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2017/12/16

La limite de lenteur

Le problème fondamental avec la (soi-disante) sécurité routière, c'est que dès la case départ, les autorités trichent — le gouvernement triche avec les termes de base propres à la conversation.

Je parle évidemment d'expressions (orwelliennes?) comme la "limite de vitesse" ainsi que des "délinquants" (sic) arrêtés pour "excès de vitesse".

Quand les conducteurs lambda sont verbalisés, ce n'est pas pour "avoir roulé trop vite" : non, pas du tout. N'ayons pas peur de dire la vérité : c'est pour "ne pas avoir roulé assez lentement".

La conclusion est inévitable : On ne devrait pas dire "la limite de vitesse" mais "la limite de lenteur".

C'est une limite de lenteur que la France, comme le seul pays de l'Union Européenne (!), propose maintenant de réduire encore plus — afin d'accroître la répression, la persécution, et le matraquage des contribuables ?

Non seulement il y a un racket certain avec les radars, mais on pourrait en plus accuser le gouvernement d'entraver son rôle attitré (la protection de la population) et de rendre la route plus dangereuse pour tous.

La première cause de mortalité sur les autoroutes, en effet — ces routes qui sont les plus sûres du pays —, ce n'est nullement la vitesse mais la somnolence.

Or, quelle est la cause de la somnolence si ce n'est une limite de vitesse (sic) soporifique (ou, plutôt, une limite de lenteur soporifique) ?

Mise à jour : Une version raccourcie de ce texte a été publiée dans Nice-Matin

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