2012/11/04

Le parti pris anti-droite de la presse démontré en une seule phrase


Avec sa caricature extrême des Tea Parties et de l'Américain moyen dans Le Monde, Corine Lesnes nous montre le parti pris anti-droite de la presse.

Tout en parlant de "la détestation pour un candidat" (se pourrait-il que ce ne soit pas Barack Obama qui soit détesté, mais sa politique, et cela non sans raison ?!) et tout en suggérant que (par contraste) "le républicain Mitt Romney ne suscite pas tout à fait la même haine" (ne regarde-t'on pas les pubs anti-Romney dans les locaux du Monde ?! n'y est-on pas au courant de toutes les menaces de mort qu'a reçus le candidat républicain ?!), Corine Lesnes nous décrit les positions des conservateurs avec un maximum de mépris et de condescendance. Voici, selon Le Monde,
le credo du Tea Party [ : ] à bas le socialisme et les impôts ! vive le système de santé américain qui est le meilleur du monde !...
Très rigolo, en effet — hilarant. Consternant, ces abrutis d'Américains qui sont tellement débiles — ahlala (gros soupir)…

Le seul problème, évidemment, c'est qu'il n'y a pour ainsi dire personne qui dit que "le système de santé américain … est le meilleur du monde" (et que — par extension — qu'il n'a nullement besoin d'être amélioré ou même changé).

Ils disent peut-être qu'il n'est pas le pire du monde, ou qu'il n'est certainement pas pire que les systèmes européens (si ceux-ci sont peut-être meilleurs sous certains aspects, le système américain est peut-être meilleur sous d'autres aspects), mais loin d'être "the party of No", les Républicains — et le peuple américain — ont, au contraire, toujours prôné des améliorations pour le système de santé, mais en faisant marcher le marché libre (par exemple, permettre la concurrence entre les boîtes d'assurances des 50 États différents, ce qui fera baisser les prix et ce qui aidera ipso facto les plus pauvres, ainsi que freiner les trop nombreux procès établis par les avocats — une confratarnité qui soutient les Démocrates à chaque élection). Et pas en faisant croître la bureaucratie et augmentant le nombre de bureaucrates auxquels il faut s'adresser en cas de besoin.

De la même façon, il n'y a pour ainsi dire personne non plus qui dit "à bas tous les impôts !"

Ce qu'ils disent, c'est : "nous ne sommes pas des vaches à lait ; ne jetez pas l'argent par les fenêtres" — par conséquent, ce qu'ils disent (non sans raison) : "à bas trop d'impôts !"

Si, il y a de la place pour le gouvernement, mais seulement dans certains aspects de la vie, et le moins possible…

Il y a sans doute des gens qui disent "à bas le socialisme" mais ils ne résident pas primordialement en Amérique. On les trouve surtout en République Tchèque, en Slovaquie, en Pologne, en Lithuanie, en Hongrie, et dans nombre d'autres pays de par le monde — vous savez, tous ces endroits qui ont eu le "bonheur" de vivre sous des régimes socialistes…

Comme l'a dit Ann Coulter (une autre conservatrice caricaturée à l'extrême), les gauchistes sont toujours en train de ridiculiser les conservateurs — et ce, pour des choses… qu'ils n'ont pas dites et pour des choses… qu'ils ne pensent pas. La gauche se moque toujours de diverses citations de la droite, sauf que, pour la vaste majorité (sinon pour toutes), ce sont des citations qu'ils n'ont jamais prononcé et qui ont été fabriquées, et/ou caricaturées, par la gauche.

• Voir aussi : Le parti pris pro-gauche de la presse démontré en une seule phrase

Aduler Obama, ridiculiser Romney : une des grandes questions est de savoir ce qu'est le contenu de l'enseignement dans les écoles de journalisme françaises

A l'approche des élections américaines, et alors que la presse semble adulé Obama et ridiculisé Romney [et les Tea Partiers], come hier elle a consacré Hollande contre Sarkozy, une des grandes questions est de savoir ce qu'est le contenu de l'enseignement dans les écoles de journalisme françaises et les raisons de la montée en puissance du mnque de déontologie et de professionnalisme dans nombre de médias
écrit Yves Roucaute.
 
Le journalisme d'enquête est attaqué par les journalistes mondains tandis que le débat est devenu interdit par ceux qui, pourtant chargés d'éclairer l'opinion publique, sont devenus censeurs.

