Révélations sur le politiquement correct, les partis pris et le refus de mettre en doute les grandiloquences auto-congratulatoires des autorités (avec preuves à l'appui) qui sévissent dans le journal de référence, Le Monde, et dans d'autres médias français…….Bilingual Documenting and Exposing of the Biased Character of French Media, Including its Newspaper of Reference, Le Monde
65 ans après sa fondation, Le Monde fête son 20000 ème numéro avec un éditorial de Eric Fottorino célébrant la "vision de nos aînés [qui] fut somme toute, à travers les décennies, assez constante :"
donner la meilleure information qui soit, la plus fiable et digne de foi. Ajouter du contexte au texte, c'est-à-dire un regard profond et pertinent donnant du sens au chaos des choses, au-delà de l'écume des jours. Trier, soupeser, décortiquer, éclairer, rectifier, ces mots-clés du journalisme portant l'exigence à incandescence, comme un fil lumineux. Des entretiens, des portraits, des grands reportages (dont une sélection est rassemblée dans un volume édité par les éditions Les Arènes), des débats d'opinion parfois passionnés sur les grands mouvements politiques et sociétaux de la planète depuis soixante-cinq ans, voilà résumée, en une pincée de mots, une aventure humaine dont la trace se mesure à travers les générations successives de lecteurs, qui ont autant été formés qu'informés par notre journal.
…arrêtez avec vos leçons de journalisme. Et puis, une petite précision : votre "puissant réseau" de correspondants (pigistes) à l'étranger s'est sérieusement étiolé ces dernières années !
"On n'est jamais mieux servi que pas soi-même" : rien ne vaut l'auto-congratulation ! L'exemple vient d'en-"haut". Monsieur Fottorino, votre mimétisme ne laisse pas d’étonner.
Le consensus "objectif" ne se porte pas mal, même au Monde, lui et son adoration du Veau d'Or, celle du marché aussi, seul garant de la "liberté" de quelques uns... Quant à développer enquêtes fouillées et analyses précises des contextes
comme tous les quotidiens français, Le Monde ne connaît pas l'ivresse de l'indépendance que donne le marché car il vit en grande partie de subventions plus ou moins habilement déguisées. La presse quotidienne française cumule le plus mauvais des deux mondes : dépendance de l'Etat (qui a ses intérêts à défendre : vous ne verrez jamais en France pour cette raison un quotidien aussi libéral que le Wall Street Journal) et dépendance de quelques gros annonceurs.
Les taliban ne peuvent pas gagner, mais pas perdre non plus; les Américains ne peuvent pas perdre, mais pas gagner non plus [quelle phrase éminemment dotée de la plus haute intelligence (sic)]
Une photo ou ou [sic] deux flics ricains nous montrent des trophées de chasses à l'homme (qq cadavres)!
Et comment savent-ils, ces étasuniens, que leurs victimes sont des "talibans" ?
Cette photo est insupportable. Mais qu'est-ce que l'OTAN fait là-bas. Il est évident que se sont des résistants qui luttent contre l'occupation de leur pays. Ils ne sont en rien responsables des attentats du 11 septembre 2001.C'est scandaleux.
Heureusement qu'un dénommé dijon remet les pendules à l'heure…
Oui c'est scandaleux de dire que les talibans ne sont pas lies avec les attentats de 2001 et les autres apres ce sont EUX qui ont et qui toujours protegent hebergent les terroristes internationaux. Et aussi passer sous silence que ces talibans massacrent, brulent, gazent et poisonnent les afghans qui ne veulent pas etre sous leur fanatisme cruel est negationiste. L'OTAN est la bas pour defendre nos libertes chez nous et pour les afghans qui ne veulent pas de ces criminels . Nos soldats font un travail difficile, je les supportent.
La guerre est par nature brutale et cruelle. Il n'en reste pas moins que face à des fanatiques religieux aussi obscurantistes que les Talibans, nous ne devons pas hésiter une seconde à employer la force.
Déception [en Afghanistan] envers l'armée américaine et ses alliés, qui se sont déployés dans le pays sans que personne en comprenne vraiment la raison, les talibans ayant été vaincus dès fin 2001 par les Moudjahidins.
Le Monde a la bonté de nous apprendre (sic), à travers un article de Rémy Ourdan d'une page complète et sous un titre moqueur et méprisant, que l'année 2008 fut "un cauchemar pour l'armée américaine" (rien de moins) et que, par ailleurs, "les talibans [furent] vaincus dès fin 2001 par"… Par qui ? Par "les Moudjahidins" !!
On se moque du monde, ou quoi ?! Les talibans ont été vaincus par the Army of the United States of America, et personne d'autre ! Dire cela n'est aucunement patriotique ou pro-américain, ce n'est rien d'autre qu'un simple fait, ce n'est que de l'histoire militaire le plus basique.
Décidément, tout est bon pour dénigrer les USA (de Bush), les Républians, et l'armée US, y compris… réécrire l'histoire!
Et l'année 2008 fut "un cauchemar pour l'armée américaine" ?!
Je crois que l'année 1944 fut "un cauchemar pour l'armée américaine", et l'année 1917, et l'année 1862, et l'année 1775. L'année 2008? C'est rien à côté ! (Et les soldats de l'armée US seraient les premiers à vous le dire…)
Tout obamaniaque qu'elle soit, cette "lettre" professe un certain degré d'objectivité.
Après avoir commencé son article sur un opposant à Barack Obama dans Le Monde ainsi, Corine Lesnes traite son sujet de «l'épouvantable Rush Limbaugh», un homme qui «souffre d'obamaphobie chronique» et qui, de plus est, évoque «"socialisme", "communisme" ou "fascisme" à propos de l'administration Obama.»
L'une des raisons que "l'épouvantable Rush Limbaugh" évoque le "communisme" et le "fascisme" est que sous ces régimes (et dans les discours et dans les colonnes des communistes et des fascistes quand ils sont dans l'opposition), on tente de baîlonner les adversaires sans relâche, et si on n'arrive pas à les baîlonner, on essaie de les ridiculiser sans merci, en caricaturant et en diabolisant leurs points de vue (cf "obamaphobie chronique") — exactement comme l'est "l'épouvantable Rush Limbaugh" dans cet article de Corine Lesnes dans Le Monde et comme le sont les conservateurs américains généralement (cf. "l'épouvantable" George W Bush, "l'épouvantable" Sarah Palin, "l'épouvantable" parti républicain, "l'épouvantable" Fox News, "l'épouvantable" Amérique profonde, etc etc etc etc…).
c'est de cette façon que fonctionne la gauche; les voix de l'opposition sont régulées, exclues, interdites quand c'est possible, moquées et marginalisées quand ce ne l'est pas. Les voix du progrès sont encouragées, adulées, amplifiées — au nom de la "diversité", de la "libération", de "l'unité", et par-dessus tout, du "progrès".
(That is how the liberal Gleichschaltung works; contrary voices are regulated, barred, banned when possible, mocked and marginalized when not. Progressive voices are encouraged, lionized, amplified — in the name of "diversity," or "liberation," or "unity," and, most of all, "progress.")
