2009/02/06

Le Monde réussit à parler du scrutin en Irak sans mentionner une seule fois le nom de George W Bush

C'est quand même ahurissant : Le Monde a réussi à écrire un éditorial (Irak, la maturité) et nombre d'articles sur les élections en Irak sans mentionner une seule fois le nom de George W. Bush. Est-ce être partisan de souligner que, malgré tout ce qu'on pourrait reprocher au 43ème président des États-Unis, sans lui, les Irakiens ne seraient pas allés aux urnes du tout (et ce, plusieurs fois depuis 2003) ?

Par comparaison, quand un sympathisant du parti baasiste a jeté une chaussure à la figure de Deubeliou lors d'une conférence de presse, au Monde de proclamer cet hooligan porte-parole du peuple irakien (Changement de pied) et à Dominique Dhombres de renchérir en affirmant que "ce lancer de chaussures à Bagdad" n'est rien de moins que le mot de la fin de la guerre d'Irak.

A moins que j'ai mal vu les images à la télévision en décembre, ce ne sont pas 30 millions d'Irakiens (!) mais… un seul (!) qui s'est mué en lanceur de godasses. N'est-ce, d'ailleurs, pas grâce à Bush que l'Irak est devenu ce pays (rare) au Moyen-Orient où l'on peut traiter un VIP (peu importe lequel) de "chien" en public sans craindre de subir le risque de disparaître à jamais dans les geôles du gouvernant ? Quant au mot de la fin, ne sont-ce pas plutôt ces citoyens (là, on peut effectivement parler de millions) qui se dirigent vers les urnes à chaque élection ?

Faut-il que la diabolisation, interminable, de Bush empêche les journalistes — des gens qui, a priori, se doivent de demeurer objectifs — de dire la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité (même quand elle ne leur plaît pas) ?

Mise à jour: Kamel écrit :
Comme en Allemagne et au Japon après 1945, les citoyens irakiens votent librement. C'est la victoire de la démocratie et c'est grace aux Américains. Tout ceux qui étaient contre l'intervention américaine étaient pour Saddam Hussein. Bravo les Irakiens et bravo aux soldats américains. Honte aux Français et au Monde.fr qui a soutenu Saddam Hussein en condamnant l'intervention américaine. Avec de pareils démocrates, les enfants d'Hitler seraient au pouvoir en Allemagne.

2009/01/22

Pourquoi ceux qui manifestent ne se révoltent-ils pas quand on massacre les Indiens du Chiapas, les Tibétains ?

"L'intensité des réactions épidermiques d'un grand nombre de lecteurs", "Le concert de hurlements [de] nos humanitaristes de foire" : Les lecteurs du Monde (déjà plus de 100) protestent contre le bon sens ("le pire article, le plus degueulasse du monde") de Pierre Jourde (qui avait déjà deux opposants, Juan Goytisolo et Frédéric Encel, dans les pages du Monde)…

("Je suis surpris par tant de 'simplisme' de la part de cet enseignant", "Je suis surpris de voir que l'auteur travaille à l'université", "J'ai honte que l'université soit à ce niveau la. sans doute fallait il une signature de prof pour donner de l'autorité à cette opinion (je ne dis pas "pensée) nullissime", "Cette rédaction de M. Chose est clairement hors sujet", "Quelle série de clichés et de contre-vérités!", "Quelle arrogance", "Un texte d'une rare faiblesse", "assez faible intellectuellement", "sans interet", "un raccourci indigne d'un universitaire", "propagande", "Pure propagande", "C'est de la propagande de bas étage qui dessert la cause qu'elle essaye de défendre … Laissez ces articles à Paris Match, on attend mieux du Monde", "M. Gourde se gourre complet", "Le magicien a parlé", "un article indigne", "Pitoyable", "INSIGNIFIANT", "Insupportable", "le mensonge devient grotesque", "Une analyse indigne d'un intellectuel", "le galimatias de ce prof", "Tribune assez nauséabonde", "do not feed the troll", "cette grosse bète pleine de haine et de fureur", "Enfumage des cibles, bombardements verbeux, tirs de missiles vipérins", "ils me font vomir tous ces écrivains sans talent, ces philosophes 'experts en tout' qui veulent nous imposer leur iédologie et leur propagande", "Franchement, quand on lit un tel torchon, on comprend pourquoi croît la haine de l'Occident. Texte odieux !", "Quelle folie pousse donc Israël et ses soutiens de l'acabit de P. Jourde à toujours alimenter la haine et la guerre ?", "Mais quelle horreur que ce texte! ... vous devriez avoir honte!", "Ce passage est le plus ignoble que j'ai lus dans Le Monde depuis des années", et le tout premier commentaire apparu: "Article absolument insupportable, mal écrit, et bourré d'autant de préjugés que les coupables de crimes antisémtites contre lesquels il prétend s'élever." […Au fait: "la polupation"? "Le Didacteur"? "un raccourci [qui] désert la cause"?])

