2010/07/16

Les Médiateurs : Ni des juges, ni des défenseurs, ni des procureurs, mais « Des veilleurs, des balises qui signalent comment les vents se présentent »

Dans l'article principal (et de couverture) du quotidien Le Monde Télévision, sur les médiateurs (Médiateurs Mal-Aimés), Jean-Baptiste de Montvalon écrit que :
Il est symptomatique que les médiateurs se définissent d'abord par ce qu'ils ne sont pas. « Il ne faut pas se prendre pour un procureur », explique la médiatrice de France 3, -Marie-Laure Augry. « Je ne suis pas un juge. Ni un défenseur de la télévision, ni un procureur », ajoute Alain Le Garrec, médiateur des programmes à France Télévisions. Alors quoi ? « Des veilleurs, des balises qui signalent comment les vents se présentent », avance Marie-Laure Augry.

Ces phares sont généralement érigés après la tempête : comme le rappelle le sociologue Jean-Marie Charon dans l'entretien qu'il nous a accordé, ce sont des crises de confiance qui ont incité l'Etat à instaurer cette fonction dans l'audiovisuel public. La nomination d'un médiateur est d'abord une réponse au désaveu du public, avant d'être l'anticipation d'éventuels malentendus.

[À TF1,] Jean-Marc Pillas … reconnaît les limites de sa fonction. « Je ne suis pas au-dessus des lois de l'entreprise. Je ne suis pas payé pour mettre en danger l'image de la chaîne », dit-il.
Dans un entretien avec Jean-Baptiste de Montvalon, Jean-Marie Charon ajoute que
Les médiateurs sont exposés à deux risques principaux : se heurter jusqu'à une sorte de point de non-retour avec la hiérarchie de la rédaction ou, à l'inverse, se transformer en porte-parole de leur média, trop proches du marketing. … Il y a … eu des médiateurs trop discrets ou trop soucieux d'expliquer le travail de leurs collègues.
"France 2 a choisi, en 2008, d'interrompre la diffusion de « L'hebdo du médiateur ». Une telle fonction a-t-elle un sens si elle ne dispose pas de visibilité à l'antenne ?"
La disparition du médiateur de l'antenne de France 2 est une véritable régression. En faisant preuve d'une telle frilosité, les directions de l'audiovisuel public vont à contresens de l'histoire des médias, de leurs médias, au moment où sur Internet le public manifeste un vif engouement pour une prise de parole, qu'il s'agisse de commentaires des contenus proposés, de recommandations, de classements, de propositions de contenus.
"Un médiateur qui s'efforce d'assumer sa fonction risque de déranger une direction et d'agacer une rédaction, sans pour autant satisfaire les auditeurs ou les téléspectateurs. Ne s'agit-il pas d'une mission impossible ?"
La presse américaine a dégagé depuis longtemps quelques pistes qui me paraissent toujours valables. Un médiateur ne peut jouer utilement son rôle que dans une durée limitée et définie dès le départ. Il doit être hors hiérarchie rédactionnelle et dépendre directement de la direction du média. Ce doit être un senior, reconnu dans sa compétence, son expérience, sans ambition de carrière. Nombre de journaux américains préféraient appeler quelqu'un d'extérieur, n'ayant pas de passif ou d'amitiés au sein de la rédaction. La question peut se discuter, la plupart des médias français ayant préféré faire appel à l'un des leurs. C'est une mission difficile, mais plus nécessaire que jamais !

2010/06/26

Highly Recommended

I know the liberals call you 'the most dangerous man in America,' but don't worry about it, they used to say the same thing about me. Keep up the good work.
— Ronald Reagan
in a letter to
Rush Limbaugh,
December 11, 1992

2010/06/25

Le Monde's problems make it the textbook example of the evolution of French press over the last years

Within two weeks, the French newspaper Le Monde will run out of cash
write Frédéric Filloux and Jean-Louis Gassée.
By this Monday at noon, candidates to the takeover of the most prestigious French daily will have disclosed their offers. By June 28, the staff will vote and make the final decision for the fate of the 66 years-old paper.

More importantly, the newspaper’s independence will be under severe pressure.

Le Monde is the textbook example of the evolution of French press over the last years …

2010/06/11

Rencontre Sarkozy-Obama : Cordialité ou rivalité

Evelyne Joslain sur Le Ring de LCI avec Stu Haugen, Meredith Gowan Le Goff, et Jean-Philippe Immarigeon, le tout "parrainé" par le présentateur Romain Hussenot.

The Ring (31-03-2010) from Bolt-On.Corp on Vimeo.

2010/06/09

Un papier condamnant Kim Jong-Il entraîne moqueries de la part des lecteurs du Monde

Mettons Kim Jong-il au ban de l'humanité
martèlent Stéphane Courtois, André Glucksmann, Robert Pépin, Pierre Rigoulot, André Senik, et Ilios Yannakakis dans Le Monde, ce qui entraîne tout de suite… moqueries et condamnations par les lecteurs du quotidien (!)
Le dirigeant du pays ne se contente pas d'étouffer les libertés, d'affamer la population en s'entêtant dans un système collectiviste planifié en grande partie responsable d'une famine qui a tué plus d'un million de Nord-Coréens à la fin des années 1990 ; il menace la paix du monde en mettant sur pied un armement nucléaire et en diffusant, notamment en Iran, sa technologie de mort.