Il est même étonnant de voir de plus en plus de journalistes de bonne foi être à présent persuadés qu'il est possible de critiquer, d'accuser, voire de monter un procès contre une personne sans même lui donner la parole. Et il est incroyable que des journalistes puissent se vanter de violer les "off", sans que toute la profession ne s'insurge, alors que ce viol signifie l'impossibilité de travailler pour tous les journalistes d'investigation qui mènent des enquêtes, parfois au péril de leur vie, et qui ont le droit de se retrancher derrière la protection de leurs sources. Comment un informateur pourrait-il croire que l'origine des informations données ne sera pas violée demain puisque cela se fait aujourd'hui sans attirer les foudres de la profession? Comment croire un "journaliste" qui prétend qu'un Président de la République (ou quiconque) lui a dit telle chose dans le secret alors qu'il avoue avoir menti en prétendant qu'il allait garder le "off", et alors qu'il a, en même temps, montré son absence de sens de l'honneur puisqu'il n'a pas su tenir sa parole? Et, en plus, il faudrait le croire alors qu'il n'a pas de preuve?

Et il est même incroyable de voir des journalistes du secteur public de l'audiovisuel se persuader que l'émission qu'ils présentent est "leur" émission, et donc qu'ils peuvent faie ce qu'ils veulent en fonction de leurs idées sans se préoccuper des règles déontologiques et professionnelles qui sont pourtant une obligation de toutes les télévisions publiques du monde démocratique, dont la condition d'existence est la neutralité et l'objectif d'éclairer le citoyen en lui présentant l'ensemble des opinions pour qu'il tranche. Dans la plupart des démocraties, ces journalistes qui violent le "off" ou refusent de donner la parole à ceux qu'ils accusent se verraient retirer leur carte de journalisme et les journaux de les emploieraient pas. En France, certains tiennent le haut du pavé, comme on le voit au "Point" ou à "Marianne".

il est temps de penser à une législation en matière de journalisme puisque la profession ne semble pas vouloir le faire et il est temps d'exiger que tout point de vue puisse se défendre, que toute personne accusée puisse avoir un temps e parole équivalent à son accusateur. Et plus encore, le temps est venu de défendre le journalisme d'investigation et d'intercession, qui est le vrai grand journalisme contre ce journalisme des mondains, des censeurs et des éditorialistes de connivence.

"La plupart du temps, un sourire et des excuses suffisent"

Et voilà qu'une autre histoire de crise — une de plus ! — sur les routes françaises (quoique intermuros, en ville) nous vient de Olivier Razemon :

à Strasbourg, une politique constante en faveur du vélo a banalisé ce mode de transport, et les conflits entre piétons et cyclistes se sont multipliés.
Lorsqu'on se déplace à pied dans les rues commerçantes, on est parfois surpris par un cycliste qui slalome sur la chaussée. Sur les trottoirs des boulevards tracés au XIXe siècle, la municipalité a aménagé des pistes réservées aux vélos dont ceux-ci s'écartent parfois. Les cyclistes, soucieux d'éviter les voitures circulant à bonne allure dans la ville, ont pris l'habitude de rouler sur le trottoir, et s'y imposent parfois en usant de leur sonnette de manière intempestive.
Or, il s'avère qu'en fait (découvrons-nous vers la fin de l'article),
La cohabitation entre les usagers n'a jusqu'à présent pas provoqué d'accident grave. "Souvent je marche sur la piste cyclable sans même m'en rendre compte. La plupart du temps, un sourire et des excuses suffisent", dédramatise Edith Peirotes Bérail, à la fois cycliste et piétonne. Plutôt que de conflits, M. Jund, ardent partisan de la promotion du vélo en ville, préfère parler de "crispations".
 Pas d'accident grave…

Dédramatiser…

"La plupart du temps, un sourire et des excuses suffisent"

C'est ce qui se passait souvent avant les radars, non ?
(Entre le chauffard et le gendarme qui l'avait arrêté…)

Ah, si les politiciens et les policiers pouvaient en prendre de la graine et en faire autant de nos jours……

2012/11/03

Un radar sur deux sert désormais de tirelire à l’Etat, selon l'association 40 Millions d’automobilistes


Une association provoitures alerte sur les radars-pièges qui ne servent qu’à récolter des amendes
écrit Frédéric Mouchon dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
… la multiplication des radars s’est accompagnée d’une explosion des amendes. L’association 40 Millions d’automobilistes a dénombré pas moins de quatorze millions de flashs pour les huit premiers mois de l’année (un chiffre en hausse de 14% par rapport à 2011). Essentiellement pour de petits excès de vitesse.

