Marianne goes to see her doctor on Chat Borgne to find a remedy to what is ailing her, i.e., France…
Révélations sur le politiquement correct, les partis pris et le refus de mettre en doute les grandiloquences auto-congratulatoires des autorités (avec preuves à l'appui) qui sévissent dans le journal de référence, Le Monde, et dans d'autres médias français…….Bilingual Documenting and Exposing of the Biased Character of French Media, Including its Newspaper of Reference, Le Monde
Erik Svane et Dan Greenberg dédicaceront leur nouvel album au Parc Leonardo da Vinci du Clos-Lucé (Amboise) en juin. Synopsis: À 32 ans, Léonardo est un des artistes les plus réputés d'Italie, menant une vie foisonnante, s'adonnant allégrement aussi bien à la peinture qu'à des inventions en tous genres.
Jusqu'au jour où le Vatican découvre avec enthousiasme les machines de guerre novatrices imaginées par le jeune Florentin. En effet, il se trouve qu'au Saint-Siège se prépare dans le plus grand secret une nouvelle Croisade — la première en 250 ans — dont on confie le commandement au charismatique Général Scharano.
Le Vatican décide aussitôt de se servir des fameux engins inventés par Léonardo afin de mettre à bien son expédition... Ce qui n'enchante pas vraiment l'inventeur au caractère irrévérencieux...
Il apparaît que le journal Le Monde rémunère pour diffuser de fausses nouvelles des journalistes qui ne savent pas lireconclut Jean-Gérard Lapacherie (merci à Lucien).
Le Monde vit d’aides et de subventions publiques. A quoi sert-il au peuple français de payer des impôts, si ces impôts doivent servir à financer la diffusion de fausses nouvelles ? Faut-il que Le Monde méprise ses lecteurs pour leur présenter comme "vraies" des nouvelles aussi manifestement fausses ?
While Corine Lesnes' two articles on Bush's so far informal troubles, regarding Plamegate as well as the war against terror (articles using harsh words and expressions filled with emotion and whose only domestic quotes come from opponents of the president, quotes which effectively end the article), take up two thirds of a page in
the foreign affairs section on page 4; Gérard Davet's single straight-forward, matter-of-fact, ho-hum article on Pasqua's formal indictment in the oil-for-food scandal (Le Monde seems to have waited two or three days after the indictment before printing the piece) is relegated to a sixth of a page (it takes up a quarter page only if you count the Pessin cartoon) in the Politique & Société section on page 14.When a law gets enacted by the president of the land, but he says it must not be applied, what is this called?asks Meg Bortin.
"Abracadabrantesque" is a word the French are using to describe the odd situation facing the country now that President Jacques Chirac has signed his government's youth employment contract into law, while at the same time instructing employers not to use it to hire anyone.The Czechs and Slovaks don't seem to feel much sympathy for the "anachronistic" worries of the French or for "frigid", "sclerotic", and "lazy" France, write Martin Plichta and Anne Rodier, while Jean-Pierre Langellier interviews Chris Patten.
The law has been in effect since Sunday. On Monday, Labor Minister Jean- Louis Borloo caused more bemusement by sending a letter to 220 employer organizations repeating that they should not use the new law for hiring, and informing them that his ministry would not be printing any contracts of the type authorized by the law.
Never the sort to bow to authority, the satirical weekly Le Canard Enchaîné announced Wednesday on its front page that it had nonetheless hired a 25-year-old fellow under the new First Employment Contract, known here as the CPE.
"Nothing could be simpler," it said. "No form, no paperwork to fill in, it can be done in a split-second."
The newspaper also printed a catalog of words commentators have used to describe France's current predicament: "absurd," "incomprehensible," "surreal," "calamitous" and many more.
"Abracadabrantesque," which made the list, was used after Chirac addressed the nation on television Friday night to try to resolve the crisis, which has brought more than a million people into the streets. The head of the opposition Socialists' parliamentary group, Jean-Marc Ayrault, called Chirac's plan an "abracadabrantesque construction" concocted "in the singular aim of reconciling the diktat of his prime minister with the refusal of the French."