Dans Houdna, Guy Millière explique la teneur des sentiments de colère et de haine contre Israel comme contre l'Oncle Sam (ou: il faut aller à la racine du problème):
Marxistes, tiers-mondistes, communistes, socialistes, «anti-impérialistes» qui commençaient à être en manque avec la fin de la décolonisation, ont eu ainsi, quasi providentiellement, un nouveau peuple à libérer, et c'était un peuple fabriqué tout exprès pour qu'ils veuillent sa libération. Ils ont eu peuple souffrant sur lequel se pencher, et cétait un peuple fait tout exprès pour qu'ils se penchent.

…Ceux qui voulaient jeter par dessus bord ce qui pouvait leur rester de culpabilité par rapport au génocide entrepris par Hitler ont trouvé une extraordinaire opportunité : si des juifs se conduisaient comme des Nazis, le passé honteux de l'Europe était effacé. Si en plus, les Américains soutenaient les nouveaux nazis, la libération de l'Europe par l'Amérique était effacée, elle aussi.

Table rase égale : Europe propre.

2009/01/19

Bravo aux pilotes de l'Armée de l'air

Un pilote français a mené une opération de sauvetage aérien dramatique en Ecosse, venant au secours de deux jumeaux nés prématurément sur une île des Hébrides extérieures, un archipel au nord-ouest de l'Ecosse
nous apprend Le Monde.
Le major Oliver Luneau … qui a servi à deux reprises en Afghanistan devrait passer encore quelques mois sur la base de Lyneham (sud de l'Angleterre) avant de réintégrer l'Armée de l'air en France.

2009/01/08

Le mot "humanitaire" nous est servi désormais à toutes les sauces

Qui a inventé le mot "humanitaire" ?
demande Robert Solé dans Le Monde.
S'il a déposé un brevet, cet heureux linguiste doit être milliardaire. Le mot nous est servi désormais à toutes les sauces.

Dès le premier coup de canon tiré à Gaza, la machine à fabriquer du charabia s'est mise en marche. Tandis que l'Union européenne réclamait "l'ouverture d'un espace humanitaire", la France militait activement pour "un cessez-le-feu humanitaire". En 2009, un cessez-le-feu n'est plus suffisant pour arrêter le feu : il doit être humanitaire.

C'est un adjectif généreux, capiteux, qui sonne bien en bouche et donne de la profondeur à la phrase. "Il y a urgence humanitaire", nous a-t-on expliqué, parce que, "menacé d'une catastrophe humanitaire", Gaza "s'enfonce dans le chaos humanitaire".

Il n'y a plus de pertes humaines. Aujourd'hui, on compte les morts et les blessés pour dresser le bilan des pertes humanitaires. Exit l'humanité, notion ringarde et un peu courte : en cette époque médiatique de bruit et d'enflure, il faut faire preuve d'humanitaire. Rien n'est plus grave que le crime contre l'humanitaire.

2008/12/17

Pour Le Monde, un seul Irakien — qui serait par ailleurs pro-Saddam — devient symbole de ses 30 millions de concitoyens

Au printemps 2003, en signe de vengeance et de mépris, les Irakiens frappaient de leurs chaussures les statues monumentales de Saddam Hussein jetées à terre par les troupes américaines. Cinq ans plus tard, ils les jettent à la figure du chef de la coalition venue les libérer d'une sanglante dictature, en le traitant de "chien".
Voilà ce que nous apprend (sic) Le Monde! A moins que j'ai mal vu les images de la télé, ce ne sont pas 30 millions d'Irakiens (!) mais… un seul (!) qui s'est mué en lanceur de godasses.

Dominique Dhombres renchérit en affirmant — in so many words (et à la grande joie des lecteurs du Monde) — que le mot de la fin de la guerre d'Irak, ce n'est autre que
ce lancer de chaussures à Bagdad.
Le Monde (et ses lecteurs) ignorent allègrement 1) les condamnations du geste par de nombreux Irakiens, tout comme ils ignorent allègrement 2) que si un journaliste avait été l'auteur d'un geste similaire contre Saddam Hussein (ou contre, mettons, Assad ou contre les Mollahs, pays dans lesquels ce geste a été loué "spontanément"), il aurait eu (au minimum) les bras arrachés.

Comme le dit Gateway Pundit : "Funny. This never happened at a Saddam palace before?" The reporter "did not have his tongue cut out, did not have his arms broke and was not thrown off a roof. Now that's success." Gateway Pundit ajoute : "Of course, we have an idea what al-Zaidi would be going through right now if he were held in an Egyptian prison."

Enfin, 3) tant Le Monde que ses lecteurs présentent (à travers leur correspondante, Mouna Naïm) Mountazer Al-Zaïdi comme un Irakien type, alors que jamais, ô grand jamais, il n'aurait jeté une chaussure ou quoi que ce soit sur Saddam Hussein, vu que le dictateur était son héros et que — justement — le journaliste de Al-Baghdadiya travaille pour une télévision pro-saddamite ; sa "protestation" tient donc à peu près autant du symbolique que si, après le printemps 1945, un journaliste allemand, de tendance nazie, avait jeté ses bottes sur Franklin Delano Roosevelt ou Churchill pour tous les morts que les Américains et/ou les Anglais — et non Adolf Hitler — avaient causé durant la 2nde Guerre Mondiale.

