2009/12/03

Climategate : Les lecteurs accusent Le Monde de désinformer

Une bonne indication que le rechauffement climatique ce serait bidon ? Le fait que Le Monde n'ait pas parlé (ou si peu) du scandale Climategate avant l'analyse de Stéphane Foucart, dans laquelle on nous assure qu'il n'y a rien à voir, circulez, tout va bien, continuez à faire confiance aux experts et aux élites, tout en suggérant que les preuves (sic) en faveur du rechauffement climatique se résument à ce que les chercheurs (sic) seraient (si, si) "sincèrement convaincus" tandis que la science des sceptiques aurait été "ridiculisée". (On reconnaît là le programme de la gauche : «les "nôtres" sont admirables, les "ôtres" sont des blaireaux.»)
tout cela ne remet rien en cause, loin s'en faut, de la science climatique. Celle-ci repose sur les travaux de milliers de chercheurs
Oui, sauf que quand on apprend que les chercheurs (sic) ont manipulé, les données ont été faussées, les journaux récalcitrants ont été écartés, la carrière (et/ou la réputation) des sceptiques a été ruinée, alors les prémisses même du "problème" (si tel il est) sont faussées, et on se rend compte que le jeu est truqué parce qu'on entre dans un cercle vicieux où "tous les scientifiques sont d'accord" précisément parce que ceux qui ne le sont pas ont été écartés (et diabolisés) et précisément parce que les journaux scientifiques ont eu peur de publier des points de vues divergeants (et dérangeants). Un lecteur du Monde écrit :
Foucart, faites votre boulot. D'abord il n'y avait rien, ensuite il y a un peu mais de tout façon c'est de la théorie du complot. Mann est sous le coup d'une enquête de son université. Quand une majorité de scientifiques étouffent le débat pour dire qu'il est fini, ils ne respectent tout simplement plus l'éthique de la critique scientifique. Et les températures qui ne montent pas ? Vous ne faites pas votre boulot de journaliste objectif en restant accroché à vos croyances. Vous désinformez.
…"tout cela ne remet rien en cause, loin s'en faut, de la science climatique" — oui, mis à part le fait que Le Monde est obligé d'annoncer que le directeur du centre de recherche démissionne, fût-ce temporairement.

Clive Crook: The stink of intellectual corruption is overpowering.

Wall Street Journal: one is left to wonder why they felt the need to rig the game in the first place, if their science is as robust as they claim

2009/12/01

Quelle est la programme de la gauche ?

An American reader of Le Monde asks: "Quelle est la programe de la gauche…ils nous propose quoi?"

C'est très simple : ils nous proposent la solution (ou plutôt le conte de fées), "Tout est la faute des États-Unis (ou de l'Occident)"

Dans ce conte de fées gauchiste et droit-de-l'hommiste, il n'y a pas d'ennemis dans le monde, il n'y a jamais besoin de se battre, il n'y a jamais d'efforts à fournir contre qui que ce soit — puisque l'ouverture, la tolérance, et le dialogue avec les dirigeants étrangers permettraient de résoudre tous les problèmes —, SAUF : contre cette partie de la population (aux USA, les conservateurs et les Républicains ainsi que les capitalistes) qui n'est pas encore convaincue par le politiquement correct et par la pensée unique…

Evidemment, on n'est pas sans remarquer que l'administration Obama est pleinement adhérente de ce conte de fées (et le total de sa diplomatie semble se borner à s'excuser pour les péchés, imaginaires ou autres, des États-Unis, tandis que ses seuls ennemis — les seuls ennemis de l'Amérique, de l'Occident, de la planète — semblent être les habitants de l'Amérique profonde), d'où : l'énorme popularité de Barack Hussein Obama en Europe… Il croit dans les mêmes contes de fées qu'eux !