Estimant qu’un appareil sur deux sert désormais de radar tirelire à l’Etat, l’association appelle les automobilistes à signaler sur ceux qu’ils considèrent comme « piégeux ». Ce lobby remet par ailleurs en cause « la pertinence de certaines limitations et le positionnement de certains radars ».
Par ailleurs, noux explique Philippe Gril dans son édito de RMC,
l’association a lancé sur Internet un cahier de doléances pour les automobilistes, appelé « Raconte-moi ton radar », les invitant à dénoncer ceux placés sur des zones « piégeuses » (en descente par exemple), ou sur des routes aux limitations jugées excessives. « Si vous-même ou l’un de vos proches avez été flashé par un radar « tirelire » ou si vous en connaissez un ou plusieurs, racontez-nous votre radar, en déposant votre témoignage », écrit l’association sur son site.

2012/11/02

"On n'est à l'abri de rien ; tout le monde un jour peut y passer" : la zone la plus criminogène d'Europe


"C'est de la folie. Maintenant on n'est à l'abri de rien. Tout le monde un jour peut y passer." Jusqu'où ça va aller ? "On a longtemps pensé que c'était circonscrit au milieu, aux voyous, mais là on tue un avocat. La violence empoisonne le corps social de l'île", diagnostique, la mine grave, Alain Pacoud, président de la Ligue des droits de l'homme en Corse-du-Sud.
Voilà ce qu'écrit Yves Bordenave depuis Ajaccio, capitale de l'île «marquée par "une prévalence du crime, et la porosité entre le grand banditisme et des actes de terrorisme"».
Pendant que les intellectuels français font la leçon aux Américains sur la prévalence dans leur société de la violence, du port d'armes, et des meurtres, Jacques Follorou nous apprend que 
La mort d'Antoine Sollacaro, l'ancien bâtonnier d'Ajaccio, tué mardi 16 octobre, s'inscrit, en effet, dans un contexte de violence où voilà longtemps que "le crime de trop" a été commis. La Corse est la zone la plus criminogène d'Europe. Depuis 2008, la préfecture de la région recense 99 homicides pour une collectivité d'à peine 300 000 personnes.

2012/10/30

Les politiciens se félicitent que leur politique ait entraîné l'abandon, par 40% des Parisiens, de la voiture et puis sont scandalisés par la suppression, par Peugeot, de 8000 postes

Paris part en guerre contre la pollution automobile, nous apprend Sophie Landrin dans Le Monde.
Paris va intensifier sa politique de restriction de la circulation automobile, principal facteur de pollution de l'air dans la capitale.

… La municipalité agira "au cas par cas" pour délimiter des axes où la réduction de la vitesse sera "crédible" pour les automobilistes et techniquement réalisable. Les résistances sont fortes de la part des banlieusards qui stigmatisent le "boboland" de Bertrand Delanoë, un Paris sans voitures, pour célibataires ou ménages fortunés. L'Automobile Club rejette "l'idée d'une généralisation des zones 30" et demande que la question soit soumise pour avis aux électeurs.

… en dix ans, la circulation automobile a baissé de 25 %. Le comportement des Parisiens s'est transformé : 40 % ont abandonné la voiture pour se déplacer en transports publics, à pied ou à vélo. Seulement 7 % d'entre eux utilisent encore leur véhicule quotidiennement. L'usage du vélo a fait un bond spectaculaire. 
Et après cela, les politiciens s'étonnent de ce que des entités comme Peugeot doivent supprimer 8000 postes!!

Et (!)… en plus — ils mettent le blâme pour cette suppression sur — non, pas sur eux-mêmes (que nenni) mais sur — ces affreux êtres que sont les… capitalistes ô combien véreux !