Will the French ever learn? Don't bet on it. Acknowledging European scepticism, Alain Touraine uses a "but" to come down in favor of French sensibilities. As for the Czechoslovak story, by the use of their vocabulary, typically, the MSM reporters spin it in a favorable way for …the French (the few "solidaristic Czechs", those who are "understanding" and show "sensitivity", are mentioned by Plichta and Rodier, as opposed to the Slovak press which …"went wild").Le problème, c'est qu'ils résistent de plus en plus aux changements qui affectent, surtout, la qualité de vie de certains groupes bien protégés. Les étudiants défendent leur droit à un emploi à vie même si cela maintient au chômage beaucoup d'autres gens. C'est une manière excessivement conservatrice d'envisager la solidarité sociale.
La majorité des étudiants veulent être fonctionnaires. Il est admirable que les Français continuent d'être aussi fiers de servir leur Etat. Mais leur manque d'esprit d'aventure, cette volonté de faire la même chose toute leur vie, je trouve cela assez déprimant.…
On a dit aux Français pendant des années que leur modèle social était parfait. Il est donc difficile de changer de message, à moins d'expliquer clairement le but à atteindre. D'un autre côté, je ressens une certaine sympathie pour un premier ministre qui essaie d'améliorer ce modèle. Dans ce genre de situation, il y a toujours des gens qui disent, après coup, qu'ils s'y seraient mieux pris.
Oui, peut-être… M. de Villepin a au moins essayé. Le pire pour la France et pour ses nombreux jeunes chômeurs serait de renoncer purement et simplement aux réformes.
Pour moi l'essentiel, c'est d'expliquer de manière intellectuellement convaincante que la France ne peut opérer, avec son économie sophistiquée, derrière une sorte de ligne Maginot. L'Europe a besoin d'une France forte et confiante. Sans cela, on est condamné à une croissance chancelante, et on ne pourra résoudre les vrais problèmes démographiques qui nous assaillent.…
D'une personne à l'autre, les styles politiques diffèrent. Mais les syndicats ont-ils vraiment le rôle de faire descendre périodiquement les gens dans la rue pour empêcher les réformes? C'est économiquement inepte et politiquement égoïste.
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Raph : La reconstruction se passe-t-elle bien ? Le changement de pouvoir est-il aujourd'hui perceptible ?
Rémy Ourdan : Le changement de pouvoir est évidemment très perceptible. Passer d'une dictature stalinienne comme celle de Saddam Hussein à l'occupant américain génère des sentiments très mêlés dans la population. …
Xtof : Quel est le souhait principal des Irakiens à ce jour ? Voir les Américains partir ?
Rémy Ourdan : Leur souhait principal serait d'avoir un pays stabilisé et serein. Evidemment, beaucoup réclament publiquement le départ des troupes américaines, estimant qu'elles sont partiellement responsables du chaos. Mais beaucoup d'autres reconnaissent aussi, en privé, que ce départ pourrait laisser la place à un glissement vers la guerre civile. S'il fallait résumer l'opinion ambiguë des Irakiens, on pourrait dire qu'ils veulent voir la fin de l'occupation de leur pays, tout en continuant à réclamer une aide étrangère, car ils ne croient pas que les Irakiens seuls puissent réussir le pari d'une paix durable.
Ben : Comment les irakiens perçoivent-ils les débats sur les armes de destruction massive (ADM) ou la légitimité de la guerre ?
Rémy Ourdan : Pour les Irakiens, le débat sur les armes de destruction massive est une affaire très mineure. Ils répètent souvent que le principal fut la chute de Saddam Hussein et qu'aujourd'hui le principal serait de retrouver la souveraineté et la paix. …
Richard75 : Il semble que les Irakiens (même lorsqu'ils sont anti-américains) aient un sentiment antifrançais virulent car ils pensent que la France a tenté de sauver Saddam. Pouvez-vous confirmer ou infirmer ?
