2013/02/15

La sexualité devient une arme de combat

… celles et ceux qui sont homosexuel (le)s … veulent donner l'impression qu'ils ont fait un choix de vie jusqu'à le revendiquer comme une manière d'être au monde, ce qui dans ce cas relève bien plus d'une philosophie que d'une contrainte psychophysique
explique Lucien SA Oulahbib dans son article, De la Sexualité Idéologique ;
dans cette optique ces gens deviennent "gays" comme ils étaient autrefois communistes, ou ils combinent les deux, parce qu'il s'agit d'opter pour une destruction de la stabilité "bourgeoise" en agissant aussi au sein de l'identité de chacun, dans son fond intérieur.

La sexualité devient ainsi une arme de combat. Y compris pour "l'hétéro" d'ailleurs puisque de nos jours le sexe est non seulement délié de la procréation mais aussi de l'affection : il devient un programme d'action, il reste un statut lié à un prestige, mais aussi se mesure au quotidien comme une compensation, au même titre qu'une drogue une douceur… Et l'on pourrait même lire la nature de certains désirs à cette aune comme on le sait depuis Don Juan et Faust: le coureur de jupons tend à masquer une impuissance à être ou à construire, un narcissisme qui se lit aussi dans la frénésie masturbatoire posée comme une exigence progressiste sous peine de moquerie "psy" mondaine (bien sûr que cela ne rend pas sourd etc) ; ne parlons pas de ce désir forcené de sodomie ou de fellation pour certains qui exigent cela de la gente féminine, non seulement pour être rassuré dans leur machisme, mais aussi compenser un manque de statut social suffisant : remarquons en passant que les rapports inter-humains, aujourd'hui balisés, voire parfois complètement aseptisés, réduits à rien, au "ça baigne ?" se déchaînent par contre dans la vie dite sexuelle  là où tout semble bon à prendre, et ce d'autant plus que cela serait tamponné un tantinet "sauvage" par le m'as-tu-vu du moment, jusqu'à ce que l'on condamne comme "ultra-libéral" dans la sphère politico-économique, devient une pratique banale au niveau des moeurs, DSK en étant par exemple le prototype à l'état presque pur.

2013/01/28

"Mauvaises manières" américaines : quand ce sont les USA qui ne semblent pas soutenir la France dans une guerre, cela relève du scandaleux


Ce n'est pas à proprement parler une crise bilatérale
proteste Natalie Nougayrède dans un article du quotidien Le Monde qui tendrait à démontrer que quand les Américains ne semblent pas soutenir les Français dans une guerre, c'est (tout bonnement) scandaleux. Ceci est à mettre en contraste avec les fois où les Français ne soutiennent pas les Américains dans une guerre (Irak), ce qui est (entièrement) normal — voire un geste des plus laudatoires.

Et puis, qu'importe si, dans tous les cas, il s'avère que les Yankees semblent soutenir les Frenchies plus que les Nations Unies ou l'Union Européeenne ?! Quant à la presse américaine, elle vient à la défense des… Français ! (Voilà une chose qu'on aurait aimé plus voir du côté de l'Hexagone dans les années qui ont suivi 2003…)

Enfin, comme ce n'est pas George W Bush qui est aux commandes, mais Barack Obama, on pardonne tout à la Maison Blanche, y compris les contes de fée gauchistes (comme le colonialisme damné aux quatre vents) et comme une attitude qui pourrait être perçue comme une traîtrise…
Plutôt une série de doutes, d'interrogations, d'incompréhensions. La relation entre Paris et Washington est mise à l'épreuve par la crise au Mali. La rapidité et les contours de l'intervention armée française ont pris l'allié américain de court. Des responsables français ont été choqués quand les Etats-Unis ont tendu une facture de 20 millions de dollars (15 millions d'euros) pour l'utilisation des avions gros transporteurs C-17 de la US Air Force. "50 000 dollars l'heure de vol !", s'indigne-t-on encore à Paris. Le refus a été tout net.

L'affaire a "fuité" dans la presse anglo-américaine. Le 18 janvier, le Washington Post a ce titre ravageur pour l'administration Obama : "Un sale coup contre un allié au Mali", l'allié étant la France. L'article souligne que "grâce à la France, des troupes américaines ne sont pas nécessaires au Mali". Faire payer un partenaire qui combat seul, dans les sables du Sahel, un danger djihadiste reconnu de tous ? Finalement, Washington corrige son tarif : l'emploi des C-17 sera gratuit. Ce n'était pas la fin des tractations. Vendredi 25 janvier, Paris guettait une autre décision américaine : les trois avions ravitailleurs, dont la France a besoin pour ses capacités logistiques, vont-ils être mis à disposition ?

A l'inverse de Nicolas Sarkozy, qui avait laissé éclater sa colère au téléphone contre Barack Obama, fin mars 2011, après avoir compris que le président américain retirait ses avions bombardiers de l'opération en Libye, l'Elysée de François Hollande a décidé de réagir avec placidité aux "mauvaises manières " américaines. Surtout, ne rien laisser entrevoir de l'agacement ambiant. "Et ne pas donner l'impression aux Algériens" qu'il y a un malaise, glisse un officiel français. Car, sur le fond, l'Amérique soutient et aide. Son apport en renseignements est crucial.

LE PROBLÈME S'EST SITUÉ À LA MAISON BLANCHE 

Le problème du Sahel figure depuis longtemps sur l'écran radar de Washington. En 2004, George W.Bush avait lancé l'"Initiative pan-sahélienne" de lutte contre le terrorisme, le début d'un positionnement de forces spéciales dans plusieurs pays de la région. L'administration Obama a parachevé la mise en place du commandement "Africom", doublée d'un programme de formation d'armées locales. Après l'attaque contre le consulat américain à Benghazi, puis la récente prise d'otages en Algérie, où trois Américains ont trouvé la mort, l'attention accordée à la mouvance d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) s'est accrue. Les services de renseignement américains font la même analyse que leurs collègues français du degré de la menace.

S'il y a eu un hiatus franco-américain, le problème s'est situé à la Maison blanche bien plus que du côté du Pentagone. Barack Obama et ses conseillers se sont interrogés sur l'ampleur de l'aide à fournir aux Français, et sur la posture de belligérant que cela conférerait aux Etats-Unis. L'attaque française au Mali, avec ses allures de corps expéditionnaire en ancienne terre coloniale, ne correspond pas vraiment à la stratégie préférée du dirigeant américain, celle des opérations armées furtives, faites de frappes de drones et d'opérations commandos, comme en Somalie et au Yémen.

Fin octobre 2012, lors d'une discrète réunion à haut niveau, à Paris, des émissaires de Washington, parmis lesquels Micheal Sheehan, le "monsieur antiterrorisme" de l'administration, demandaient avec enthousiasme à leurs interlocuteurs français : "Alors, comment allez-vous les frapper, ces salauds ?", en parlant des groupes djihadistes au Mali. La guerre se préparait, mais la diplomatie américaine avait aussi de gros doutes sur le plan français prévoyant un déploiement de forces ouest-africaines.

