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2013/06/16

Tous des victimes de l'État : les riches comme les chômeurs

Pauvres riches


Un commentaire sur ces pauvres riches qui se voient de plus en plus taxés à plus de 100 % de leur revenu fiscal de référence (Le Monde du 22 mai). Lors du quinquennat Sarkozy, on se plaisait à stigmatiser les chômeurs : s'ils ne travaillaient pas, c'était un peu ou beaucoup de leur faute, c'est qu'ils ne cherchaient pas à retrouver un emploi, trop heureux de profiter de l'heureuse oisiveté permise par leurs allocations sociales. Dans le même temps, on était toute sollicitude pour ces pauvres riches, on érigeait autour d'eux un bouclier pour empêcher qu'ils doivent trop verser de leurs modestes revenus à l'Etat accapareur. Et maintenant que ce bouclier n'est plus, ils se plaignent, partent s'installer dans d'attrayantes dictatures. Conclusion : un chômeur, qui laisse inexploité cet actif potentiellement productif qu'est sa force de travail, c'est un peu de sa faute, " quelque part ". Une personne fortunée, qui laisse sa fortune dormir, bref la gaspille, c'est une victime qu'il faudrait plaindre ? Cherchez l'erreur...
Edouard Reichenbach, Antony (Hauts-de-Seine)

Ce que Edouard Reichenbach d'Antony ne comprend pas, c'est que tous les citoyens — riches comme pauvres — sont les victimes (le coupable étant l'État — ou le Trop d'État). Les riches parce qu'on leur enlève l'argent, dûment gagné (earned in English)  — et ce pour l'utiliser pour des raisons qui ne sont pas pour le bien de la nation — les pauvres, ou les plus démunis plutôt, parce qu'on les paie à ne rien faire.

Voilà l'une des raison, que ce n'est pas pour le bien de la nation, une autre étant qui ni l'argent des riches, ni les travailleurs sont présents pour créer des nouvelles compagnies, voire inventer des nouvelles inventions.

"L'heureuse oisiveté permise par leurs allocations sociales" n'est pas, pour le moins qu'on puisse dire, non plus, la meilleure des choses pour leur âme, pour leur bien-être, pour leur compassion pour autrui. Donc, oui, le chômeur est lui aussi à plaindre, car il va voter pour les politiciens qui permettent ce cercle vicieux d'endurer.

C'est pour cela que Churchill disait : Il est vrai que le capitalisme, c'est l'inégalité, et que le socialisme, c'est l'égalité. Le problème, c'est que le capitalisme, c'est l'inégalité des richesses, et que le socialisme, c'est l'égalité de la misère.

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