Et — toujours en ce qui concerne les évocations prétendument risibles de "socialisme", "communisme" ou "fascisme" — je n'ai même pas évoqué les tribunaux spéciaux que préparerait la Maison Blanche sous Obama contre ses opposants républicains — entièrement "objectifs" eux aussi, bien entendu… (Que, surtout, personne ne parle de "bushophobie chronique" ces dernières huit années, l'opposition à Bush n'était que le résultat, de part et d'autre, d'un très très haut (sic) "degré d'objectivité" — bien sûr !…)
La violence politique est excusée, voire justifiée, dès lors que les assassins peuvent être assimilés à des révolutionnaires ou à des progressistes. Un gangster dénué de pitié et aux mains tachées de sang est considéré comme un justicier solitaire lâchement exécuté par la police. On transforme un criminel avéré, tel un violeur en série ou le meurtrier d'une femme agée, en l'innocente victime d'une prétendue erreur judiciaire. Comment est-ce possible ? Toutes ces aberrations, et bien d'autres encore, j'ai souhaité les passer au crible dans cette "mise en examen" d'une pseudo-justice, dont les dégâts ont été et demeurent considérables dans notre pays. Un dossier noir de la justice médiatique.
Frédéric Valandré est écrivain et docteur en sciences humaines. Il est l’auteur de France Intox, publié par les Editions Underbahn en 2006.
Le Monde fait partie des plus sérieux quotidiens internationaux. Aussi ai-je été fortement surpris de lire la critique qu'il a faite de Katyn, le dernier film d'Andrzej Wajda …
Son auteur y formule deux remarques, dont la première « concerne le renvoi dos à dos des nazis et des Soviétiques comme prédateurs du territoire national ». Aux yeux du critique français, c'est une aberration, une contre-vérité. Cependant, dans la période entre septembre 1939 et juin 1940, tels furent les faits historiques. Quelle troublante ignorance !
A l'époque, la Pologne fut morcelée par deux puissances totalitaires liées par le pacte germano-soviétique. La terreur dans les deux parties occupées du pays fut comparable ; la brutalité et la cruauté avec lesquelles les deux occupants emprisonnaient et assassinaient les Polonais était la même.
Après la guerre, la vérité sur ce massacre était tue, voire falsifiée. Le silence mensonger entourait le drame ; Staline et sa propagande remportaient la victoire. En Europe centrale et orientale, ce silence fut imposé par la terreur. En Europe occidentale, en revanche, le dogme idéologique interdisait de mettre côte à côte les crimes d'Hitler et ceux de Staline. La critique du Monde est donc prisonnière de ce dogme, alors que Wajda le défie. Le metteur en scène polonais brise le mur du silence.
…Katyn est le premier film qui porte sur le massacre et l'agression soviétique contre la Pologne, commise en accord avec Hitler. Ce fut un sujet tabou pour la gauche française. Pendant de longues années, elle garda le silence autour de l'invasion de la Pologne par l'Armée rouge, des crimes des Soviétiques, de même que sur Katyn. Jusqu'à aujourd'hui, ce tragique événement historique est un cadavre dans le placard de la gauche française, si longtemps indulgente à l'égard du « Grand Linguiste » (Staline).
… Ce ne fut pas le seul dogme de la gauche française. … Faut-il rappeler que le thème central du film de Wajda n'est pas l'Holocauste mais le massacre de Katyn ? Si, dans ce film, on ne voit pas de juifs dans les rues de Cracovie occupée par les Allemands, c'est parce qu'en 1943, ils étaient entassés dans des ghettos et déportés dans des camps de la mort.
Aucune confusion n'est faite dans ce film entre Katyn et Treblinka. Ce furent deux crimes différents ; le film n'aborde que l'un des deux. Le reproche sur le manque de référence à l'Holocauste est donc absurde. Pourrait-on formuler la même critique à l'adresse de Steven Spielberg ou de Roman Polanski qui, dans leurs films (La liste de Schindler et Le Pianiste), ne mentionnent pas non plus le massacre de Katyn, des goulags de la Kolyma, ou de Karaganda ? Jusqu'alors peu de films ont été réalisés autour des crimes soviétiques, même si ces derniers furent aussi barbares et massifs que ceux perpétrés par Hitler — et je le déplore. Pendant des décennies, ils furent entourés d'un mur de silence.
Par ailleurs, je tiens à souligner qu'Andrzej Wajda n'est pas et n'a jamais été un négationniste déguisé de l'Holocauste. Il a réalisé trois films consacrés à cette problématique : Samson, Korczak, et La Semaine sainte. Lui faire ce reproche me paraît tout à fait infondé. Katyn décrit avec réalisme les rafles et les persécutions subies par les Polonais, « coincés » entre deux Molochs totalitaires. Tel fut le sort réservé à ce peuple et c'est pour cette raison que les Polonais ont fait partie des principales victimes de la seconde guerre mondiale. Il est grand temps de prendre note de ces vérités banales.
(On ne s'étonnera point que la médiatrice du Monde, Véronique Maurus, écarte le controverse comme un détail — comme quelque chose d'à peine plus important que des plaintes d'autres lecteurs à propos d'autres critiques de films — qui seraient trop négatifs, trop positifs, ou qui dévoilent la fin…)
Le Monde publie une interview de Piotr Smolar avec Andrzej Wajda, le réalisateur de Katyn, film que critique Jean-Luc Douin (en misant sur l'ambiguïté — "Il faut savoir toutefois que, évoquant des sujets sensibles, Katyn encourt deux types de critiques") pour… son "renvoi dos à dos des nazis et des Soviétiques comme prédateurs du territoire national" !
Les Russes assassinent 12 000 personnes d'une balle dans la nuque — sans parler de leurs (innombrables) autres crimes, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Russie — et on n'a pas le droit d'assimiler les Soviétiques aux Nazis ?! Un cinéaste n'aurait pas le droit de concevoir "une bombe antisoviétique" ?! C'est une blague, ou quoi ?! Les Ricains ont été fustigés — et combien de fois?! — pour bien moins que ça !
Evidemment, je vais aller voir Katyn, cette histoire tragique, au dessein hallucinant : faire disparaître la Pologne en supprimant ses élites. C'est le projet de Staline et d'Hitler dans un accord secret.
Ce film peut aussi jouer son rôle sur la question de la mémoire, qui divise l'Europe : à l'Ouest, on garde une image positive du communisme pendant la guerre ; à l'Est, on a le sentiment d'avoir été abandonné et enfermé pendant quarante-cinq ans ; et dans une Russie hypernationaliste, le communisme redevient une période glorieuse.
Mise à jour : Adam Michnik a été "fortement surpris de lire la critique [que Le Monde] a faite de Katyn, le dernier film d'Andrzej Wajda" et de la "troublante ignorance" qu'on trouve dans ladite critique…
Le Monde's ombuds(wo)man (Véronique Maurus) acknowledges the uproar that a Plantu cartoon has caused in the Catholic community, especially in North America, from where thousands of emails have poured in.