Update: Ralph Peters agrees…

2008/12/16

A priori réducteurs : Siffler la Marseillaise, faire des attentats, sont les produits d'un défi politique et non pas d'une exclusion sociale

Siffler la Marseillaise, faire des attentats, sont les produits d'un défi politique et non pas d'une exclusion sociale. Pourtant, l'on exclut souvent la question, comme l'on confond affairisme, appât du gain et économie de marché ; autant d'a priori réducteurs sur les aspirations de la condition humaine en matière de liens forts entre liberté et justice, c'est-à-dire entre le politique et la politique. L'ouvrage de Lucien Oulahbib analyse ces impensés et fait des propositions sur ces questions si cruciales.

2008/12/15

"Le danger est que les Russes ne se font pas à l'idée que nous n'appartenons plus à leur empire ; Pour eux, tout doit se faire avec leur permission"

Dans un article sur le ministre tchèque des affaires étrangères, Karel Schwarzenberg (ou elle semble essayer de poursuivre l'habitude, bien française, de caricacaturer toute personne de tendance capitaliste, cf, de décrire Vaclav Klaus avec le plus de mots à tendance négative, c'est-à-dire comme un "président atrabilaire, colérique, ultralibéral et europhobe"), Marion Van Renterghem réussit pourtant à décrire la vue tchèque du communisme comme des relations avec les anciens maîtres russes. Après son retour de l'Autriche à la suite de la révolution du velours, Karel Schwarzenberg
parcourait le pays les week-ends pour essayer de le comprendre. Un lundi, il a confié au président son état de déprime après une incursion dans le nord du pays : bâtiments délabrés, églises effondrées, paysages dévastés. « Le président [Vaclav Havel] m'a dit : «Ecoute : tu reviens d'un pays riche. Tous ces problèmes environnementaux, nous saurons les résoudre un jour. Mais la catastrophe qui a miné le fond de nos âmes, nous mettrons très longtemps à nous en remettre.» Il avait raison. Les dégâts humains du communisme, c'est impossible à expliquer. C'est comme décrire à un Congolais une tempête de neige. »

Il a tiré de cette expérience, comme Vaclav Havel, une méfiance identitaire envers les Russes et un lien viscéral avec les Etats-Unis. Il a pris position pour la guerre américaine de 2003 en Irak. Et défend mordicus, contre les Verts qui l'ont nommé ministre, et contre la majorité de la population, le projet de radar antimissile américain sur le sol tchèque. D'abord par constat des insuffisances de l'Europe de la défense et de la nécessité des liens transatlantiques pour assurer la sécurité. Et, surtout, pour tenir tête à la Russie, qui considère le radar comme un affront personnel. « Les Russes ont prouvé leur sens de la responsabilité. Le danger ne vient pas de leurs armes. Le danger est que les Russes ne se font pas à l'idée que nous n'appartenons plus à leur empire. Pour eux, tout doit se faire avec leur permission. «This is not a soviet territory !» Il faut sans cesse le leur rappeler. »

2008/12/06

Typique : Pour un Français, la Géorgie était le chasseur, tandis que la Russie (?!) était le lapin (?!)

Le véritable moyen de juger de la légitimité des actions menées par la Russie n'est pas de se demander si le gouvernement démocratiquement élu de la Géorgie est venu à la rescousse de son peuple, sur son propre territoire, mais plutôt de répondre aux questions suivantes. Est-ce la Géorgie ou est-ce la Russie qui a : recherché une annexion de facto du territoire souverain d'un état voisin; délivré illégalement des passeports aux résidents d'une démocratie voisine afin de créer un prétexte à l'invasion; envoyé des centaines de chars et des milliers de soldats au-delà des frontières internationalement reconnues d'une démocratie voisine; été l'instigatrice d'une série de provocations mortelles et d'attaques ouvertes pendant de nombreux mois ayant entraîné la mort de nombreux civils ?
Georgian President Mikheïl Saakachvili answers his detractors (on the same page appears a sort of reply by Frank-Walter Steinmeier), stating that Moscow's campaign to convince the world that Tbilisi acted in an irresponsible manner during Russia's August invasion has manifestly borne fruit.
A en juger par la couverture médiatique récente, cette campagne a été un succès.
This is proven by the vast majority of Le Monde readers, who show that the French still like to listen to the Kremlin as the readers tell Le Monde to stop letting people like Mikheïl Saakachvili have a tribune (regulating speech they do not like, i.e., that does not square with la pensée unique).

The readers fume with scorn, calling the Georgian president an "irresponsible person", a "fantoche", an "agent of the CIA", somebody "filled with contradictions and imprecision", with "a degree zero in idiocy", a "hunter" who accuses the "rabbit" (Russia!!) of having started the conflict, and "un branquignol mégalomane et incontrôlable qui trouvera toujours normal de visiter une usine de fusées avec des briquets plein les poches". "J'allucine de voir des articles comme celui-ci dans le Monde" adds another reader, while another likens Le Monde to the ordinary Russian propagandist using the same Putin methods so often decried. "Le 'Monde' s'honorerait en ne lui [Mikheïl Saakachvili] servant pas de relai !"