Nous laisserons l'ONU s'occuper de tout (ou nous nous occuperons de tout à travers l'ONU), et nous n'avons plus besoin de jeter des regards sur le sort des populations du bloc soviétique de Brejnev, de l'Irak de Saddam Hussein, de la Corée du Nord, de l'île de Castro, du Vénézuela de Chávez (ou alors : jeter un coup d'œil rapide, mais seulement pour dire que ce n'est pas mieux aux USA ou en Occident ou pour dire que les victimes de ces régimes, c'est en fait… la faute des USA et/ou de l'Occident ! [cf., nous restons bien à l'intérieur de la prémisse du conte de fées])

2009/11/30

"Contre toute évidence, Le Monde persiste et signe ; Mais : un mensonge répété ne devient pas pour autant une vérité"


"…la légitimité du scrutin [au Honduras] est contestée par la grande majorité des pays latino-américains" écrit Jean-Michel Caroit dans Le Monde.

Elle est contestée par ces pays qui sont, à l'instar du Vénézuela, dans les mains de caudillos (gauchistes), mais elle ne l'est pas, apparemment (vu le résultat des élections), par le peuple Hondurien.

Le Honduras ne voulait, ne veut pas d'un Chávez (d'ailleurs, peut-on dire qu'aucun peuple veut d'un Chávez à la tête de son pays, si ce n'est que ce Chávez les a convaincus que sa présence est indispensable à la nation?) : les mots "putschiste" et "coup d'état" ne devraient s'appliquer qu'à Mel Zelaya qui voulait s'octroyer plus de pouvoirs, et non à ceux qui ont renversé le président (ce président qui voulait devenir caudillo) — sur ordre de la Cour Suprême!

Il serait temps pour les reporters du Monde de revoir le sens des mots dans le dictionnaire : "coup d'état" et "putschiste" signifient une prise du pouvoir illégale (habituellement par des militaires).

Or, Zelaya "a été destitué légalement par le congrès, la cour suprême et le tribunal électoral", suite à une violation de la Constitution de sa part — et ce n'est que sur leur ordre que les militaires ont agi.

Ce que la "majorité des pays latino-américains" (c'est-à-dire les dirigeants de la majorité des pays latino-américains, des personnages souvent douteux qui voudraient bien, quand "nécessaire", s'octroyer plus de pouvoirs sans qu'il y ait des conséquences), Le Monde, et ses lecteurs ne digèrent pas, en fait, c'est qu'on ose s'opposer à une (plus grande) prise du pouvoir par la Gauche, par les droits-de-l'hommistes patentés, et par les humanistes auto-proclamés…

2009/11/29

Nous avons droit à un discours type bolchevique digne du temps où la gauche idolâtre se mettait à genoux devant Moscou, Pékin, La Havane

Un lecteur résume bien, à lui seul, la totalité des réactions des lecteurs du Monde à la nouvelle (la "nouvelle", mis à part le fait que je l'avais entendu dès 2002 ou 2003) que les Etats-Unis étaient en mesure de capturer Ben Laden en 2001 :
On pourrait attendre des lecteurs qu'ils fassent au moins le partage entre la "bêtise" de Bush et les crimes des intégristes ! Que non, nous avons droit à un discours type bolchevique digne du temps où la gauche idolâtre se mettait à genoux devant Moscou, Pékin, La Havane... effarant !

2009/10/09

Ronald Reagan : "Il y a une façon bien simple d'obtenir la paix; c'est de se soumettre!"


Barack Obama a reçu le prix Nobel de la paix, écrit Le Monde. Il semblerait donc que ceux qui gagnent le Prix Nobel de la "Paix" sont ceux qui projettent la faiblesse devant l'aggression…

Ronald Reagan, qui (dans l'opinion de bien plus d'un Est-Européen) méritait le Prix Nobel bien plus que Mikhaïl Gorbatchev ou Barack Obama, disait: "Il y a une façon bien simple d'obtenir la paix; c'est de se soumettre!"


On comprend que les Munichois occidentaux applaudissent : "The Apologizer-in-Chief" soumet les USA, et (les valeurs de) l'Occident, à des dictateurs comme Poutine, Chávez, et Ahmadinejad — tout en ignorant (ou en minimisant) leurs dépradations (tandis qu'évidemment, ils accentuent leurs propres péchés supposés) —, et aux droits-de-l'hommistes patentés et aux "nuancistes" patentés d'applaudir

2009/09/28

C'est peut-être pour cette raison que l'Etat est si mal géré ?