To which Le Monde's readers praise the artist's and the newspaper's "courage", promising that they stand behind them and writing such things as
La médiatrice du Mondes a très bien fait de porter sur la place publique ce déchaînement (appréciez) de haine d'ultra-cathos américain…
Surtout tenez bon, on est avec vous et merci à Plantu.
Que d'innombrables témoignages (preux?) pour le courage et la témérité de Plantu et Le Monde…
Je ferais quand même remarquer que Steve Killelea n'a peut-être pas tout à fait tort quand il dit (autant à propos de Plantu et Le Monde qu'à propos de (leur)s lecteurs qui se manifestent ici?) que :
Vous n'auriez pas fait ceci contre les principes éthiques musulmans. Vous choisissez des cibles douces parce que vous êtes des LÂCHES
Les policiers refusent et [emmènent la cycliste qui a bu] au commissariat central pour une garde à vue.
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Cette nuit-là, dix autres cyclistes subiront le même sort, dont un de ses collègues : déposition, fouille, nuit en cellule, nouvelle déposition le lendemain. Comme l'impose la procédure, Marie S. s'est retrouvée sans lacets ni soutien-gorge, et a récupéré ses effets personnels dans une boîte en carton. "Au début, je croyais seulement être dans un mauvais film et j'ai refusé les appels téléphoniques autorisés, confie-t-elle. J'étais persuadée qu'on allait me faire la morale, avec une amende, et un retour chez moi au plus vite." Depuis sa sortie du commissariat, le lendemain à 10 h 30, cette mère de deux enfants s'interroge : "Quelle est la proportionnalité entre la sanction et la faute, alors que j'ai reconnu les faits et que je n'allais pas être un trouble à l'ordre public ?"
Des associations de cyclistes et des élus dénoncent "cette stigmatisation à outrance des cyclistes".
Sous prétexte d’accroître la sécurité, nous allons vers une société de plus en plus liberticide où la surveillance devient omniprésente. J’ai lu que, l’an passé, 600 000 Français ont été mis en garde à vue, soit près de 1 % de la population. Compte tenu des méthodes parfois employées par la police, de plus en plus de nos concitoyens ont le sentiment de vivre dans un régime policier qui dérive sur une mauvaise pente.
tous les actes les plus futiles sont prétextes à sanctionner d'une amende. Il y a quelques siècles on craignait les détrousseurs de grands chemins, aujourd'hui craignez ceux qui portent l'uniforme !
Au cours des dernières décennies, la paix a paru à portée de main, puis tout est parti en vrille, et je me demande finalement si elle était si proche, cette paix, ou si nous avons rêvé de châteaux en Espagne…
Although he is an Israeli leftist, Amir Gutfreund chooses to tell some basic truths about the Middle East and about Palestine (and about Europe and about UN conferences) in Le Monde, which — needless to say — grates on the readers' nerves (big time)…
…il n'y a pas besoin d'être de droite pour sentir qu'un changement profond s'est récemment opéré dans la réalité qui est la nôtre au Proche-Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte, est intervenu, je veux parler de l'intégrisme islamique … sans conteste, un vent d'extrémisme islamique souffle.
…Peut-on espérer convaincre les Européens que cette mutation a bel et bien eu lieu ? L'espoir, je le devine, est faible. Surtout quand on constate la paralysie qui les saisit dès lors qu'ils doivent affronter le radicalisme musulman. Cet islam-là, indépendamment de ce qui se passe en Israël, tétanise les Européens. Ils le craignent et s'y opposent, mais redoutent plus encore que leur opposition les fasse paraître sous un jour arrogant, raciste, colonialiste. Stigmatiser l'arrivée de la droite au pouvoir en Israël et en faire le noeud du problème, c'est tellement plus facile ! Moi, l'amoureux transi et déçu, je peux déjà imaginer les gros titres de la presse européenne l'année prochaine.
La mise à l'épreuve suivante de l'Europe est pour bientôt. Elle aura lieu en Suisse à l'occasion de la conférence contre le racisme qui a déjà eu droit au sobriquet de "Durban II". J'imagine déjà la scène. Le délégué d'un pays où des fillettes de 8 ans sont mariées de force à des vieillards proclamera son indignation devant la situation des droits de l'homme en Israël ; le délégué d'un Etat qui subventionne la terreur partout dans le monde portraiturera Israël en Etat terroriste.
L'ambassadeur d'une nation où un tribunal a prononcé une peine de viol collectif sur une jeune fille dont le frère avait attenté à l'honneur d'une autre femme dissertera sur la politique scandaleuse d'Israël par rapport à ses minorités. Et celui d'un pays qui fomente la guerre à toutes ses frontières parlera de l'inquiétude qui l'étreint face au bellicisme israélien.
Mais l'image qui serait la plus terrible pour moi, ce serait celle de diplomates européens cravatés écoutant les orateurs avec attention et une mine sérieuse. Ah oui, ils seront beaux à voir, avec leur costume sur mesure, avec leurs bésicles à la dernière mode conservatrice, avec dans l'expression du regard mille ans de civilisation dominatrice.
Avec ou sans Bush, les USA, c'est toujours la preuve du pire.
Ah bon?! Sauf que le même jour, il y a eu une tuerie de 15 personnes en Allemagne — un de ces pays européens soi-disant incontestablement supérieurs à tous points de vue aux USA (pas d'équivalent de la NRA, par exemple) dont le système devrait inspirer ces Ricains néanderthals. Et la Finlande? Aussi pourvoyeur de leçons avec "seulement" deux fusillades d'école meurtrières? Évidemment, on ne peut nier que la violence est beaucoup plus intense dans des villes américaines comme… Palerme, Bastia, Marseille, etc, etc, etc…
[Mountazer Al-Zaïdi] aurait pu être gracié : il est probablement le seul à avoir arraché un sourire à tout le peuple irakien depuis 2003.
Alors qu'il aurait fallu le décorer pour son humour. Les gens qui se prennent au sérieux, comme ceux qui l'ont jugé, sont des tristes inintelligents. Vive Mountazer!
"Tout le peouple irakien", Guillaume et Gérard, cela comprend aussi les Kurdes de Halabja ?
Mise à jour : Étrangement (pas vraiment), il y a bien moins de réactions à la nouvelle d'une condamnation de 15 ans (justement) pour deux sbires de Saddam Hussein… L'un de ces internautes (qui, après huit ans — plus quatre ans sous George Bush père — ne sait toujours pas épéler le nom de "Busch" !!), justement, passe tout à fait à côté des nombreuses crimes du psychopathe de Bagdad pour demander :
La France a-t-ell vraiment aboli l'esclavage avant le milieu du 19ème siècle, comme le disent tous les manuels d'histoire? Telle est la question de Nelly Schmidt dans son nouveau livre. Dans son compte-rendu du Monde, Jérôme Gautheret écrit que
Bien entendu, il n'est pas ici question de nier l'évidence de l'abolition. Il s'agit plutôt d'en nuancer les effets dans les colonies. Car si on peut abolir la peine de mort en un jour, la mise à bas du système esclavagiste, elle, est un travail de plus longue haleine.