Comme l'écrivait Bruno Bertez lorsque l'affaire PSA a éclaté l'été dernier : 
La première chose que nous assénons est que l’affaire PSA est un grand succès. Un succès pour tous ceux, socialistes, écolos, qui sont contre l’automobile. Ceux là veulent la régression de l’industrie auto. Eh bien, ils l’ont !
Par les taxes sur les carburants, par les restrictions à l’usage de l’automobile, par l’obsession sécuritaire, eh bien… ils ont réussi à faire chuter le nombre de kilomètres parcourus, C’est ce qu’ils voulaient, ils l’ont !
Par les campagnes, les agressions culturelles, la concurrence d’autres modes de déplacement, ils ont cassé l’attrait de la voiture.
Bien entendu, Gribouilles professionnels, cela ne les a pas empêché de doper périodiquement les ventes de voitures par des subventions, subterfuges, primes à la casse ou autre, ralentissant ainsi la nécessaire adaptation de l’outil de production.
Nous sommes en présence d’un cas d’école d’inconséquence des politiciens : ils veulent pour des raisons idéologiques casser l’usage de la voiture, mais ils jouent les pucelles effarouchées lorsque ladite industrie doit prendre les mesures qui découlent de sa régression.
Nous assistons exactement au même phénomène du coté des bistrots et restaurants de campagne. Les gendarmes sont en embuscade à la sortie des cafés et restaurants, verbalisent, font sauter les permis et les points. Ils agissent sur instruction des préfets mais les mêmes préfets s’étonnent de la fermeture des établissements, de la désertification des campagnes, de la recrudescence de la violence provoquée par l’abus d’alcool dans les rues et à domicile.
On organise la mort de tout un secteur, mais on ne comprend pas qu’il meure !
Ah, les braves gens, heureux qu’ils sont car leur pouvoir gagne à la destruction et en plus il se renforce à la mort .
L’affaire PSA c’est pain béni pour les socialistes, constructivistes, dirigistes. Ils se paient à l’aller, en organisant la déconfiture, et au retour, en prétendant administrer les remèdes.
Ils ne sont pas, mais alors pas du tout gênés par leur grands succès constructivistes antérieurs : le Plan sidérurgie qui a tué l’acier français, le Plan calcul qui a tué notre informatique, le Plan textile qui a ruiné toute la filière. Ils ne sont pas échaudés par les catastrophes du Crédit lyonnais qui a voulu jouer à la Banque industrielle, par l’IDI qui s’est transformé en une gigantesque prébende, par le CEPME qui abandonnait ses créances au lendemain d’un prêt politique, etc.

2012/10/25

Débat sur l'avenir et sur l'identité même de l'Amérique

L'avenir de l'Amérique, les élections U.S., et l'identité même de la république américaine débattus par un conservateur et une gauchiste

During an intense one-hour debate on the la Locale TV station, with UNESCO's Beseat Kiflé Sélassié moderating, Erik Svane and Ellen Kountz of the Obama à la carte blog discussed everything from the 2012 elections, Mitt Romney, and Barack Obama, to Alexis de Tocqueville, federalism/decentralization, and the very identity of America, as well as the country's future…

2012/10/24

Le parti pris pro-gauche de la presse démontré en une seule phrase

Une brève de Philippe Bernard dans Le Monde va démontrer exactement de quelle manière la presse (tant américaine que française) est profondément et irrémédiablement partisane en faveur de la gauche. Et cela, en une seule phrase…

Lisez plutôt :
Les propositions de la commission [Simpson-Bowles] n'ont pas été adoptées et ses travaux illustrèrent le refus de compromis des républicains, ces derniers accusant le président d'avoir fait capoter des négociations.
Cette phrase peut être coupée en deux parties :

• 1) Les propositions de la commission n'ont pas été adoptées ;

• 2) ses travaux illustrèrent le refus de compromis des républicains (ces derniers accusant le président d'avoir fait capoter des négociations).

Pourquoi cette brève, pourquoi cette phrase, serait-elle partisane ?

Regardez les deux parties de la phrase : La première est au passif. La seconde partie est à l'actif, elle fait intervenir un jugement (masqué sous le couvert de la neutralité journalistique), et elle annonce où il faut attribuer la responsabilité d'un dérapage.

Pourquoi ce choix ?

Pour masquer la responsabilité de la gauche, c'est-à-dire le fait que (première partie) "Les propositions de la commission n'ont pas été adoptées" par… Par qui ? Par Barack Obama!

Une fois que la commission que "Barack Obama avait [lui-même!] créé, en 2010", a fait état de ses propositions, le même Barack Obama les a… ignorés ! (Il a donc ignoré les propositions de sa propre commission…)

Il y a par conséquent une raison éminemment légitime pour laquelle les républicains "accus[ent] le président d'avoir fait capoter des négociations" !

Pour Le Monde, par contre, il s'agit (à tout prix) de diaboliser et de matraquer les Républicains, donc d'eux seuls qu'on fait mention, et ce en leur attribuant la responsabilité — la totalité de la responsabilité — du capotage desdites négociations.

