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2013/09/20

"Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux à Marseille, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir"


Voici deux jours pourtant que le Petit-Colombes, zone urbaine sensible (ZUS) de cette ville des Hauts-de-Seine, vit dans un climat rendu tendu par des tirs échangés entre bandes de petits dealers de deux cités
écrit Sylvia Zappi dans Le Monde à propos d'une ville dans le pays qui, contrairement à l'Amérique, serait à l'abri des passionnés de la violence et des armes à feu.
C'est dans cette dernière que, dans la nuit de lundi à mardi, un homme a été blessé aux jambes par balles de calibre 9 mm. Mardi, un groupe de jeunes a tiré sur le conducteur d'un véhicule qui a pris la fuite sans qu'on sache s'il a été touché. Ces règlements de comptes rappellent la série des 15 agressions par arme à feu comptabilisées entre octobre 2011 et janvier 2013. En juin, des perquisitions avaient permis de saisir drogues et armes et conduit à douze interpellations.

"APPROPRIATION DU TERRITOIRE"

Le maire, Philippe Sarre (PS), s'est empressé de comparer la situation de sa ville avec celle de Marseille. Un rapprochement qui a choqué certains élus et habitants.

Concernant la ville phocéenne, justement :
En s'interrogeant, mardi 12 septembre, sur i-Télé, sur l'opportunité d'envoyer l'armée contribuer à ramener l'ordre à Marseille, Ségolène Royal a relancé une polémique pourtant tranchée il y a un an par le chef de l'Etat. "Marseille n'est pas en guerre, a reconnu l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle. Cela dit, puisqu'il y a des armes de guerre qui sont disséminées, pourquoi ne pas imaginer une coopération entre la police et l'armée pour saisir et détruire ces armes de guerre ?"  Selon un sondage (méthode des quotas,  échantillon représentatif de 944 personnes) réalisé pour le HuffingtonPost, 57% des Français seraient favorables à une telle intervention.  … 
  • Que demandent les politiques favorables à une intervention ?
La sénatrice et maire PS du 8e secteur de Marseille, Samia Ghali, avait appelé en août 2012 à un recours à l'armée pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers nord de la ville. "Ça ne sert plus à rien d'envoyer un car de CRS pour arrêter des dealers. Quand dix d'entre eux sont arrêtés, dix autres reprennent le flambeau ! déclarait-elle dans un entretien à La Provence. C'est comme combattre une fourmilière. Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d'abord. Et puis pour bloquer l'accès des quartiers aux clients, comme en temps de guerre, avec des barrages."

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