Rémy Ourdan : Ce sentiment est très fort en Irak. Presque tous les chiites, presque tous les Kurdes et beaucoup de sunnites pensent que la France a défendu Saddam Hussein pour protéger une vieille amitié et de soi-disant intérêts économiques et pétroliers. Par ailleurs, beaucoup d'Irakiens sont fâchés contre la France à cause de son attitude après la guerre. …
Read Douglas's English translation…
Alors qu'apprenons-nous dans ce dessin, que faut-il tirer de tout cela? (Et cela, rappelons-le, de la part de quelqu'un qui se compte parmi les êtres prééminents de cette foule fière qui se proclame au-dessus des religions et des haines dépassées, et qui aiment se moquer tant de la religiosité des Américains que de la propensité de Bush d'évoquer le Bien et le Mal.) Seulement que de Villepin et Annan avalent des couleuvres? Non. D'abord, que les USA (ou leurs dirigeants) sont associés avec le diable ou, si l'on préfère, tout ce qui est (qu'on l'entende de façon religieuse ou non) diabolique ; ensuite, que les gens qui ont sympatisé avec les victimes de Manhattan le 11 septembre ne comprennent pas qu'ils ne peuvent qu'être les victimes manipulées par des machinations diaboliques ; enfin, que quiconque ne s'oppose pas complètement aux États-Unis ou à leurs leaders (car on voit difficilement de Villepin comme une marionnette des Américains) — que ce soit des Français, des Africains, des Américains, des New Yorkais, ou autre — est un salaud, un lâche, un traître, une caniche, un lèche-c*l, ou une personne aveuglée ou manipulée. (Par contraste, est-il sous-entendu, tous ceux qui s'opposent aux Yankees sont des braves sans peur et sans reproche, des hommes, des vrais, des camarades à prendre dans les bras sans hésitation.)Lire la suite…
Washington est en proie aux convulsions d'un scandale majeur. George W Bush s'est dit écœuré par les photos émanant de la prison de l'Irak. Le président a promis qu'une investigation serait lancée. Quant au Général Antonio Taguba, par qui le scandale est venu (à travers son rapport), il a conclu qu'aucun ordre direct avait été donné pour harceler ou torturer les détenus. Se référant aux gardiens d'Abou Ghrabi, il a précisé : "je pense qu'ils l'ont fait de leur propre gré."
Mais — qu'importe! Car… toute occasion est bonne, n'est-ce pas, pour dépeindre les Américains comme des racistes sadiques, des ultra-nationalistes, des sales hypocrites pour ne pas sauter dessus. Et qu'importe, alors, toutes les "indices" qui indiqueraient des conclusions contradictoires.
La lutte anti-Bush est importante, nous explique-t'on, vitale même, voire sacrée, il ne faut laisser aucune occasion pour lui rentrer dans les plumes, quel que soit le degré de validité de la raison en question. Lancez-lui le plus possible d'arguments sectaires "sur la gueule", Dieu reconnaîtra les siens.
Dans une affaire semblable, mais en Allemagne, David Kaspar répond ainsi (à l'accusation du Spiegel que "les valeurs morales [de la démocratie occidentale] apparaissent, et sont maintenant documentées, comme de la pure hypocrisie") : "Dans sa quête incessante pour fustiger l'administration Bush, l'hebdomadaire semble avoir complètement perdu tout contact avec la réalité … Le fait que l'Amérique mène une enquête sur la situation et la rectifie (comme se doit de le faire toute démocratie) est minimisé. Spiegel Online dépeint la situation comme si les Américains tuent et torturent en Irak sur les ordres directs du gouvernement, ce qui met la nation au même niveau que Saddam Hussein et Kim Jong Il."
"Mais alors il convient de se demander : Si le gouvernement approuve ces actions, pourquoi s'excuserait-il et pourquoi mènerait-il une enquête ? Comment un gouvernement dans lequel 'le Sénat a voté, lundi, à 92 contre 0, de condamner les abus des prisonniers irakiens dans la prison d'Abou Ghraib [et] de mener pour une enquête complète' pourrait-il encore approuver des actions pareilles? Comment un président qui a exprimé son 'dégoût profond et son incrédulité' devant ces photos pourrait-il encore approuver de telles actions?"
"La réponse : … C'est le scénario habituel: si on repète un mensonge assez haut et fort et assez souvent, les gens pourraient commencer à le croire. Surtout si ces gens ont déjà des tendances pour le Yankee-bashing."
