qui étaient contre l'intervention américaine étaient pour Saddam Hussein. Bravo les Irakiens et bravo aux soldats américains. Honte aux Français et au Monde.fr qui a soutenu Saddam Hussein en condamnant l'intervention américaine. Avec de pareils démocrates, les enfants d'Hitler seraient au pouvoir en Allemagne.
"L'intensité des réactions épidermiques d'un grand nombre de lecteurs", "Le concert de hurlements [de] nos humanitaristes de foire" : Les lecteurs du Monde (déjà plus de 100) protestent contre le bon sens ("le pire article, le plus degueulasse du monde") de Pierre Jourde (qui avait déjà deux opposants, Juan Goytisolo et Frédéric Encel, dans les pages du Monde)…
("Je suis surpris par tant de 'simplisme' de la part de cet enseignant", "Je suis surpris de voir que l'auteur travaille à l'université", "J'ai honte que l'université soit à ce niveau la. sans doute fallait il une signature de prof pour donner de l'autorité à cette opinion (je ne dis pas "pensée) nullissime", "Cette rédaction de M. Chose est clairement hors sujet", "Quelle série de clichés et de contre-vérités!", "Quelle arrogance", "Un texte d'une rare faiblesse", "assez faible intellectuellement", "sans interet", "un raccourci indigne d'un universitaire", "propagande", "Pure propagande", "C'est de la propagande de bas étage qui dessert la cause qu'elle essaye de défendre … Laissez ces articles à Paris Match, on attend mieux du Monde", "M. Gourde se gourre complet", "Le magicien a parlé", "un article indigne", "Pitoyable", "INSIGNIFIANT", "Insupportable", "le mensonge devient grotesque", "Une analyse indigne d'un intellectuel", "le galimatias de ce prof", "Tribune assez nauséabonde", "do not feed the troll", "cette grosse bète pleine de haine et de fureur", "Enfumage des cibles, bombardements verbeux, tirs de missiles vipérins", "ils me font vomir tous ces écrivains sans talent, ces philosophes 'experts en tout' qui veulent nous imposer leur iédologie et leur propagande", "Franchement, quand on lit un tel torchon, on comprend pourquoi croît la haine de l'Occident. Texte odieux !", "Quelle folie pousse donc Israël et ses soutiens de l'acabit de P. Jourde à toujours alimenter la haine et la guerre ?", "Mais quelle horreur que ce texte! ... vous devriez avoir honte!", "Ce passage est le plus ignoble que j'ai lus dans Le Monde depuis des années", et le tout premier commentaire apparu: "Article absolument insupportable, mal écrit, et bourré d'autant de préjugés que les coupables de crimes antisémtites contre lesquels il prétend s'élever." […Au fait: "la polupation"? "Le Didacteur"? "un raccourci [qui] désert la cause"?])
Dans Houdna, Guy Millière explique la teneur des sentiments de colère et de haine contre Israel comme contre l'Oncle Sam (ou: il faut aller à la racine du problème):
Marxistes, tiers-mondistes, communistes, socialistes, «anti-impérialistes» qui commençaient à être en manque avec la fin de la décolonisation, ont eu ainsi, quasi providentiellement, un nouveau peuple à libérer, et c'était un peuple fabriqué tout exprès pour qu'ils veuillent sa libération. Ils ont eu peuple souffrant sur lequel se pencher, et cétait un peuple fait tout exprès pour qu'ils se penchent.
…Ceux qui voulaient jeter par dessus bord ce qui pouvait leur rester de culpabilité par rapport au génocide entrepris par Hitler ont trouvé une extraordinaire opportunité : si des juifs se conduisaient comme des Nazis, le passé honteux de l'Europe était effacé. Si en plus, les Américains soutenaient les nouveaux nazis, la libération de l'Europe par l'Amérique était effacée, elle aussi.
n pilote français a mené une opération de sauvetage aérien dramatique en Ecosse, venant au secours de deux jumeaux nés prématurément sur une île des Hébrides extérieures, un archipel au nord-ouest de l'Ecosse
Le major Oliver Luneau … qui a servi à deux reprises en Afghanistan devrait passer encore quelques mois sur la base de Lyneham (sud de l'Angleterre) avant de réintégrer l'Armée de l'air en France.
S'il a déposé un brevet, cet heureux linguiste doit être milliardaire. Le mot nous est servi désormais à toutes les sauces.
Dès le premier coup de canon tiré à Gaza, la machine à fabriquer du charabia s'est mise en marche. Tandis que l'Union européenne réclamait "l'ouverture d'un espace humanitaire", la France militait activement pour "un cessez-le-feu humanitaire". En 2009, un cessez-le-feu n'est plus suffisant pour arrêter le feu : il doit être humanitaire.
C'est un adjectif généreux, capiteux, qui sonne bien en bouche et donne de la profondeur à la phrase. "Il y a urgence humanitaire", nous a-t-on expliqué, parce que, "menacé d'une catastrophe humanitaire", Gaza "s'enfonce dans le chaos humanitaire".
Il n'y a plus de pertes humaines. Aujourd'hui, on compte les morts et les blessés pour dresser le bilan des pertes humanitaires. Exit l'humanité, notion ringarde et un peu courte : en cette époque médiatique de bruit et d'enflure, il faut faire preuve d'humanitaire. Rien n'est plus grave que le crime contre l'humanitaire.