Comme le dit Instapundit :
DOESN’T FIT THE NARRATIVE: Democrats Literally Do Not Want To Debate Simpson-Bowles. “President Obama commissioned former Sen. Alan Simpson and former Clinton chief of staff Erskine Bowles to come up with a deficit reduction plan. When they delivered their plan, Obama ignored them and proceeded to rack up about $5 trillion in new debt for the nation. One might expect that the president’s actions could come up in the presidential debates this fall. But if several Democrats get their way, no questions about Simpson-Bowles will be asked.”
Have you noticed how they [how leftists] always try to rewrite the rules so that they can win without fighting?

• Voir aussi : Le parti pris anti-droite de la presse démontré en une seule phrase

2012/10/23

Taught by public education teachers and indoctrinated by the media about Americans dying in the streets and killing each other

Le président François Hollande a été interpellé par une habitante ce soir à Echirolles (Isère), où il était venu rendre visite aux familles des deux victimes de la rixe mortelle de vendredi. "Mon fils aussi, il a vécu ça. Il n'est pas mort, heureusement. J'allais vous écrire. Vous êtes là aujourd'hui. Ces deux-là, il ne faut pas qu'ils soient morts pour rien", lui a lancé cette femme. "Ils ne le seront pas", lui a répondu le chef de l'Etat. "Il faut que ça change à Grenoble ou Echirolles. C'est devenu le Texas. On est où là, M. le président ? J'ai voté pour vous ! Tous ces gens-là, ils ont voté pour vous !", a poursuivi l'habitante.

"Eh bien, ils ont droit à la sécurité, c'est ce que je suis venu leur apporter. Sécurité, justice et réussite ! Merci !", a répondu François Hollande, accompagné du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. A la suite d'une première dispute, Kevin, étudiant en master, et Sofiane, âgés tous deux de 21 ans, ont été lynchés par un groupe d'une quinzaine de jeunes munis de manches de pioche, de marteaux et de couteaux.
 Carine sniffs about this AFP story:
 2 kids age 21 have been slaughtered near Grenoble by a group of “youths” writes Carine. The “youths” used hammers, knifes and pickaxes handles.

What was the reaction of one of the women there when Hollande visited?

“This must change in Grenoble or Echirolles. This place has become Texas. Where are we, Mr. President ? I voted for you ! All these people, they voted for you! »
Duncan Hill comments:
To compare this to Texas is so ignorant that it doesn't deserve a rebuttal...but, since I can't resist...a more accurate comparison would be Camden, NJ. The murder capital of the US. And they're so broke, they've laid off their police force.

Why can't Europeans accept that their paradise is and always has been an illusion?...that's a rhetorical question. Their problems are their own and comparisons to the US are baseless.
Carine replies:
I’d risk another comparison, and that would be Kinshasa. Look at what the “youths” used as killing “tools.”

Of course any comparison with the U.S. is pointless, but they’ve been taught by public education teachers and indoctrinated by the media about Americans dying in the streets and killing each other. The wild wild west mythology is so engrained in their little heads that, although most have never been to  the U.S., they will tell you “I don’t believe you” when you try to share your experience (Vs. their mythology).

Of course a comparison with Texas is fine, even if ridiculous. But dare the comparison I dared or ask if the “youths” were muslims and you’ll be lynched.
But these people vote.

2012/10/20

Encore des preuves que les Français commencent à craindre la victoire de Mitt Romney

More evidence of French people starting to fear that Barack Obama's presidency is starting to unravel comes from a special issue of Le Nouvel Observateur called Travels Through the America We Love and the America that Scares Us, the good America being the left-leaning USA "of the poor" by Obama, George Clooney, and Scarlett Johansson, and the latter being the USA of "the rich" like Mitt Romney and Arnold Schwarzenegger (an Austrian immigrant?!).

2012/10/19

Le Front National serait l'équivalent du Parti Républicain ? Les électeurs FN sont pour Obama à 70% !


Pour ceux qui affirment, sans la moindre preuve, que le Parti Républicain serait l’équivalent du Front National — alors que Marine Le Pen prône l’intervention de l’État et l'alliance avec la Russie tout en affirmant au New York Times que « Obama est loin à droite de nous » (!!!) —, sachez qu’il s’avère que France-Amérique (merci à Carine) cite un sondage exclusif Harris Interactive pour Marianne (dans lequel on apprend que "88% des Français souhaitent la réélection de Barack Obama le 6 novembre prochain. Son adversaire républicain, Mitt Romney, ne recueille que 10% des voix") :
L'hebdomadaire précise que "les électeurs de droite ne sont guère séduits par le candidat républicain, en principe plus proche de leur famille politique : à peine 21% d’entre eux espèrent en sa victoire. Même les électeurs FN sont pour Obama, à 70% et seuls 26% d’entre eux préfèrent l’homme soutenu par la droite dure américaine".