Alors que Le Monde annonce qu'il semblerait qu'il soit le quotidien le plus lu par les dirigeants, un lecteur fait le commentaire suivant :
Pas de vantardise, Le MOnde. C'est peut-être pour cette raison que l'Etat est si mal géré et que les avocats ont une culture générale en net recul. travaillez un peu, cessez de recopier les dépêches AFP et autres dossiers de presse et pondez-nous de l'analyse, des investigations... Bref, essayez un peu de copier vos amis du NY Times.

2009/09/26

Le Monde Magazine

Le Monde remplace Le Monde 2 avec un nouvel hebdomadaire, Le Monde Magazine.

Analyse de Capucine :
une nouvelle formule qui me rappelle quand même un peu le Monde 2, avec des rendez-vous maintenus (le reportage photo sous forme de portfolio, la séquence "histoire" reprise de la partie "Archives", que l'on trouvait à la fin du Monde 2). Un supplément complémentaire au quotidien, qui par définition, traite plutôt de l'écume de l'actu...

Visiblement, beaucoup moins de sujets parfois étranges, (trop) pointus que l'on trouvait souvent dans le Monde 2.
Le premier lecteur à commenter fait cette remarque :
Les abonnés au monde électronique pourront-ils enfin avoir accès à ce nouveau produit ??? D'autant que quand ils sont établis à l'étranger comme moi, ils n'ont pas la possibilité de l'acheter en kiosque! Merci d'y veiller.

2009/09/25

Pourquoi ces Ricains avides et égoistes ne peuvent-ils pas s'inspirer de la France, pays de la solidarité, des soins gratuits, et de la frater—… Euh…



The ever-lucid Plantu, who always has got the Americans figured out (those money-grubbing, treacherous louts!), has made a total caricature out of tea parties as well as conservatives' concerns and demands. Obviously, those greedy capitalistic pigs in America should follow what the charitable, compassionate, ever-solidaristic Europeans are doing and emulate their…

Except, wait! Two months prior to Plantu's anti-American cartoon, Le Monde came out with an interesting article (to say the least) on its front page…

In it, Cécile Prieur informs us that more than 25% of Paris doctors (and nearly a third of dentists and almost 2/5 of gynocologists) refuse to treat poor clients. The denials of the CMU — a name someone like BHO should love: couverture médicale universelle or universal medical cover — are illegal but rarely sanctioned…

But wait; that's because the French capital's doctors are as greedy capitalist pigs as Americans as a whole are, and that's all the more reason for the government to intervene and establish — No!
La première raison invoquée est la lourdeur administrative et la "paperasse" qu'impliquerait la prise en charge des patients CMU : ces derniers ne payant pas leur consultation, le remboursement du médecin s'effectue par l'assurance-maladie, ce qui peut prendre du temps si le praticien n'est pas informatisé.

2009/09/17

Oh, on a oublié de vous le dire : la victime d'une séquestration et de multiples violences se trouvait être, par le plus grand des hasards, juif…

Only halfway through Yves Bordenave's article in Le Monde of a Nanterre youth beaten, humiliated, sequestered, kicked in the eye, and threatened with the fate that Youssouf Fofona and his gang of barbarians bestowed upon Ian Halimi, do we discover that Matthieu, 19, is in fact (beyond being gay) Jewish.
Matthieu est homosexuel et son père est de confession juive.
But as it happens, having this fact come in so late in the "game" is only "normal": as the final sentence reads, the judge threw out the antisemitic (as well as the antigay?) character of the attack:
le caractère antisémite de l'agression, un temps envisagé, avait été écarté du dossier.

This leads one reader to comment:
Quelle tartufferie! "sale juif" mais on ne retient pas le caractère antisémite de l'agression. Cela fait penser à ces articles du Monde, où les journalistes expliquent benoîtement qu'aux Buttes Chaumont, les agressions contre les jeunes portant la kippa n'étaient que des "affrontements entre bandes". Ou encore lorsque le Monde nous expliqua que la jeune fille entremetteuse pour Ivan Halimi était une jeune blonde Française moyenne. On apprit plus tard qu'lle était brune et d'origine iranienne.
Incidentally, another reader points out that
ces reglements de comptes très violents entre jeunes pour des vols commis par l'un d'eux sont d'après ce que je lis courants et ne donnent pas souvent lieux à une plainte

