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2017/12/18

Nice-Matin: "Limite de Lenteur"

Ma lettre à Nice-Matin a été publiée dans le quotidien samedi.

Ils ont enlevé plus de 50%. C'est une chose à laquelle on ne peut échapper, à laquelle il faut toujours s'attendre, et souvent les rédactions du journal ne le font pas particulièrement bien.

Dans ce cas-ci, chapeau ! Les rédacteurs du quotidien de la Côte d'Azur ont coupé huit phrases pour gardé quatre phrases raccourcies, choisissant les meilleures parties pour mettre le sujet central en avant.
Limite de lenteur
Quand les conducteurs lambda sont verbalisés, ce n’est pas pour avoir roulé trop vite, c’est pour «ne pas avoir roulé assez lentement ». On ne devrait pas dire « la limite de vitesse » mais « la limite de lenteur ». La première cause de mortalité sur les autoroutes, ce n’est nullement la vitesse mais la somnolence. Or, quelle est la cause de la somnolence si ce n’est une limite de vitesse « soporifique » ? 
ERIK SVANE, MANDELIEU-LA-NAPOULE
L'original :
Le problème fondamental avec la (soi-disante) sécurité routière, c'est que dès la case départ, les autorités trichent — le gouvernement triche avec les termes de base propres à la conversation.

Je parle évidemment d'expressions (orwelliennes?) comme la "limite de vitesse" ainsi que des "délinquants" (sic) arrêtés pour "excès de vitesse".

Quand les conducteurs lambda sont verbalisés, ce n'est pas pour "avoir roulé trop vite" : non, pas du tout. N'ayons pas peur de dire la vérité : c'est pour "ne pas avoir roulé assez lentement".

La conclusion est inévitable : On ne devrait pas dire "la limite de vitesse" mais "la limite de lenteur".

C'est une limite de lenteur que la France, comme le seul pays de l'Union Européenne (!), propose maintenant de réduire encore plus — afin d'accroître la répression, la persécution, et le matraquage des contribuables ?

Non seulement il y a un racket certain avec les radars, mais on pourrait en plus accuser le gouvernement d'entraver son rôle attitré (la protection de la population) et de rendre la route plus dangereuse pour tous.

La première cause de mortalité sur les autoroutes, en effet — ces routes qui sont les plus sûres du pays —, ce n'est nullement la vitesse mais la somnolence.

Or, quelle est la cause de la somnolence si ce n'est une limite de vitesse soporifique (ou, plutôt, une limite de lenteur soporifique) ?
D'autres avis intéressants dans Nice-Matin comprennent les suivants :
Des voies dédiées
Ce n’est pas réduire la vitesse qui va limiter les accidents, bien au contraire. Je fais beaucoup de route et je m’aperçois que ce sont les véhicules roulant à faible vitesse qui sont dangereux. Il faudrait instaurer des vitesses sur les 3 voies, celle de droite à 90, celle du milieu à 120 celle de gauche à 150. 
ARNAUD LE DROUMAGUET, SIX-FOURS

Remplir les caisses
La réduction de la vitesse, c’est une histoire de sécurité mais surtout de pognon. Diminuer la vitesse, c’est pour remplir les caisses de l’État ! Les radars sont placés de façon à être le plus rentables possible. Les PL ne respectent rien ils font ce qu’ils veulent sans aucune sanction ! 
GUY POISSON, SOSPEL

Pas seulement la vitesse
Le problème est loin d’être lié seulement à la vitesse. Les voitures actuelles sont sécurisées par les constructeurs. Par contre, certaines routes ne sont pas en état. Et certaines imbécillités de conducteurs (circulation sur la voie du milieu sur autoroute, téléphone à l’oreille...) devraient être sanctionnées plus fort encore. Ne pas oublier l’alcool, les stupéfiants et la conduite délirante de certains, sans clignotant par exemple. Cette limitation est destinée à faire rentrer plus d’argent dans les caisses de ce pays en ruine. 
GUY BROUSTINE, MANDELIEU

L’écart avec les poids-lourds
L’abaissement de 90 à 80 km/heure n’a qu’un objectif , c’est d’augmenter la rentabilité des radars. Les poids lourds rouleront à la même vitesse que les voitures, rendant impossible les dépassements et formant d’interminables files . Il faut au contraire augmenter l’écart de vitesse des véhicules légers avec les poids lourds. Nous éviterions le remplacement des panneaux pour des dizaines de millions d’euros. Les Anglais et les Allemands ne sont-ils pas à 100 km/h sur les routes à double sens de circulation pour les véhicules légers ? Où en sommes-nous des contrôles des conducteurs roulant sans permis, provoquant des délits de fuite dangereux en cas d’incident ? 600 000 inconscients paraît-il ! 
PIERRE BRESSOU, BANDOL

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