Comment comprenez-vous la fascination pour le développement de la Chine ?La Chine vit dans une bulle spéculative très bien déguisée. Ceux qui en ont le plus profité sont ceux qui ont le plus placé d'argent à l'étranger et qui sauront partir lorsque le système explosera. Ils préfèrent naturellement tirer les bénéfices de cette bulle plutôt que la faire connaître et continuer à propager l'idée de grands succès économiques. Or tout le système est basé sur une escroquerie.
Prenons l'immobilier, par exemple. Le ciment, les parpaings ou l'acier sont de très mauvaise qualité. D'ici douze, quatorze ans, tout cela va s'effondrer, au sens propre comme au figuré. Mais les spéculateurs couleront leurs vieux jours sur la Riviera ou à Vancouver. Si, un jour, je devais me retrouver en exil, je ne voudrais certainement pas les avoir comme voisins !
Révélations sur le politiquement correct, les partis pris et le refus de mettre en doute les grandiloquences auto-congratulatoires des autorités (avec preuves à l'appui) qui sévissent dans le journal de référence, Le Monde, et dans d'autres médias français…….Bilingual Documenting and Exposing of the Biased Character of French Media, Including its Newspaper of Reference, Le Monde
2010/11/06
Le développement de la Chine : tout le système est basé sur une escroquerie
La culture de la jérémiade et un trépignement d'enfants gâtés
Les grèves récentes auront montré le spectacle stupéfiant de lycéens manifestant pour leur retraiteécrit Pascal Bruckner dans Le Monde.
Etrange inversion des temps : avant même d'avoir commencé une vie d'adultes, ces adolescents aux tempes grises pensent déjà à la clore. L'avenir doit être écrit à l'avance et l'existence sécurisée du début à la fin. On songe à ce sondage publié il y a quelques années où 70 % des Français de moins de 30 ans se souhaitaient une carrière de fonctionnaire, protégée de tous les aléas. Les jeunes sont donc bien à l'avant-garde du plus grand parti de la France : le parti de la peur.Les Français ont peur du monde, peur des autres et, plus encore, de leur propre peur. Et ils accroissent leur frayeur en voulant éliminer le moindre risque. C'est un effroi entretenu jour après jour par les médias et l'intelligentsia et qui vient d'abord de notre incapacité à maîtriser un univers devenu trop complexe pour nous.
La passion française pour la grève est moins un signe de vitalité que de routine, bel exemple d'une conquête transformée en rituel, voire en symptôme dépressif. Olivier Besancenot n'avait-t-il pas proposé en 2003 de créer un grand parti de la grève ? Les enfants pourraient en faire partie avant d'avoir occupé le moindre emploi !
… Nos voisins européens ont été surpris de nous voir descendre dans la rue pour deux années de travail supplémentaires quand eux-mêmes ont déjà accepté la retraite à 65 voire 67 ans. Ils y ont vu un trépignement d'enfants gâtés qui préfèrent casser leurs jouets plutôt que d'accepter une réforme, au demeurant incomplète.
…Dans l'Hexagone, les pessimistes professionnels pullulent … mais s'ils se moquent de tout, ces atrabilaires prennent leur désespoir très au sérieux. On ne plaisante pas avec le désenchantement ! Voyez les trois doctrines dominantes qui se partagent le marché des idées chez nous : la repentance qui exhorte les Français à la honte d'eux-mêmes, le catastrophisme qui brandit le spectre de la fin du monde, la victimisation qui nous dépeint en parias. Toutes ont un trait commun : la culture de la jérémiade.
… La nation entière n'est qu'un immense syndicat de plaignants. … Nous n'avons jamais aussi bien vécu et jamais autant gémi. … La crainte nous paralyse, notre allergie à l'adversité accroît notre faiblesse. On ne mobilise pas une grande nation à partir d'une déploration collective !
2010/11/04
Les Tea Parties : une révolte de la société contre l'élite étatiste qui pense que manipuler des modèles mathématiques permet de saisir le réel humain
Il est inouï et au fond à la longue banal de constater à chaque fois (tel le lancinant mouvement d'une horloge à balancier) que les mêmes analyses étriquées et tronquées sont balancées sur ce qui se passe aux USA et aujourd'hui en Europe et que l'on peut résumer par deux mots fourre toutdit Lucien Oulahbib (qui sera l'invité de l'institut Turgot le 15 novembre) : ultra conservatisme et populisme.
On aura donc tout entendu sur ces élections américaines : jusqu'à indiquer un retour ou le maintien du racisme qui expliquerait le revers ("la raclée" dit Obama, ce qui a dû faire rager un BHL qui ne cessait de minimiser l'échec) ; le Monde reprenant par exemple une dépêche de CNN:
MIDTERMS – Aucun Noir au Sénat américain
alors que sur Fox News on pouvait lire : "Two black Republican victories tonight mark the first time African-Americans will represent the GOP in Congress in seven years".
Curieux que les "racistes" républicains aient des candidats noirs non ? …
Combien de députés socialistes verts UMP de couleur mmh ?… Les Républicains ont nommé coup sur coup deux secrétaires d'Etat noirs aux affaires étrangères, qui s'en souvient ?…Une gouverneure républicaine est d'origine latino, Suzanna Martinez, et un sénateur Tea Party, Mark Rubio, a été élu grâce aux voix latino…
Qu'en dit Associated Press repris par Yahoo news ? Ceci : " Selon Richard Ivory, consultant républicain noir et fondateur du blog politique et musical Hip Hop Republican, c'est avant tout l'opposition à Barack Obama qui a compté, et non la "couleur de peau".
"Il fut un temps où l'électorat blanc voyait d'abord la race (du candidat) et fondait son jugement uniquement là-dessus. Quand les républicains noirs et Obama sont en désaccord idéologique, le message l'emporte sur la couleur de peau", analyse-t-il ".
… C'est justement ce que ne veut plus le Tea party… cette idée que le "changement", la modernité en un mot, rime avec dissolution, que la critique rime avec destruction, le pluralisme avec relativisme, la sexualité avec l'idéologie queer (à l'heure pourtant du développement "durable" mis à toutes les sauces).