"LES AMÉRICAINS ONT AUSSI DES CONTRAINTES BUDGÉTAIRES"

Quand l'intervention française a commencé, les conseillers de la Maison blanche ont opposé des arguments juridiques aux demandes d'entraide de Paris : "On ne connaît pas vos cibles, comment peut-on être certain que vous allez tuer des personnes représentant un danger direct pour les Etats-Unis ?" Rien ne s'est arrangé quand, apparemment sur instruction de la Maison blanche, le secrétaire à la défense, Leon Panetta, a brusquement annulé un déjeuner prévu à Paris, le 19 janvier, avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian. Les deux hommes se sont parlé le lendemain, par téléphone.

Dans l'entourage de M.Hollande, on met ces flottements sur le compte de la période de transition politique à Washington : la cérémonie d'investiture, les nouvelles nominations dans l'administration. Et puis, glisse une source officielle à Paris, "les Américains ont aussi des contraintes budgétaires. Ils ne peuvent pas tout faire. On ne peut pas exclure qu'ils se "réservent" pour le dossier syrien..."

Quand Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat sortante, a déclaré, le 23 janvier, que son pays devait "s'engager plus" au Sahel, les responsables français se sont demandé s'il s'agissait d'un solo politique, ou bien une éclaircie dans la relation avec "une Amérique compliquée".

Vendredi soir, M.Obama a téléphoné à M.Hollande, leur première conversation depuis le début de la guerre. Selon la Maison Blanche, il a "exprimé son soutien au leadership" français au Mali et le dirigeant français l'a "remercié pour le soutien significatif apporté par les Etats-Unis".

La question qui doit se poser n'est pas celle des droits des adultes, mais des devoirs envers les enfants


Le Monde a publié une chronique de Nathalie Heinich, chronique que le quotidien de référence n'a pas cru bon de republier sur son site web (ce qui est souligné l'est par Le Salon Beige).
Il est faux d'affirmer que le mariage est non seulement l'institution organisant la filiation mais aussi celle reconnaissant une " communauté de vie " : si c'était le cas, maints pères pourraient se marier avec leur fille, maintes mères avec leur fils, maints frères avec leur soeur, puisque nombreuses sont les familles où existe une telle communauté de vie. Ce que reconnaît l'institution du mariage, c'est l'existence d'un rapport sexuel dans une communauté de vie, ouvrant donc à la possibilité d'une filiation.
Dans ces conditions, prétendre ne revendiquer le mariage homosexuel que pour la reconnaissance d'un lien amoureux, et non pas pour la filiation, revient à exiger de l'Etat qu'il ait un droit de regard sur la sexualité des personnes (ce que, soit dit en passant, les mouvements de défense des homosexuels ont longtemps combattu, du temps où existaient des lois condamnant l'homosexualité). Faut-il accepter, au nom de l'égalité, que la sexualité entre adultes consentants devienne, pour tous - hétérosexuels comme homosexuels -, une affaire d'Etat ? C'est là une conséquence majeure de l'actuel projet de loi, qui mériterait d'être, pour le moins, discutée.
Concernant, justement, l'argument de l'égalité : il est faux d'affirmer que le mariage homosexuel serait conforme à l'exigence d'égalité de tous les citoyens, car une telle exigence n'a jamais existé, en démocratie, que sur le plan des droits civiques - le droit de vote en particulier.
[...] Reste la question de la parentalité : là, le statut des homosexuels n'est pas équivalent à celui des hétérosexuels, puisque leur sexualité rend problématique l'engendrement, sauf à pratiquer la bisexualité ou à recourir à des techniques artificielles. Nos institutions juridiques ont-elles pour vocation de compenser les conséquences problématiques que peuvent avoir pour des individus leur refus de recourir à des arrangements avec l'autre sexe, en dissociant plaisir sexuel et procréation ? Là encore, le saut logique et éthique est considérable. Certes, l'on peut toujours modifier une institution. Mais est-ce parce qu'une modification est possible, ou parce qu'elle est souhaitée par certains, qu'elle doit être imposée à tous, au prix de bouleversements dont les implications n'ont pas été réellement discutées, faute justement de réel débat ou d'arguments sérieux ?
[...] En l'état de nos institutions, il faut donc admettre que le mariage homosexuel ne prend sens que dans une revendication de filiation : ce qui est d'ailleurs le fondement de l'institution du mariage, qui consiste initialement (même si cette fonction a été historiquement élargie par diverses réformes) à donner des parents légaux (donc une généalogie) à des êtres de chair. Et en effet, autoriser le mariage homosexuel, c'est ouvrir automatiquement le droit à l'adoption pour les couples homosexuels.
La question qui doit se poser alors n'est plus celle des droits des adultes, mais des devoirs envers les enfants ; et précisément : quel sera leur état civil ? Auront-ils accès à l'identité de leurs géniteurs ? Leur propre identité sera-t-elle inscrite dans la différence des sexes qui a présidé à leur engendrement, ou bien y aura-t-il déni de cette réalité originaire ? Sachant l'importance des troubles (parfois psychotiques) liés au secret ou au déni de l'origine, il serait irresponsable de s'engager dans une ouverture du mariage, donc de la filiation, aux couples de même sexe, sans réponse claire à ces questions - principe de précaution oblige. Et ne parlons même pas ici des problèmes posés par la procréation médicalement assistée (PMA) ou la gestation pour autrui (GPA), qui ne manqueront pas d'être exigés, toujours au nom de l'égalité. [...]"

2013/01/24

BRAZIL — And Now, Class, Everyone Together, Repeat After Me: The Price for a Bl*wj*b Is…


This sounds like an idea for a Monty Python sketch.

Brazilians prostitutes are taking English lessons for in time for the 2014 World Cup, we learn from Claire Maupas (obrigado para OT), and that in order to better "satisfy" the (non-Portuguese-speaking) tourists and their expectations.

In order to negotiate prices with clients and to clearly understand their stated fantasies, the ladies of the noite will learn, among many other things, how to say condom — although the Portuguese expression is far more romantic (camisa-de-vênus means "Venus shirt").

Whether lessons really need to last 6 to 8 months sounds dubious to this webmaster…

By the way, have your heard of Aprosmig? Yep, kudos for guessing it right away, it's the name of the local hookers association, the one that is going to be teaching English to Minas Gerais streetwalkers (for free), and you can Like their page on Facebook (warning, this may not be recommended, as some of your amigos — and amigas — might misunderstand the sentiment)…
Objectif : pouvoir négocier les prix et comprendre les fantasmes des clients, comme l’explique la présidente de l’Aspromig, Cida Vieira.

In related news, Giovana da Silva (aka Mara) was the beaming winner of the Miss Brazilian Prostitute title, also organized by the Associação das Prostitutas de Minas Gerais…
…

2013/01/20

Le chat est-il un thérapeute malgré lui ?

Le chat est-il un thérapeute malgré lui ?
demandent Le Monde et l'AFP dans un article sur un sujet dont je viens de terminer un papier avec Jixie Juny.
Pour Jean-Yves Gauchet, vétérinaire à Toulouse qui revendique en France la paternité de la "ronron thérapie", le ronronnement du félin "apaise et agit comme un médicament sans effet secondaire".
Selon lui, "quand l'organisme lutte contre des situations pénibles – stress, insomnie ou anxiété – le ronronnement du chat émet des vibrations sonores apaisantes et bienfaisantes, un peu comme la musique". Le chat, comme un violoncelle dont la musique s'amplifie en fonction de la taille de sa cage thoracique, fait office de caisse de résonance. "C'est par le tympan mais aussi les corpuscules de Pacini, des terminaisons nerveuses situées au ras de la peau, que nous percevons le ronron qui émet des fréquences basses, entre 20 et 50 hertz. Des pensées positives et de bien-être sont alors transmises à notre cerveau", explique-t-il.