To remember one definition of the danger of a one-party state: "contrary voices are regulated, barred, banned when possible, mocked and marginalized when not." There is only one truth: "Mais les faits sont têtus et ils s'imposent. L'agresseur fut la Géorgie! Pourquoi Le Monde insiste encore?" So keep quiet, nom de Dieu! And in case you don't understand that, get this: "La Géorgie, qui a été libérée de l'empire Ottoman par les Russes fait partie de l'ensemble russe !" So, enough already!

Thank goodness for people like Georges GIEN who says:
Les propagandistes zélés de l'ambassade russe sont en service commandé. Il est amusant d'ailleurs de constater, que les critiques portent uniquement sur l'homme, (comme à l'époque soviétique) que l'on présente comme un malade ou un fou...
Georges GIEN also answers Frank-Walter Steinmeier's column on the same page of Le Monde:
Et bla, bla, bli et bla, bla, bla. C'est creux et sans intérêt. Car pour espérer être crédible il ne faut pas accepter que la Russie envahisse et occupe un pays, membre de l'Onu, dont les frontières sont internationalement reconnues. reprendre les discussions avec la Russie, sans poser au préalable l'arrêt de l'occupation en Géorgie est inadmissible. Voulez-vous aussi, comme Schroeder devenir administrateur chez gazprom ?

2008/12/04

La Chine considère la France comme un pays femelle, un pays vassal, et le maillon faible de l'Europe

Les diplomates français ont de tout temps été fascinés par la Chine et en ont une vision totalement déconnectée de la réalité
dit un spécialiste de la Chine, Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, à Soren Seelow (Nee hau à José).
Nous sommes persuadés qu'il faut être gentils avec les Chinois pour que les Chinois soient gentils en échange. Parmi les pays ayant joué un grand rôle au niveau mondial, le nôtre est celui qui s'est montré le plus faible vis-à-vis de la Chine. Nous sommes ainsi considérés comme un pays femelle, faible et qui change tout le temps d'avis. Or la Chine ne respecte que la force.

…Pour [les Chinois], c'est extrêmement clair : la France est un pays vassal. … Nous n'y avons gagné que du mépris. … Il y a heureusement beaucoup de gens en Europe qui commencent à comprendre que la Chine n'est pas un pays ami. C'est un pays égoïste qui a des rapports rugueux avec le reste du monde, avec lequel il faut prendre un peu de distance.

… Si l'Europe faiblit, la Chine pourra piétiner tous les pays européens l'un après l'autre, sauf la Grande-Bretagne, qui ne se laissera jamais faire.

Un Vénézuélien dont le prénom est Hitler ? Un Français est choqué ; un Vénézuélien dont le prénom est Staline ? Le Français trouve ça sympa

In Le Monde, Jean-Pierre Langellier has an article about the strange and funny first names that Venezuelans give their children.

There is Jefferson, Eisenhower, Kennedy, Nixon, Elvis, John Wayne, Usnavi, and, in the oil-producing region of Maracaibo, there are even kids (since grown up) named General Electric, Max Donald, and Made in USA. Along with Danger as well as Yesaidu and Juan Jondre, local adaptations of "Yes, I do" and "One hundred".

So far, so good. But here is where the French particularity comes out. Jean-Pierre Langellier points out there are some names of dubious taste, such as Iroshima Jennifer Bravo Queredo and Hitler Eufemio Sanchez Mayora, Jr, son of Hitler Eufemio Sanchez Mayora, Sr, and one of 60 people in the country with the first name Hitler.

The problem is whom the Frenchman did not include in the dubious name category. Indeed, see how the entire article started:
Lenin Danieri travaille comme reporter pour une chaîne de télévision vénézuélienne. Stalin Gonzalez, ex-leader étudiant, vient d'être battu aux élections municipales. Hochiminh Jesus Delgado Sierra dirige une entreprise à Barquisimento, une capitale provinciale. Mao Pinto est publicitaire.
Having Hitler for a first name is dubious (as we can all agree), but, obviously, for a Frenchman like Jean-Pierre Langellier, having Lenin, Stalin, Mao, Hochiminh, or Chegueva as a first name is not, and is obviously nothing less than as cute as Jefferson or Kennedy. In the country where, we are told, it is not at all true that people regret the Soviet era, note that (at the time of this writing) no reader has come forward to protest (or even offer a comment).

(True, Jean-Pierre Langellier goes on to bemoan the "sad" example of Carlos the Jackel, but that seems to be because the terrorist born Ilich Ramirez Sanchez (his brothers were named Lenin and Vladimir) brings disfavor to Lenin's (original first) name, not because Lenin's name brings disrepute to the terrorist.)

2008/12/02

"Je ne peux pas faire 200 mètres dans" les rue de Saint-Pétersbourg, dit un Africain, "sans me faire pointer du doigt"

Hamidou Bakayoko … est malien et vit depuis vingt-six ans à Saint-Pétersbourg. Agé de 46 ans, il est marié à une Russe, ils ont un enfant. Il est mordu de foot, mais ne mettra jamais les pieds au stade. Plombier dans le quartier de Petrogradskaya, il grille cigarette sur cigarette dans son atelier vétuste en méditant sur son sort : "La Russie, c'est pas un pays pour les Noirs. Le racisme, c'est la maladie principale ici. Je ne peux pas faire 200 mètres dans la rue sans me faire pointer du doigt."

