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2011/05/02

Rioufol évoque le comportement absurde du discours unique qui souligne le désarroi des idéologues confrontés à l'effondrement de leurs utopies

Tout ce qui est répété [en politique] est contredit au quotidien. Or cela n'empêche pas les esprits automatiques de s'arrimer aux dénis du réel en jugeant relaps les contradicteurs. Ce comportement absurde souligne le désarroi des idéologues confrontés à l'effondrement de leurs utopies. Trente ans de pilonnage n'ont cessé de contourner les faits et de prendre les gens pour des imbéciles. Aujourd'hui, cela se voit…
C'est ainsi que Yvan Rioufol répond aux bien-pensants, aux "humanistes", aux élites, et à tous les autres — dont le journal Le Monde — pour qui "la méthode Coué appliquée à la politique et à l'information ne consiste pas seulement à n'admettre qu'un discours unique", elle "oblige à ne voir que ce qui est autorisé par la doctrine."
Les journaux «progressistes», acteurs du bourrage de crâne, en sont à dresser la liste de ceux (Éric Zemmour, Élisabeth Lévy, Robert Ménard, Éric Brunet, votre serviteur) qu'ils accusent d'accaparer la parole au prétexte qu'ils n'observent pas les codes de la pensée labellisée. Parce que ces cinq-là semblent trouver l'écoute d'une opinion rebelle qui a investi Internet, ils irritent la caste dépossédée de son monopole. Les épinglés seraient réactionnaires, ultraconservateurs, extrémistes. Voire néofascistes ou postnazis, puisque leurs discours se rapprocheraient de ceux des années 1930, comme le récitent des historiens du dimanche: procès authentiquement staliniens, ceux-là.

Cette poignée d'accusés révèle en fait l'intransigeance d'un journalisme militant rejetant le choc des idées. Ce que disent les hérétiques devrait passer inaperçu: ils défendent la liberté d'expression, la laïcité, le modèle républicain. Y voir les signes d'une pensée rétrograde et totalitaire est un non-sens effrayant. Si la démocratie est menacée, c'est par ceux qui en contestent les règles, à commencer par la tolérance.

… La comédie des bons sentiments touche à sa fin. À moins de se ridiculiser davantage, le monde politique ne peut plus recourir aux faux-semblants humanistes utilisés pour méconnaître le réel. …

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