2009/07/20

Scandale ! Les Républicains misérables ôôôsent s'opposer à une nominée démocrate ! Seulement, les oppositions des Démocrates sont passées sous silence

Depuis [que la juge Sotomayor] a été nommée à la Cour suprême par Barack Obama, les conservateurs la poursuivent de leur vindicte
écrit Corine Lesnes dans Le Monde, ne semblant pas réaliser (tout en le sachant indéniablement) que ces auditoires ne sont pas seulement monnaie courante aux USA, c'est le produit de la loi ! Qui les exige ! Quel genre de questions faudrait-il, dès alors, poser ? Que des questions gentillettes qui ne puissent en aucun cas blesser les nominé(e)s (ou Barack Obama) ?!

Alors que Corine Lesnes multiplie le nombre de déclarations de mépris pour les républicains — "la droite populiste a déniché 62 mots qu'elle agite comme un chiffon rouge" — la majorité des combats vraiment vindictifs ces dernières années (le cas de Robert Bork est le premier qui vient à l'esprit), ce sont les gauchistes plus-droit-de-l'hommiste-que-moi-tu-meurs qui en sont responsables.

Précisément, le seul noir de la Cour Suprême est dépeint par Corine Lesnes — par extension, en ne pas intervenant dans les détails — comme (autre) victime (ou quasi-victime) des Américains de droite, alors que Clarence Thomas fut le nominé de Républicains (du premier George H. W. Bush) et que ce fut par les Démocrates qu'il fut laminé (y compris par une histoire de fesses bidon) lors de son accession en 1991.
Le juge Clarence Thomas, renversé dans son fauteuil, ne dit jamais un mot. Il a remplacé Thurgood Marshall à ce qui est devenu le siège « africain-américain » à la cour. Sa nomination en 1991 a fait l’objet d’une violente bataille droite-gauche au Sénat. Depuis, il s’est enfermé dans le mutisme public le plus complet.
Clarence Thomas s’est enfermé dans le mutisme public le plus complet… mis à part le fait, évidemment, qu'il a fait paraître son autobiographie (dans laquelle il raconte comment il est monté de la pauvreté la plus abjecte jusqu'au siège de juge sur la SCOTUS, ce qui explique qu'il soit devenu conservateur et Républican).

On voit que l'on ne crie au scandale en sortant des termes et des expressions comme vindicte, chiffons rouges, et manque de gentillesse habituelle que si les victimes sont des pauvres droit-de-l'hommistes de gauche. Là, on a des bourreaux et des victimes. Quand c'est la gauche, par contre, qui est impliquée, on se sert d'expressions et de phrases beaucoup plus neutres, beaucoup plus passives, beaucoup plus du genre "nous sommes tous coupables" ("une violente bataille droite-gauche au Sénat").

Entretemps, ces mêmes droit-de-l'hommistes américains ont le droit à l'incarnation du "rêve américain tel que Barack Obama l'a ressuscité." (Le véritable rêve américain, tel que l'a vécu Clarence Thomas — montée depuis la pauvreté abjecte dans l'arrière-pays de Georgie contre vie dans la classe moyenne urbaine pour Obama avec la toute-puissante machine démocrate de Chicago qui le soutient complètement dans sa carrière politique — les sympathisants de la gauche préfèrent l'ignorer.) Pendant ce temps, les conservateurs continuent à être dépeints comme des "blaireaux" :
Avec sa gentillesse habituelle, l'animateur de radio Rush Limbaugh a formé des voeux pour Mme Sotomayor : "J'espère qu'elle trouvera une docteur latino avisée pour la soigner, a-t-il persiflé, plutôt qu'un typique docteur blanc qui n'a pas connu la richesse d'expériences d'une étudiante en médecine latino..."
Corine Lesnes dépeint aussi la Lilly Ledbetter Act comme une affaire de bien et de mal sans évoquer les véritables raisons de l'opposition à cette loi. (Six mois pour protester contre une tentative supposée de discrimination, ce n'est pas assez ?! il faut non 20 mois mais… 20 ans ?! ne se pourrait-il pas que ce soient les confrèries des avocats — supporters traditionnels des démocrates — qui soient derrière cette loi ?!)