LE RONRONNEMENT, "MADELEINE DE PROUST"
"Le ronronnement utilise le même chemin dans le cerveau, à travers le circuit hippocampe-amygdale, une structure étroitement liée au déclenchement de la peur, indique Jean-Yves Gauchet sur psychologie.com. Écouter ce doux bruit entraîne une production de sérotonine, l'hormone du bonheur, impliquée dans la qualité de notre sommeil et de notre humeur. Le praticien ajoute que "le ronronnement joue un peu le rôle de la madeleine de Proust, sauf, bien sûr, si vous êtes encore traumatisé par ce chat qui vous a griffé au visage quand vous aviez six ans".
"C'est un puissant anti-stress, régulateur de la tension artérielle, boosteur des défenses immunitaires et un soutien psycho-moteur", note Véronique Aïache, journaliste santé et auteur de La Ronron thérapie (éd. Guy Trédaniel, octobre 2009), rapportant les résultats d'une étude menée dans les années 1950 par le corps médical américain. "A fracture égale, le chat se rétablit trois fois plus vite que tout autre animal. Les vibrations émises par le ronronnement ont d'ailleurs été reproduites par des kinésithérapeutes pour accélérer la cicatrisation osseuse", explique-t-elle par aileurs [sic].

UN THÉ, UN CHAT ET L'ADDITION, S'IL VOUS PLAIT
Les vertus des chats, qui sont près de 11 millions dans les foyers français, ne se limitent pas au ronronnement. Car le chat "est un éternel bébé qui aime se faire cajoler et ne demande qu'à jouer. Dans certains cas, il comble un manque affectif pour ceux qui n'ont pas d'enfant", déclare M. Gauchet.
Dans les "bars à chats", répandus en Asie et surtout au Japon, les clients viennent se détendre au contact des félins, sirotant un thé d'une main, et caressant un chat de l'autre. En mai 2012, ce concept originaire du Japon s'est implanté en Europe : le Café Neko (neko signifie chat en japonais) a ouvert ses portes à Vienne. A quand dans l'Hexagone ?

Connaissez-vous la ronronthérapie ? par Minute_de_la_connaissance

2013/01/19

Les 10 pays où partir pour préparer un diplôme ; à moins qu'on ne veuille d'une fac U.S. à… Paris


Dans Le Monde, Benoît Floc'h et Marie-Morgane Le Moël nous parlent des dix pays où partir pour préparer un diplôme, notamment en Australie.

À moins qu'on veuille tenter l'aventure à l'American University of Paris (AUP), comme nous le rappelle Vincent Coste… 
ÉTUDIER dans une université américaine sans traverser l'Atlantique, tel est le pari que permet de relever depuis cinquante ans l'American University of Paris (AUP). Alors que les universités de New York ou de Chicago ont choisi de développer seulement quelques enseignements à Paris pour y envoyer ponctuellement leurs étudiants, l'AUP est l'un des rares établissements américains à proposer un cursus complet, reconnu et accrédité, qui se déroule exclusivement sur le territoire français. Avec des formations qui vont de l'histoire de l'art aux sciences politiques en passant par l'" international business " et l'entrepreunariat, l'AUP attire près de 15 % de Français par promotion. Ce qui, sur un total de mille étudiants, n'est pas négligeable.

Dans un marché de l'emploi toujours plus international, le bilinguisme est évidemment un atout tentant. Et comme l'explique Celeste Schenck, présidente de l'AUP, l'université offre plus encore, puisque " les étudiants baignent dans un univers international et multiculturel ". Ils s'ouvrent là à une autre façon de penser.

D'autant que, au-delà de la pratique linguistique, les facs américaines proposent une alternative à la pédagogie française. Elles importent là les recettes du modèle américain. Fondée sur la participation active et critique des étudiants, la pédagogie laisse " plus de liberté et favorise l'entraide entre les étudiants ", témoigne Thomas Benetreau, en 4e année à l'AUP. Aux antipodes des cours magistraux donnés par un professeur devant un amphithéâtre de 500 étudiants, le modèle américain " offre une plus grande proximité avec le professeur et accompagne l'étudiant dans l'élaboration de son projet professionnel ". Les salles de classe n'y dépassent donc pas vingt à trente élèves, et chacun est incité à apporter sa contribution.

" Un réel investissement "

Pour intégrer un tel établissement, seuls sont requis le baccalauréat et un bon niveau d'anglais, évalué par un test d'admission. A l'AUP comme au Paris College of Arts (PCA), qui propose un cursus pluridisciplinaire sur quatre ans (Bachelor) dans le domaine artistique, la plupart des étudiants entrent avec un niveau équivalent à un score de 90 (sur 120) au TOEFL. Pour autant, ce niveau n'est pas obligatoire, puisque les élèves peuvent bénéficier de cours de soutien en première année. Si de prime abord le système d'apprentissage à l'américaine peut déconcerter, " les étudiants français s'intègrent sans problème ", estime Celeste Schenck. D'ailleurs, le nombre de postulants est en constante progression depuis plusieurs années, constate-t-on à l'AUP comme au PCA. Avec un bémol tout de même. " Depuis trois ans, la crise fait stagner les demandes ", poursuit Celeste Schenck. Il faut bien dire qu'avec 25 000 euros de frais de scolarité annuels, les études à l'AUP " constituent un réel investissement ". Même son de cloche du côté du PCA, où les factures sont quasi-identiques. 15 % des revenus de l'université ont beau être consacrés au versement de bourses qui peuvent couvrir jusqu'à 50 % des frais de scolarité, cela ne suffit pas toujours.

Est-ce le prix à payer pour voyager sans se déplacer ? L'AUP, qui s'en défend, ne veut pas être une enclave fermée au coeur de Paris, et propose un curriculum imprégné de culture française et européenne, développant des partenariats avec des universités françaises comme Paris-I et Paris-IV. De son côté, le PCA permet à ses étudiants de collaborer avec le Centre Pompidou ou le Centre de recherche du château de Versailles.
 

2013/01/18

Edwy Plenel : "S'attaquer à la gauche, c'est toujours plus difficile"


En France, et en Europe, comme aux États-Unis, une fois qu'ils sont au pouvoir, la gauche n'aime généralement pas être soumise à la transparence et à la morale qu'elle réclame quand ses membres étaient dans l'opposition.

Et les médias non plus, toujours prêts à accuser un droitiste des pires méfaits, des pires insinuations, tout en ignorant, minimisant, ou ridiculisant la vaste majorité des charges envers quelqu'un de gauche (charges qui, pour la plupart, en fait se retournent contre les attaquants, de droite ou autres, puisqu'ils prouve(raie)nt la perfidie de ces derniers).

