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2004/11/29

Le sommet de la francophonie vient à point nomme dans l'esprit de Jacques Chirac, pour trois raisons…

Yves Thréard sur l'Afrique ambiguë dans Le Figaro :
Le dixième sommet de la francophonie vient, sans doute, à point nommé dans l'esprit de Jacques Chirac. Pour au moins trois raisons. Montrer au président ivoirien, Laurent Gbagbo, qu'il a tort de s'entêter, seul contre tous. Prouver à ceux qui en doutent que l'Afrique a toujours besoin de la France. Rappeler à la communauté internationale que Paris est bien l'ultime rempart contre la pensée unique anglo-saxonne. De la langue de Molière, il sera finalement très peu question à Ouagadougou. On peut regretter ce détournement de fond.

La France était grande quand elle l'était pour le reste du monde, disait Malraux. Jacques Chirac semble vouloir redonner corps à ce rêve d'antan. Mais, plutôt qu'à de Gaulle, il fait aujourd'hui penser au chef de file d'une organisation de pays non alignés, sur le modèle américain s'entend. Jamais, ces derniers mois, il n'a manqué une occasion de faire entendre sa différence, et sa compassion pour les plus déshérités de la terre.

… Ce n'est pas avec la France que Kadhafi, sentant sur lui le vent du boulet, s'est empressé de se réconcilier. Mais d'abord avec les Etats-Unis et ses alliés européens, l'Angleterre et l'Italie. Pourtant Paris, contrairement à Washington, ne s'est pas opposé à l'élection de la Libye à la tête de la commission des droits de l'homme de l'ONU. …

(Merci à Vik)

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