En fin de compte, selon les membres (ou les sympathisants) de la gauche, les conservateurs "feraient mieux de se taire" et ne pas avoir le toupet de mettre en doute les déclarations auto-congratulatoires des membres (et des sympathisants) sus-nommés de cette même gauche.

2009/07/08

Sauvons le Centre Culturel Suédois

By popular demand:
Joignez le comité Sauvons le Centre Culturel Suédois

C’est dans la capitale européenne de la culture, Paris, que se trouve le Centre Culturel Suédois, le seul centre culturel suédois présent à l’étranger.

Chaque année, plus de 100 000 parisiens viennent y voir des expositions, du théâtre, du design, des films et y écouter de la musique suédoise. A cela s’ajoute la possibilité de prendre des cours de suédois.

Les entreprises suédoises peuvent elles aussi arranger des rencontres et des conférences dans les belles salles du Centre dans le Marais (11, rue Payenne). Il y a également une dizaine de chambres dédiées aux artistes et aux chercheurs de passage à Paris.

Le Centre a une importance capitale pour l'échange franco-suédois, tant culturellement que scientifiquement. Il suffit de jeter un œil aux livres d’or remplis par les nombreux visiteurs et locataires du CCS pour s’apercevoir de l’importance qu’il a dans les relations franco-suédoises.

Il est maintenant question de fermer ce Centre et de détruire ce qu'on a construit pendant des dizaines d'années.

Nous protestons chez UD (ministère des affaires étrangères suédois) et le gouvernement!

2009/06/22

Bruno Frappat vient de former un groupe de 11 professionnels chargés de rédiger un code de déontologie pour les journalistes

In an interview with Le Monde's Xavier Ternisien, Bruno Frappat (formerly of La Croix and Le Monde) explains how he has set up a group that is trying to write a professional code of ethics for French journalists.
La crise de confiance est-elle si grave que cela ? La presse est-elle si mauvaise ?

Une étude un peu sérieuse des journaux d'aujourd'hui comparés à ceux de l'entre-deux-guerres ou de l'immédiat après-guerre tournerait à l'avantage de la presse contemporaine. A la Libération, ils étaient plus nombreux, mais fortement idéologisés, et l'information y était noyée dans le commentaire. La nouveauté, c'est la pluralité des médias. Le discrédit de la presse est souvent lié à celui d'un média dominant. Vous pouvez faire tous les bons papiers que vous voulez, si, par ailleurs, sur une chaîne de télévision de grande audience, un journaliste réalise une fausse interview, cela rejaillira sur l'ensemble de la profession. Je demande que l'on ne pratique pas l'amalgame avec les médias.

2009/06/17

Les journalistes français ont tendance à mélanger faits et commentaire, et sont trop enclins à raconter la misère du monde

…les journalistes français ont tendance à mélanger faits et commentaire, sont trop parisiens, trop occupés à se recopier les uns les autres, enclins à raconter la misère du monde
explique Xavier Ternisien dans Le Monde à propos du dernier livre de François Dufour.
Il constate, à juste titre, que ce sont souvent les journalistes politiques qui ont pris la tête des journaux. La raison en serait, d'après lui, "une prédominance des opinions politiques sur les faits".

…Au fond, le reproche qui affleure sous la plume acerbe de l'auteur, c'est que les journalistes français sont trop à gauche. "Un quart à l'extrême gauche, une moitié à gauche, un quart au centre et à droite", croit-il savoir.

…Le fondateur des éditions Play-Bac et de Mon quotidien enfourche aussi quelques-uns de ses chevaux de bataille favoris, qu'il avait défendus lors des Etats généraux de la presse, dont il était l'un des animateurs. Il prône une stricte séparation à l'anglo-saxonne entre directeur de la publication (publisher) et directeur de la rédaction (editor).

…Le livre de François Dufour commence à circuler dans les écoles de journalisme.