Ainsi, l'affaire "qui empoisonne le gouvernement et déchire les médias", selon Le Monde, et qui implique l'un des leaders de ces socialistes moralisateurs qui, tout en imposant 75% d'impôts aux citoyens riches, profiteraient des comptes de banque en Suisse.

Quand même un ex-militant d'extrême gauche est en droit de se plaindre — "S'attaquer à la gauche, vous verrez, c'est toujours plus difficile" — on se dit que c'est du sérieux.

"D'un côté, un site d'informations qui fait des révélations sur un compte en Suisse", écrivent Emeline Cazi et Ariane Chemin dans Le Monde."De l'autre, un ministre qui nie en bloc."
Jérôme Cahuzac, qui a déjà vu le Conseil constitutionnel "retoquer" la fameuse tranche d'imposition à 75 % à laquelle tenaient tant les socialistes, signe ses parapheurs dans son bureau Empire de Bercy lorsque la nouvelle tombe : six semaines après que Mediapart l'a accusé d'avoir détenu un compte bancaire non déclaré en Suisse, qu'il aurait transféré en 2010 à Singapour, le parquet de Paris annonce l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "blanchiment de fraude fiscale".
 
Une procédure contre un ministre qui vient de déposer plainte pour diffamation, voilà un cas franchement "inédit", s'étrangle Jérôme Cahuzac.  "C'est comme une coloscopie", soupire l'ancien chirurgien viscéral en se préfigurant les prochaines "fouilles" de sa vie et de son intimité. Vite, pourtant, le ministre reprend ses esprits. Marion Bougeard, sa communicante d'Euro RSCG, fait partir un bref communiqué où il affiche sa "satisfaction" : "Cette démarche permettra (...) de démontrer sa complète innocence."

Paradoxalement, le président de Mediapart, Edwy Plenel, fait aussi contre mauvaise fortune bon cœur : lui aurait "préféré qu'on nomme un juge indépendant". Seule conviction partagée : pour le journaliste comme pour le ministre, c'est une nouvelle manche qui commence.

 … L'affaire Cahuzac est aussi devenue une affaire Mediapart. Radio, télés, et même Le Canard enchaîné critiquent les méthodes du site. En tête, Jean-Michel Aphatie, chroniqueur politique sur RTL. Le 24 décembre, Jean-Michel Aphatie (105 000 followers) tweete sa "demande au Père#Noël : les preuves du compte suisse de #Cahuzac que #Mediapart a soignement cachées #journalisme farceur". Réponse de Fabrice Arfi (20 800 followers) : "Vous voulez pas plutôt un calepin, un stylo et une carte Navigo pour prendre un peu l'air frais du terrain ?"

L'échange potache masque à peine la guerre au couteau où se règlent vieux contentieux contre Edwy Plenel, le plus célèbre des enquêteurs français (117 000 followers), se devinent les querelles de génération, et ou s'affrontent "commentateurs" et "investigateurs" – eux-mêmes plus que divisés. "Jusqu'ici on a vu au moins autant d'insinuation que d'investigation", accuse ainsi l'ancien complice d'Edwy Plenel au Monde Hervé Gattegno dans sa chronique sur RMC, comme pris d'un "certain malaise".

"Où sont les preuves, où sont les preuves ? (...) Où, où, où, où sont-elles ?", intime Pascale Clark face à l'ex-directeur de la rédaction du Monde,  sur France Inter. "Les preuves ! Les preuves !", s'acharne aussi Jean-Michel Aphatie, ancien collègue d'Edwy Plenel au quotidien du soir.
 …

LA PARANO DE JÉRÔME CAHUZAC ET DE MANUEL VALLS

Edwy Plenel avait prévenu ses troupes après la présidentielle: "S'attaquer à la gauche, vous verrez, c'est toujours plus difficile." Dans ce bras de fer engagé contre un ministre de François Hollande, le journaliste veut offrir  la preuve de son indépendance.

Les anciens strauss-kahniens, eux, voient au contraire dans cet "acharnement" une occasion pour l'ex-militant d'extrême gauche de régler des comptes avec ces rocardiens honnis depuis toujours, et davantage encore depuis qu'ils sont devenus "sarko-compatibles" et "sociaux-libéraux".

Déjà, en octobre, Manuel Valls s'était arrêté sur le portrait qu'avait brossé de lui Edwy Plenel dans Marianne – "ce reniement dont Valls est le nom". Quant à Jérôme Cahuzac, c'est simple, il se voit des ennemis partout, jusqu'à l'Elysée : une vraie paranoïa. Il faut dire qu'il y a de quoi. …

2013/01/16

Une véritable migration de journalistes qui brûlent leurs vaisseaux et intégrent des ministères

Plus d'une dizaine de "cartes de presse" ont fait le grand saut depuis les élections de mai, écrit leur (ex-)collègue Bastien Bonnefous dans Le Monde, et franchi le Rubicon pour entamer une deuxième vie professionnelle, dans la communication politique. "A chaque fois, ces transferts nourrissent dans l'opinion des critiques à l'encontre du journalisme politique, déjà marqué du sceau de la connivence avec les cercles du pouvoir."

Mardi 15 janvier, lors de la cérémonie des vœux à la presse du premier secrétaire du PS, Harlem Désir, elle devra prendre garde, réflexe oblige, à ne pas s'asseoir aux côtés de ses anciens confrères. Hélène Fontanaud est devenue depuis ce lundi la nouvelle responsable du service de presse de la Rue de Solférino. A 53 ans, celle qui fut journaliste politique pendant presque trois décennies – à Reuters, Europe 1, La Tribune, Les Inrockuptibles et Sipa News – a franchi le Rubicon pour entamer une deuxième vie professionnelle, dans la communication politique. "Je me suis toujours dit que je n'aurais pas qu'un métier dans ma vie. C'est chose faite", explique Mme Fontanaud.

Son cas est loin d'être isolé : depuis l'accession au pouvoir de François Hollande, ils sont plus d'une dizaine de "cartes de presse" à avoir fait le grand saut. Le dernier en date, sans doute le plus célèbre, est Claude Sérillon, l'ancien présentateur du "20 heures" de France 2, qui vient de rejoindre les conseillers en communication de l'Elysée. Avant lui, il y avait eu Patrice Biancone, éditorialiste politique de RFI, nommé chef du cabinet de Valérie Trierweiler, la compagne du chef de l'Etat, elle-même ancienne journaliste de Paris Match.

[Proche de François Hollande, l'homme de télévision a travaillé de façon officieuse pour le candidat pendant la présidentielle, notamment dans la préparation du débat d'entre-deux-tours.]
Plusieurs "rubricards" ont également intégré des équipes ministérielles. Pierre Rancé, longtemps chroniqueur judiciaire sur Europe 1, est devenu porte-parole du ministère de la justice, et sa consoeur Muriel Barthélémi, ancienne journaliste de France 3 Pays de Loire, assure le service de presse de la garde des sceaux. Renaud Czarnes, qui a couvert la campagne présidentielle de François Hollande pour Les Echos, a rejoint Matignon. Brigitte Béjean, d'Europe 1, dirige les relations presse de Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux transports, tout comme trois autres journalistes aux ministères de la culture, de la ville, et des personnes âgées...

