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2004/06/01

L'action et l'inaction vus par le critique des médias allemands

Cela fait plusieurs semaines que je fais des liens avec David's Medienkritik, l'équivalent de ce blog et de ¡No Pasarán! pour l'Allemagne (concernant "les plats antiaméricains fétides servis par les médias allemands"). Cette semaine, on va, pour plusieurs raisons (wink wink), en evoquer trois, surtout l'un des derniers posts, puisqu'il concerne un article de Welt am Sonntag qui prend à part le ministre des affaires étrangères français et la politique de son pays. L'article est signé Jeffrey Gedmin, le directeur de l'institut Aspen à Berlin.
Je ne suis pas convaincu, Monsieur Barnier!

Même si les pourfendeurs de Bush n'aiment pas cette vérité — l'Irak n'est pas perdu.

Michel Barnier a averti les États-Unis que le "transfert de pouvoir au nouveau gouvernement [irakien] doit être compréhensif, authentique, et sans aucune ambiguïté".

Le ministre des affaries étrangères ajouta qu'il était grand temps que les États-Unis se comportent de manière "crédible". Aussi longtemps qu'un politicien français puisse faire une déclaration de cet ordre, nous n'aurons pas à nous inquiéter de la survie du cynisme. …

Les deux idéologies intimement liées, le nationalisme de l'UE et l'anti-Américanisme, aiment se dédaigner des simples éléments factuels …

L'Amérique, la Grande Bretagne, l'Allemagne, la France, Israël, le monde arabe, et Peter Scholl-Latour croyaient tous que Saddam détenait des depôts d'armes secrètes et illégales. Nous devrions nous demander comment on s'est trompé, ce que nous aurions pu faire de mieux, ce que nos services secrets savent concrètement sur les armes que les Nord-Koréens et les Iraniens détiennent dans leurs arsenals. Mais “Bush a menti” produit un son tellement magnifique pour les oreilles — alors quel besoin y a-t'il de s'accomoder des détails contrariants ?

Lire le reste de l'article (en anglais et en allemand) …

Un post plus ancien concernait l'analyse du professeur Joachim Krause de l'institut de politique de sécurité à l'université de Kiel. Ses conclusions principales :

Il n'y a rien qui puisse indiquer qu'il existe un fondement pour l'hypothèse que la politique américaine est guidée par un intérêt égoïste qui veut s'assurer le contrôle de ressources d'énergie. Au contraire, il faut conclure que les positions française et russe ont été déterminées par-dessus tout par des intérêts financiers très étroitement définis par l'exploration pour le pétrole brut en Irak.

La position allemande dans la crise irakienne a été caracterisée par un pacificisme sans distinction et un populisme antiaméricain dont le résultat est une dégradation sérieuse de la solidarité trans-atlantique.

La conclusion de David: "Étant donné la teneur de ses thèses, autant vous dire que le professeur Krause a très peu d'espoir d'être cité fréquemment comme un expert dans les médias allemands" (ou francais).

Le troisième exemple concerne une interview que Deubeuliou a donné la semaine passée. "Bien qu'elles s'adressaient à un public national, certaines des remarques du président vont clairement à l'encontre des préjugés et de la désinformation propagés sur M. Bush dans les médias allemands " (et français). Bush se prononce aussi sur des sujets aussi variés que l'Irak, Cuba, l'histoire, et l'élection de 2000.

La conclusion de David: "On ne s'étonne pas que le chancellier allemand, Schröder, ne s'entend pas avec ce mec. Bush, lui, a des principes."

Il faut peut-être se souvenir qu'on a récemment célébré les anniversaires de deux Américains célébres. Voici une citation de chacun d'entre eux. (Au lecteur de se décider s'ils s'appliquent à la crise en Irak et aux choix respectifs de la "coalition des volontaires " et du "camp de la paix ".)

On trouve des risques et des coûts dans un programme d'action. Mais ils sont moindres que les risques et les coûts à long terme du confort de l'inaction.

John Fitzgerald Kennedy

L'action est un "redonneur" et un fondateur formidables de la confiance. L'inaction n'est pas seulement le résultat, mais aussi la cause, de la peur. Peut-être que l'action que vous choisirez de prendre aura l'effet escompté; peut-être que des actions différentes ou des ajustements seront nécessaires par la suite. Mais toute action est meilleure que pas d'action du tout.

Norman Vincent Peale

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