2009/06/14

Le mari de la femme coupable d'un triple infanticide dit qu'il "comprend" et "qu'il faut comprendre" les actes de son épouse

Depuis le début du procès de son épouse, mardi 9 juin, Jean-Louis Courjault, partie civile "au soutien de (sa) femme", est en mission. Véronique comparaît pour un triple infanticide commis à leur domicile, en Charente-Maritime en 1999, puis par deux fois en 2002 et 2003 en Corée-du-Sud où le couple était expatrié. Jean-Louis répète à l'envi qu'il "comprend" et "qu'il faut comprendre" des actes auxquels sa femme, 41 ans, avoue n'avoir toujours pas trouvé d'"explication satisfaisante", les qualifiant d'"effrayants" et de "si graves".
Il n'y pas encore beaucoup de réactions sur le site du Monde, néanmoins, on ne s'étonnera pas que les lecteurs du Monde se trouvent touchés par cette manifestation de tolérance et d'humanisme.

Il "comprend", et "il faut comprendre", les actes de sa femme, répète Jean-Louis Courjault; "Merci d'épargner les acteurs de ce drame de vos leçons de morale" enjoint MC à un rare lecteur faisant preuve de sceptisme ; épargnez-nous (tous) "tout jugement péremptoire" ajoute Raphaël C, en ajoutant que le déni de grossesse reste un… "phénomène mystérieux".

C'est fou ce que la société de la (soi-disante) tolérance et du droit-de-l'hommisme a bien fait son "travail." On ne peut pas, on n'a pas le droit (!) de porter jugement sur une vulgaire meurtrière — oublions les victimes (complètement sans défense, puisque des nouveaux-nés), c'est d'elle qu'il faut avoir pitié !

2009/06/05

L'antiaméricanisme, fonds de commerce de la gauche, reste aussi bien vivace ; En temps de vaches maigres, il est commode d'avoir un exutoire

La convergence des Latino-Américains sur le retour de Cuba dans les instances interaméricaines, au sommet des Amériques, à Trinité-et-Tobago en avril, puis à l'Organisation des Etats américains, les 2 et 3 juin, ne saurait donc masquer l'essentiel
écrit Paulo A. Paranagua dans Le Monde, l'essentiel étant le fait que
L'antiaméricanisme, fonds de commerce d'une partie de la gauche, reste aussi bien vivace. En temps de vaches maigres, il est commode d'avoir un exutoire.

A Trinité-et-Tobago, le président du Costa Rica, Oscar Arias, s'était permis d'adresser à ses homologues quelques rappels. "Chaque fois que les Latino-Américains se réunissent avec le président des Etats-Unis, c'est pour lui demander ou lui réclamer des choses, disait-il. Presque toujours, c'est pour rendre les Etats-Unis coupables de tous nos maux passés, présents et futurs." Pourtant, il y a cinquante ans, le Mexique était plus riche que le Portugal. Il y a soixante ans, le Brésil avait un produit intérieur brut (PIB) par habitant plus élevé que celui de la Corée du Sud. "Nous avons raté quelque chose", a souligné M. Arias. A commencer par la priorité à l'éducation.

…Prix Nobel de la paix, président d'un pays qui a aboli l'armée au profit de l'investissement social, M. Arias a déploré l'engouement des Latino-Américains pour les idéologies.

2009/05/18

Des articles sur le cimetière des GIs en Normandie réussit à s'attaquer aux présidents US en général, et à Bush et à Reagan en particulier

In a Le Monde article on Normandy's Omaha Beach cemetery next to Colleville-sur-Mer, Benoît Hopquin points out how all presidents since Jimmy Carter in the 1970s have paid visits to the Colleville shrine, managing in the process to take a couple of potshots at Dubya.
En 2002, à la veille de l'invasion de l'Irak, George W. Bush était venu ici rallier les Américains à sa croisade contre "le Mal" et inciter les alliés à "défendre le monde contre les terroristes". En 2004, il n'avait pas trouvé meilleur lieu pour organiser un rabibochage avec la France.
That's right: in his eagerness to disparage Bush, Benoît Hopquin omitted to mention that 2004 just happened to be a long-planned event, i.e., the 60th anniversary of Operation Overlord. Furthermore, it appears that Barack Obama's visit (Philippe Duron, maire PS de Caen, … avait déjà fourbi son slogan : "Yes we Caen") led to an ongoing (?) protocol conflict between the White House and l'Élysée… In that accompanying article, Benoît Hopquin manages to denigrate Ronald Reagan's visit 20 years earlier…

Read also about the Apologizer-in-Chief's plan to apologize to the GIs' deadly enemy in Europe during World War II