Il met son manteau, allume une énième cigarette, et c'est parti pour une promenade. Deux cents mètres plus loin, une femme, la quarantaine, sourire moqueur, montre du doigt Hamidou à ses deux amis. "Comme un animal, souffle-t-il. Et encore, on ne m'a pas demandé si je me suis lavé aujourd'hui."
While all eyes are eternally on America on outlook for instances of racism, intolerance, stupidity, and other "crimes" against humanity, other societies, such as Russia, with far worse "sins", only get passing interest in the media.
Pour accueillir les joueurs de l'OM, surtout les Noirs, des "ultras" se sont recouverts le visage de la fameuse cagoule blanche du Ku Klux Klan, ont imité des cris de singe, lancé des bananes. Dans une tribune, un singe en peluche portant le maillot marseillais a été pendu au bout d'une corde. "C'était amusant, lance Dmitri, 22 ans, un fan du Zénith qui dit appartenir à un groupe de supporteurs, les Members, proche des mouvements néonazis. C'est important de montrer aux nègres qu'ils sont des nègres. Nous sommes des patriotes de la ville, la place des Noirs n'est pas chez nous, mais dans les arbres en Afrique."
Needless to say, a number of Le Monde readers look back at Soviet times with nostalgia.

2008/11/21

Au Moyen-Orient, le soldat américain est un beau soldat, digne héritier de ceux qui libérèrent la France et l’Europe

Qui sont-ils, ces soldats d’outre Atlantique, quel est leur quotidien et quel soutien apportent-ils quotidiennement à nos hommes des OMLT ?
demande Merlin, soldat français en Afghanistan dans une observation personnelle et "from the field" qui contredit quelque peu les descriptions superlatives, apocalyptiques, et hystériques de la presse de l'Hexagone (la guerre est un "désastre", le soldat américain "a peur", la "tragédie" du quotidien) depuis le confort de leurs bureaux à Paris.
…quels soldats ! Nous n’en avons pas croisé de mauvais. Etrange quand on sait combien nous savons être critiques !

Et au combat me direz-vous ? Si vous avez vu RAMBO vous avez tout vu : toujours présents pour se porter à la rescousse quand une de nos équipes se trouve dans le pétrin, et toujours dans des délais très brefs. C’est un de leur secret : ils passent de la tenue claquette T-shirt à la tenue de combat en trois minutes, et arrivés à proximité de la position ennemie leur mode d’action est simple et déroutant : ils foncent !

…Ici, rarement un mot plus haut que l’autre, et dès 5 heures du matin les travaux d’intérêts généraux se font dans le plus bel ordre et sans jamais rechigner. Bref, de ce qui nous a été donné de voir, de l’hélicoptère de passage qui s’arrête à côté d’un véhicule en panne pour savoir si tout va bien aux sections de combat qui se portent en appui des nôtres avant même de savoir si la mission est périlleuse, le soldat américain est un beau soldat, digne héritier de ceux qui libérèrent la France et l’Europe.

2008/11/20

Espoir déçu : Un clone de plus

Il est possible, insiste Stéphane, "même pour moi", d'avoir une conversation courtoise et mesurée avec de parfaits inconnus sur les élections américaines.
Ce n'est pas si difficile. En Europe, grâce au merveilleux travail de la presse, les gens ne connaissent rien de John McCain. Quant à Obama, on n'en sait rien non plus sinon qu'il est génial et qu'il sauvera le monde. On peut ne pas être d'accord mais il reste possible de gloser sur des sujets connexes: la nouveauté historique de l'élection d'un homme de couleur au poste de Président, le renouveau du Parti Démocrate, le fort taux de participation...

Pas pour Gilles [le nouveau membre dans l'équipe de Stéphane pendant son premier déjeuner de la boîte dans une tablée de huit].

Le marronnier Obama est à peine sur la place que Gilles commence, avec un rictus, à dénigrer ces "salauds" d'Américains. Tous. Obama ou un martien, peu importe, qu'ils aillent au diable. "Quand on voit tout ce qu'ils ont fait en Amérique du Sud..." lance-t-il d'un air entendu (amenant des hochements de tête d'approbation.)

Peut-être que l'intégration dans l'équipe est réussie, finalement. Haut la main.

Je mâchonne en silence. J'avais, comme tous les prisonniers en terre ennemie, l'espoir qu'un changement ne pourrait amener qu'une amélioration. Espoir déçu. Un clone de plus. A partir de cette réplique, je me contente de la boucler. Cela ne sert à rien de discuter: je connais le bestiau. Je peux finir ses phrases — et je m'amuse à le faire en pensées sur ses répliques suivantes.

Une anecdote de peu d'importance, je l'admets. Mais creusons un peu. Dans quel milieu, dans quelle société saine un nouveau venu peut-il sceller une amitié de connivence avec de parfaits inconnus en répandant sa haine sur un peuple du monde? Si Gilles avait dénigré ses salauds d'Ouzbeks ou ces chiens d'Ukrainiens, cela aurait levé quelques sourcils. Mêmes pour d'autres peuples plus dominateurs, comme les Chinois, par exemple. Et s'il avait craché sa haine des Juifs, il aurait pu craindre une mise à pied instantanée et des poursuites pénales.