Mais la cause semble entendue, du Figaro au Monde : tea party c'est "ultra" de chez ultra, point final. L'analyse est reposante. Et ces fins experts bien de chez nous (se référant aussi au mépris pour " L'Amérique profonde" de tel écrivain américain newyorkais en vogue de passage à Paris, Paris qui s'y connaît en mépris, celui, déjà ancien, de la "France profonde"…) n'ont pas la dent assez dure pour relever la position singulière de telle ou tel sur ses opinions religieuses et sexuelles (deux marqueurs essentiels on l'a dit plus haut des batailles spirituelles actuelles et qui ne vont que s'amplifier).
Pourtant, et comme il a été déjà noté ici, l'ancienne batteuse du groupe rock Velvet underground dit "Moe" ne pense pas avoir viré sa cutie lorsqu'elle justifie sa participation à une réunion du Tea Party en Georgie du Sud : " "Anyone who thinks I'm crazy about Sarah Palin, Bush, etc., has made quite the presumption. I have voted Democrat all my life, until I started listening to what Obama was promising and started wondering how the hell will this utopian dream be paid for?"
Nous touchons à l'essentiel, et ceci nous concerne aussi en France, en Europe et ailleurs : que dit cette femme (dont le passé parle pour elle en matière d'expérimentations sociétales) sinon qu'elle s'inquiète sur le fait que de plus en plus et ce au nom d'une connaissance supérieure "on" la somme de rogner sa liberté, de changer de conscience comme l'on change de chemise, et tout cela au nom du changement, du progrès, de la Terre, etc etc, alors que cette obligation d'amoindrir la liberté d'être pour accomplir une utopie appauvrit sape étouffe en réalité et la nécessité du changement et le hasard de la liberté, voilà le paradoxe : une idéologie, énième métamorphose du purisme hyper-rationaliste qui après avoir voulu changé de calendrier (Robespierre, remis à la mode par Badiou),changé l'homme avec des moyens institutionnels (Communisme, nazisme), prétend le changer en le rééduquant en lui interdisant ceci et cela. Tout en montrant du doigt le marché la liberté alors que ce sont par ces paramètres que les pays émergents sortent enfin la tête de l'eau enfoncée pendant des décennies par les mêmes qui veulent aujourd'hui finir le job en France et ailleurs. Ce n'est pas la liberté qui appauvrit mais l'étatisme et l'affairisme qu'il encourage (comme recevoir en grandes pompes le dictateur chinois parce que le marché public permettra de saupoudrer les miettes clientélistes…).
Certains Américains, de toutes tendances, se sont levés et disent "stop" ! Voilà l'âme du Tea Party : take our country back, rendez-moi la Constitution qui le fonde. Laissez-moi éduquer mes enfants comme je l'entends, laissez ma sexualité tranquille, ne parlez pas au nom de la science (que vous critiquez par ailleurs…) laissez-moi croire à ce que je veux. Ne dites pas que le refus de la dissolution des frontières c'est du racisme alors que l'on vante tel ou tel peuplade soucieuse de préserver sa vie privée jusqu'à refuser la présence d'étrangers.
… insistons lourdement, lorsqu'il s'agit d'Occidentaux qui veulent préserver leur mode de vie on les traitera de (néo)réactionnaires.
Par exemple, l'on a fait un véritable procès en "sorcellerie" à Christine O'Donnell candidate battue du Tea Party dans le Delaware (elle avait, certes, donné dans le spiritisme, critiqué la masturbation avant le mariage, et sa campagne n'était pas nécessairement des plus marquantes: "je suis vous"…) sauf que ses opinions n'ont rien à voir avec ses positions sur la fiscalité, l'Etat minimum etc, elle a le droit de penser ce qu'elle veut, et on a le droit de ne pas être d'accord avec elle sans pour autant la déterminer de réactionnaire alors que les gens qui jugent ainsi refusent qu'on les étiquette par exemple de totalitaire… Cependant, sur un point tout de même, ses ennemis n'ont pas tort : il est sûr que si elle avait été élue sénatrice comme ses deux camarades du tea Party, elle se serait battue en effet pour que la santé l'éducation redeviennent des libertés de base. Non à la République de Platon, de Robespierre et de Lénine.
Et cela "nous" concerne aussi.
… On le voit : la poussée du Tea Party, la montée des mouvements critiques envers le multiculturalisme, signifient bien autre chose que le conservatisme en soi ou les effets de "la" crise économique.
En tout cas ce n'est pas par l'étatisme et la diabolisation que l'on arrivera à y répondre. Il s'agit d'une révolte de la société civile contre l'élite étatiste qui pense qu'il suffit de manipuler des modèles mathématiques pour saisir le réel humain. C'est là où ils se trompent, lourdement.
2010/11/03
Quand elles n'apportent pas la victoire de la gauche et des "humanistes", les élections équivalent à du terrorisme et les vainqueurs à des criminels
In an odd cartoon combining the current scare regarding Greece's package bomb plots (the literal translation of colis piégé is not package bomb but booby-trapped package, bringing with it more of a suggestion of treachery and deceit) with the colors of… the stars and stripes (?!?!), Plantu depicts America's conservatives as… exactly that, plotters, and criminals and terrorists to boot… Terrorists who used the terroristic trick of free elections to harm the stoic Barack Obama…
2010/10/31
« Tous les chefs d'Etat veulent peser sur la télévision »
Alors que paraît Cartes sur table, un livre d'entretiens avec Alain Duhamel, 70 ans, éditorialiste et analyste politique, et son frère, Patrice, 65 ans, ex-numéro deux de France Télévisions, les deux frères analysent le lien entre pouvoir et petit écranDans un entretien qui met en doute la neutrailté et l'objectivité des médias français, les frères Duhamel sont interviewés par Josyane Savigneau dans Le Monde.
ans Cartes sur table (entretiens avec Renaud Revel, Plon, 220 p., 19 euros), vous êtes très nuancés. Pourtant, depuis quarante ans, rien ne semble avoir vraiment changé du désir du pouvoir politique de peser sur la télévision publique.
Alain Duhamel : Aucun président de la République n'a renoncé à influencer la télévision. Les méthodes sont différentes, mais sur le fond les expériences sont comparables. Ma petite théorie personnelle est que, le système français étant ce qu'il est - institutionnel, politique, et la nature des médias français, en particulier les grands groupes, tous liés aux commandes de l'Etat -, quel que soit le président, cela ne peut pas bien se passer avec les journalistes de la télévision, notamment avec les journalistes politiques, et que c'est une très bonne chose. Si cela se passait bien, cela voudrait dire que le pouvoir a gagné.