2009/05/17

Nº 20 000 : Le Monde "indépendant" vit en fait en grande partie de subventions plus ou moins habilement déguisées

65 ans après sa fondation, Le Monde fête son 20000 ème numéro avec un éditorial de Eric Fottorino célébrant la "vision de nos aînés [qui] fut somme toute, à travers les décennies, assez constante :"
donner la meilleure information qui soit, la plus fiable et digne de foi. Ajouter du contexte au texte, c'est-à-dire un regard profond et pertinent donnant du sens au chaos des choses, au-delà de l'écume des jours. Trier, soupeser, décortiquer, éclairer, rectifier, ces mots-clés du journalisme portant l'exigence à incandescence, comme un fil lumineux. Des entretiens, des portraits, des grands reportages (dont une sélection est rassemblée dans un volume édité par les éditions Les Arènes), des débats d'opinion parfois passionnés sur les grands mouvements politiques et sociétaux de la planète depuis soixante-cinq ans, voilà résumée, en une pincée de mots, une aventure humaine dont la trace se mesure à travers les générations successives de lecteurs, qui ont autant été formés qu'informés par notre journal.
Malheureusement, les lecteurs ne semblent pas tous convaincus.
…arrêtez avec vos leçons de journalisme. Et puis, une petite précision : votre "puissant réseau" de correspondants (pigistes) à l'étranger s'est sérieusement étiolé ces dernières années !

"On n'est jamais mieux servi que pas soi-même" : rien ne vaut l'auto-congratulation ! L'exemple vient d'en-"haut". Monsieur Fottorino, votre mimétisme ne laisse pas d’étonner.

Le consensus "objectif" ne se porte pas mal, même au Monde, lui et son adoration du Veau d'Or, celle du marché aussi, seul garant de la "liberté" de quelques uns... Quant à développer enquêtes fouillées et analyses précises des contextes
Quant au (rare) lecteur qui dit Bravo et quant à la soi-disante indépendance du quotidien de référence, Boizard F répond en précisant que
comme tous les quotidiens français, Le Monde ne connaît pas l'ivresse de l'indépendance que donne le marché car il vit en grande partie de subventions plus ou moins habilement déguisées. La presse quotidienne française cumule le plus mauvais des deux mondes : dépendance de l'Etat (qui a ses intérêts à défendre : vous ne verrez jamais en France pour cette raison un quotidien aussi libéral que le Wall Street Journal) et dépendance de quelques gros annonceurs.

2009/05/15

Un article sur l'Afghanistan montre le mépris des Français pour "ces étasuniens"

Un autre article sur la guerre en Afghanistan de la part de Rémy Ourdan est recompensée par les réactions typiques des lecteurs du Monde (avec leurs connaissances incomparables de la stratégie militaire) :
incorrigibles Américains

Les taliban ne peuvent pas gagner, mais pas perdre non plus; les Américains ne peuvent pas perdre, mais pas gagner non plus [quelle phrase éminemment dotée de la plus haute intelligence (sic)]

Une photo ou ou [sic] deux flics ricains nous montrent des trophées de chasses à l'homme (qq cadavres)!

Et comment savent-ils, ces étasuniens, que leurs victimes sont des "talibans" ?

Photo répugnante

Cette photo est insupportable. Mais qu'est-ce que l'OTAN fait là-bas. Il est évident que se sont des résistants qui luttent contre l'occupation de leur pays. Ils ne sont en rien responsables des attentats du 11 septembre 2001.C'est scandaleux.
Heureusement qu'un dénommé dijon remet les pendules à l'heure…
Oui c'est scandaleux de dire que les talibans ne sont pas lies avec les attentats de 2001 et les autres apres ce sont EUX qui ont et qui toujours protegent hebergent les terroristes internationaux. Et aussi passer sous silence que ces talibans massacrent, brulent, gazent et poisonnent les afghans qui ne veulent pas etre sous leur fanatisme cruel est negationiste. L'OTAN est la bas pour defendre nos libertes chez nous et pour les afghans qui ne veulent pas de ces criminels . Nos soldats font un travail difficile, je les supportent.
Bertrand J. lui emboîte le pas :
La guerre est par nature brutale et cruelle. Il n'en reste pas moins que face à des fanatiques religieux aussi obscurantistes que les Talibans, nous ne devons pas hésiter une seconde à employer la force.