Mais en Suisse — et, je suis prêt à le parier, dans une bonne partie de l'Europe — en 2008, pour s'intégrer, il faut être anti-américain.

2008/11/13

L'Amérique et l'esclavage

Dans Le Monde, Corine Lesnes nous parle d'histoire refoulée en déplorant que
la contribution des esclaves à la construction du pays n'avait jamais fait l'objet d'une reconnaissance historique, d'excuses nationales, ne parlons pas de réparations.
Des réparations?! Au nom de quoi, précisément?!

Je souhaiterais savoir au nom de qui exactement le gouvernement américain devrait s'excuser pour l'esclavage ou payer des réparations. Comme la majorité de la population américaine aujourd'hui, je suis le descendant d'immigrés qui sont arrivés aux États-Unis après le tournant du XXe siècle et les ancêtres de la plupart des Américains n'ont par conséquent rien à voir avec le traitement des Noirs sur les plantations — pas plus que celui des Indiens sur les plaines. (Quoique cela ne fait pas d'eux d'agneaux innocents ; nos ancêtres d'Europe ou d'ailleurs ont bien dû prendre part, pour certains d'entre eux au moins, dans les épisodes déplorables de l'Histoire de leurs propres pays, même si ce type d'événement historique n'a pas été traité par les divers cinémas nationaux avec le même appétit que celui dont fait preuve Hollywood pour les sujets sensibles de l'Amérique).

Quant aux Américains du temps de l'esclavage, deux fois plus de Blancs vivaient dans les États du Nord, où l'esclavage était illégal et où il avait été aboli, dans la plupart de ces États, avant la Révolution Française. Washington devrait-il s'excuser pour le compte du Sud, alors? Là aussi, la plupart des Blancs — deux tiers, pour être exact — ne possédaient pas un seul esclave. (On remarque par ailleurs une consonance étrangement familière dans les justifications des esclavagistes de l'époque : "Nous on s'occupe de nos Noirs du berceau à la mort" disait un Sudiste à un Nordiste, "tandis que chez vous les Yankees, vos travailleurs «libres» ont la liberté de créver.")

En outre, autant d'Américains — pour la vaste majorité, des Blancs — ont été tués pendant la Guerre de Sécession (qui mit fin à l'esclavage) que pendant toutes les guerres du XXe siècle réunies ; n'est-ce pas un prix suffisamment élévé pour le péché de l'esclavage?

Peut-être Washington devrait-il quand même s'excuser, ou payer des réparations, pour les planteurs et les esclavagistes du Sud? Mais ceux-ci ont hérité de ce système, et bien qu'ils n'aient rien fait pour s'en débarrasser — ils ont même commencé une guerre civile pour le sauvegarder —, en quoi sont-ils plus coupables que les Anglais, Français, Espagnols, Portugais, Hollandais, et autres qui ont expédié les Noirs dans leurs colonies (parmi lesquelles, bien entendu, les futurs États-Unis) et dont la seule raison pour ne pas avoir introduit l'esclavage noire sur le continent européen (ainsi que dans le Nord des futurs USA) était l'absence d'un climat propice?

Enfin, en quoi tous les Blancs sus-nommés sont-ils plus coupables que les Africains dont les guerriers sont partis à la conquête des tribus voisins afin de vendre leurs ennemis aux Européens?

Le Monde, Septembre 2001

2008/11/06

A cet instant -mais pour combien de temps?-, nous pouvons dire, avec beaucoup plus de conviction que le 11 septembre 2001: nous sommes tous américains

In a In a Le Monde piece entitled Sorry we can't — and half-written in English — Robert Solé says he can't write, because he is weeping for joy, all the while:
• informing us that Obama's election is nothing less than the "first worldwide good news since the fall of the Berlin Wall in 1989"
• basically admitting that the French did not really feel much empathy with America af ther the 9/11 murder of 3,000 citizens, and
• stating that today, because of the election results, "we [truly] are all Americans" but immediately casting doubt onto how long he thinks that will last…
Sorry. No column today. The keyboard is not responding. History is a page being turned. Three words on the screen: "Yes we can." While it is impossible to joke with genocide or disaster, it is equally impossible to joke with an event that makes you weep for joy. The first worldwide good news since the fall of the Berlin Wall in 1989 needs more than a pirouette or an amused wink. At this moment - but for how long ? - we can say with far more conviction than on 11 September 2001 : we are all Americans.

(Désolé. Pas de billet aujourd'hui. Le clavier ne répond pas. L'Histoire est une page qui se tourne. Trois mots sur l'écran : "Oui, nous le pouvons." S'il est impossible de plaisanter avec un génocide ou une catastrophe, il est tout aussi impossible de plaisanter avec un événement qui vous arrache des larmes. La première bonne nouvelle planétaire depuis la chute du mur de Berlin en 1989 appelle autre chose qu'une pirouette ou un clin d'oeil amusé. A cet instant - mais pour combien de temps ? -, nous pouvons dire, avec beaucoup plus de conviction que le 11 septembre 2001 : nous sommes tous américains.)