2012/10/17

La preuve que Le Monde commence à croire à (ou à craindre) la victoire de Mitt Romney

On peut se tromper, mais pendant toute l'ère Obama il n'y a pas eu, ou il y a eu peu, d'articles sur l'enfer cachemarseque qu'est la société américaine, sous tous ses angles (sociale, médicale, raciale, etc etc etc)…

Et voilà que, quelques semaines avant les élections de 2012, ce type d'articles commence à fleurir de nouveau — telle cette série de 10 papiers intitulée "Un Œil sur l'Amérique", avec les photos d'un Carlos Javier Ortiz ou les articles d'un Philippe Bernard qui évoquent par exemple "les nouveaux forçats des champs" ou l'association Remote Area Medical qui "sillonne les Etats-Unis pour dispenser gratuitement des soins médicaux et dentaires aux plus nécessiteux."

Ne serait-ce pas la preuve que Le Monde commence à croire à (ou à craindre) la victoire d'un Mitt Romney ?!

2012/10/11

18h : Débat d'une heure entre un conservateur et une gauchiste

Tous les soirs à 18h du 11 au 21 octobre 2012, on pourra voir sur la Locale le débat (pré-enrégistré) entre un bloggueur conservateur et Ellen Kountz de Obama à la carte, avec Beseat Kiflé Sélassié jouant le rôle de modérateur…

Vous pouvez voir l'émission sur http://www.lalocale.com/
et sur les boxs ADSL :
• BOUYGUES : canal 168
• FREE : canal 206
• Alice : canal 356
• Neuf Box de sfr : canal 338

Le temps du bourreau

Comme son pote Plantu, Serguei ne s'en rend probablement pas compte, mais son dessin sur la Syrie est aussi critique des Nations-Unies que ne le sont les (néo-)conservateurs américains au sujet de l'ONU, diabolisés à souhait…

2012/10/10

Plus ou moins latent, notre antiaméricanisme traditionnel s'en donne à coeur joie lors de l'élection présidentielle américaine

Alors que Le Monde est forcé d'admettre que Mitt Romney confirme sa percée dans les sondages, et alors que Corine Lesnes trouve nécessaire de souligner qu'il est possible que Barack le "Nègre magique" (le "Magical Negro" est aussi connu comme le "Noir super héros") "n'était pas prêt pour la présidence", Olivier Dassault signe une chronique dans laquelle le député UMP lie la réputation négative de Romney en France à notre bon vieux ami, l'antiaméricanisme.
S'il est un courant de pensée toujours très vif en France, c'est bien l'antiaméricanisme. Plus ou moins latent, notre antiaméricanisme traditionnel s'en donne à coeur joie lors de l'élection présidentielle américaine. Il y a quatre ans cependant, la victoire de Barack Obama semblait l'avoir fait disparaître mais l'état de grâce n'eut qu'un temps.

Ce qu'on a appelé "l'obamania" fit du nouveau président l'icône d'une Amérique que l'Europe pourrait aimer de nouveau. Mais, cette année, crise oblige, Barack Obama est redevenu humain, leader d'une puissance vacillante, économiquement affaiblie et divisée. Adieu les rêves, bonjour la réalité !

La réalité d'un monde où la montée en puissance des pays émergents, l'instabilité géopolitique et une crise financière d'une gravité exceptionnelle bouleversent la donne. Les Etats-Unis furent la première victime de cette crise.

En octobre 2009, le taux de chômage y était monté à 10 % de la population active, le plus haut depuis 1981. Depuis, il n'a cessé de diminuer pour atteindre 8,2 %, son plus bas niveau depuis avril 2009. Si cette embellie est à porter au crédit du président Barack Obama, on peut s'interroger sur le coût des moyens mis en oeuvre. Un plan de relance de 831 milliards de dollars (642,9 milliards d'euros) pour un pays qui a déjà une dette de 16 000 milliards de dollars, soit 107 % de son PIB, était-il raisonnable ?

Malgré cet effort, les thuriféraires de la dépense publique n'en furent pas satisfaits, comme le très keynésien Prix Nobel d'économie, Paul Krugman. Christina Romer, ex-présidente du conseil économique de la Maison Blanche, voulait, elle, en porter le montant à 1 800 milliards de dollars.