Patrice Duhamel : Il y a eu des progrès considérables concernant l'indépendance et la liberté de l'information. D'ailleurs, tous les présidents qui ont essayé d'avoir des rédactions à leur main ont échoué aux élections suivantes.
A. D : Oui, tous veulent peser sur la politique à la télévision. Et, en effet, tous ont échoué électoralement, ce qui prouve qu'il n'y a pas vraiment de moyen d'asseoir une emprise. D'abord à cause de la concurrence au sein de l'audiovisuel. Ensuite, à cause de l'alternance et de la cohabitation. Plus personne ne pense qu'il y a un camp éternellement fait pour être au pouvoir.
Vous aviez, Alain Duhamel, de bons rapports avec François Mitterrand. Pourquoi ne s'est-il pas opposé à la chasse aux sorcières de 1981 à la télévision ?
A. D : Tous ont essayé de conforter leur pouvoir. A travers des charrettes et des changements de statuts. Cela a eu lieu en 1968, quand le pouvoir voulait finaliser sa victoire. Puis en 1974 avec Giscard. Et en 1981. La cohabitation a tout changé. Et la concurrence, dont je persiste à dire qu'elle a été une bénédiction pour la politique et une catastrophe pour la création culturelle à la télévision.
2010/10/29
Barack Obama et son administration ont été un désastre pour les Etats-Unis, à la fois sur le plan intérieur et extérieur
Quel est l'objectif du parti républicain pour les élections de mi-mandat?
Atteindre un seuil suffisamment critique au sein des deux chambres [Sénat et Chambre des représentants, ndlr] pour bloquer les mesures les plus radicales de Barack Obama, les grands programmes gouvernementaux et commencer à s'attaquer au déficit massif etau problème de la dette qui s'aggravent depuis dix ans. Les républicains veulent aussi réduire la taille et le poids du gouvernement fédéral. Enfin, nous souhaitons créer un environnement économique stable, dans lequel le business se sentira à l'aise pour investir et donc créer de l'emploi.
… Aujourd'hui, le gouvernement est totalement hors de contrôle, à la fois sur le plan fiscal et économique. Il dit aux gens comment il faut vivre, ce qu'ils doivent acheter… l'arrivée apparemment soudaine du Tea Party n'est pas tant liée à Barack Obama qu'à cette colère accumulée à l'encontre d'une administration fédérale hors de portée.
Quel bilan faites-vous des deux premières années de mandat de Barack Obama?
Barack Obama et son administration ont été un désastre pour les Etats-Unis, à la fois sur le plan intérieur et extérieur. Il est en passe d'être un président pire que Jimmy Carter! Nous sommes peut-être un peu plus "aimés" à l'étranger mais nous sommes moins respectés, à la fois par nos "amis" mais aussi par nos ennemis. La Chine et la Russie traitent Obama avec un manque de respect total. L'Iran et la Corée du Nord se moquent ouvertement de l'administration américaine. Enfin, nos alliés en Europe nous font la morale - à juste titre aurais-je envie d'ajouter - sur nos dépenses incontrôlées.
I did not really claim the Iraq war spending as a major motivation for the rise of the Tea Party (I did include it in the long list but she applied her "French" bias to make it the primary motivator, not a disaster…) and on one quote where I talk about spending money to expand public sector while the "private sector" is dying, she made an error.
2010/10/28
Un article sur l'une des élections des mid-terms entièrement focalisé sur le Démocrate & où le Républicain n'apparait qu'à travers ses yeux subjectifs
Ou plutôt, il ne raconte pas les élections, il raconte la personnalité d'un (seul) candidat, à savoir le brave candidat démocrate, "ouvert sur les questions de société"
Malheureusement, c'est trop typique de raconter l'odyssée d'un gauchiste comme un combat personnel, éminemment louable, presque comme une saga.
L'une des raisons de l'article est que Matt Zeller est tout jeune (il a 28 ans). Voyez la différence avec une Sarah Palin ou une Christine McDonnell. Quand il s'agit d'un Républicain/d'un conservateur, l'âge aurait été une occasion rêvée, entre beaucoup d'autres, pour ridiculiser le candidat ainsi que le parti pour lequel une personne avec (supposément) aussi peu d'expérience combat. Justement, ici, le Républicain n'est présenté qu'à travers les opinions (auto-congratulatoires) du Démocrate.
Son adversaire, Tom Reed, est un avocat spécialisé dans le recouvrement de dettes liées à la santé : "un mercenaire du big business", dit M. Zeller.Pour les besoins de son article, Sylvain Cypel n'aurait-il pas pu tenter de contacter Tom Reed, ne fut-ce que pour donner le point de vue de l'adversaire de Matt Zeller et éventuellement recueillir ne fut-ce qu'une seule citation de ce Républicain ?
2010/10/19
La démocrature (entre démocratie et dictature) : une menace ténébreuse lorsqu'elle est de droite, une chose infiniment utile lorsqu'elle est de gauche
La démocratie est installée depuis vingt ans en Hongrieécrit Marion Van Renterghem dans Le Monde.
Et pourtant, demande l'envoyée spéciale à Budapest,On peut y parler ouvertement, créer des partis politiques, incendier le gouvernement dans la presse, bénéficier des largesses d'une loi sur la liberté d'expression où rien n'est sanctionné, pas même les propos racistes ou antisémites.
Faut-il avoir peur de Viktor Orban ? … le premier ministre conservateur et nationaliste, 47 ans, triomphalement élu en avril, n'est plus celui qui avait dirigé le pays de 1998 à 2002. Pour la première fois, il a tous les pouvoirs. Son parti, le Fidesz, dispose d'une écrasante majorité et les élections municipales du 3 octobre ont confirmé son emprise. … L'écrivain [György Konrad] a sa définition du nouveau régime : une "démocrature", entre démocratie et dictature.En une page entière, Le Monde regrette que
le premier ministre [ait] la majorité des deux tiers au Parlement, le contrôle total de l'appareil législatif et exécutif. Face à lui, … aucun contre-pouvoir solide.Le Monde regrette cette montée du "populisme" dans laquelle on prône
l'ordre et la stabilité, plutôt que la liberté ou la démocratie.Et pourtant, en lisant l'article de Denis Lacorne sur les Tea Parties — qui met les lecteurs en garde contre les "partisans de l'ultralibéralisme" et contre les opinions "délirantes" de l'opposition à Washington (et au parti au pouvoir), ainsi que contre le danger d'"une complète paralysie législative" si, par (le plus grand des) malheur(s), elle devait gagner trop de sieges — on a l'impression que rien ne ferait plus plaisir au Monde et aux élites de France qu'une "démocrature" aux États-Unis.