CRITIQUES

Si l'on ajoute à cette liste les noms de Sylvie Pierre-Brossolette, chef du service politique du Point, et de Mémona Hintermann, grand reporter à France 3, récemment nommées au Conseil supérieur de l'audiovisuel, c'est à une véritable migration que l'on assiste. Déjà, en 2007, l'élection de Nicolas Sarkozy avait suscité un tel phénomène, mais dans des proportions moindres : Catherine Pégard, du Point, était devenue conseillère à l'Elysée, Myriam Lévy, du Figaro, avait rejoint François Fillon à Matignon, et Jean-Marc Plantade, du Parisien, Christine Lagarde à Bercy.

A chaque fois, ces transferts nourrissent dans l'opinion des critiques à l'encontre du journalisme politique, déjà marqué du sceau de la connivence avec les cercles du pouvoir. "Dès qu'un journaliste change de camp, tout ce qu'il a écrit ou dit dans sa carrière est revu d'un autre oeil", estime le chargé de presse d'un ministre du gouvernement, opposé à ce type de concurrence. "Les politiques croient que, grâce aux carnets d'adresses de ces journalistes, ils vont être plus visibles et choyés par les médias, décrypte-t-il. C'est faux. Généralement même, ça se passe mal, parce que leurs anciens confrères leur en veulent d'avoir retourné leur veste."

Une accusation que réfute Françoise Degois, ancienne journaliste politique de France Inter, devenue en 2009 conseillère politique de Ségolène Royal et désormais de Guillaume Garot, ministre délégué à l'agriculture. "Ce sont deux métiers totalement différents et tout aussi respectables. J'ai été d'une loyauté totale à Radio France lorsque j'étais journaliste, je suis aujourd'hui d'une loyauté totale au monde politique", explique-t-elle.

PAUPÉRISATION DE LA PROFESSION

Ces virages à 180 degrés traduisent également la paupérisation d'une profession frappée par la crise économique. "Le milieu médiatique est de plus en plus précarisé, et certains journalistes, qui estiment leur avenir bouché, font le choix de la communication, métier bien payé", explique un "spin doctor" d'une agence parisienne.

Licenciée de Sipa News après le dépôt de bilan de l'agence de presse en décembre, Hélène Fontanaud reconnaît l'impact de la conjoncture économique : "Je me posais des questions sur mon métier depuis quelques années. C'était le moment ou jamais. Je savais qu'Harlem Désir cherchait quelqu'un pour le PS, alors j'ai pris contact avec lui en décembre", explique l'ancienne reporter, qui fréquente le responsable socialiste de longue date, pour avoir milité avec lui à SOS-Racisme de 1985 à 1988.
Mais elle sait que, en faisant ce choix, elle a brûlé ses vaisseaux journalistiques. "Avant, un journaliste pouvait être un militant politique ; désormais, ce n'est plus possible, si on veut militer, il faut quitter le journalisme. J'ai donc pris un aller sans retour", assume-t-elle.

Après la défaite de Nicolas Sarkozy, Myriam Lévy est devenue consultante pour l'agence de communication Image Sept. Jean-Marc Plantade, lui, a été nommé au Conseil économique, social et environnemental. Et Catherine Pégard préside désormais l'Etablissement public du château de Versailles.

2013/01/15

Des blindés français au Mali, de nouvelles frappes réussies


François Hollande a annoncé mardi que des raids aériens avaient "atteint leur objectif" dans l'ouest du Mali, où des véhicules de la force Licorne sont arrivés cette nuit de Côte d'Ivoire.

2012/12/30

Nous sommes tous des Depardieu !

La Tribune publie un article de Aurélien Véron, Anne Bourdu, Gaspard Koenig et Charles Beigbeder, membres dirigeants du Parti Liberal Démocrate.
Gérard Depardieu porte bien son nom. "Depardieu" désignait, au Moyen-Âge, le lieu où l'on payait la dîme, impôt inique aboli en 1789. Aujourd'hui, le même patronyme en est venu à symboliser la lutte d'un individu libre contre la folie coercitive de l'Etat. Gérard Depardieu n'a eu droit qu'à peu de considération pour avoir payé 145 millions d'euros d'impôt, de quoi financer la part de l'Etat dans l'aéroport Notre-Dame-des-Landes ainsi que tous les salaires de Jean-Marc Ayrault au cours de sa longue carrière de fonctionnaire.

Gérard Depardieu n'a été guère félicité pour avoir créé 80 emplois et pour ses qualités de chef d'entreprise reconnues par ses salariés, alors qu'Arnaud Montebourg en détruit tous les jours en faisant fuir les investisseurs hors du pays. Enfin, le départ de Gérard Depardieu n'a pas été salué avec le panache qu'on doit lui reconnaître puisqu'il a le mérite précieux d'incarner [tout comme Obélix] une résistance à l'oppresseur : la toute puissante administration socialiste qui asphyxie l'énergie de notre pays jusqu'à l'agonie et voudrait culpabiliser ses sujets de ne pas se laisser faire avec reconnaissance.

Il était temps de réparer cet oubli et d'adresser nos sincères félicitations à Gérard Depardieu d'avoir été un Français d'exception. Tel Cyrano : « un homme affable, bon, courtois, spirituel, libéral, courageux ».

Hélas, à l'heure où toutes les nations du monde se battent pour attirer les talents, notre Gouvernement chasse les siens sous les insultes.

A l'heure où tous les pays d'Europe réduisent leurs dépenses publiques, notre Gouvernement en appelle, ad nauseam, à toujours plus de « solidarité » pour financer les gabegies publiques.

A l'heure où tous les contribuables commencent à se rebiffer, notre Gouvernement ignore les leçons de base de la courbe de Laffer. Il y a deux siècles, le très français Jean-Baptiste Say disait déjà qu'un « impôt exagéré détruit la base sur laquelle il porte ». Aujourd'hui, la maxime est toujours d'actualité : trop d'impôt tue l'impôt.

Le versant que ses détracteurs n'osent pas attaquer, c'est la charge de Gérard Depardieu contre l'hygiénisme de la pensée dominante en France. A travers l'évocation pudique de son fils disparu à l'âge de 37 ans, il expose la violence avec laquelle le modèle français broie ceux qui ne marchent pas dans les clous de la bien-pensance. « Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés » écrit Gérard Depardieu pour justifier son départ.

Il faut admettre que la critique fiscale est plus aisée que de rentrer dans cette dimension contestataire d'un ordre moral inique et hypocrite. Gérard Depardieu s'en est émancipé très tôt, assumant avec drôlerie ses dérapages et ses excès.

Ce que révèle en réalité l'hystérie du pouvoir contre Depardieu, c'est que ce gouvernement et ses affidés ont une fâcheuse tendance à se croire propriétaire de la France et des Français. Propriétaire de la nationalité, qu'il pourrait révoquer (proposition du député Yann Galut, une première depuis Pétain). Propriétaire des biens, qu'il pourrait confisquer (récente innovation juridique de son collègue Jérôme Lambert, inspirée sans doute de Fouquier-Tinville). Propriétaire des talents, qui n'auraient jamais pu émerger sans lui (car, comme l'écrit Philippe Torreton, c'est bien sûr grâce aux subventions de l'Etat que Depardieu a pu enchanter des générations de spectateurs). Propriétaire de la Nation, qu'il associe absurdement à la fiscalité en dénonçant, comme l'a fait en creux François Hollande, les « antipatriotes » ou, notre ministre de la culture, un « déserteur »..