Solution à la crise

Attaché à la notion de responsabilité, il m'est impossible de souscrire à ce qui en est la négation, à savoir la dépense illimitée dans un contexte de ressources limitées. Et si "en politique, l'absurdité n'est pas un obstacle", comme l'écrivait Napoléon, les réalités budgétaires constitueront toujours des écueils sur lesquels s'échoueront les navires mal pilotés.

Prendre parti dans une élection étrangère depuis Paris n'a pas beaucoup de sens, mais je souhaite mettre en garde contre toute caricature de Mitt Romney et de son colistier, Paul Ryan, libéraux américains fidèles à leurs valeurs, que l'on ne peut juger à l'aune de nos critères européens si l'on souhaite les comprendre.

Républicain ou démocrate, le prochain président devra être celui qui récréera les conditions d'une économie prospère, car nous avons besoin d'une Amérique forte. A eux seuls, les Etats-Unis représentent 20 % du PIB mondial et un tiers des exportations et importations globales. Ils sont, hors Union européenne, le premier "client" de la France (22 milliards d'exportations françaises). Et les échanges euro-américains demeurent le moteur de l'économie mondiale, avec 610 milliards d'euros auxquels il faut ajouter les investissements directs de part et d'autre de l'Atlantique (près de 1 300 milliards d'euros), sans oublier les quinze millions de personnes employées par des sociétés européennes aux Etats-Unis et américaines en Europe.

C'est ensemble qu'Américains et Européens trouveront une solution à la crise, car nous sommes frappés des mêmes maux : hausse de la dette, fragilisation de l'économie et du lien social, réponses politiques inadaptées. La solution pourrait être la création d'une véritable zone de libre-échange regroupant l'Union européenne et les Etats-Unis, voire l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena). Ce projet consisterait à tenter une synthèse de ce que chacun a de meilleur : la capacité d'innovation américaine alliée à celle des Etats européens d'offrir à leurs citoyens des conditions de vie et de développement personnel de très grande qualité.

Un subtil dosage entre le dynamisme américain et l'humanisme européen. Nous avons besoin de la capacité américaine de tirer vers le haut les économies du reste de la planète. A nous ensuite de nous adapter pour profiter de ce nouveau cercle vertueux !

2012/09/28

Cette pudeur de la France vis-à-vis de l'argent — qui est totalement absente aux Etats-Unis — est un vrai problème, car elle peut freiner le développement de la philanthropie

Vice-président de l'Hôpital américain de Paris chargé du mécénat et organisateur de collectes de fonds pour des universités américaines telles que Columbia et Tufts, John Crawford est interviewé par Frédéric Cazenave de Le Monde Argent :
Pourquoi la philanthropie reste-t-elle marginale en France par rapport aux Etats-Unis ?
L'essor du mouvement philanthropique remonte au début du XXe siècle aux Etats-Unis, avec de grands noms comme Andrew Carnegie et les familles Vanderbilt ou Rockefeller. En France, il a fallu attendre les années 1960 pour que l'Etat s'intéresse à cette question. La tradition religieuse a joué un rôle-clé : il existe dans la plupart des religions une obligation morale à faire oeuvre de charité. C'est encore plus vrai pour les grandes fortunes, pour qui léguer une partie de leur richesse est souvent une évidence. Autre différence notable : l'Etat providence, si cher à la France, n'existe pas au même degré outre-Atlantique. Pour les Américains, les individus doivent se prendre en main, prendre en charge la culture, l'éducation... Les dons jouent, par exemple, un rôle primordial dans le fonctionnement des universités privées américaines. Le mécénat permet de financer les bourses des étudiants, d'attirer les plus grands professeurs, de développer la recherche. Sur ce point, le contraste est évident avec la France, même si quelques grandes écoles comme HEC, l'ESSEC ou Insead ont fait preuve d'innovation dans ce domaine.

La France rattrape-t-elle son retard ? 
 Oui, même si seulement 2 000 fondations sont recensées dans l'Hexagone, contre plus de 120 000 aux Etats-Unis. Depuis une trentaine d'années, des incitations fiscales ainsi que de nouveaux outils, comme les fonds de dotation, permettent au mécénat de se développer. La Fondation de France et d'autres, comme la Fondation du Patrimoine, sont très actives auprès des pouvoirs publics afin de créer un environnement favorable. Côté fiscalité, les avantages accordés en France sont, pour le moment, au moins aussi intéressants qu'aux Etats-Unis. En revanche, les Américains bénéficient d'une totale liberté en matière de legs de leur fortune, ce qui n'est pas le cas en France, où la loi protège les intérêts des héritiers. Enfin, côté administratif créer une fondation est beaucoup plus simple aux Etats-Unis qu'en France.