Et voilà que nous arrive d'Irak l'histoire d'un Américain autrement plus maltraité que les prisonniers humiliés d'Irak, puisqu'on l'a… décapité. Mais — qu'importe! Les gens qui se sont rendus coupables de ce meurtre, "il faut les comprendre". Et on ne versera guère plus de temps (ou de larmes) sur cette histoire qu'il le faut.
Pour revenir à l'image de Bush en membre (en grand dragon?) du Ku Klux Klan : en ce qui concerne le racisme en Amérique, et dans l'Armée US, serait-il juste de le définir comme étant dirigé envers ceux qui ne seraient pas de la majorité WASP (White Anglo-Saxon Protestants) — ceux qui ne seraient pas des protestants anglo-saxons blancs?
Dans ce cas, certains seraient peut-être intéressés de savoir que le général qui a rédigé le rapport sur le scandale d'Abou Ghraib est… d'origine philippine. Pour ne prendre que l'histoire très récente, on notera qu'un ancien général-en-chef est noir (il est depuis devenu secrétaire d'état ; à une époque, c'était l'individu qui a recueilli le plus de points dans l'histoire des sondages de ceux que les Américains voulait choisir pour devenir leur président). Un autre est d'origine slave. D'autres généraux sont asiatique ou hispanique. Et évidemment, un des gros bonnets en Irak est d'origine… arabe.
Mais, évidemment, cela n'est pas quelque chose qui contribue au combat sacré contre George W Bush et la société horrifiante qu'il représente. Donc, on le notera très vite en passant (ou en disant "Ça ne veut rien dire") et on l'oublie avant de passer à l'attaque suivante sur l'Oncle Sam.
Read the English version
En lisant Libération, W confirme sur MiF :
"Le meurtre par décapitation de l'américain Nick Berg mérite un paragraphe sous la rubrique 'Faits du Jour' (qui contient 6 dépêches en tout) sur la page 6 dans l'édition d'aujourd'hui (par opposition à la vingtaine de pages, couvertes de photos agrandies, au sujet du bizutage de terroristes que nous voyons depuis quelques jours)."
Messieurs,
Je tiens à vous dire que j’ai tout particulièrement apprécié la façon subtile dont vous avez dénaturé le titre de l’essai de Michael Ignatieff sur la guerre en Irak, paru dans l’édition du 21 mars [2004]. Comme il traitait de l’année écoulée depuis le déclenchement de la guerre, les éditeurs du New York Times ont préféré “The Year of Living Dangerously”, rendant ainsi hommage au film de Peter Weir (1982). Pour vous, cela n’était évidemment pas assez dur et votre traductrice Florence Lévy-Paoloni a eu assez d’esprit (voire de toupet) pour inventer ce “Comment j'ai changé d'avis sur l'Irak". C’est très bien... sauf que c’est un peu malheureux étant donné que M. Ignatieff écrit lui-même que “personne ne peut honnêtement dire ... si [ces morts] seront rachetées par l'émergence d'un Irak libre ou rendues inutiles par un plongeon dans la guerre civile”.
M. Ignatieff s’oppose maintenant à la guerre? Votre embarras est compréhensible.
Au fait, “changer d’avis” est une traduction bien abusive de la phrase anglaise (“to have second thoughts”) qu’emploie M. Ignatieff. Mon dictionnaire anglais-français (Collins-Robert 1994) préfère “commencer à avoir des doutes,” ce qui est sûrement plus proche des intentions de cet auteur. Qu’est-ce qui a pu pousser Mme. Lévy-Paoloni à faire dire à M. Ignatieff quelque chose qu’il ne pense pas? C’est curieux: je vois que Mme. Lévy-Paoloni a également traduit les ¦uvres du journaliste anti-guerre britannique Robert Fisk, de l’inspecteur onusien renégat Scott Ritter (deux fois, même), de l’ancien ministre britannique des affaires étrangères Robin Cook (lequel a démissionné par opposition à la guerre), de l’écrivain anti-américain Gore Vidal, de Friedrich Engels et aussi de l’écrivain israélien Amos Oz (lorsque celui-ci s’est prononcé contre la guerre en Iraq).