Vingt-trois millions de Nord-Coréens survivent, asphyxiés culturellement, soumis à une terreur totalitaire orchestrée par ce tyran liberticide, malfaisant pour son peuple, qui interdit qu'une aide extérieure atteigne directement les victimes et se croit intouchable du fait de la protection de la Chine et du chantage à l'arme nucléaire.
Ce papier, des plus nécessaires, entraîne immédiatement, comme nos l'avons déjà dit… moqueries et condamnations par les lecteurs du Monde, dont le palme doit revenir à Rodolphe Cadoret qui prétend (sur quelle planète vit cet homosexuel déclaré ?!) qu'en Corée du Nord
il n'y a ni agression, ni crime contre l'humanité, ni crime de génocide, ni crime de guerre.
(Gageons que si les condamnés d'un papier dans Le Monde avaient été George W Bush ou Benyamin Netanyahou, sa réaction aurait été complètement différente…)

2010/06/06

"Nous, les démocrates" en Chine, dit Liu Xia, "nous sommes comme les juifs en Allemagne nazie"

Andreï Sakharov, Nelson Mandela, Vaclav Havel, Lech Walesa, voilà les noms avec lesquels, dans les années 1980, il fallut nous familiariser : symboles, acteurs, puis vainqueurs, hors normes, de la résistance à des tyrannies bestiales. De notre Occident, intellectuels et politiques, nous leur avons apporté soutien et confiance : notre solidarité a contribué à la libération de centaines de millions d'êtres sur des continents et dans des civilisations que certains, adeptes du relativisme, jugeaient imperméables à la démocratie. Celle-ci n'était-elle pas qu'occidentale ? Tandis que l'Orient ou le Sud, par on ne sait quelle fatalité, auraient été voués au despotisme, au mieux éclairé.
Ainsi commence, dans Le Monde, l'article de Guy Sorman, J'accuse le régime chinois.

Aujourd'hui, retenons les noms de Wei Jingsheng, Hu Jia et Liu Xiaobo : ils sont, pour la Chine, les nouveaux Havel, Sakharov et Mandela, les héros d'une dignité à venir, celle qui jusqu'à présent est déniée à un milliard de leurs concitoyens chinois, hommes et femmes en quête des mêmes droits que nous : Chinois, mais avant tout nos frères et nos soeurs en humanité.

Ces Chinois ne seraient-ils pas satisfaits de leur sort ? Sous la tutelle bienveillante du Parti communiste chinois (PCC) qui leur a conféré le droit de s'enrichir, à l'exclusion de toute autre aspiration, spirituelle, politique et morale ? La croissance comme destin : ce discours-là, complice de la répression communiste, pétri d'ignorance historique et de sinophilie primitive, est devenu une vulgate en Occident, autant qu'en Chine.

Ce non-droit à la démocratie, assez bon pour des Chinois adeptes de la servitude volontaire, autorise nos sinophiles en quête de visa, nos affairistes en quête de contrats, nos politiciens en quête de flatteries, à se précipiter à Pékin, sans états d'âme, surtout pas d'états d'âme. Les "dissidents" démocrates, Wei Jingsheng, Liu Xiaobo et Hu Jia ne seraient-ils que des égarés ? N'auraient-ils rien compris à la "Grande Renaissance chinoise", pour reprendre la terminologie bétonnée du PC ? Il n'empêche que ce gouvernement chinois, mieux averti que les Occidentaux, n'est pas dupe de sa propre propagande.

… La frugalité est ce qui manque le plus à l'oligarchie communiste, aux dynasties d'apparatchiks qui se partagent le pouvoir et l'argent. Cette nouvelle classe de super-riches exploite (au sens marxiste du terme) le labeur d'un milliard de paysans pauvres : misère économique et dénuement moral d'un peuple souvent privé d'écoles et de toute médecine. Privé de liberté religieuse aussi, sauf lorsqu'elle se cantonne dans des lieux de culte gérés par le PC.

Ne croyons pas un instant que le peuple chinois soit satisfait de son sort ni hypnotisé par la propagande du parti qui claironne un nouvel "âge d'or". Entre Internet et téléphonie cellulaire, les humbles surveillent en continu les exactions des super-riches et des apparatchiks de village.

… Le parti est-il encore communiste ?, se demande-t-on en Occident. Certains invoquent un capitalisme d'Etat, étrange oxymore. Liu Xia, qui vit le régime de l'intérieur, estime, elle, que le fascisme est une référence plus appropriée : parti unique, mépris pour la culture, alliance de l'Etat et du capital. "Nous, les démocrates, dit Liu Xia, nous sommes comme les juifs en Allemagne nazie. On nous extermine dans l'indifférence générale des Occidentaux. Vous vous réveillerez quand nous aurons disparu."

Notons que le tout premier lecteur à réagir à l'article de Guy Sorman illustre parfaitement sa description, dans le premier paragraphe de son article, des "adeptes du relativisme"…

2010/05/18

Un peu de "fair-play" pour les conservateurs américains

En tant que conservateur américain qui a débattu avec Jake Lamar à la télévision française, j'ai été affligé suite à la lecture de son article sur Fox News (La désinformation continue, Le Monde Magazine nº 32 du 24 avril 2010, p 42-45). Si quelqu'un confond commentaire et analyse, comme il en accuse cette chaîne, c'est bien son article qui véhicule les caricatures les plus grotesques concernant la chaîne, les Républicains, les conservateurs, et les habitants de l'Amérique profonde dans leur ensemble.