Hé bien, ne vous en déplaise, nous ne vous appartenons pas. Et nous gardons par devers nous les droits que nous accordent la déclaration de droits de l'homme et du citoyen, que vous semblez avoir tendance à oublier : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

"Je suis un être libre", écrit Depardieu dans sa lettre : c'est ce qu'ils vous reprochent. Résistons à nos Robespierre aux petits pieds.

Nous sommes tous des Depardieu.

2012/12/28

La presse française, selon l'un de ses membres : "Un système fait de réseaux, de copinage, où l'on retrouve les mêmes personnages depuis 20 ans"

Dans le livre Les patrons de la presse nationale : Tous mauvais, explique Xavier Ternisien dans Le Monde, Jean Stern (ex-journaliste à Libération)
dénonce "un système fait de réseaux, de copinage, (...) où l'on retrouve plus ou moins les mêmes personnages depuis vingt ans".

2012/12/27

Débat ou pugilat ? Tout le texte des pro-mariage gays "ne baigne-t-il pas dans la phobie de l'homophobie et des homophobes ?"

Si vous avez peur de moi, c'est que vous ne me connaissez pas."
"On peut se déclarer contre le mariage gay sans être ni homophobe, ni bête, ni haineux."
Ce vrai-faux dialogue entre Emeline Bertrand (Chambéry, Savoie) et Pierre Jamey (Saint-Jean-de-Blaignac, Gironde) - deux courriels parmi d'autres reçus par le médiateur cette semaine - donne le ton du débat que suscite le "mariage pour tous" chez nos lecteurs.
Ainsi est-ce que Pascal Galinier, le médiateur du Monde, fait son rapport. Dans lequel on apprend que, quel que soit le sujet (ici le mariage gay), Le Monde est accusé de faire des "amalgames" à l'encontre de ceux qui ne pensent pas (à tort ou à raison) comme les bien-pensants…
Homosexuelle, Mme Bertrand vit depuis dix ans en couple avec sa compagne. Elles sont mères (biologiques) de deux enfants. "Dans le débat actuel, qui devient un vrai combat, l'opinion s'enflamme, et il est difficile pour nous de faire entendre notre petite voix", nous écrit-elle. Face à "la discrimination qui semble être un fait acquis et inébranlable", elle invite tout un chacun à venir constater sa "banalité", sa "normalité".

Pour M. Jamey, le débat n'a rien de banal. Et le questionnement est normal. Lui est de ceux, nombreux, qui s'interrogent sur ce projet de loi, sur ses conséquences pour la famille, pour les enfants. Qui nous l'écrivent, en termes parfois virulents ; souvent argumentés ; énervés toujours par les "amalgames" qu'ils y voient à leur encontre.

Pas moins d'une trentaine de lecteurs cette semaine s'étonnent du "parti pris" de leur journal en faveur d'"Une réforme légitime, nécessaire et progressiste" - c'était le titre de notre éditorial du 18-19 novembre 2012. "En le présentant comme une injonction à suivre, sous peine d'être rétrograde ou imbécile, vous réduisez le sujet à une question de mode, de résistance au progrès, de conservatisme désuet, et tant pis pour ceux qui veulent réfléchir sérieusement", se désole Henriette Morenas (Paris). "Votre présentation du sujet est marquée par des préjugés sociaux, qui créent une grande confusion et qui éludent les oppositions les plus sérieuses", estime Jean-Philippe Tronche (Lattes, Hérault). Et que dire de la tribune afférente ("Mariage gay : non à la collusion de la haine"), signée d'une soixantaine de personnalités - dont l'un des actionnaires du Monde, Pierre Bergé ? "Un summum d'intolérance", pour Pierre Jamey. "Si bêtise et haine il y a quelque part, ne cherchons pas ailleurs", juge Jean Icart (Paris). "La lecture de l'article m'a rajeuni. Je croyais lire le réquisitoire d'un procès de Moscou...", ricane Jean Blanchard (Toulouse).

"Je fais partie de ceux d'en face et, bien sûr, j'ai la tentation de trouver, moi, que la bêtise et la haine sont du côté des signataires du texte, observe Denis Monod-Broca (Paris). Ils donnent d'ailleurs eux-mêmes de l'eau à mon moulin : tout leur texte ne baigne-t-il pas dans la phobie de l'homophobie et des homophobes ?"

Homophobie, telle est l'une des questions que soulève ce débat. Votre médiateur vous invite à lire, sur son blog, la lettre que Dimitri Cuvelier, 16 ans, de Bousbecque (Nord), lui a adressée, comme on jette une bouteille à la mer. "Je suis un ado, homosexuel de surcroît, rien pour plaire aux politiques... J'ai tous les vices, et tous les problèmes du monde. Je suis une voix parmi tant d'autres..." Comme Emeline Bertrand, il tente de s'adresser à "ceux d'en face" : "Vivez-vous les regards et les mots, les doigts pointés et les insultes ? Vivez-vous cette sensation de colère qu'on ne vous traite pas en tant que personne mais en tant qu'orientation sexuelle ?"

Alors, dialogue ou débat ? Dialogue, plaide la lectrice de Chambéry. "Vous savez, je partage la même foi que certains d'entre vous, dit-elle sur le blog "momrun73" créé tout exprès. Je crois qu'on n'en a pas retiré les mêmes valeurs. Ma foi me pousse à aller vers l'autre, pas à le rejeter, l'insulter. Ma foi me dit que les gens sont différents, mais qu'avant de les juger, je pourrais peut-être me dire que j'ai quelque chose à apprendre d'eux et de cette différence." Débat, revendique Edouard Falletti (Paris), mais "il ne suffit pas de juxtaposer les avis opposés des partisans et adversaires du projet. Il faut un vrai débat de fond. En son temps, Hubert Beuve-Méry prenait bien soin d'argumenter longuement pour mieux convaincre ses lecteurs, avant de prendre éventuellement position." Beuve disait aussi, cher lecteur, qu'il fallait "penser contre soi-même", à l'instar de son maître Péguy... C'est ce à quoi s'emploie votre journal.

Même Henriette Morenas le reconnaît : Le Monde lui a donné matière à "réflexions sérieuses". Avec l'entretien du théologien catholique Xavier Lacroix (Le Monde du 27 octobre). Ou en publiant, dès 2007, des chroniques "d'une très haute tenue philosophique et éthique", selon elle, signées Sylviane Agacinski - que nul ne se hasarderait à soupçonner d'homophobie... Des chroniques qui anticipaient, en termes mesurés sinon réservés, la question sous-jacente du "mariage homo", la seule qui compte pour bon nombre d'entre vous : celle de l'enfant, de son adoption, de sa procréation médicalement assistée... Décisions autrement plus importantes que celle de graver son nom au bas d'un parchemin... "Je n'ai jamais revendiqué un "droit à l'enfant", dit Emeline Bertrand, comme pour désamorcer la bombe. J'ai rencontré une personne avec qui, après longue réflexion, j'ai décidé de fonder une famille."