On voudrait que Barack Obama ait "tous les pouvoirs." On voudrait que "Son parti," le Parti démocrate, "dispose d'une écrasante majorité". On voudrait que Obama ait "la majorité des deux tiers au Parlement, le contrôle total de l'appareil législatif et exécutif." Et on voudrait que "Face à lui, [il n'y ait] aucun contre-pouvoir solide."
En fin de compte, il n'y aurait rien de mieux qu'une "démocrature" lorsque cette démocrature est de gauche, s'entend, et aux mains d'un Grand Timonier (inter?)national comme Barack Obama, guide spirituel de la nation américaine (et de la planète toute entière)…
Comme on pouvait s'y attendre du journal de référence, un article sur les Tea Parties fort généreux en qualificatifs péjoratifs et en caricatures
Pendant ce temps, Corine Lesnes, sa consœur du Monde, en rajoute, multipliant les bordées contre les tea parties, tout en traitant Sharron Angle, rivale républicaine du sénateur démocrate Harry Reid, de… Ma Dalton !
En plus, en évoquant le danger d'"une complète paralysie législative", Le Monde se fait le chantre du museleage (de l'auto-muselage?) et de la soumission devant le pouvoir.
Être "une néophyte de la politique" ? N'était-ce pas pour cela qu'on a, jadis (en 2008), porté Barack Obama aux nues ?
Comme le dit un lecteur :
Comme on pouvait s'y attendre du «journal de référence», un article à charge fort généreux en qualificatifs péjoratifs et en caricatures. Il serait intéressant que l'auteur s'interroge sur les causes du succès des Tea Parties (sans se limiter à l'explication standard par la bêtise des Américains qui, c'est bien connu, ne valent pas les fins Européens produits par Sciences Po).En effet, on serait tenté de croire que les braves champions gauchistes de la démocratie ne souhaitent rien de mieux pour les USA qu'une démocrature (entre démocratie et dictature).
Ailleurs, Sylvain Cypel énonce bien quelques demandes des Républicains…
L'Etat de New York n'est pas seulement très endetté, il est dit "ingérable". La faute aux "intérêts spéciaux", un terme qui désigne aussi bien les multiples lobbies actifs dans sa capitale, Albany, que les syndicats. L'opposition dénonce une fonction publique "pléthorique et intouchable", un "gouffre budgétaire". Albany serait "corrompue", et son impéritie insondable, clame-t-elle,…mais cet article du Monde vient dans le contexte de Crazy Carl — "Carl le dingue" Paladino qui commettrait gaffe sur gaffe ainsi que "ses bourdes coutumières"ce que même le candidat démocrate est amené à juger partiellement fondé. … [Le candidat républicain] promet d'y mettre bon ordre. Elu, il décrétera "l'état d'urgence financière", "abolira l'Etat-providence", réduira les dépenses publiques de 10 % à 20 %, licenciera les personnes "inutiles", baissera massivement tous les impôts, mettra les syndicats au pas et un terme à la gabegie des aides sociales, pourchassera les clandestins...
2010/10/15
Facile de condamner les autres pour leur peine de mort et leurs actes pendant la guerre lorsque les vôtres sont ignorés pendant plus d'un demi-siècle
Ainsi, par exemple, François Mitterrand, grand héros de la gauche, a pu terminer presque deux septennats comme président de la République (rien de moins) avant que les journalistes français et que les historiens français apprennent (et cela, seulement grâce à la connivence de l'intéressé) qu'il avait travaillé dans le gouvernement de Vichy. Et voilà que, 15 ans (seulement!) après son départ du pouvoir, on apprend que celui qui avait mis fin à la peine de mort avait fait librement usage de la guillotine lorsqu'il était ministre pendant la Guerre d'Algérie.
Les condamnations à la peine capitale pleuvent. La guillotine, jamais utilisée contre un nationaliste depuis le début des "événements", fait son office à Paris comme à Alger. Les têtes des fellaghas tombent à une cadence oubliée depuis l'Occupation allemande : jusqu'à cinq certains jours.Ainsi écrit Jean-Pierre Tuquoi dans Le Monde, en évoquant le livre de François Malye et de Benjamin Stora. Au printemps 1956,
François Mitterrand signe les décrets des "pouvoirs spéciaux". Désormais, les tribunaux militaires prennent le pas sur les juridictions civiles. La loi autorise la "traduction directe devant le tribunal militaire permanent des forces armées, sans instruction préalable, des personnes prises en flagrant délit de participation à une action contre les personnes ou les biens, même si ces infractions sont susceptibles d'entraîner la peine capitale". Ce faisant, rappellent les auteurs, François Mitterrand approuve une mesure que son prédécesseur, Robert Schuman, avait refusée car il y voyait une "négation du droit de la défense".Selon un lecteur :A juridiction d'exception, verdict d'exception. Les condamnations à la peine capitale pleuvent. La guillotine, jamais utilisée contre un nationaliste depuis le début des "événements", fait son office à Paris comme à Alger. Les têtes des fellaghas tombent à une cadence oubliée depuis l'Occupation allemande : jusqu'à cinq certains jours. Sans résultat probant sur le plan sécuritaire : loin de réduire la violence, la "Veuve" la nourrit.
Avant chaque exécution le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), dont la vice-présidence est assurée par le garde des sceaux, se réunit pour conseiller le président de la République sur les recours en grâce des condamnés à mort. Pendant des décennies, on a ignoré dans quel sens s'était prononcé François Mitterrand au cours des seize mois où il fut ministre de la justice. Ses biographes assuraient que la peine de mort lui répugnait, et qu'il avait sauvé des têtes.
