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2005/01/05

Un artiste afghan qui n'est pas contre Bush ? C'est sans intérêt…

Dans le portrait que Florence Colombani esquisse d'un auteur et cinéaste afghan, c'est à peine si le mot Amérique, tous ses dérivés, ou le nom d'une quelconque personnalité américaine est prononcé, et cela alors que c'est précisément à un VIP afghan que la question devrait être posée ; le vaste appareil militaire américain étant présent dans le pays depuis plus de deux ans (après avoir fait tomber le joug totalitaire des talibans), ne serait-il pas parmi les premiers concernés ? (D'autant plus que Thomas Sotinel décrit le film comme "une représentation extraordinairement vivante d'un monde en guerre"…)

Tout au plus l'intervention US est mentionnée une seule fois, indirectement et au passif (!) :

Survient le 11 septembre 2001. Un mois après la chute des talibans, le romancier-cinéaste retourne en Afghanistan, après dix-huit ans d'exil.
Évidemment, comme Atiq Rahimi n'a pas dû accepter de faire de l'antiaméricanisme ou de parler contre Bush (c'est quand même grâce à Deubeliou — fût-ce indirectement — que, n'en déplaise à Florence Colombani, Atiq Rahimi a pu revenir dans son pays et y réaliser un film), le sujet n'est pas abordé du tout — exactement comme à l'accoutumée — dans son article…

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