Or, tout en mettant un terme à ce régime en 1848, Paris a fait le choix de conforter la classe des planteurs. Le souvenir de la révolution de Saint-Domingue, qui mena à l'indépendance d'Haïti (1804), était encore bien présent : il s'agissait de garder la main sur les colonies en renforçant l'emprise des planteurs et en encadrant la liberté, nouvellement acquise, des esclaves. Le travail forcé, associé au recours à une main-d'oeuvre étrangère "sous contrat" succéda à l'esclavage. L'instruction publique, dans la zone, resta indigente. A la fin du XIXe siècle, le taux de scolarisation des enfants de 6 à 10 ans était de 14 % seulement...
Dans le même temps, on réaffirma le choix de la monoculture sucrière à l'heure où... le marché français n'avait plus besoin de sucre. Les Antilles, jadis prospères, s'enfoncèrent bientôt dans le sous-développement.
A cela s'ajouta, dès le jour de l'abolition, une injonction à l'oubli du passé, "politiquement organisée" à travers les appels unanimes à la réconciliation et le culte de Schoelcher. Privée d'expression publique, la mémoire de l'esclavage se perpétua de façon souterraine. Sans doute est-ce pour cela qu'elle remonte à la surface, depuis un demi-siècle, avec tant de violence.
René des cendres de Babylone Dernier prophète de l’Occident Jure sur la Bible de Lincoln ! Et gare à ta gueule si tu nous mens ! Laissez-moi, vous devez Vous tromper de personne Car enfin Je ne suis qu’un humain Seul dans mon coin Je me sens bien Je ne sais pas pourquoi C’est comme ça C’est comme ça Aaaaah, Aaaaah, Aaaaaaaaah Si vous voulez je peux danser la valse Le charleston ou bien même le tango Vous obtenir une belle dédicace De mon ami qui boit du Nespresso Miracle dans la baie de l’Hudson ! Et dans la baie de Guantanamo ! De Philadelphie à Washington Exhibe tes divins pectoraux ! Laissez-moi, vous devez Vous tromper de personne Car enfin Je ne suis qu’un humain Seul dans mon coin Je me sens bien Je ne sais pas pourquoi C’est comme ça C’est comme ça Aaaaah, Aaaaah, Aaaaaaaaah Barack O. m’a dit que la Terre est en danger ! Barack O. m’a dit attention ne pas gaspilller ! Barack O. m’a dit « mets toi sur un pied » ! Barack O. m’a dit que oui on pouvait ! Segolo m’a dit qu’elle avait tout dit à Barack O. Et Martine Au. m’a dit la même chose que l’an dernier Elle va contre attaquer Aïe aïe aïe ça va chauffer Et je me suis endormi, le marchand de sable est passé
…les communiqués, les conférences de presse de Gazprom et des responsables politiques russes se sont succédé à une cadence quotidienne.
Et pour parler aux médias occidentaux, qui de mieux que d'anciens journalistes ? L'équipe de GPlus Europe [société de relations publiques basée à Londres et Bruxelles], spécialisée dans les questions européennes, regroupe de nombreuses signatures : Bernard Volker, ancien pilier du service international de TF1 ; Philippe Lemaître, correspondant du Monde à Bruxelles pendant trente-cinq ans ; Angus Roxburgh, ancien correspondant du Sunday Times et de la BBC à Moscou, puis à Bruxelles ; John Wyles, dix-huit ans au Financial Times ; Michael Tscherny, qui a commencé sa carrière bruxelloise au quotidien Agence Europe ; Nigel Gardner, à l'origine journaliste et producteur sur la BBC, cofondateur de l'agence GPlus fin 2000 avec Peter Guilford.
…Pour la Russie, [la première crise du gaz, début 2006] était tombée au plus mauvais moment, à quelques mois de la tenue inédite du sommet du G8, à Saint-Pétersbourg, qui devait symboliser le grand retour du pays sur la scène internationale. Pour faire de ce sommet une réussite médiatique, le Kremlin avait décidé de s'engager avec les firmes Ketchum - chargée de l'Amérique du Nord et du Japon - et GPlus Europe, qui appartiennent toutes deux au géant du secteur, Omnicom Group. Le contrat - renouvelé par la suite - s'élevait à plusieurs millions de dollars. A cette époque, Gazprom choisit le même prestataire pour sa communication que le gouvernement russe. On peut y voir une recherche de coordination avec le pouvoir exécutif, mais surtout une preuve supplémentaire que le géant gazier est un outil majeur de la politique étrangère russe.
Cette prise de conscience des autorités s'est enracinée dans le traumatisme des "révolutions de couleur", en 2003 et 2004, qui ont emporté les régimes ukrainien et géorgien. A l'époque, les télévisions russes clamaient que les habitants de ces pays avaient été manipulés. Leur ton fiévreux n'avait d'égal que l'effarement du Kremlin, pris au dépourvu par ces mouvements pacifiques et démocratiques. Dans le discours officiel, relayé par des experts zélés et des télévisions aux ordres, une sorte de front ennemi s'est constitué au fil des ans : il a agrégé la CIA et son homologue britannique le MI6, le philanthrope George Soros, l'opposant et ex-champion des échecs Garry Kasparov, les ONG, sans parler des Ukrainiens et des Géorgiens, ces anciens frères devenus les chevaux de Troie des intérêts étrangers. Tous voulaient empêcher le redressement de la Russie, stipulait la doxa officielle.
Pour le pouvoir russe, la guerre éclair d'août 2008 contre la Géorgie a été un test - au bilan contrasté - de la communication moderne dans un conflit ultra-médiatisé. … Au cours de ce mois d'août sous haute tension, GPlus Europe pour les Russes, l'agence Aspect pour les Géorgiens, ont inondé les adresses e-mail des journalistes étrangers. Chacun prétendait s'en tenir aux faits. La chronologie minute par minute des premières heures du conflit, le 7 août, a fait l'objet d'un affrontement particulièrement disputé entre spécialistes de la communication. "Au début, on a prétendu que les Russes gagnaient la bataille des "PR", puis que c'était les Géorgiens, affirme Tim Price, à GPlus Europe. Mais en septembre, les dirigeants géorgiens ont concédé qu'ils avaient perdu cette bataille sur un point clé : tout le monde estimait que c'était eux qui avaient commencé la guerre."
Dans un entretien télévisé, organisé à la hâte après que des millions de Français mécontents eurent occupé les rues de Paris, des villes et des villages de France pour manifester leur opposition à la politique présidentielle, le chef de l'Etat français a choisi deux cibles : le Royaume-Uni et la République tchèque.
Quelle conclusion en tirer?
Le constat s'impose : à chaque fois qu'un président français est soumis à la pression populaire, sa réponse consiste à invectiver, en forme de réflexe, les Anglo-Saxons. En réalité, Nicolas Sarkozy, qui veut pousser la France dans l'OTAN, choisit de jeter un écran de fumée sur l'économie anglo-saxonne, honnie par tant de représentants de l'élite parisienne. Histoire de lever leur méfiance — y compris celle du Parti socialiste enfermé dans son atlantico-phobie —, et de leur faire avaler l'idée de collaborer au sein de l'organisation militaire régionale.