Le sujet n'a pas fini de rebondir. Et c'est tant mieux. Pour vous comme pour nous. Car, votre médiateur y veillera, notre journal continuera à vous donner matière à réfléchir - et à dialoguer, il l'espère... Tout en étant conscient que, "sur des questions aussi sensibles que la famille et la sexualité, touchant à l'inconscient collectif et à de vieux fantasmes, la sérénité et la mesure sont toujours plus convaincantes", comme l'écrivait en 1998 notre prédécesseur Robert Solé lors du vote du pacs - et à la suite, déjà, d'un "éditorial simplificateur", disait-il...

Peine perdue ? Pas sûr. Ce débat est tout sauf "banal", on l'a dit. Mais, il est "normal", comme dirait qui vous savez... Quant au dialogue... "Je suis votre avenir, et le futur de la France", affirme "l'ado" Dimitri. "Je reste politiquement incorrect", prévient Jean Blanchard. C'est reparti pour un tour...
Il est vrai que beaucoup de (beaucoup d'autres) lecteurs apportent des avis intéressants…

2012/12/26

Ô Corse, Île de Butés

Pendant que les Français continuent à dénoncer les Américains pour la violence dans leur société ainsi que la présence des armes dans ladite société, Yves Bordenave nous en apprend plus dans Le Monde sur "les dérives mafieuses … en Corse" ainsi que sur les racines de la violence.
Pendant ce temps, Le Canard Enchaîné choisit, pour son titre principal de la semaine, un jeu de mots sur "l'île de beauté".

2012/12/25

"Dans les trafics de stupéfiants, y a pas de justice"


"Pourquoi les dealers vivent-ils chez leur maman ?"
C'est la question que se pose Big Browser et
C'est à cette question que tente de répondre un documentaire diffusé dans l'émission "Les Pieds sur terre", sur France culture, au fil des discussions avec des jeunes des quartiers nord de Marseille.
Réponse, donc : "parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour se payer un appartement". Tout simplement. Car pour les petits dealers de La Castellane ou d'ailleurs, le commerce de cannabis n'est pas si lucratif, et les sous qu'ils gagnent, vite dilapidés. "Ils flambent d'ennui", dit la journaliste.

… Les jeunes, entre 18 et 20 ans, décrivent un commerce bien rodé, organisé, hiérarchisé. Il y a le guetteur, qui gagne entre 40 et 80 euros la journée, le rabatteur, le charbonneur ou vendeur, qui gagne 80 à 200 euros, le coupeur et le ravitailleur, 100 à 200 euros, puis la nourrice, le gérant du terrain, et le patron, qui gagnent respectivement 1 500, 6 000 et 10 000 euros par mois maximum, selon la journaliste. On apprend sur le tas, et on peut rapidement monter en grade.

Eux ne font que du shit et de l'herbe. "Ceux qui ont fait de la cocaïne, ils ont tous été en prison ou ils sont morts", explique l'un d'eux. Certains ont perdu des amis. "Dans les trafics de stupéfiants, y a pas de justice." 

2012/12/20

Dans le Sud de la France, la Prison de la Honte — "C'est le Moyen Age"

L'équipe du contrôleur général des prisons en est sortie effarée. Par l'effroyable odeur d'ordures et d'urine, par les murs qui tombent en ruine, par l'eau qui ruisselle dans les bâtiments, par les rats qui pullulent au point que les surveillants tapent des pieds pendant les rondes de nuit pour les éloigner. Ils ont trouvé un scorpion dans une flaque et surpris un détenu qui lapait l'eau des toilettes, lassé de réclamer depuis trois semaines qu'on répare le robinet de sa cellule. Un autre a fini par leur murmurer, vert de peur, qu'il était l'esclave, y compris sexuel, de ses deux codétenus.
Pendant que les intellectuels français pourfendent le manque d'humanisme dans le système capitaliste pourri de ces êtres égoistes et réactionnaires que seraient les Américains — qui n'auraient pas la moindre idée des droits humains et qui seraient rétrogrades comme ce n'est pas possible —, Franck Johannès publie à la une du journal Le Monde un article sur la prison de la honte à Marseille (voir le portfolio ainsi que la vidéo).

Le "surpeuplement des lieux de détention" est du reste une chose que le quotidien de référence décrit comme rien de moins qu'un mal français, tandis que Boris Targe, secrétaire national du Syndicat national des directeurs pénitentiaires (SNDP) évoque "une explosion des violences entre détenus et envers les personnels" en concluant que la "situation des prisons est réellement alarmante".
"VIOLATION GRAVE DES DROITS FONDAMENTAUX"

 Jean-Marie Delarue, le contrôleur général des lieux de privation de liberté, a jugé le naufrage de la prison des Baumettes, à Marseille, suffisamment alarmant pour utiliser la procédure d'urgence, prévue en cas de "violation grave des droits fondamentaux"

… Le traitement des déchets "est problématique", relève poliment le rapport, le réseau électrique "ne couvre pas les besoins actuels" : un surveillant a fait sa ronde, la nuit, dans un noir intégral, avec sa petite lampe de poche personnelle. Sept douches sur dix sont hors d'état. La cuisine a bien été restaurée en 1998, "mais les couloirs du sous-sol où elle est installée sont extrêmement sales". Quand les détenus ne sont pas remontés de promenade, on dépose les barquettes des repas devant les cellules, à la grande satisfaction des rats qui attendent l'heure des repas. La plupart des barquettes finissent par la fenêtre. "Il est miraculeux qu'il n'y ait pas eu d'épidémie, s'indigne le contrôleur, si un détenu était gravement malade, elle se répandrait comme une traînée de poudre."

PAS DE MOYENS ET SURPOPULATION CHRONIQUE

Des travaux ont certes été entrepris. Un nouveau bâtiment a été construit en 1989, mais il pleut dedans, d'ailleurs le sol a bougé et "d'importants défauts de structure" le condamnent à terme. La prison des femmes, pourtant la moins dégradée, va être reconstruite, avec un autre nouveau bâtiment... en 2017. Mais les travaux de l'actuelle maison des hommes, la plus vétuste, ne sont pour l'heure pas prévus.
… Ces maisons d'arrêt sont elles-mêmes pleines à craquer, avec une surpopulation moyenne de 136,6 %.

GREFFIERS ET MAGISTRATS REFUSENT DE VENIR

Le personnel en revanche est rare, et compte tenu des conditions de travail, l'absentéisme est élevé : 2,6 jours par personne et par mois, a calculé le contrôleur. L'un des gardiens se souvient du jour où un rat lui a sauté sur la poitrine, et il en est resté durablement traumatisé. Il arrive qu'il n'y ait qu'un seul surveillant pour un étage, soit deux cents détenus. Les greffiers des juges d'application des peines refusent de venir en détention – du coup, les magistrats n'y vont pas non plus, tout comme les infirmiers du service psychiatrique (SMPR).