Et j'estime que la moindre des choses est que tous les sus-mentionnés méritent un droit de réponse.

S'il est vrai que la raison principale de l'opposition à Obama est que des équivalents américains du Front National "ne supportent pas de voir leur pays dirigé par un Afro-Américain de centre gauche", pourquoi soutiennent-ils Obama lorsqu'il annonce par exemple un renforcement des troupes en Afghanistan ? Pourquoi les tea partiers soutiennent-ils alors, en Floride, un Latino (inconnu, à savoir Mario Rubio) plutôt qu'un WASP (célébre, à savoir le gouverneur Charlie Crist), ainsi que le Noir Allen West, étoile montante dont les discours sur YouTube sont prisés dans le pays tout entier ? Pourquoi leurs voisins de la Louisiane ont-ils choisi comme gouverneur un Républicain originaire de l'Inde (Bobby Jindal), à la peau plus foncée qu'Obama ? Si l'opposition à son système de santé n'était pas basé sur autre chose que du racisme, pourquoi les Républicains ont-ils opposé dans les années 1990 la réforme de la santé de Bill Clinton, qui (jusqu'aux dernières nouvelles) était (et est) un homme de race blanche ?

Se pourrait-il que les positions des Américains de droite soient basées (aussi incroyable que cela puisse paraître) sur quelques principes (par exemple, une politique étrangère forte, ainsi que des politiques sociales laissées aux soins des 50 États — principes propres à… la Constitution, document fondateur des USA) — plutôt que sur des supposés manquements psychologiques bas et vils ?

Quelques chiffres et quelques faits : La vérité est qu'aucun Républicain ne peut pas plus attaquer le projet de loi sur le système de santé qu'aucun Démocrate ne peut le défendre ; car cette loi — qui fait 2500 (!) pages et crée plus de 100 (!) nouvelles bureaucraties — a été votée sans que les élus n'aient eu le temps de le lire. Exactement comme le "stimulus" de 2009, qui coûte la bagatelle de 787 milliards de dollars et qui fut voté sans le moindre débat, malgré les promesses d'Obama de transparence et d'une nouvelle ère de "bipartisanship" (bipartisme). En un an, il s'avère que Barack Obama a dépensé plus d'argent que George W. Bush ou Bill Clinton en huit ans.

Les dépenses irresponsables et les subventions interminables ont mis des pays comme la Grèce et le Portugal dans le pétrin dans lequel ils sont maintenant ; est-il possible que le peuple américain ne veut pas les mêmes politiques étatistes pour leur pays — quelle que soit la couleur de peau de leur président — et qu'il exige que l'opposition républicaine dise "Non" aux projets, demésurés, d'Obama ?

Frédéric Joignot entend préfacer l'article de Jake Lamar (qui soit dit en passant n'a pas vécu aux USA depuis 17 ans) avec une description des Tea Partiers comme les membres de "la base la plus radicale de la droite et de l'extrême droite américaine". Est-ce radical, est-ce populiste, est-ce être "frénétique" et "aigri" et "hargneux" et "virulent" d'attendre de ses élus — blancs ou noirs — un minimum de transparence et de responsabilité financière, surtout lorsqu'en temps de crise, la logique exige de chacun de faire des économies et de "se serrer la ceinture" (et que par ailleurs, l'argent dépensé à droite et à gauche par le gouvernement Obama est en fin de compte le leur — celui des contribuables) ? Peut-être que d'aucuns ont des bonnes raisons de ne pas "décolèrer", voire de "s'étrangler de rage"…

Le problème des Démocrates — comme celui des supporters étrangers d'Obama — est qu'ils ne prennent pas leur idole pour le président des États-Unis, ils le prennent pour "le" guide spirituel de l'Amérique censé amener ce peuple de prétendus ignorants vers le nirvana (la social-démocratie à l'européenne). Et devant ce Grand Timonier auto-proclamé, les critiques devraient se taire et ignorer ses (nombreuses) promesses non tenues.

Le problème (pour les partisans idéologiques d'Obama) est que nous ne sommes pas convaincus (et que nous avons de — bonnes — raisons de ne pas l'être) que l'Amérique remplit cette description de cet endroit infernal et inhumain véhiculé (et vilipendé) par les gauchistes du monde entier (en Amérique comme à l'étranger) ; nous avons des raisons de ne pas être convaincus que les Européens sont des êtres extra-lucides qui auraient trouvé le moyen d'amener le paradis sur terre (loin de là) ; et nous avons des raisons de ne pas être convaincus par ce conte de fées dans lequel Barack Obama est le Grand Timonier censé nous conduire vers la délivrance.