…on est en droit de s'étonner de l'approbation implicite d'une telle nostalgie par certains commentateurs. « Nous devons comprendre pourquoi les Russes sont nostalgiques », écrivent-ils. Ils devraient plutôt dire : « Nous ne parvenons pas à comprendre cette nostalgie de la Russie dont personne n'a besoin. »
L'affaire du gaz russe a suscité nombre de commentaires et de prédictions dans la presse occidentale. D'une certaine manière, ils évoquent les grandes caractéristiques d'une guerre froide : la coercition et l'incitation à la panique, en un mot l'intimidation. Le désir d'inspirer la peur est une des passions qui guident non seulement tous les tyrans pervers, les Caligula, les Hitler, les Staline, mais aussi tous les Etats tyrans. Ces pays usent de tous leurs pouvoirs à cette fin, transformant leur obsession en une espèce de psychose. Ils trouvent dans cette frénésie une sorte de nourriture spirituelle. Et c'est lorsqu'elle contamine tout un peuple que cette psychose devient la plus dangereuse.
…Une psychose de ce type est dangereuse lorsqu'elle saisit un Etat en apparence normal. Le lien que nous observons aujourd'hui entre Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, les rénovateurs de l'ancienne puissance soviétique, présente tous les symptômes de cette obsession, le désir de répandre la peur. La nostalgie généralisée de l'ancienne URSS est une preuve suffisamment claire de cette tendance.
La Russie moderne a-t-elle besoin d'encourager cette passion ? Absolument pas. Seuls les Etats qui tentent de dissimuler une faille ou une névrose interne ont besoin de ce type de ferveur. La nation russe n'a aucun besoin de s'y abaisser. Rien ne justifie la nostalgie russe de l'Union soviétique : d'une certaine façon, elle est humiliante. De quoi la Russie devrait-elle être nostalgique ? D'une époque où elle pouvait inspirer la peur ? Qu'est-ce qui permet à la Russie d'être nostalgique d'une ère qui ne l'a pas honorée, tout comme le racisme et l'enthousiasme colonialiste d'autrefois n'ont pas honoré l'Europe ?
Dans un tel contexte, on est en droit de s'étonner de l'approbation implicite d'une telle nostalgie par certains commentateurs. « Nous devons comprendre pourquoi les Russes sont nostalgiques », écrivent-ils. Ils devraient plutôt dire : « Nous ne parvenons pas à comprendre cette nostalgie de la Russie dont personne n'a besoin. »
C'est quand même ahurissant : Le Monde a réussi à écrire un éditorial (Irak, la maturité) et nombre d'articles sur les élections en Irak sans mentionner une seule fois le nom de George W. Bush. Est-ce être partisan de souligner que, malgré tout ce qu'on pourrait reprocher au 43ème président des États-Unis, sans lui, les Irakiens ne seraient pas allés aux urnes du tout (et ce, plusieurs fois depuis 2003) ?
Par comparaison, quand un sympathisant du parti baasiste a jeté une chaussure à la figure de Deubeliou lors d'une conférence de presse, au Monde de proclamer cet hooligan porte-parole du peuple irakien (Changement de pied) et à Dominique Dhombres de renchérir en affirmant que "ce lancer de chaussures à Bagdad" n'est rien de moins que le mot de la fin de la guerre d'Irak.
A moins que j'ai mal vu les images à la télévision en décembre, ce ne sont pas 30 millions d'Irakiens (!) mais… un seul (!) qui s'est mué en lanceur de godasses. N'est-ce, d'ailleurs, pas grâce à Bush que l'Irak est devenu ce pays (rare) au Moyen-Orient où l'on peut traiter un VIP (peu importe lequel) de "chien" en public sans craindre de subir le risque de disparaître à jamais dans les geôles du gouvernant ? Quant au mot de la fin, ne sont-ce pas plutôt ces citoyens (là, on peut effectivement parler de millions) qui se dirigent vers les urnes à chaque élection ?
Faut-il que la diabolisation, interminable, de Bush empêche les journalistes — des gens qui, a priori, se doivent de demeurer objectifs — de dire la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité (même quand elle ne leur plaît pas) ?
Comme en Allemagne et au Japon après 1945, les citoyens irakiens votent librement. C'est la victoire de la démocratie et c'est grace aux Américains. Tout ceux qui étaient contre l'intervention américaine étaient pour Saddam Hussein. Bravo les Irakiens et bravo aux soldats américains. Honte aux Français et au Monde.fr qui a soutenu Saddam Hussein en condamnant l'intervention américaine. Avec de pareils démocrates, les enfants d'Hitler seraient au pouvoir en Allemagne.
"L'intensité des réactions épidermiques d'un grand nombre de lecteurs", "Le concert de hurlements [de] nos humanitaristes de foire" : Les lecteurs du Monde (déjà plus de 100) protestent contre le bon sens ("le pire article, le plus degueulasse du monde") de Pierre Jourde (qui avait déjà deux opposants, Juan Goytisolo et Frédéric Encel, dans les pages du Monde)…
("Je suis surpris par tant de 'simplisme' de la part de cet enseignant", "Je suis surpris de voir que l'auteur travaille à l'université", "J'ai honte que l'université soit à ce niveau la. sans doute fallait il une signature de prof pour donner de l'autorité à cette opinion (je ne dis pas "pensée) nullissime", "Cette rédaction de M. Chose est clairement hors sujet", "Quelle série de clichés et de contre-vérités!", "Quelle arrogance", "Un texte d'une rare faiblesse", "assez faible intellectuellement", "sans interet", "un raccourci indigne d'un universitaire", "propagande", "Pure propagande", "C'est de la propagande de bas étage qui dessert la cause qu'elle essaye de défendre … Laissez ces articles à Paris Match, on attend mieux du Monde", "M. Gourde se gourre complet", "Le magicien a parlé", "un article indigne", "Pitoyable", "INSIGNIFIANT", "Insupportable", "le mensonge devient grotesque", "Une analyse indigne d'un intellectuel", "le galimatias de ce prof", "Tribune assez nauséabonde", "do not feed the troll", "cette grosse bète pleine de haine et de fureur", "Enfumage des cibles, bombardements verbeux, tirs de missiles vipérins", "ils me font vomir tous ces écrivains sans talent, ces philosophes 'experts en tout' qui veulent nous imposer leur iédologie et leur propagande", "Franchement, quand on lit un tel torchon, on comprend pourquoi croît la haine de l'Occident. Texte odieux !", "Quelle folie pousse donc Israël et ses soutiens de l'acabit de P. Jourde à toujours alimenter la haine et la guerre ?", "Mais quelle horreur que ce texte! ... vous devriez avoir honte!", "Ce passage est le plus ignoble que j'ai lus dans Le Monde depuis des années", et le tout premier commentaire apparu: "Article absolument insupportable, mal écrit, et bourré d'autant de préjugés que les coupables de crimes antisémtites contre lesquels il prétend s'élever." […Au fait: "la polupation"? "Le Didacteur"? "un raccourci [qui] désert la cause"?])