La philanthropie américaine profite aussi de la médiatisation de célébrités comme Bill Gates ou Warren Buffett...
Beaucoup de Français sont de grands philanthropes, ou mécènes, mais souhaitent rester discrets. Pourtant, leur médiatisation serait positive car elle provoquerait un effet d'entraînement. Cette pudeur de la France vis-à-vis de l'argent - qui est totalement absente aux Etats-Unis - est un vrai problème, car elle peut freiner le développement de la philanthropie.

2012/09/25

Au théâtre : Nous avons Dieu en thérapie

Erick Dietrich et Angélique Veillard ont écrit Nous avons Dieu en thérapie pour le théâtre.
Nous avons Dieu en thérapie est une comédie bien menée dans un univers dantesque. Avec un ton léger, sont abordées deux thématiques complexes : la psychologie et la religion. Le schéma traditionnel du huis clos pesant, que l'on s imagine d un cabinet de psy, est renversé : les personnages bibliques se livrent dans ce confessionnal. Fragiles et aux nombreuses blessures, ils sont drôles et excessifs. Le texte mêle les registres, avec des répliques empreintes d'humour et souvent licencieuses. En faisant leur mea culpa, ces patients hors normes ouvrent la boîte de Pandore des névroses psychologiques sur un ton parfois scabreux visant à briser les tabous sexuels. Toutes les angoisses, les frustrations, les émotions ressurgissent dans ce purgatoire de l'absurde. Les patients, les thérapeutes, y compris la secrétaire gardienne des lieux , font l'aveu de leurs "péchés" dans l'espoir de recevoir l'absolution.

2012/09/24

La France n'est pas une vieille femme mourante, mais une belle adolescente enfermée dans sa chambre, qui n'a plus confiance en elle, alors qu'elle regorge de capacités

Sur le plan des références intellectuelles, la droite doit, dans un premier temps, se réconcilier avec la confiance dans l'individu
écrit Mathieu Laine, directeur d'Altermind et enseignant à Sciences Po, dans Le Monde.
Le sarkozysme, qui est un ultra-constructivisme, a péché par surinterventionnisme. En cela, il était certes incontestablement de droite. Mais pas une droite moderne : la droite réactionnaire, héritière de Louis de Bonald et de Joseph de Maistre, défiants à l'encontre de la liberté et confiants dans "un roi tuteur" d'un peuple incapable de se gouverner lui-même.

Et il était également incroyablement de gauche. De ce socialisme ancien, obsédé par le mirage de la justice sociale, convaincu hélas que la relance, dont on a fait des "plans", est forcément keynésienne et passe par une demande nourrie de fonds publics. Le résultat est connu : la bulle de la dette privée s'est transformée en bulle de la dette publique, la fiscalité s'est accrue, l'effort et l'innovation ont, en conséquence, été pénalisés, la croissance s'est éteinte, le chômage a retrouvé ses courbes ascendantes, le poids de l'Etat a augmenté. Et Nicolas Sarkozy, malgré et sans doute à cause d'un durcissement nationaliste-protectionniste, de la promesse de faire lui aussi payer des riches qu'il irait même chasser au-delà des frontières et celle de nous protéger tous contre les malheurs de la vie, a échoué.

… La vraie modernité n'est pas dans l'agitation. Elle règne dans la compréhension de l'action humaine, de cette capacité de chacun à s'adapter, à répondre à des incitations pour améliorer son bien-être. Le politique doit descendre de son piédestal, ne plus raisonner macro mais micro, et cesser de vouloir changer l'homme, mais le respecter.

Comprendre, par exemple, avant de se précipiter dans la surenchère fiscale pour combler des trous budgétaires, ce dont a besoin un entrepreneur pour construire, créer des emplois et avoir envie de le faire en France. Percevoir que de nouvelles solidarités s'orchestreront, avec plus d'efficacité, le jour où l'on ne dépensera plus, comme aujourd'hui, près de 600 milliards de dépenses sociales par an (ce qui n'est tout simplement plus tenable). Cesser de vouloir tout régenter, tout contrôler. Dire la vérité, mais retrouver aussi un discours optimiste. La France n'est pas une vieille femme mourante, mais une belle adolescente enfermée dans sa chambre, qui n'a plus confiance en elle, a peur des autres comme d'elle-même, alors qu'elle regorge de capacités. Mais on lui parle mal. On dicte à chacun ce qu'il doit faire, ne pas faire, quand il faudrait lui refaire confiance, lui parler en adulte libre et responsable.