2010/05/08

"Laisser le lecteur s'exprimer n'est pas une mauvaise chose, certains peuvent avoir un avis très éclairé sur de nombreux sujets"

En version française, le Courrier des lecteurs, lui, a vu sa place de plus en plus contestée
écrit Véronique Maurus dans Le Monde.
Même au Monde, la tradition instituée par Hubert Beuve-Méry — qui lisait, répondait et sélectionnait lui-même les lettres — a semblé un temps condamnée par la prééminence d'Internet.
La Médiatrice du Monde ajoute :
Autre atout : l'espace Courrier est ouvert à tous, abonnés ou non, lecteurs épisodiques ou réguliers. Il est donc totalement gratuit — au contraire des réactions postées sur la plupart des éditions en ligne, réservées aux seuls abonnés du site. Les textes sont en outre archivés dans la base de données, ce qui n'est généralement pas le cas sur la Toile.
Faire le contraste avec l'Angleterre :
Institution britannique, les "lettres à l'éditeur" sont toujours à l'honneur dans les médias anglo-saxons — le Guardian, entre autres, leur consacre une pleine page quotidienne.

"Laisser le lecteur s'exprimer n'est pas une mauvaise chose, certains peuvent avoir un avis très éclairé sur de nombreux sujets. Cela n'est-il pas le rôle du Courrier des lecteurs, où au moins seuls les courriers apportant quelque chose sont publiés ?", note par exemple Marine Tropres (Maisons-Laffitte, Yvelines).

2010/04/16

La folle hystérie anti-pédophile qui perdure depuis quelques années et où l'on voit de la pédophilie partout

Encombrante Emilie. Sa vérité d'hier rassurait. Elle désignait un mal et un coupable de ce mal. Celle d'aujourd'hui dérange tous ceux qui se sont empressés de la croire.

…Comment en est-on arrivé là ? L'affaire Loïc Sécher se présente comme bien des dossiers d'agressions sexuelles. Pas de preuves, pas d'ADN, mais la parole d'une accusatrice contre celle d'un accusé. Entre les deux, la cour et les jurés doivent choisir.
Suite à l'article de Pascale Robert-Diard sur Loïc Sécher, victime d'une erreur judiciaire (les jurés avaient "reconnu Loïc Sécher coupable et [l'avaient] condamné à seize ans de réclusion criminelle" il y a neuf ans pour viols et agressions sexuelles sur mineure) un lecteur du Monde réagit ainsi :
Tant que ceux qui détruisent des vies par leurs accusations mensongères ne seront pas inquiétés par la justice, ça continuera.
Tandis qu'un autre lecteur pose la question suivante :
Combien d'affaire de ce genre vont finir par sortir d'ici quelques années, après la folle hystérie anti-pédophile qui perdure depuis quelques années et où l'on voit de la pédophilie partout? Combien d'enfants devenus adultes et qui vont regretter des déclarations fausses faites sous pression d'adultes pressés de condamner quelqu'un? Combien d'innocents en prison qui attendent un signe, un revirement? Cette histoire n'est peut-être que le début d'une longue série...
Le pire dans l'article, c'est peut-être que (en tout cas au début) Pascale Robert-Diard semble plus plaindre les jurés que la (vraie) victime :
C'est à eux que l'on pense, au moment où la commission de révision des condamnations pénales va se prononcer sur le sort de Loïc Sécher. Parce que, bien davantage que les magistrats professionnels qui les entouraient, ces jurés pourraient être chacun d'entre nous.

2010/04/13

"Obsession" Polonaise ?!

Suite à l'accident d'avion qui a décapité le gouvernement polonais près de Katyn, les préceptes du journal Le Monde n'ont guère beaucoup évolué depuis la sortie du film de Andrzej Wajda.
Katyn. Tragédie polonaise, douleur polonaise, obsession polonaise, désormais dupliquée.
Dans un article de Sylvie Kauffmann, il appelle la position de la Pologne par rapport aux crimes de Katyn il y a 70 ans une obsession polonaise.
Si les arbres de Katyn pouvaient parler, ce qu'ils diraient serait à peine croyable.
Dans un autre article, Les arbres de Katyn, Franck Nouchi ne mentionne jamais la culpabilité (ni même la responsabilité) des soviétiques, mais se contente de renvoyer la propagande des Nazis et des Soviets dos à dos (les uns accusant les autres de la tragédie), en suggèrant — entre autres, dans la toute dernière phrase — que seuls les arbres peuvent connaître la vérité…

"Obsession polonaise" ? Pourquoi obsesssion ? Lorsqu'il s'agit de crimes communistes, en parler rèvèle d'obsession et d'autres manquements psychologiques…

Lorsqu'il s'agit des Américains et/ou de leurs alliés, là, soudain, il ne faut pas oublier, il ne faut jamais oublier…

Par exemple : Après 1989, on permet – par compassion — aux leaders communistes renversés des pays de l'Europe de l'Est de partir à la retraite. Pinochet, par contre, il faut le poursuivre jusqu'à la fin de sa vie.

Pinochet a fait 3000 victimes en 17 ans. Au XXe siècle, les communistes ont tué une centaine de millions (dont 21000 en l'espace de quelques semaines à Katyn). Mais la chasse aux sorcières par rapport à un Chilien sénil est brave, courageux, et noble, basé sur des principes "humanistes" — comme l'est la dénonciation, interminable, du sort des Indiens et des Noirs aux USA (bien moins d'un million de morts).