2009/05/01

Comment sont vaincus les talibans fin 2001 ? Par l'armée américaine ? Que nenni ! Par les Moudjahidins (!)

Déception [en Afghanistan] envers l'armée américaine et ses alliés, qui se sont déployés dans le pays sans que personne en comprenne vraiment la raison, les talibans ayant été vaincus dès fin 2001 par les Moudjahidins.
Le Monde a la bonté de nous apprendre (sic), à travers un article de Rémy Ourdan d'une page complète et sous un titre moqueur et méprisant, que l'année 2008 fut "un cauchemar pour l'armée américaine" (rien de moins) et que, par ailleurs, "les talibans [furent] vaincus dès fin 2001 par"… Par qui ? Par "les Moudjahidins" !!

On se moque du monde, ou quoi ?! Les talibans ont été vaincus par the Army of the United States of America, et personne d'autre ! Dire cela n'est aucunement patriotique ou pro-américain, ce n'est rien d'autre qu'un simple fait, ce n'est que de l'histoire militaire le plus basique.

Décidément, tout est bon pour dénigrer les USA (de Bush), les Républians, et l'armée US, y compris… réécrire l'histoire!

Et l'année 2008 fut "un cauchemar pour l'armée américaine" ?!

Je crois que l'année 1944 fut "un cauchemar pour l'armée américaine", et l'année 1917, et l'année 1862, et l'année 1775. L'année 2008? C'est rien à côté ! (Et les soldats de l'armée US seraient les premiers à vous le dire…)

2009/04/30

Un opposant à Barack Obama est caricaturé et ridiculisé dans Le Monde (comme tous les Républicains et tous les conservateurs)

Tout obamaniaque qu'elle soit, cette "lettre" professe un certain degré d'objectivité.
Après avoir commencé son article sur un opposant à Barack Obama dans Le Monde ainsi, Corine Lesnes traite son sujet de «l'épouvantable Rush Limbaugh», un homme qui «souffre d'obamaphobie chronique» et qui, de plus est, évoque «"socialisme", "communisme" ou "fascisme" à propos de l'administration Obama.»

L'une des raisons que "l'épouvantable Rush Limbaugh" évoque le "communisme" et le "fascisme" est que sous ces régimes (et dans les discours et dans les colonnes des communistes et des fascistes quand ils sont dans l'opposition), on tente de baîlonner les adversaires sans relâche, et si on n'arrive pas à les baîlonner, on essaie de les ridiculiser sans merci, en caricaturant et en diabolisant leurs points de vue (cf "obamaphobie chronique") — exactement comme l'est "l'épouvantable Rush Limbaugh" dans cet article de Corine Lesnes dans Le Monde et comme le sont les conservateurs américains généralement (cf. "l'épouvantable" George W Bush, "l'épouvantable" Sarah Palin, "l'épouvantable" parti républicain, "l'épouvantable" Fox News, "l'épouvantable" Amérique profonde, etc etc etc etc…).

Comme le dit Jonah Goldberg dans son livre Liberal Fascism (Le fascisme de gauche),
c'est de cette façon que fonctionne la gauche; les voix de l'opposition sont régulées, exclues, interdites quand c'est possible, moquées et marginalisées quand ce ne l'est pas. Les voix du progrès sont encouragées, adulées, amplifiées — au nom de la "diversité", de la "libération", de "l'unité", et par-dessus tout, du "progrès".

(That is how the liberal Gleichschaltung works; contrary voices are regulated, barred, banned when possible, mocked and marginalized when not. Progressive voices are encouraged, lionized, amplified — in the name of "diversity," or "liberation," or "unity," and, most of all, "progress.")
Et — toujours en ce qui concerne les évocations prétendument risibles de "socialisme", "communisme" ou "fascisme" — je n'ai même pas évoqué les tribunaux spéciaux que préparerait la Maison Blanche sous Obama contre ses opposants républicains — entièrement "objectifs" eux aussi, bien entendu… (Que, surtout, personne ne parle de "bushophobie chronique" ces dernières huit années, l'opposition à Bush n'était que le résultat, de part et d'autre, d'un très très haut (sic) "degré d'objectivité" — bien sûr !…)