L'examen du registre des grâces (partiellement ouvert depuis 2001) contredit cette image : "Sur les quarante-cinq dossiers d'exécutés lors de son passage Place Vendôme, François Mitterrand ne donne que huit avis favorables (cinq autres avis sont manquants). On peut le dire autrement : dans 80 % des cas connus, il a voté la mort."
…François Mitterrand n'a jamais livré la clé de son attitude. Revenir sur cette tranche de vie le gênait. Dans ses livres, ses discours, ses interventions, il la passe sous silence. "Il en avait honte", assure son premier biographe, Franz-Olivier Giesbert. "Ça l'exaspérait, et il passait très vite à autre sujet", confie au Monde un ancien ministre du gouvernement d'union de la gauche, sous couvert d'anonymat.
Gisèle Halimi ne dit pas autre chose. Avocate, elle a pris la défense de militants du Front de libération nationale (FLN) ; femme de gauche, elle a introduit le futur président de la République auprès de certains de ses amis artistes. "Je me souviens d'un dîner chez moi. Durant sa campagne (celle de 1981), je réunissais souvent des gens du spectacle (...). On était tous en train de parler de l'horreur des exécutions capitales. Il a d'abord été silencieux. J'ai voulu évoquer la période algérienne, et là, immédiatement, il a changé de sujet." Personne ne reviendra sur ce sujet.Pas même les partis politiques, tant et si bien que les "années algériennes" de François Mitterrand n'ont pas nui à sa carrière. Alors que son bref compagnonnage avec Vichy a suscité livres et commentaires à foison, les quelque cinq cents jours où il fut ministre de la justice n'ont pas été instrumentalisés par ses adversaires politiques, de droite comme de gauche.
Qui aurait eu intérêt à le faire ?
…La singularité est que ce même François Mitterrand est aussi celui qui a aboli la peine de mort en France, contre le souhait d'une majorité de l'opinion publique.
Soulevez le vernis angélique de la Gauche, ne vous laissez pas berner par ses déclarations humanistes mais observez ses acteurs : vous y découvrirez des êtres (hommes et femmes) avides de pouvoir, prêts à toutes les compromissions pour l'obtenir. Sur cet aspect, je préfère la Droite, qui assume ses choix. Moins faux-culs, en quelque sorte !
2010/10/14
La France condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour sa procédure de garde à vue
Les juges estiment que les gardés à vue doivent pouvoir bénéficierLes « dix commandements » du gardé à vued'un avocat dès le début de la procédure et durant tous les interrogatoires et insistent pour que soit respecté le droit d'un mis en cause à garder le silence.
oici les « bons réflexes » dispensés par le cabinet d'avocat :
Ne répondre « qu'à la question posée » ;
ne pas « sonoriser les silences »
(comprendre ne pas tenter de les meubler) ;avoir « le droit de ne pas savoir ;
avoir « celui de ne pas se souvenir » ;
se « faire reformuler les questions si nécessaire » ;
« ne pas se laisser impressionner par ses interlocuteurs » ;
« livrer des faits, pas d'interprétations » ;
« se méfier du «off» » ;
ne signer son procès-verbal que si l'on est « d'accord sur tout » ;
exiger « des temps de repos » ;
« user de son droit de voir médecin et avocat ».
2010/10/13
Protesting against a raise in the retirement age to 62?! Grow up!
PARIS: Sarkozy stands firm as pension protests escalate.“More than 3 million demonstrators – one in 20 of all French people – marched yesterday against the President’s plans to raise the standard retirement age from 60 to 62. Tens of thousands of students joined the marches for the first time, threatening to radicalise the protests and broaden them into a rebellion against a deeply unpopular presidency.”
Miserable parasites — protesting against a raise in the retirement age to 62? Grow up.
2010/10/12
Ou bien vous écrivez un bon français, ou bien vous n'êtes pas accepté
En français … j'ai toujours peur de me tromper.Dans un entretien avec Eric Fottorino, Umberto Eco aide à expliquer pourquoi le français n'est plus la langue universelle…
Avez-vous déjà eu la tentation d'écrire dans une autre langue que la vôtre ?Oui, il m'est arrivé d'écrire beaucoup d'essais en anglais. Directement en anglais.
Cela suppose de très bien manier la langue anglaise, et pas seulement de la parler...
Je parle mieux le français que l'anglais. Mais je préfère écrire en anglais qu'en français. Car en français, il y a des problèmes d'accents et d'orthographe qui sont terribles. Ou bien vous écrivez un bon français, ou bien vous n'êtes pas accepté. Tandis que quand vous écrivez un mauvais anglais, tout le monde vous accepte.
C'est formidable, pour une maison d'édition anglophone, d'avoir un auteur qui écrit directement son livre en anglais !
Cela se fait de plus en plus. Tous les scientifiques écrivent en anglais. En français, je suis capable de préparer un texte pour une conférence, mais j'ai toujours peur de me tromper. En français, il y a onze façons d'écrire le son "o". C'est en France qu'il y a le plus grand taux de dyslexie. En allemand ou en italien, un son s'écrit exactement comme on le dit, et cela aide beaucoup. En anglais, on le dit et on l'écrit toujours d'une façon différente. En français, il y a des règles, mais elles sont trop compliquées.