Alors que la position des Polonais par rapport aux crimes communistes, n'est qu'une espèce "d'obsession" qu'ils feraient mieux, "dans l'intérêt de tous", d'oublier…

Ce qui résume peut-être le mieux la situation (volontairement ou non), c'est une phrase dans l'article de Sylvie Kauffmann :
"Couronnement du pacte (germano-soviétique) Molotov-Ribbentrop", selon l'intellectuel Adam Michnik, Katyn est au coeur de l'identité polonaise pour avoir reflété, aussi, l'ambivalence de la gauche européenne à dénoncer les crimes de Staline.
À L'Insolent de conclure :
Paris demeure aussi donc la capitale de l'eau tiède, du soviétisme mou et du communisme impuni.

2010/04/10

À 15 km de Paris : Craintes par rapport à la ghettoïsation de la société française

Le maire Courage (comme Luc Bronner appelle Claude Dilain), élu socialiste de Clichy-sous-Bois (30 000 habitants), la commune de Seine-Saint-Denis mondialement connue pour avoir été l'épicentre des émeutes de l'automne 2005,
ne cache pas ses craintes face à la ghettoïsation de la société française. Maire depuis 1995, réélu au premier tour en 2008, il a vu défiler un nombre incalculable de ministres, de parlementaires, d'experts internationaux, de sociologues, de journalistes, venus s'informer sur les causes de la "crise des banlieues". A tous, il fait visiter sa ville et ses quartiers, convaincu de la nécessité de faire connaître la gravité de la crise sociale et urbaine, soucieux aussi de faire exister les banlieues dans l'agenda politique et médiatique pour espérer obtenir une action plus volontariste.

Pédiatre de formation, Claude Dilain, qui continue d'exercer quatre demi-journées par semaine dans sa ville, se désole de l'insuffisance et de la lenteur des politiques publiques en faveur des banlieues populaires. Et, de l'indifférence de la société vis-à-vis des cités sensibles. Un manque d'intérêt auquel le président de l'association Ville et banlieue donne une explication sociologique : suivant les travaux de l'économiste Eric Maurin, auteur du Ghetto français (Le Seuil, 2004), il est convaincu que la concentration des populations pauvres et immigrées dans certaines villes, certains quartiers, arrange la société, en particulier les classes moyennes et favorisées, qui évitent ainsi d'avoir à cohabiter — et à scolariser leurs enfants — avec des populations plus fragiles.
Dans Le Monde , Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois qui déclare avoir "honte d'être le représentant impuissant de la République française",
souhaite faire passer un message essentiel : la politique de la ville, si elle n'est pas défendue au plus haut niveau de l'Etat par un premier ministre capable de mobiliser tous les ministères, ne peut résoudre les problèmes des banlieues les plus difficiles, quelle que soit la volonté affichée par les ministres ou secrétaires d'Etat successifs.
Claude Dilain persiste :
notre territoire, parmi les plus pauvres de France, est éligible à tous les dispositifs mis en place depuis des dizaines d'années. Il incarne la "politique de la ville", une des politiques publiques les plus évaluées, les plus remises en question aussi, sans doute parce qu'elle n'a pas réussi, seule, à enrayer la ghettoïsation de nos quartiers.

2010/04/08

"En France, les pratiques discriminatoires et le racisme ordinaire sont les mauvaises herbes que les autorités ne se donnent pas la peine de traiter"

Dans son compte rendu Le Monde du livre de Christian Roudaut une enquête qui « s'intéresse exclusivement aux Français "exilés" dans des pays occidentaux à niveau de développement "comparable à celui de la France" » —, Marine Jacot écrit ce qui suit sur le tome intitulé France, je t'aime je te quitte (Ce que les Français de l'étranger nous disent) :
Guère migrants au siècle dernier, les Français s'expatrient en plus grand nombre depuis 2000. Ils représentent, selon les estimations, environ 2,5 millions de personnes - l'équivalent de la population du département du Nord. … Parmi ces émigrés, 48 % vivent dans un pays européen, 20 % sur le continent américain et 15 % en Afrique.

…Premier constat : parmi les nouveaux expatriés figurent beaucoup de jeunes Français issus de l'immigration. Plusieurs d'entre eux racontent pourquoi ils sont partis chercher (et ont trouvé) à Stockholm, Londres, Amsterdam ou San Francisco ce que "l'égalité républicaine" ne pouvait leur offrir. Verdict : "En France, les pratiques discriminatoires et le racisme ordinaire sont les mauvaises herbes que les autorités ne se donnent pas la peine de traiter sérieusement". "La France, on l'aime ou on la quitte", proclamait en 2007 le slogan du Front national, parodié par le candidat Sarkozy ("Qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas"). Ils disent qu'ils l'aimaient et l'aiment toujours.

…Constats et verdicts sont moins convaincants [Mais pourquoi donc, Madame Jacot ?!] sur la "fuite des chercheurs hexagonaux" ou celle des stars installées sous d'autres cieux, dont les cas sont trop particuliers. Les témoignages d'expatriés sur le rapport obstinément malsain des Français avec l'argent ("qui corrompt, achète, écrase, tue et ruine", assénait Mitterrand en 1971) et leur méfiance à l'égard de l'enrichissement, qui "paraît souiller de façon indélébile son bénéficiaire" sont plus intéressants, qu'ils émanent de patrons comme Pierre-Yves Gerbeau (X-Leisure) ou d'entrepreneurs moins connus.