Peut-être que Mme. Lévy-Paoloni est-elle donc une traductrice activiste? N’empêche... sa formule vous a permis de mettre l’essai de M. Ignatieff à profit idéologique... Je vous en félicite! Tout comme je vous félicite de ne pas avoir fourni un lien sur lemonde.fr à l’article de M. Rémy Ourdan sur les très dures opinions irakiennes sur la politique étrangère française. Il n’eut pas été bienséant de laisser ces internautes qui aiment tant “Comment j'ai changé d'avis sur l'Irak" voir que les Irakiens sont en réalité très peu reconnaissants envers les Français (sauf André Glucksmann et quelques autres, peut-être). Mais à mon avis, ce qui couronne votre effort, c’est votre édito du 19 mars qui se voulait un démenti sur les prétextes de cette guerre: cela est paru deux jours après la publication des résultats d’un sondage de l’opinion irakienne commandé par quatre agences médiatiques anglophones (dont le BBC) qui montrait à quel point le peuple irakien est aujourd’hui optimiste... malgré tout. Heureusement qu’on a pas parlé de ça dans Le Monde.
Il n’y a pas toutes les vérités qui sont bonnes à dire!
Bien à vous,
Il est presque impossible, hormis chez les responsables baasistes déchus, de trouver quelqu'un qui soutienne la position de Paris dans la crise . La politique de la France reste très vivement critiquée par les Irakiens. Contrairement à ce que croient souvent les Européens, le fait d'être opposé à l'occupation américaine ne fait absolument pas monter la cote de popularité de l'Europe, ou de tel ou tel pays, en Irak. C'est un paradoxe, mais c'est une réalité.Voilà une chose, apparemment, pour laquelle nombre de Français montrent peu d'intérêt (tout comme Le Monde, qui s'est bien gardé depuis de donner la parole aux Irakiens).
What is the most important event on the past 24 hours, one that warrants an over-sized photo on the cover of Le Monde, i.e., a supposedly serious and objective newspaper dealing with vital international affairs?
Well, if there is a Hollywood movie castigating America's reigning neoconservatives coming out, then that would be it. And so we have an oversized picture from the Participant Productions movie Syriana with an accompanying article on the "cinema of responsibility". (Notice that the translator has mistranslated a phrase in the final paragraph of Thomas Sotinel's interview of George Clooney: the actor must have said "We [liberals] were against the witch trials" in the McCarthy era, but this has been translated as "We… were against the trials of witchcraft.")
The only other photo on the cover is an ad for the Terrence Malick movie The New World; the only other image, a Plantu cartoon.
This, of course, is only the second Hollywood-movie-that-happens-to-demonize-Uncle-Sam's-policies to make the cover of a French daily in seven weeks.
Comment s'appelle ce continent qui met tous ses problèmes — et tous les problèmes du monde — sur le dos de l'Oncle Sam ?
Comment s'appelle ce continent qui donne des leçons de pacifisme aux Yankees mais qui parle ensuite de "ménager les sensibilités russes" et s'empresse de vendre des armes aux va-t-en-guerre chinois ?
Comment s'appelle ce continent qui n'aime rien de mieux que dénoncer le mensonge, sauf quand c'est dans ses propres palais présidentiels ou au sein de l'ONU (cf. pétrole-contre-nourriture) ?
Comment s'appelle ce continent dont les habitants ont soutenu l'esclavage, exporté leurs esclaves vers le Nouveau Monde, massacré les indigènes dans toutes leurs possessions (depuis celles en Amérique à celles en Afrique et Asie), mais qui, de nos jours, se bornent à se scandaliser devant le traitement des Noirs et des Indiens aux Etats-Unis d'Amérique ?
Comment s'appelle ce continent qui s'étouffe de colère devant les politiques extralégales de Bush et qui prétend œuvrer pour le droit international mais dont les juges se bornent à poursuivre de vieux dictateurs déchus, tout en laissant vaquer à leurs occupations les autocrates de Cuba, de la Corée du Nord, du Zimbabwe et (avant 2003) de l'Irak ?
Comment s'appelle ce continent avec les porteurs de messages auto-congratulatoires, les visionnaires ô combien lucides, et les donneurs de leçons pour les Ricains, leçons qu'ils se gardent bien de suivre eux-mêmes ?
Ce continent s'appelle l'Europe...