Il n'y a de surcroît strictement rien à faire aux Baumettes. … "Dans ces conditions, résume Jean-Marie Delarue, la seule activité est la promenade, jusqu'à six heures par jour."
Les surveillants ne surveillent pas la promenade – "parce qu'ils ont peur" –, ni d'ailleurs les douches, où se règlent des comptes sanglants. Depuis le début de l'année, les médecins ont recensé quatorze contusions multiples, huit plaies profondes, sept fractures diverses, trois traumas crâniens, un viol. C'est qu'en prison, tout se paie. Comme le téléphone. "J'ai deux prestataires de téléphone, dit un membre de la direction. Le concessionnaire et les caïds."
… Les plus pauvres, ou les moins forts, s'endettent (15 % en moyenne sont indigents), beaucoup n'osent plus sortir de leurs cellules, même pour la douche. D'autres passent au service des gros bras – ou cherchent à fuir. Les feux de cellule s'expliquent souvent par le besoin urgent d'échapper à un créancier. Ça ne résout rien, "on ne sait pas si on ne va pas mettre la victime entre les mains d'autres bourreaux", explique Jean-Marie Delarue, et la menace se porte tout aussi bien à l'extérieur, sur les familles des détenus. "L'état matériel, la pénurie d'activités, la violence : tout se tient. Et cela se passe à Marseille, en 2012."
Des prisonniers témoignent à Simon Piel que "Les Baumettes ce sont des oubliettes" et que "C'est le Moyen Age" :
… ses neuf mois passés dans l'établissement des Baumettes, le centre pénitentiaire de Marseille, dont il est sorti en 2006, l'ont profondément marqué. "On a essayé de me racketter mes baskets ou pantalon, mais je m'étais fait des potes balèzes. Et puis j'ai fait le guerrier. Quand les mecs savent que s'ils veulent vous agresser, il faudra se taper, ils réfléchissent. Si vous acceptez une fois, c'est terminé." Les escaliers, les douches et les espaces de promenade sont les endroits les plus redoutés. "Il ne faut jamais se déplacer seul, explique-t-il. Il n'y a ni caméras, ni surveillants dans ces endroits-là. Quand j'y étais, un type s'est pris trois coups de couteau dans les escaliers. Etre seul, c'est être une cible."

… S'ajoute à cette violence quotidienne et à la difficulté pour un personnel en manque d'effectifs à la gérer, une vétusté qui n'épargne aucun bâtiment. "C'est le Moyen Age", explique un ancien détenu. "Les rats font la taille d'un gros chat", décrit un autre qui pourtant se trouvait lui dans le bâtiment D. Il précise : "Ma cellule était infecte au niveau hygiène : les WC étaient effroyables, il y avait des poils plein le matelas et la couverture." Quant aux cafards, il en a identifié "trois races différentes".
Évoquant "l'indignité de la situation actuelle" et un "scandale national", un éditorial du Monde conclut que "la France régresse et traite ses détenus de façon inhumaine" :
Camus l'assurait : " Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d'une nation qu'en visitant ses prisons. " Visiter la prison des Baumettes, à Marseille, montre que la France régresse et traite ses détenus de façon inhumaine.

Jeudi 6 décembre, Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté, a dressé un bilan effarant de l'état de cet établissement pénitentiaire : les rats et cafards pullulent, les cellules aux fenêtres brisées sont d'une saleté repoussante, des détenus, faute d'eau courante, boivent celle des toilettes. La prison est surpeuplée, l'inactivité forcée, les règlements de comptes et le racket généralisés. De fait, la privation de liberté n'y a plus aucun sens, car elle produit des enragés plus violents encore à la sortie qu'à l'entrée.


2012/12/17

Un membre de la famille Le Pen invité à Moscou par un député "antiaméricain, antioccidental, et représentatif des poutiniens de choc"


Nous avons déjà eu l'occasion, par plusieurs fois, de démentir cette croyance populaire que le Front National (la droite française) serait l'équivalent du Parti Républicain, de la Tea Party, et/ou de l'ensemble tout court des Américains de souche (ce qu'on appelle la droite américaine) — que ce soit parce que les électeurs du FN soutiennent Obama, parce que le programme du parti critique le libre-échange, la privatisation, et la politique (ultra)libérale, parce que l'objectif du parti est de capter les peurs engendrées par la mondialisation, parce que Marine Le Pen prône l'intervention de l'État, ou parce que ladite fille de Jean-Marie Le Pen trouve la Russie de Poutine une meilleure alliée que l'Amérique (que ce soit de Bush ou d'Obama)…

Dans cette perspective, notons les articles dans Le Monde sur le Front National de Hélène Bekmezian et d'Abel Mestre où l'on apprend que la nièce de Marine Le Pen est partie à Moscou rendre visite à un législateur à la commission des affaires étrangères de la Douma (le président de cette commission, rien de moins) qui est, selon Abel Mestre, "Antiaméricain, antioccidental, [et] représentatif des poutiniens de choc" :
Le mystérieux voyage de Marion Maréchal-Le Pen en Russie
 
Marion Maréchal-Le Pen s'est rendue en Russie, en début de semaine, à l'invitation d'Alexeï Pouchkov, 58 ans, président de la commission des affaires étrangères de la Douma. Antiaméricain, antioccidental, il est représentatif des poutiniens de choc. Une équipe de BFM-TV l'a accompagnée tout au long de son voyage. Le FN n'a pas communiqué à ce sujet : "C'est une décision de la députée de ne pas en parler." "Elle doit écrire un article pour son blog", précise son assistant parlementaire, Alexandre Heuzé. "Elle est restée une journée sur place. Elle a dû être invitée parce qu'elle fait partie du groupe d'amitié France-Russie. C'était la seule parlementaire française, mais des élus d'autres pays étaient présents", continue M. Heuzé.
Avouons qu'il n'y a pas vraiment lieu de trouver le moindre lien avec le Parti Républicain, la Tea Party, et de l'ensemble tout court des Américains de souche…

2012/12/16

Comment duper une nation

… une nation fatiguée de longs débats consent
volontiers qu'on la dupe, pourvu qu'on la repose

2012/12/11

Les ralentisseurs sont-ils une preuve de plus de la volonté des autorités d'établir la sécurité sur nos routes ?

Vous soutenez les autorités dans leurs mesures de répression sur les routes parce qu'elles sont censées nous protéger et sauver des vies ?

Vous doutez que les mesures pris par les autorités pour la sécurité des citoyens puissent être contreproductifs ?

Et — ajoute Nicolas Grumel dans Moto Mag —
Vous doutiez encore du danger que représente un ralentisseur pour un motard ?
Voici la preuve par l’image : lors d’une parade de policiers à moto au Mexique, l’un d’eux fait l’amère expérience de la catapulte, dans le rôle du projectile. En cause, un ralentisseur mal signalé… Casque d’Ane à Mexico City !

Sanction directe pour le motard.
Ces images sont spectaculaires, et l’on n’aimerait pas être à la place du policier, qui ne s’attendait sans doute pas à telle célébrité en ce jour de parade. D’autant que, prestige oblige, il roule en chemise… La chute est certainement amplifiée par la masse non négligeable de la Harley Davidson qu’il chevauche.

Ralentisseur = danger !
Il n’empêche, cette vidéo est bien la preuve de ce que l’on se tue à répéter, à longueur d’année, aux collectivités locales et autres municipalités, qui constellent nos routes de dos d’âne. Oui, même à faible vitesse, ces dispositifs de ralentissement s’avèrent dangereux pour un motard. La signalisation réglementaire, destinée à avertir les conducteurs de leur présence, n’est pas superflue. Faudra-t-il leur projeter ce film, pour qu’ils le comprennent ?