Dans Houdna, Guy Millière explique la teneur des sentiments de colère et de haine contre Israel comme contre l'Oncle Sam (ou: il faut aller à la racine du problème):
Marxistes, tiers-mondistes, communistes, socialistes, «anti-impérialistes» qui commençaient à être en manque avec la fin de la décolonisation, ont eu ainsi, quasi providentiellement, un nouveau peuple à libérer, et c'était un peuple fabriqué tout exprès pour qu'ils veuillent sa libération. Ils ont eu peuple souffrant sur lequel se pencher, et cétait un peuple fait tout exprès pour qu'ils se penchent.
…Ceux qui voulaient jeter par dessus bord ce qui pouvait leur rester de culpabilité par rapport au génocide entrepris par Hitler ont trouvé une extraordinaire opportunité : si des juifs se conduisaient comme des Nazis, le passé honteux de l'Europe était effacé. Si en plus, les Américains soutenaient les nouveaux nazis, la libération de l'Europe par l'Amérique était effacée, elle aussi.
n pilote français a mené une opération de sauvetage aérien dramatique en Ecosse, venant au secours de deux jumeaux nés prématurément sur une île des Hébrides extérieures, un archipel au nord-ouest de l'Ecosse
Le major Oliver Luneau … qui a servi à deux reprises en Afghanistan devrait passer encore quelques mois sur la base de Lyneham (sud de l'Angleterre) avant de réintégrer l'Armée de l'air en France.
S'il a déposé un brevet, cet heureux linguiste doit être milliardaire. Le mot nous est servi désormais à toutes les sauces.
Dès le premier coup de canon tiré à Gaza, la machine à fabriquer du charabia s'est mise en marche. Tandis que l'Union européenne réclamait "l'ouverture d'un espace humanitaire", la France militait activement pour "un cessez-le-feu humanitaire". En 2009, un cessez-le-feu n'est plus suffisant pour arrêter le feu : il doit être humanitaire.
C'est un adjectif généreux, capiteux, qui sonne bien en bouche et donne de la profondeur à la phrase. "Il y a urgence humanitaire", nous a-t-on expliqué, parce que, "menacé d'une catastrophe humanitaire", Gaza "s'enfonce dans le chaos humanitaire".
Il n'y a plus de pertes humaines. Aujourd'hui, on compte les morts et les blessés pour dresser le bilan des pertes humanitaires. Exit l'humanité, notion ringarde et un peu courte : en cette époque médiatique de bruit et d'enflure, il faut faire preuve d'humanitaire. Rien n'est plus grave que le crime contre l'humanitaire.
Voilà ce que nous apprend (sic) Le Monde! A moins que j'ai mal vu les images de la télé, ce ne sont pas 30 millions d'Irakiens (!) mais… un seul (!) qui s'est mué en lanceur de godasses.
Dominique Dhombres renchérit en affirmant — in so many words (et à la grande joie des lecteurs du Monde) — que le mot de la fin de la guerre d'Irak, ce n'est autre que
Enfin, 3) tant Le Monde que ses lecteurs présentent (à travers leur correspondante, Mouna Naïm) Mountazer Al-Zaïdi comme un Irakien type, alors que jamais, ô grand jamais, il n'aurait jeté une chaussure ou quoi que ce soit sur Saddam Hussein, vu que le dictateur était son héros et que — justement — le journaliste de Al-Baghdadiya travaille pour une télévision pro-saddamite ; sa "protestation" tient donc à peu près autant du symbolique que si, après le printemps 1945, un journaliste allemand, de tendance nazie, avait jeté ses bottes sur Franklin Delano Roosevelt ou Churchill pour tous les morts que les Américains et/ou les Anglais — et non Adolf Hitler — avaient causé durant la 2nde Guerre Mondiale.
Siffler la Marseillaise, faire des attentats, sont les produits d'un défi politique et non pas d'une exclusion sociale. Pourtant, l'on exclut souvent la question, comme l'on confond affairisme, appât du gain et économie de marché ; autant d'a priori réducteurs sur les aspirations de la condition humaine en matière de liens forts entre liberté et justice, c'est-à-dire entre le politique et la politique. L'ouvrage de Lucien Oulahbib analyse ces impensés et fait des propositions sur ces questions si cruciales.
Dans un article sur le ministre tchèque des affaires étrangères, Karel Schwarzenberg (ou elle semble essayer de poursuivre l'habitude, bien française, de caricacaturer toute personne de tendance capitaliste, cf, de décrire VaclavKlaus avec le plus de mots à tendance négative, c'est-à-dire comme un "président atrabilaire, colérique, ultralibéral et europhobe"), Marion Van Renterghem réussit pourtant à décrire la vue tchèque du communisme comme des relations avec les anciens maîtres russes. Après son retour de l'Autriche à la suite de la révolution du velours, Karel Schwarzenberg
parcourait le pays les week-ends pour essayer de le comprendre. Un lundi, il a confié au président son état de déprime après une incursion dans le nord du pays : bâtiments délabrés, églises effondrées, paysages dévastés. « Le président [Vaclav Havel] m'a dit : «Ecoute : tu reviens d'un pays riche. Tous ces problèmes environnementaux, nous saurons les résoudre un jour. Mais la catastrophe qui a miné le fond de nos âmes, nous mettrons très longtemps à nous en remettre.» Il avait raison. Les dégâts humains du communisme, c'est impossible à expliquer. C'est comme décrire à un Congolais une tempête de neige. »
Il a tiré de cette expérience, comme Vaclav Havel, une méfiance identitaire envers les Russes et un lien viscéral avec les Etats-Unis. Il a pris position pour la guerre américaine de 2003 en Irak. Et défend mordicus, contre les Verts qui l'ont nommé ministre, et contre la majorité de la population, le projet de radar antimissile américain sur le sol tchèque. D'abord par constat des insuffisances de l'Europe de la défense et de la nécessité des liens transatlantiques pour assurer la sécurité. Et, surtout, pour tenir tête à la Russie, qui considère le radar comme un affront personnel. « Les Russes ont prouvé leur sens de la responsabilité. Le danger ne vient pas de leurs armes. Le danger est que les Russes ne se font pas à l'idée que nous n'appartenons plus à leur empire. Pour eux, tout doit se faire avec leur permission. «This is not a soviet territory !» Il faut sans cesse le leur rappeler. »
Le véritable moyen de juger de la légitimité des actions menées par la Russie n'est pas de se demander si le gouvernement démocratiquement élu de la Géorgie est venu à la rescousse de son peuple, sur son propre territoire, mais plutôt de répondre aux questions suivantes. Est-ce la Géorgie ou est-ce la Russie qui a : recherché une annexion de facto du territoire souverain d'un état voisin; délivré illégalement des passeports aux résidents d'une démocratie voisine afin de créer un prétexte à l'invasion; envoyé des centaines de chars et des milliers de soldats au-delà des frontières internationalement reconnues d'une démocratie voisine; été l'instigatrice d'une série de provocations mortelles et d'attaques ouvertes pendant de nombreux mois ayant entraîné la mort de nombreux civils ?