2010/10/11
Haines d'Alsace
Le directeur du cinéma Odyssée, une figure de la vie intellectuelle strasbourgeoise, françaisécrit Béatrice Gurrey dans Le Monde — une quinzaine d'actes de ce type au total — en rapportant ce qui se passe dans l'arrière-cour des Français pendant que ces êtres extra-lucides dénoncent le racisme supposé de ces abrutis d'habitants de l'Amérique profonde.d'origine turque, est l'avant-dernière victime de la série d'actes xénophobes, racistes, antisémites ou islamophobes qui secouent l'Alsace depuis le début de l'année
Sur la porte de la maison familiale [de Faruk Günaltay — deux voitures presque carbonisées], des croix gammées et les chiffres 14 et 88 avaient été tracés, références aux 14 mots d'un slogan raciste et au salut nazi "Heil Hitler", le H étant la huitième lettre de l'alphabet. … Le domicile de [Israël Nisand,] conseiller municipal de Strasbourg, dans la majorité du maire socialiste Roland Ries, a été tagué de trois croix gammées, des initiales SS et de la phrase "Mort à Zog", (Zionist organization government, le sigle antisémite utilisé par l'extrême droite).Il y a aussi le clip
posté sur Internet dans lequel un homme brûle une page du Coran puis urine sur les cendres "au nom de la liberté".Béatrice Gurrey nous rapporte les réactions des locaux :
"Ces actes sont un véritable traumatisme pour les Alsaciens et sont de nature à atteindre le "vivre ensemble". Leur violence, leur lâcheté, leur gratuité provoquent un sentiment de consternation et de dégoût."For some reason, French cartoonist Martin Vidberg manages to implicate John McCain ("McCain fries"?!?!) in the Koran burning! (Then again, the Arizona senator is emblematic of American conservatives…)
Un lecteur réagit (à la nouvelle du clip) :
"brûler le Coran" ? "un acte barbare" ? Non, mais on aura tout vu ! Un acte barbare, c'est se faire sauter au milieu d'un marché, c'est vitrioler une gamine qui va à l'école, brûler une fille qui vous dit non, c'est lapider une femme pour avoir disposé de son corps comme elle l'entend et j'en passe. N'inversons pas les rôles ! C'est un bouquin. Point barre.Tandis que deux autres font valoir les deux poids deux mesures :
On croit rêver ... qui s'indigne quand les Chrétiens se font massacrer au Nigeria, en Irak, en Palestine .... PERSONNE !!! et surtout nos chers compatriotes musulmans. De +, il faut que tout le monde lise le Coran pour voir a quel point les positions sur la laïcité, les femmes, les chrétiens, les apostats sont très claires (et complètement contraire a nos lois).
[Brûler le Coran est un] Acte stupide certes,mais effecivement comme le soulignent nombre de lecteurs pas UN [seul] représentant du culte musulman en France ne condamne les massacres de chrétiens en terre d'Islam: Turquie (Mgr Padovese en juin dernier pour ne citer que ce dernier cas),Nigéria,Moyen-Orient,Indonésie...et ce au nom d'une supériorité qui fait que les autres croyants sont considérés comme des infidèles au mieux comme des dhimmis!Qu'ils balaient devant leur porte! On n'est plus au Moyen-Age,eux si!
2010/09/27
Le communisme n'a tué que 100 millions de personnes ; Il faut lui donner une autre chance !
Or, as the Protest Warrior T-shirt proclaims:
Communism has only killed 100 million people;
let's give it another chance!
2010/09/26
S'attaquer à l'hécatombe du communisme dans Le Monde fait sortir les Marxistes de tout poil
Ce n'était pas la première fois que Guy Sorman était ainsi attaqué. Deux mois auparavant, son article, J'accuse le régime chinois, avait donné lieu à une réponse d'un Chinois, Jin Chunlei, intitulé (on a du mal à y croire) Si, la Chine est une démocratie.
Comme le dit le T-shirt des Protest Warriors,
Le communisme n'a tué que 100 millions de personnes ; il faut lui donner une autre chance !
2010/09/23
Il sera très facile d'avoir la paix avec, mettons, la Russie et l'Islam : il suffit simplement d'ignorer les provocations et les actes d'aggression
Deux ans après la guerre éclair entre la Russie et la Géorgie, le paysage a changé dans l'espace postsoviétique. La remise à plat décidée par Barack Obama a produit son effet. Outre la question des voies de transit vers l'Afghanistan, Washington a privilégié deux dossiers, sur lesquels Moscou s'est montré coopératif : la réduction des arsenaux nucléaires et l'Iran. Les pays européens, autrefois déchirés entre droits de l'homme et intérêts économiques, ont aussi basculé dans le réalisme. Même l'extension jusqu'à 2042 du bail de la flotte russe dans le port ukrainien de Sébastopol est passée, en avril, comme une lettre à la poste.L'analyse de Piotr Smolar dans Le Monde est une longue liste de si nous fermons les yeux, si nous nous bouchons les oreilles, si on se tait, alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Aujourd'hui, une unanimité diplomatique se dessine : les rapports avec la Russie ne doivent plus se développer dans la méfiance mutuelle. La vente possible d'un navire de guerre à Moscou par un pays de l'OTAN - en l'occurrence la France, avec le Mistral - aurait été inimaginable dans un passé récent. Plus d'états d'âme : dans les chancelleries occidentales, on parle économie et sécurité."Plus d'états d'âme" ; "basculé dans le réalisme" ; " inimaginable dans un passé récent" ; "victoire du pragmatisme". Il ne reste qu'à se demander jusqu'où peut se baisser le défaitisme occidental (notons que les ennemis de la détente viennent — comme d'habitude — des USA,
We can absorb a terrorist attack. We’ll do everything we can to prevent it, but even a 9/11, even the biggest attack ever . . . we absorbed it and we are stronger.En d'autres mots, essayons de basculer dans le réalisme et de ne pas réagir trop fortement et d'ignorer l'acte de terrorisme occasionnel, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cela vient de celui qui a juré de défendre le peuple américain (ainsi que la Constitution). Comme on peut le lire dans The Blaze,
Ace of Spades blogger “Ace” believes that the comment represents an underlying leftist belief that “we’re just going to have to be mature about mass murder.” … He adds:But the left is pushing this idea that we can safely “absorb” many new 9/11′s with an eye towards getting us to “accept” the greater bargain they fatuously offer — peace, and a general wind-down of post-9/11 security “overreactions” like the FBI tracking Muslims suspected of terrorist ties. If only we didn’t overreact to the occasional mass-murder, we could go about our business without war, without increased security measures, without “Islamophobia,” without the rest of it.