2010/01/27

Impensable, au Monde, d'être contre Obama à moins d'être un raciste ?

Encore un excellent article, sur Scott Brown cette fois-ci, de Corine Lesnes.

Excellent article, c'est à dire, jusqu'au dernier paragraphe. C'est alors qu'on apprend que la victoire du Républicain, tout compte fait assez sympatique, serait (en fait) entièrement dû au… racisme (soupir)…
Les démocrates n'ont pas fini de digérer la victoire hollywoodienne de Scott Brown. Certains y voient un retour de bâton après 2008. Le retour du macho. La revanche de l'homme blanc. Avec une camionnette qui consomme 15 litres aux 100.
Apparemment, au Monde, il est impensable pour quiconque d'être contre Barack Obama, ou de voter pour quelqu'un qui n'est pas du parti de ce dernier, à moins (!)… d'être un raciste !

Note au Monde :

Les Américains sont contre les déficits, les dettes, et autres politiques monétaires irresponsables si celles-ci sont votées par un Noir…

Les Américains sont contre les déficits, les dettes, et autres politiques monétaires irresponsables si celles-ci sont votées par un républicain

Les Américains sont contre les déficits, les dettes, et autres politiques monétaires irresponsables si celles-ci sont votées par une femme

Et les Américains sont contre les déficits, les dettes, et autres politiques monétaires irresponsables si celles-ci sont votées par un blanc

Les Américains sont contre les déficits, les dettes, et autres politiques monétaires irresponsables. Point final.

2010/01/20

Faudrait arrêter l'emploi du mot "populiste" pour les citoyens qui s'opposent aux gouvernants irresponsables

Excellent article de Corine Lesnes.

(Juste un bémol : faudrait arrêter l’emploi du mot “populiste” pour les individus qui ne pensent pas que c’est oppurtun — ou même intelligent — d’augmenter les impôts, les dépenses, les déficits, et l’intervention du gouvernement fédéral… Faudrait aussi arrêter l’emploi du mot “populiste” pour ceux qui ne pensent pas que nos gouvernants et nos élites sont plus lucides que M. Tout-le-Monde et qu’il faut toujours, en fin de compte, se plier à leurs désirs et choix…)

Quant aux lecteurs du Monde, ils sont scandalisés — scandalisés, vous dis-je — que la démocratie fonctionne aux USA… (Ils en viennent même à louer la dictature — le système chinois (comme Friedman!) — comme meilleur que le système américain!!)

2010/01/10

Prix pour un abonnement au Monde : une montre avec un dessin de Plantu qui montre "les juifs assoiffés de sang" ?

Eric Fottorino a une proposition intéressante : le Directeur du Monde propose "d'abonner un jeune lecteur de votre entourage à la sélection hebdomadaire du Monde", contenant "une synthèse des événements majeurs de l'actualité vus par Le Monde" et — c'est important — qui permettra "de suivre, d'analyser et de comprendre l'actualité française et internationale avec le point de vue du Monde".

À cet escient, il offre des cadeaux : Pour un abonnement d'un an (52 numéros pour 84 Euros), celui qui abonnera le jeune lecteur se verra offrir la collection de 6 doubles CD du Monde de l'Opéra et ses livrets (La Gioconda de Ponchielli, Tristan et Isolde de Wagner, Roméo et Juliette de Gounod, et Don Giovanni, La Flûte Enchantée, et L'Enlèvement au Sérail de Mozart).

Pour un abonnement de six mois (26 numéros pour 55 Euros), on recevra la montre Le Monde de Plantu. Or, que montre-t'elle, la face de cette montre (sur le bracelet, lui, on a droit à la couverture du premier numéro du Monde Magazine) dans cet offre, donc, qui "permet de suivre, d'analyser et de comprendre l'actualité … internationale avec le point de vue du Monde" ? S'il faut en croire des sites comme LePost.fr et Juif.org, le dessin, paru le 11 octobre 2009, ne montre rien moins que "les juifs assoiffés de sang" :
…tout ce qu’un Plantu a trouvé pour évoquer le prix Nobel (ridicule soit dit en passant) d’Obama [c'est] Obama entouré de colombes, un « palestinien » se réjouissant à moitié écrasé par un char, lui-même conduit par un Netanyahou grognon à l’idée de la paix. Non seulement Plantu ne comprend rien à la politique de la région, mais pire, il diffuse une image de l’israélien, le juif, amateur de guerre, de sang.
LePost.fr fait valoir que le Palestinien — le Palestinien type ? — n'est autre qu'un enfant, un être innocent,
un enfant palestinien portant un drapeau palestinien. L'enfant tout sourire adresse ses compliments à Obama porté par les colombes de la paix et volant au secours de l'enfant grâce à son Prix Nobel tout frais gagné.