Georgian President Mikheïl Saakachvili answers his detractors (on the same page appears a sort of reply by Frank-Walter Steinmeier), stating that Moscow's campaign to convince the world that Tbilisi acted in an irresponsible manner during Russia's August invasion has manifestly borne fruit.
A en juger par la couverture médiatique récente, cette campagne a été un succès.
This is proven by the vast majority of Le Monde readers, who show that the French still like to listen to the Kremlin as the readers tell Le Monde to stop letting people like Mikheïl Saakachvili have a tribune (regulating speech they do not like, i.e., that does not square with la pensée unique).
The readers fume with scorn, calling the Georgian president an "irresponsible person", a "fantoche", an "agent of the CIA", somebody "filled with contradictions and imprecision", with "a degree zero in idiocy", a "hunter" who accuses the "rabbit" (Russia!!) of having started the conflict, and "un branquignol mégalomane et incontrôlable qui trouvera toujours normal de visiter une usine de fusées avec des briquets plein les poches". "J'allucine de voir des articles comme celui-ci dans le Monde" adds another reader, while another likens Le Monde to the ordinary Russian propagandist using the same Putin methods so often decried. "Le 'Monde' s'honorerait en ne lui [Mikheïl Saakachvili] servant pas de relai !"
To remember one definition of the danger of a one-party state: "contrary voices are regulated, barred, banned when possible, mocked and marginalized when not." There is only one truth: "Mais les faits sont têtus et ils s'imposent. L'agresseur fut la Géorgie! Pourquoi Le Monde insiste encore?" So keep quiet, nom de Dieu! And in case you don't understand that, get this: "La Géorgie, qui a été libérée de l'empire Ottoman par les Russes fait partie de l'ensemble russe !" So, enough already!
Thank goodness for people like Georges GIEN who says:
Les propagandistes zélés de l'ambassade russe sont en service commandé. Il est amusant d'ailleurs de constater, que les critiques portent uniquement sur l'homme, (comme à l'époque soviétique) que l'on présente comme un malade ou un fou...
Et bla, bla, bli et bla, bla, bla. C'est creux et sans intérêt. Car pour espérer être crédible il ne faut pas accepter que la Russie envahisse et occupe un pays, membre de l'Onu, dont les frontières sont internationalement reconnues. reprendre les discussions avec la Russie, sans poser au préalable l'arrêt de l'occupation en Géorgie est inadmissible. Voulez-vous aussi, comme Schroeder devenir administrateur chez gazprom ?
Les diplomates français ont de tout temps été fascinés par la Chine et en ont une vision totalement déconnectée de la réalité
dit un spécialiste de la Chine, Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, à Soren Seelow (Nee hau à José).
Nous sommes persuadés qu'il faut être gentils avec les Chinois pour que les Chinois soient gentils en échange. Parmi les pays ayant joué un grand rôle au niveau mondial, le nôtre est celui qui s'est montré le plus faible vis-à-vis de la Chine. Nous sommes ainsi considérés comme un pays femelle, faible et qui change tout le temps d'avis. Or la Chine ne respecte que la force.
…Pour [les Chinois], c'est extrêmement clair : la France est un pays vassal. … Nous n'y avons gagné que du mépris. … Il y a heureusement beaucoup de gens en Europe qui commencent à comprendre que la Chine n'est pas un pays ami. C'est un pays égoïste qui a des rapports rugueux avec le reste du monde, avec lequel il faut prendre un peu de distance.
… Si l'Europe faiblit, la Chine pourra piétiner tous les pays européens l'un après l'autre, sauf la Grande-Bretagne, qui ne se laissera jamais faire.
In Le Monde, Jean-Pierre Langellier has an article about the strange and funny first names that Venezuelans give their children.
There is Jefferson, Eisenhower, Kennedy, Nixon, Elvis, John Wayne, Usnavi, and, in the oil-producing region of Maracaibo, there are even kids (since grown up) named General Electric, Max Donald, and Made in USA. Along with Danger as well as Yesaidu and Juan Jondre, local adaptations of "Yes, I do" and "One hundred".
So far, so good. But here is where the French particularity comes out. Jean-Pierre Langellier points out there are some names of dubious taste, such as Iroshima Jennifer Bravo Queredo and Hitler Eufemio Sanchez Mayora, Jr, son of Hitler Eufemio Sanchez Mayora, Sr, and one of 60 people in the country with the first name Hitler.
The problem is whom the Frenchman did not include in the dubious name category. Indeed, see how the entire article started:
Lenin Danieri travaille comme reporter pour une chaîne de télévision vénézuélienne. Stalin Gonzalez, ex-leader étudiant, vient d'être battu aux élections municipales. Hochiminh Jesus Delgado Sierra dirige une entreprise à Barquisimento, une capitale provinciale. Mao Pinto est publicitaire.
Having Hitler for a first name is dubious (as we can all agree), but, obviously, for a Frenchman like Jean-Pierre Langellier, having Lenin, Stalin, Mao, Hochiminh, or Chegueva as a first name is not, and is obviously nothing less than as cute as Jefferson or Kennedy. In the country where, we are told, it is not at all true that people regret the Soviet era, note that (at the time of this writing) no reader has come forward to protest (or even offer a comment).
(True, Jean-Pierre Langellier goes on to bemoan the "sad" example of Carlos the Jackel, but that seems to be because the terrorist born Ilich Ramirez Sanchez (his brothers were named Lenin and Vladimir) brings disfavor to Lenin's (original first) name, not because Lenin's name brings disrepute to the terrorist.)
Hamidou Bakayoko … est malien et vit depuis vingt-six ans à Saint-Pétersbourg. Agé de 46 ans, il est marié à une Russe, ils ont un enfant. Il est mordu de foot, mais ne mettra jamais les pieds au stade. Plombier dans le quartier de Petrogradskaya, il grille cigarette sur cigarette dans son atelier vétuste en méditant sur son sort : "La Russie, c'est pas un pays pour les Noirs. Le racisme, c'est la maladie principale ici. Je ne peux pas faire 200 mètres dans la rue sans me faire pointer du doigt."
Il met son manteau, allume une énième cigarette, et c'est parti pour une promenade. Deux cents mètres plus loin, une femme, la quarantaine, sourire moqueur, montre du doigt Hamidou à ses deux amis. "Comme un animal, souffle-t-il. Et encore, on ne m'a pas demandé si je me suis lavé aujourd'hui."
While all eyes are eternally on America on outlook for instances of racism, intolerance, stupidity, and other "crimes" against humanity, other societies, such as Russia, with far worse "sins", only get passing interest in the media.
Pour accueillir les joueurs de l'OM, surtout les Noirs, des "ultras" se sont recouverts le visage de la fameuse cagoule blanche du Ku Klux Klan, ont imité des cris de singe, lancé des bananes. Dans une tribune, un singe en peluche portant le maillot marseillais a été pendu au bout d'une corde. "C'était amusant, lance Dmitri, 22 ans, un fan du Zénith qui dit appartenir à un groupe de supporteurs, les Members, proche des mouvements néonazis. C'est important de montrer aux nègres qu'ils sont des nègres. Nous sommes des patriotes de la ville, la place des Noirs n'est pas chez nous, mais dans les arbres en Afrique."