As Enderlin Publishes His Book on the Mohamed Al Dura Affair, Le Monde Praises His Integrity While Demonizing His "Hateful" Critics
Il est des livres que l'on écrit pour se défendre contre la diffamation, tenter de rétablir sa vérité et laver son honneur. Tel est l'objet d'Un enfant est mort. C'est peu dire que Charles Enderlin, correspondant permanent de France 2 à Jérusalem depuis 1981, a été meurtri par la campagne de dénigrement qui le poursuit depuis dix ans à propos de l'affaire du petit Mohammed Al-Dura.In his Le Monde review of Charles Enderlin's Un enfant est mort (A Child Is Dead),
Among the people of unimaginable bad faith in "the heart of France's Jewish community", engaged in concocting a diabolical plot and creating a "hateful, insulting, sometimes threatening" campaign "of calumnies" against "a journalist" ("whose professional reputation is undeniable" but who has "been bruised by the denigration campaign which has been following him for ten years") are a filthily rich Jewish lawyer and
…un puissant lobby pro-israélien s'est mis en branle, visant à délégitimer le journaliste (il n'était pas présent sur les lieux du tournage), et instrumentaliser une théorie du complot : le film serait un "montage", une "mise en scène", une "manipulation" et une "imposture"."Vous avez dit acharnement?" demande JC Durbant, incrédule :La campagne contre Charles Enderlin, en Israël et au sein de la communauté juive de France, va devenir haineuse, insultante, parfois menaçante. … La mécanique de la diffamation est en marche, elle ne s'arrêtera plus. Elle dispose d'avocats déterminés et influents. A sa tête, Philippe Karsenty, pour qui l'affaire Al-Dura est devenue, depuis dix ans, un véritable fonds de commerce. …
Le livre de Charles Enderlin n'est pas un règlement de comptes, mais une démonstration : il décrit minutieusement, faits et citations à l'appui, la trame et la progression d'une campagne de calomnies. Si Un enfant est mort est d'abord le récit de l'acharnement contre un journaliste, c'est aussi un livre sur le conflit israélo-palestinien, en ce sens qu'il illustre l'intensité des haines dont celui-ci se nourrit.
Démasquage par la TV publique allemande, perte de ses procès en diffamation, condamnation de Canal plus, interview-fleuve de Karsenty dans Médias, limogeage de Chabot, deconstruction minutieuse de Taguieff …
A l’heure ou 10 ans tout juste après la tristement fameuse imposture de la pretendue mort en direct du petit Mohammed qui lancait la 2e infifada et contribuait largement à mettre a feu et à sang le Moyen-Orient et une bonne partie du monde …
Le Quotidien de révérence, qui ne rechigne pas lui meme à l’occasion à recourir au bidonnage d’infos, ressort l’artillerie lourde (« opinion arabe et musulmane », « assassiné un enfant », « puissant lobby pro-israélien », « théorie du complot », « mécanique de la diffamation », « acharnement ») …
Pour lancer l’apparemment ultime baroud d’honneur (« Un enfant est mort », Charles Enderlin) censé « rétablir la vérité et laver l’honneur » du tristement fameux faussaire et jusqu’ici indéboulonnable correspondant permanent de France 2 à Jérusalem (bientôt 30 ans au compteur !) …
2010/09/17
Un quart des habitants de Bruxelles, capitale de l'UE où se côtoient très riches et très pauvres, vivent sous le seuil de pauvreté
According the information in the Jean-Pierre Stroobants article in Le Monde, the capital of the European Union, i.e., the capital of those hundreds of millions of people who are constantly giving Americans lessons inCapitale internationale, belge et (officiellement) flamande, [Bruxelles] génère près de 25 % du produit intérieur brut du pays mais un quart de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
Et puis, le chômage y est le plus élevé du pays (20 %, et même 35 % chez les moins de 25 ans). Enfin, des études évoquent le risque d'une explosion sociale, liée à la "balkanisation" de cette ville où se côtoient très riches et très pauvres.
2010/09/16
Malgré — ou à cause de — la présence de Barack Obama à la Maison Blanche, Le Monde taxe l'Américain moyen de raciste
…de façon subliminale ou beaucoup moins parfois, les animateurs des Tea Parties questionnent "l'américanité" d'Obama. Ils le font pour une seule raison : il est noir.Ah oui ?! Qu'en sait-il ?! Leur a-t'il demandé ce qu'ils pensent ? À ne fut-ce que l'un d'entre eux ? Est-il allé dans leur(s) cerveau(x) ? Dans leur(s) âme(s) ? N'y en a-t'il pas un — pas un seul — qui ait un argument objectif pour souligner ses opinions ?
La vraie raison qu'Alain Frachon "sait" cela (que l'Américain moyen est raciste), n'est-elle pas en fait que les gauchistes comme lui, comme la moyenne des Européens oh éminemment lucides sont — évidemment — bien plus supérieurs aux abrutis de l'Amérique profonde ?…
Entretemps, succès des Tea Partiers oblige, on sent que son collègue au Monde, Corine Lesnes, cherche à s'éloigner tant soit peu de "the narrative" ultranégative des membres des Tea Parties (surtout avec autant de minorités dans les rangs républicains), en mettant le focus sur le côté victoire pour la gente féminine…
Le Tea Party est-il porté par les femmes ? On aurait pu le croire, mardi 14 septembre, en voyant la nouvelle sensation du paysage politique américain : Christine O'Donnell, 41 ans, inconnue il y a quelques semaines et "tombeuse" d'un notable républicain dans les primaires pour le siège de sénateur de l'Etat du Delaware. … Comme Sarah Palin, elle a rendu hommage à Hillary Clinton, la pionnière "dans un monde d'hommes".Selon un sondage de l'université Quinnipiac, publié en mars, la moitié environ des militants des Tea Parties sont des femmes. Les analystes pensent que la forme du mouvement, très décentralisé, communautaire, favorise leur émergence, au contraire d'une structure fortement hiérarchisée comme le Parti républicain. "C'est l'année des femmes conservatrices", s'est félicitée Marjorie Dannenfelser, la présidente de Team Sarah, l'un des clubs proches de l'ex-gouverneur de l'Alaska. Parmi celles-ci : Sharron Angle, victorieuse des primaires dans le Nevada, Carly Fiorina et Meg Whitman en Californie, Nikki Haley, en Caroline du Sud...
Erick Ericson, le fondateur de Redstate.com, l'un des sites ayant accompagné la montée des Tea Parties, s'est lui aussi réjoui que, dans un parti qui "choisissait toujours les vieux candidats blancs", la base en ait, cette année, décidé autrement, au nom du changement. Outre les femmes, les militants ont désigné le jeune Américain d'origine cubaine Marco Rubio pour les sénatoriales en Floride, et les deux anciens militaires noirs Charles Collar dans le Maryland et West Allen en Floride.