2008/11/05

The President-Elect Metamorphosing From a Black Man Into a Man of Mixed Blood

Barack Obama remporte l'élection présidentielle américaine

Selon les estimations d'Associated Press, le démocrate est désormais assuré de l'emporter face au républicain John McCain. Il devient ainsi le premier Noir élu président des Etats-Unis.
Besides some dubious humor, the language was changing within minutes… It's no longer "un (homme) noir" who has won the White House, according to Le Monde's email service, but "un métis". (That way, the path is open for charges of anti-"black" racism to be levelled at (white) Americans in the future…)
Barack Obama entre dans l'histoire américaine
Le candidat démocrate, 47 ans, sera le 44e président des Etats-Unis. Pour la première fois, un métis va diriger les Etats-Unis, tout en bénéficiant d'une forte légitimité en raison d'un taux de participation très élevé. "Il en a fallu du temps, a déclaré Barack Obama devant une foule en liesse de 65 000 personnes à Chicago. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique." Les électeurs votaient également pour renouveler un tiers du Sénat et les 435 représentants de la Chambre. Les démocrates ont renforcé leur majorité, gagnant 5 sièges au Sénat et obtenant plus de 60 % des sièges à la Chambre. Ce qui aidera M. Obama à faire passer ses réformes.
Am I wrong to point out that I predicted this in my post on racism?
…the bean-counters, the snickerers and the snorters … will say that oh, sure there is an African-Americans (there are African-Americans) whom Americans have elected president, but… his (but their) skin color wasn't dark enough. "Would they ever" — insert knowing ironic smile here — "elect a really dark Negro?"

2008/10/16

"Pourquoi je suis un Républicain conservateur…"

Tandis que Orlando Patterson explique dans Le Monde que "l'Amérique est peut-être la nation la moins raciste des pays développés" et même qu'il existe "une classe moyenne noire qui, en termes d'influence sociale et d'accès aux pouvoirs, possède un poids parfois disproportionné par rapport à sa réalité numérique", voici un Noir américain que les Français ne comprendront jamais… (De fait, voici un Noir américain dont les Français ne soupçonnent même pas l'existence…)

2008/10/07

Giscard faisait confiance à Brejnev et ne pensait pas que l'URSS fût animée d'une volonté d'expansion

Un article de Condoleezza Rice prône L'unité transatlantique face à Moscou. En se basant sur les précédents articles du Monde sur l'invasion de la Géorgie, pourtant, on peut deviner que dans leurs commentaires et réactions, les lecteurs du quotidien ont dû déverser un torrent d'invectives et de bile sur Washington et les Américains, tout en montrant une capacité étonnante de vouloir excuser les Russes (ces malheureux), en voulant "comprendre" leurs raisons et sympathiser avec leurs excuses.

En effet, Dominique David répond à Yuriy Kochubey (ambassadeur d'Ukraine) avec moult sympathie pour les Russes, tout en fustigeant ou déplorant "l'aventurisme géorgien", "la myopie néo-américaine", les "hautaines leçons américaines", et les "provocations américaines tous azimuts". En d'autres mots, tout — tout dans cette conte de fées — est la faute des méchants Yankees.
C'est surtout aux Etats-Unis que se sont développées ces stratégies aventuristes, programmant et organisant la faiblesse russe. … Les Etats-Unis ne comprennent pas grand-chose à la Russie ; leur politique vis-à-vis de Moscou est à la fois incohérente et pousse-au-crime.
On comprendra que les Européens, eux — ces êtres éminemment lucides et nuancés — les comprennent parfaitement, les Russes. Et ça ne date pas d'hier. Les Mémoires de Jean François-Poncet viennent à point lorsqu'il, alors le ministre des affaires étrangères, évoque la politique soviétique du chef de l'Etat après l'invasion de l'Afghanistan. Valéry Giscard d'Estaing,
explique-t-il, croyait à la vertu des relations personnelles entre hauts dirigeants. Il faisait confiance à Brejnev et ne pensait pas que l'URSS fût animée d'une volonté d'expansion. Le 19 mai 1980, en ayant mis seulement quelques personnes dans la confidence - même l'ambassadeur de France à Moscou est tenu à l'écart -, il va à Varsovie rencontrer Brejnev, qui lui fait miroiter un retrait des forces soviétiques d'Afghanistan. Giscard relaiera la bonne, et fausse, nouvelle auprès de ses pairs occidentaux.

Jean François-Poncet l'admet : "En allant à Varsovie, nous donnions le sentiment de diviser l'Occident, donc de l'affaiblir, alors que le moment me paraissait venu d'afficher son unité et sa détermination." Au plan intérieur, Giscard livra des munitions à son adversaire socialiste : "Il est probable (que la rencontre de Varsovie) desservit le président", écrit-il avec le sens de la litote.

Quant à l'ambassadeur d'Ukraine, Yuriy Kochubey, il fustige cette tendance, au sein de la population française — celle des citoyens communs comme celle des élites et des faiseurs d'opinion — de prendre les déclarations (les légendes?) — par la plus grande des coïncidences, auto-congratulatoires — des "propagandistes moscovites" pour pain bénit.
…on ne saurait être d'accord avec [Michaël Prazan] sur le concept d' « intégrité territoriale » concernant l'Ukraine dont les frontières ont constamment fluctué. Mais quel Etat en Europe, y compris la France, peut se prévaloir de frontières « non fluctuantes » ? Il mentionne les « annexions soviétiques » entérinées à Yalta, concernant les frontières avec la Roumanie et la Pologne. Si l'auteur voulait être objectif, il aurait rappelé que tous ces territoires sont des terres peuplées par les Ukrainiens, bien qu'ayant, avec l'accord de l'Entente, été soumis à une occupation étrangère.