2010/01/05

Voitures brûlées : Communiquer ou informer, il faut choisir

Alors que Le Monde écrit qu'En une décennie, le phénomène des voitures brûlées s'est étendu et banalisé, et que dans cet article, le quotidien ne semble pas avoir hésité à montrer les truquages des politiques, ailleurs le journal semble avoir fait un copier-coller des communiqués officiels.
…le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, peut se féliciter publiquement d'avoir permis aux Français de passer une soirée de Saint-Sylvestre "calme", alors que 1 137 véhicules ont été incendiés dans la nuit. "La tendance à la hausse a été enrayée", s'est réjoui M. Hortefeux en référence aux statistiques de l'année précédente, les pires jamais enregistrées avec 1 147 véhicules carbonisés. Mais cette appréciation positive est invalidée par l'analyse des années précédentes : 878 voitures brûlées en 2008, 397 en 2007, 425 en 2006, 337 en 2005, 324 en 2004, selon les chiffres officiels alors transmis à la presse par le ministère de l'intérieur [et à peine une centaine de véhicules incendiés en 1998].
Or, Le Monde avait aussi sorti l'article suivant : Une nuit de la Saint-Sylvestre bien plus calme que les précédentes. Les commentaires de deux lecteurs du Monde :
Je trouve choquant que Le Monde, comme d'autres journaux, prenne le communiqué officiel pour titre de l'article.

Le ministre et Le Monde ont bien raison puisqu'il y a eu, d'après le première : 1.137 voitures brûlées. L'an dernier, elles étaient 1.147. 10 de moins... Un bien plus grand calme en effet... :( Communiquer ou informer, il faut choisir

2009/12/29

Une grande régression intellectuelle où l’interventionnisme étatique serait devenue la panacée

À l'occasion de la parution de La septième dimension, Michel Garroté nous présente un entretien avec son auteur, j'ai nommé Guy Millière.
Les discours qui se tiennent sur la globalisation, ainsi, sont la plupart du temps absurdes et délétères. Les discours sur l’environnement, l’économie ou sur la finance, sont plus absurdes et délétères encore. On semble oublier tout ce que l’ouverture planétaire des marchés a permis en termes de recul de la pauvreté et des pénuries en deux ou trois décennies, et entrer dans une grande régression intellectuelle où l’interventionnisme étatique serait devenue la panacée. Mon objectif en écrivant ce livre est de tenter d’apporter un peu de clarté dans tout cela, d’expliquer les dangers, de mettre en garde contre les conséquences que pourrait avoir la régression intellectuelle pour ceux qui y succombent, et surtout de souligner les potentialités qui se sont ouvertes, et qui, si on sait regarder, continuent à s’ouvrir.
Autres livres de Guy Millière

2009/12/14

UE & OTAN : Les Français découvrent les grands dangers du monde — la langue anglaise

A Bruxelles, région bilingue peuplée de quelque 90 % de personnes parlant le français, ce dernier ne perd pas seulement des parts de marché au sein des grandes organisations internationales
fait Jean-Pierre Stroobants.
Partout, il "file à l'anglaise", comme le dit joliment la Maison de la Francité, une structure qui entend promouvoir la langue de Voltaire.
Face à cet article, des lecteurs du monde haussent les sourcils :
Combat d'arrière-garde, inutile, secondaire. On ne va pas exiger de 440 millions d'européens non-francophones qu'ils apprennent le français en plus de l'anglais pour nos beaux yeux, tout comme on ne peut exiger que les 60 millions de Français apprennent l'Allemand ou le Polonais, par amour de la théorie multilinguiste.

2009/12/10

Ainsi pontifient nos islamo-gauchistes et leurs compagnons de route : Il suffirait d’être ouverts aux Autres et de prôner une société multiculturelle…

Véronique Maurus, la médiatrice du Monde, peut les moquer, "gentiment", comme elle le fait dans le premier paragraphe de son article de médiatrice, tout comme dans le dernier, il n'empêche que les lecteurs n'ont pas tort lorsqu'ils taxent le quotidien d'angélisme, d'élitisme, et/ou d'aveuglement et de faire partie de "la gauche caviar française".
Premier grief, l'élitisme. "La démocratie, c'est d'abord la loi de la majorité dans un vote libre, ai-je appris de Rousseau. Il semble que les choses aient changé. Quand la réponse ne plaît pas, l'élite — Le Monde — lâche le mot : populisme, et tout est dit. C'est un peu court", réagit Bernard Clapies (Blaesheim, Bas-Rhin), après l'article titré Les populistes européens inspirés par le vote suisse, du 2 décembre. Carles du Bourg (Paris) renchérit : "Votre éditorial, marqué par l'idéologie de l'antiracisme, manque de réalisme et de mesure. Une chose est certaine : la religion musulmane dès qu'elle est majoritaire quelque part impose sa loi bien au-delà du cercle de ses adeptes. D'autre part, il y a parmi les musulmans une petite minorité de fous furieux. C'est prendre les gens pour des imbéciles que de penser qu'ils mélangent tout et notamment cette réalité avec la situation des immigrés et leur droit à pratiquer leur religion. C'est vous qui mélangez tout."

…Les Suisses justement (pardon !, une majorité de lecteurs suisses) plaident, logiquement, pour leur paroisse. "Je ne suis pas raciste, mais qu'on nous laisse tranquilles avec ces procès d'intention à l'encontre de nos droits les plus élémentaires de citoyen libre et souverain", écrit Nadine Sliti-Crausaz (Genève). "Dans leur grande majorité, les Suisses ne sont pas plus racistes que les Français, ajoute George Michel Bovay (Ferney-Voltaire, Ain). Une fois de plus, la gauche caviar française fait preuve d'angélisme, comme lors de la parution du livre de Samuel Huntigton, Le Choc des civilisations, dont la prospective se réalise aujourd'hui."