2010/09/15
Le moindre litige se règle au gros calibre — kalachnikov, Scorpio, Uzi, pistolet automatique — et finit au cimetière
For a nation — and a continent — used to give Americans lessons 1) on the follies of possessing firearms, 2) on the (related) benefits of trusting the police, and 3) on the (resulting) peace that will follow for society, France has displayed an impressive, and a macabre, collection of bullet-ridden bodies this summer…
Dans [la ville de Marseille] où le milieu "avec un grand M" conserve des positions importantes dans le monde des jeux et des établissements nocturnes, le grand banditisme est aujourd'hui dépassé par ce que Roland Gauze, le directeur interrégional de la police judiciaire de Marseille, appelle "le banditisme des cités". Les parrains corso-marseillais, qui ont longtemps fait régner leur ordre implacable sur le monde du crime, voient la montée en puissance de ces nouveaux adeptes de la gâchette sans foi ni loi.Leur fond de commerce est le trafic de stupéfiants, essentiellement le cannabis dont la vente fait florès dans les quartiers nord de la ville. Ces territoires sont autant de marchés que se disputent de jeunes truands, organisés sur le modèle des gangs.
…Le chiffre d'affaires quotidien peut dépasser les 10 000 euros pour un seul point de vente ; une activité qui rapporte gros et ne souffre pas la concurrence. Les équipes, composées d'une quinzaine d'individus, s'approprient un territoire (en général autour de leur domicile) qu'ils contrôlent arme au poing. Aucune intrusion n'y est tolérée. Le moindre litige se règle au gros calibre — kalachnikov, Scorpio, Uzi, pistolet automatique — et finit au cimetière. "Il n'y a pas de mise à l'amende, pas de peine intermédiaire. On tire sans préavis, comme dans les séries télé", explique M. Gauze.
The model of the drug trafficking groups, or gangs, adds Yves Bordenave, is usually organized among family members or among friends…
L'analyse des données détaillées montre une diminution significative des infractions les moins graves, portant sur les biens, notamment les vols de véhicules (-36,6%) ou les dégradations et incendies de voiture (-27,7%), et une augmentation importante des atteintes aux personnes, notamment des violencesajoute Luc Bronner dans son rapport du Monde qui constate "une augmentation des "crimes et délits contre les personnes" de 42,4 % en huit ans."
Le nombre de dépôts de plainte pour "coups et blessures" a augmenté de 53%. Les violences contre les personnes dépositaires de l'autorité, notamment les policiers, ont crû de 30%. Les vols avec violence ont augmenté de 15% sur cette période.On ne s'étonnera donc pas que les armes, destinés à des cités sensibles d'Ile-de-France, forment un trafic très rentable, avec pour clients des bandes spécialisées dans le grand banditisme, selon Piotr Smolar in Le Monde.
Les policiers de l'office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) interviennent au moment où les sacs sont chargés à bord duvéhicule volé de Necho, pourvu d'une fausse plaque d'immatriculation. Ils y découvrent huit pistolets-mitrailleurs Ingram de calibre 9 mm, avec chacun un silencieux, ainsi que des munitions.
2010/09/10
Les policiers "deviennent des machines à faire de la contravention ou de la garde à vue ; Ils se coupent peu à peu des citoyens"
Comme nombre de citoyens ordinaires, Philippe Vénère dénonce les dérives de la garde à vue dont le nombre a explosé ces dernières annéesécrit Benoît Hopquin dans Le Monde.
Venant d'un ancien du 36, quai des Orfèvres, d'un commissaire divisionnaire à la retraite, la critique n'en a que plus de sel."Il y a excès dans l'usage, systématisation d'une procédure qui ne doit, en principe, être mise en oeuvre que lorsque l'exigent les nécessités de l'enquête. Je n'appelle pas cela faire de la police", balance-t-il. A 66 ans, l'homme peut se targuer, à bon droit, d'une expertise : en trente-sept ans de maison, il estime avoir lui-même procédé à 40 000 gardes à vue.
…"Je sais que je ne vais pas me faire que des amis dans l'institution avec ce bouquin, assure Philippe Vénère. Mais je sais aussi que des collègues encore en activité m'approuvent. En tout cas, il sera difficile de me contredire, car c'est un vécu de l'intérieur." Ce fils d'Italien, né à Paris, s'exprimant avec la gouaille et l'accent du titi, a débuté comme simple gardien de la paix en 1965 pour terminer sa carrière en haut de la hiérarchie à l'orée des années 2000. Il a collectionné dans l'intervalle une dizaine de blessures et presque autant de médailles. Il continue aujourd'hui de dispenser des cours de droit à l'université Paris-VIII (Saint-Denis).
Et il y a donc ces 40 000 gardes à vue, ces tête-à-tête serrés au-dessus de la machine à écrire, ces "d'homme-à-homme".De quoi se forger une opinion tranchée sur la question. "Je n'ai jamais pensé que c'était une procédure banale. Je n'ai jamais cru que c'était une commodité. Avec l'expérience, j'ai appris à quel point la garde à vue pouvait causer des dégâts désastreux." Et de citer sans fard ses propres erreurs et les douleurs qu'elles ont pu générer.
…Au fil des exemples, il recense deux travers à ses yeux intolérables. D'abord, les gardes à vue qu'il appelle "de confort" : "Un fonctionnaire interpelle une personne juste avant la fin de son service et, plutôt que d'empiéter sur son repos pour l'interroger, laisse l'individu mariner toute la nuit, jusqu'à son retour le lendemain." Ensuite, la garde à vue "de sanction" ou de "susceptibilité" : "Parce qu'un individu a contesté, s'est un tant soit peu rebiffé, on le colle en garde à vue pour outrage."
…Pour Philippe Vénère, la réputation des policiers ne peut que souffrir de cette forme de déshumanisation."Aux yeux de l'opinion publique, ils deviennent des machines à faire de la contravention ou de la garde à vue. Ils se coupent peu à peu des citoyens. Lorsque j'étais simple gardien de la paix, nous devions saluer au préalable la personne qui nous demandait le chemin dans la rue, sous peine d'un jour de mise à pied. Aujourd'hui, à l'université, j'ai des étudiants d'origine immigrée qui me disent être contrôlés trois fois dans la journée par le même agent qui les tutoie. Je crois qu'il faut une certaine discipline dans la police, un respect des règles, si nous voulons être nous-mêmes respectés des citoyens."