Passons à la Crimée qui, selon M. Prazan, vivrait tout entière dans la « nostalgie de l'URSS » et dont les habitants « dans leur immense majorité » considéreraient avec mépris la capitale ukrainienne, Kiev, et souhaiteraient que la Russie annexe la presqu'île. Il aurait fallu ici mentionner que la majorité de la population de la Crimée a voté pour l'indépendance de l'Ukraine en 1991. Mais l'auteur considère que sa tâche est « d'avertir » que la Crimée, si l'Ukraine est intégrée à l'UE, sera « au mieux le noeud inextricable d'une prochaine guerre froide, au pire le théâtre d'un conflit larvé avec lequel auront à se débattre les Européens ».

L'auteur passe à la Galicie qui « est quant à elle nostalgique de son alliance à l'occupant nazi ». Pour justifier ce propos, il … mentionne … la division SS Halytchyna, une formation composée de jeunes Ukrainiens qui voulaient se battre contre les bolcheviks et a, par la suite, été écrasée par l'armée soviétique. L'existence de la division SS Charlemagne en France ou l'Armée russe de libération du général Vlassov du côté nazi ne donne pas le droit de dire que les Français et les Russes ne partagent pas les valeurs européennes.

Enfin M. Prazan accuse pratiquement tous les Ukrainiens de crimes contre la population juive, comme si c'était les Ukrainiens qui avaient élaboré le plan de « la solution finale de la question juive ». … Mais à quelles données scientifiques et à quelles statistiques M. Prazan se réfère-t-il ? Il n'en cite aucune.

S'il fallait en croire M. Prazan, les lieux de mémoire de la tragédie du peuple juif n'ont été honorés que par les Soviétiques et par les organisations juives. Il accuse l'Ukraine également de falsification de l'histoire. Ce sujet figure également de manière obligatoire au menu quotidien des propagandistes moscovites, donc l'auteur l'a ajouté à son « plat ».

Le public européen, les lecteurs réfléchis et critiques, verront que cette tribune est une manipulation qui ne se base sur rien.

2008/09/27

Le service de contre-espionnage tchèque accuse les services secrets russes de financer les mouvements civiques et pacifistes du pays

Le Service de sécurité et de renseignement tchèque (BIS, contre-espionnage) accuse clairement … les services secrets russes de chercher activement à influencer l'opinion publique tchèque contre le futur déploiement du bouclier antimissile américain dans le pays
écrit Martin Plichta dans Le Monde, une accusation que nous semblons aussi avoir vu dans les réactions des "lecteurs" du quotidien de référence.
Tous les ans, le BIS met en garde contre les activités des agents russes présents dans le pays depuis plus de soixante ans. Le rapport 2008 est particulièrement clair et concret parce que "les activités d'espionnage russes en République tchèque atteignent actuellement une intensité particulièrement élevée". Selon le document disponible sur le site Internet du BIS, "l'objectif (des services russes) est, dans un contexte plus large, de créer, entre autres, l'impression qu'on assiste en Europe à une réhabilitation du nazisme et à une négation du rôle de l'URSS dans la défaite du nazisme, et ce sous le patronage de l'Union européenne et de l'OTAN". Le BIS fait aussi état d'un regain d'activités dans le domaine économique et met en garde contre la trop grande dépendance du pays envers les matières premières russes.

Déjà au printemps, le BIS avait laissé entendre dans le quotidien Lidové noviny, traditionnellement proche des services tchèques, que le mouvement civique "Non aux bases" (américaines) était financé par les services russes. Il avait en particulier pointé du doigt un entrepreneur tchèque qui avait sponsorisé le mouvement. Après enquête des médias indépendants, il s'est avéré que l'homme en question, a priori irréprochable et sans lien avec les milieux d'affaires russes ou les services de Moscou, avait le malheur de posséder une datcha... en Russie.

2008/09/21

En France, critiquer le racisme des autres, on sait faire, surtout s'il s'agit des Américains ; Mais balayer devant sa porte, c'est plus difficile

In an interview with Le Monde's Jean Birnbaum and Benoît Hopquin (who still can't spell the first name of Jesse Jackson), Louis-Georges Tin (Maître de conférences à l'IUFM d'Orléans, porte-parole du Conseil représentatif des associations noires (CRAN)) suggests that France loves blacks — when the blacks are American (i.e., foreign) blacks, that is, and a bit less when the blacks are French (domestic) blacks…
D'une manière générale, en France, on aime beaucoup les Noirs d'Amérique... Si vous prenez un discours de Barack Obama, de Martin Luther King ou de Jessie Jackson, et que vous le montrez à un Français, il le jugera formidable. Si vous lui dites qu'il a été prononcé par un Noir français, il vous dira : "Attention au communautarisme !" En France, critiquer le racisme des autres, on sait faire, surtout s'il s'agit des Américains. Mais balayer devant sa porte, c'est plus difficile.