… Dernier motif de fâcherie : la démocratie directe - dont beaucoup de défenseurs n'ont pas digéré le référendum européen de 2005. "Vous rapportez beaucoup de réactions, étrangères ou suisses, préconisant un second vote, sous-entendu "correct". Cela me rappelle le référendum sur l'Europe où, les résultats n'ayant pas été ceux prévus par certains décideurs politiques et médiatiques, il a fallu, après quelques mois, rectifier le tir — par un nouveau vote ou un tour de passe-passe. Le concept de démocratie n'en ressort pas indemne", regrette Jean-Marie Ribière (Poulx, Gard).
S'il faut en croire Alain Destexhe, sénateur MR, et la journaliste Claude Demelenne,

Les peuples perdent patience et manifestent leur mécontentement parce qu’une partie de nos décideurs – en clair, les partis de gauche – ferment les yeux dès que l’islamisme pointe le bout du nez. Ils adoptent face à cet islamisme la même attitude que certains intellectuels, jadis, devant les crimes du communisme : ils campent dans le déni du réel. Ils considèrent « irrationnelle » la peur que suscite dans une très large part de l’opinion, l’islam réactionnaire, qui n’est pas tout l’islam, mais trop souvent hélas, celui qui occupe le devant de la scène.

La pensée unique répète en boucle que tout va bien. Il nous suffirait d’être ouverts aux Autres et de prôner une société multiculturelle. D’accepter avec humilité de questionner le bien-fondé de nos valeurs occidentales. De mettre sur le grill quelques principes prétendument universels mais, paraît-il, marqués du sceau d’un impérialisme culturel qui n’ose pas dire son nom. Ainsi pontifient nos islamo-gauchistes et leurs compagnons de route. Obstinément, ils brandissent le même slogan : l’islam est une religion de tolérance, de paix et d’amour. Ce slogan est suicidaire. Il dresse les peuples contre les « élites ». Il est suicidaire, parce qu’il est faux. Il fonde une posture politique soi-disant progressiste sur le mensonge.

2009/12/07

Les Français sont-ils parmi les plus sensibilisés à la question du réchauffement, ou sont-ils parmi les plus influencés par le matraquage des médias ?


In response to a Le Monde headline hollering Les Français sont parmi les plus sensibilisés à la question du réchauffement, a few Le Monde readers send out a few pointers:
De fait les Français sont parmi les plus influencés par le matraquage des médias, particulièrement TV et Internet. …

Etant donné le matraquage éhonté auxquels ils sont soumis, il n'est pas surprenant que les français soient "parmi les plus sensibilisés".

La propagande écolo marche à plein régime ...

La France pratique l'omerta et la désinformation systématique sur le RCA. Les critiques sont traités de négationnistes. Les travaux récents de scientifiques non liés au GIEC ne sont jamais cités, car ils remetten en caus le pardigme du RCA. Et nous nous disons héritiers du siècle des Lumières ? Ne serions-nous pas plutôt ceux de l'Inquisition et de la Pensée Unique ?....
Meanwhile, Don Surber sums up the whole affair pretty neatly (merci à Larwyn):
They called us Global Warming Holocaust Deniers — sneered at us, snarked at us, and snubbed us.

None of them bothered to read “The Emperor’s New Clothes.”

I have no time for paybacks or saying I told you so.

But pay attention to why they fell for this billion-dollar hoax which almost became a trillion-dollar tragedy.

1. The pseudo-intellectuals fell for it because none of them ever cracked a science book.
2. The policy wonks fell for it because it gave the government more control.
3. The bleeding hearts fell for it because they always want to save the Earth.
4. The communists fell for it because it portrayed capitalists as destroying the Earth to make money.
5. The capitalists fell for it because they saw a new way to make money.
6. The Hollywood crowd fell for it because it made their pampered lives seem to have a meaning and purpose.
7. The newspapers fell for it because it was new.
8. The teachers fell for it because it was a new thing to teach the children to teach their parents.
9. The children fell for it because they wanted to show how well they are doing in school.
10. The parents fell for it because they wanted their children were doing so well in school and they wanted to be supportive.
11. The utility companies fell or it because they can raise rates.
12. The Nobel Peace Prize committee fell for it because Al Gore should have won in 2000.
13. The Academy of Motion Picture Arts and Sciences fell for it because Al Gore should have won in 2000.
14. The National Academy of Recording Arts and Sciences (Grammys) fell for it because Al Gore should have won in 2000.
15. The 30,000 scientists fell for it because while it was not in their field of study, they wanted to be supportive of science.

The only people who didn’t fall for it were we mouth-breathing, Bible-thumping, beer-guzzling, cousin-humping, baby-bumping, overfed, inbred, illiterate, gun-clinging, buck-toothed, trailer-park-living, truck-driving, ATV riding, Wal-mart shopping, knuckle-dragging, military-supporting, ain’t-recycling, patriotic, homophobic, xenophobic, sexist, racist hillbillies with cooties.