Needless to say, a number of Le Monde readers look back at Soviet times with nostalgia.
Qui sont-ils, ces soldats d’outre Atlantique, quel est leur quotidien et quel soutien apportent-ils quotidiennement à nos hommes des OMLT ?
demande Merlin, soldat français en Afghanistan dans une observation personnelle et "from the field" qui contredit quelque peu les descriptions superlatives, apocalyptiques, et hystériques de la presse de l'Hexagone (la guerre est un "désastre", le soldat américain "a peur", la "tragédie" du quotidien) depuis le confort de leurs bureaux à Paris.
…quels soldats ! Nous n’en avons pas croisé de mauvais. Etrange quand on sait combien nous savons être critiques !
Et au combat me direz-vous ? Si vous avez vu RAMBO vous avez tout vu : toujours présents pour se porter à la rescousse quand une de nos équipes se trouve dans le pétrin, et toujours dans des délais très brefs. C’est un de leur secret : ils passent de la tenue claquette T-shirt à la tenue de combat en trois minutes, et arrivés à proximité de la position ennemie leur mode d’action est simple et déroutant : ils foncent !
…Ici, rarement un mot plus haut que l’autre, et dès 5 heures du matin les travaux d’intérêts généraux se font dans le plus bel ordre et sans jamais rechigner. Bref, de ce qui nous a été donné de voir, de l’hélicoptère de passage qui s’arrête à côté d’un véhicule en panne pour savoir si tout va bien aux sections de combat qui se portent en appui des nôtres avant même de savoir si la mission est périlleuse, le soldat américain est un beau soldat, digne héritier de ceux qui libérèrent la France et l’Europe.
Il est possible, insiste Stéphane, "même pour moi", d'avoir une conversation courtoise et mesurée avec de parfaits inconnus sur les élections américaines.
Ce n'est pas si difficile. En Europe, grâce au merveilleux travail de la presse, les gens ne connaissent rien de John McCain. Quant à Obama, on n'en sait rien non plus sinon qu'il est génial et qu'il sauvera le monde. On peut ne pas être d'accord mais il reste possible de gloser sur des sujets connexes: la nouveauté historique de l'élection d'un homme de couleur au poste de Président, le renouveau du Parti Démocrate, le fort taux de participation...
Pas pour Gilles [le nouveau membre dans l'équipe de Stéphane pendant son premier déjeuner de la boîte dans une tablée de huit].
Le marronnier Obama est à peine sur la place que Gilles commence, avec un rictus, à dénigrer ces "salauds" d'Américains. Tous. Obama ou un martien, peu importe, qu'ils aillent au diable. "Quand on voit tout ce qu'ils ont fait en Amérique du Sud..." lance-t-il d'un air entendu (amenant des hochements de tête d'approbation.)
Peut-être que l'intégration dans l'équipe est réussie, finalement. Haut la main.
Je mâchonne en silence. J'avais, comme tous les prisonniers en terre ennemie, l'espoir qu'un changement ne pourrait amener qu'une amélioration. Espoir déçu. Un clone de plus. A partir de cette réplique, je me contente de la boucler. Cela ne sert à rien de discuter: je connais le bestiau. Je peux finir ses phrases — et je m'amuse à le faire en pensées sur ses répliques suivantes.
Une anecdote de peu d'importance, je l'admets. Mais creusons un peu. Dans quel milieu, dans quelle société saine un nouveau venu peut-il sceller une amitié de connivence avec de parfaits inconnus en répandant sa haine sur un peuple du monde? Si Gilles avait dénigré ses salauds d'Ouzbeks ou ces chiens d'Ukrainiens, cela aurait levé quelques sourcils. Mêmes pour d'autres peuples plus dominateurs, comme les Chinois, par exemple. Et s'il avait craché sa haine des Juifs, il aurait pu craindre une mise à pied instantanée et des poursuites pénales.
Mais en Suisse — et, je suis prêt à le parier, dans une bonne partie de l'Europe — en 2008, pour s'intégrer, il faut être anti-américain.
la contribution des esclaves à la construction du pays n'avait jamais fait l'objet d'une reconnaissance historique, d'excuses nationales, ne parlons pas de réparations.
Des réparations?! Au nom de quoi, précisément?!
Je souhaiterais savoir au nom de qui exactement le gouvernement américain devrait s'excuser pour l'esclavage ou payer des réparations. Comme la majorité de la population américaine aujourd'hui, je suis le descendant d'immigrés qui sont arrivés aux États-Unis après le tournant du XXe siècle et les ancêtres de la plupart des Américains n'ont par conséquent rien à voir avec le traitement des Noirs sur les plantations — pas plus que celui des Indiens sur les plaines. (Quoique cela ne fait pas d'eux d'agneaux innocents ; nos ancêtres d'Europe ou d'ailleurs ont bien dû prendre part, pour certains d'entre eux au moins, dans les épisodes déplorables de l'Histoire de leurs propres pays, même si ce type d'événement historique n'a pas été traité par les divers cinémas nationaux avec le même appétit que celui dont fait preuve Hollywood pour les sujets sensibles de l'Amérique).
Quant aux Américains du temps de l'esclavage, deux fois plus de Blancs vivaient dans les États du Nord, où l'esclavage était illégal et où il avait été aboli, dans la plupart de ces États, avant la Révolution Française. Washington devrait-il s'excuser pour le compte du Sud, alors? Là aussi, la plupart des Blancs — deux tiers, pour être exact — ne possédaient pas un seul esclave. (On remarque par ailleurs une consonance étrangement familière dans les justifications des esclavagistes de l'époque : "Nous on s'occupe de nos Noirs du berceau à la mort" disait un Sudiste à un Nordiste, "tandis que chez vous les Yankees, vos travailleurs «libres» ont la liberté de créver.")
En outre, autant d'Américains — pour la vaste majorité, des Blancs — ont été tués pendant la Guerre de Sécession (qui mit fin à l'esclavage) que pendant toutes les guerres du XXe siècle réunies ; n'est-ce pas un prix suffisamment élévé pour le péché de l'esclavage?
Peut-être Washington devrait-il quand même s'excuser, ou payer des réparations, pour les planteurs et les esclavagistes du Sud? Mais ceux-ci ont hérité de ce système, et bien qu'ils n'aient rien fait pour s'en débarrasser — ils ont même commencé une guerre civile pour le sauvegarder —, en quoi sont-ils plus coupables que les Anglais, Français, Espagnols, Portugais, Hollandais, et autres qui ont expédié les Noirs dans leurs colonies (parmi lesquelles, bien entendu, les futurs États-Unis) et dont la seule raison pour ne pas avoir introduit l'esclavage noire sur le continent européen (ainsi que dans le Nord des futurs USA) était l'absence d'un climat propice?
Enfin, en quoi tous les Blancs sus-nommés sont-ils plus coupables que les Africains dont les guerriers sont partis à la conquête des tribus voisins afin de vendre leurs ennemis aux Européens?