
Lire aussi : L'armée française — "Une impression de désorganisation généralisée"
Révélations sur le politiquement correct, les partis pris et le refus de mettre en doute les grandiloquences auto-congratulatoires des autorités (avec preuves à l'appui) qui sévissent dans le journal de référence, Le Monde, et dans d'autres médias français…….Bilingual Documenting and Exposing of the Biased Character of French Media, Including its Newspaper of Reference, Le Monde
ept cent soixante-cinq. Question : que représente ce chiffre ?
Sept cent soixante-cinq ? La réponse est facile à trouver. D'un clic. C'est le nombre de blogs « actifs » hébergés par Lemonde.fr. Actifs, c'est-à-dire mis à jour au moins une fois tous les deux mois. 765 blogueurs actifs, donc. Deux fois la rédaction du Monde... Certes, près de 10 % de ces blogueurs y sont journalistes, au Monde... Tous services confondus. Donc 90 % sont... des lecteurs ! Autant de « journalistes participatifs », comme on disait naguère - l'adjectif « citoyen » est banni, car tous nos journalistes sont des citoyens, faut-il le rappeler - dont une quarantaine d'« experts » de toutes sortes. Au hasard : Jean-Pierre Rosencveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny (« Droits des enfants ») ; Georges Ugeux, banquier d'affaires (« Démystifier la finance ») ; Cécile Traverse, psychologue du sport (« Fortes têtes ») ; Sébastien Naeco, consultant (« Le Comptoir de la BD ») ; Matthieu Auzaneau, spécialiste de l'énergie (« Oil Man ») ; Georges Moreas, commissaire principal honoraire (« Police etcetera »)... Sans oublier nos « incontournables » : Francis Pisani, qui, dans « Winch 5 », traque « innovations et médias sociaux aux cinq coins du monde », ou Pierre Assouline et sa sérénissime « République des livres »...
Des blogs comme s'il en pleuvait, donc. Blogs éphémères (sur les Jeux olympiques de Londres, le Tour de France, le Festival de Cannes...) et blogs « durables ». Comment s'y retrouver ? Un clic encore et voici les « blogs sélectionnés par Lemonde.fr » : quatre-vingt-sept au dernier pointage ! Les plus fous, les plus drôles, les plus pertinents, les plus impertinents...
… Mais que vient faire le médiateur dans cette affaire, direz-vous ? Eh bien, il a cédé lui-aussi à la « bloguitude »... « Le Monde des lecteurs » fêtera le 1er octobre son premier anniversaire. Le courrier des lecteurs y a trouvé refuge, en ces temps de restriction papetière...
As I drive out of the square, a blue gendarmerie van appears, as if out of nowhere, in my rear view mirror, its blue light flashing and siren wailingwrites Karen Wheeler in the Telegraph.
"Must be pretty serious," I think, slowing down – there is nowhere to pull over – and wondering why it doesn’t overtake, despite the lack of oncoming traffic.Read also the testimony in the comments section, including this one:
Eager to get out of its way, I turn right for the petrol station and am irritated when it does likewise, driving close enough to pluck the GB sticker from my bumper.
I turn into the petrol station, hoping to lose the screaming blue vehicle. But no, it follows me there too. The police van, I realise to my horror, is chasing me.
… Terrified, I get out to face the French cops, while Biff, my dog, cowers behind the driver’s seat.
"Madame," says one of two robustly built female cops, barely out of their teens. "You have just committed a serious offence."
"Really? What?" I say, incredulous.
"You did not stop at a white line."
"Yes, it’s true, because I could see that there was no traffic coming in any direction," I reply in French, realising that she is referring to a minor junction off the village square.
… from the expressions on the gendarmes’ faces, you’d think I’d been caught sneaking into the Louvre with a large incendiary device.
Suddenly, I’m struck by the absurdity of the situation and I start to laugh. "You mean to say that you chased me through the village and are treating me like a terrorist because I did not stop at a white line?" I find myself saying.
Now it’s the gendarmes’ turn to look incredulous. The golden rule when dealing with les flics, as most expats know, is to smile apologetically and be as obsequious as possible.
When I tell friends about my latest run-in with the gendarmes, they shake their heads knowingly. It seems that most of them, French and anglais alike, have at some point, fallen foul of the unbroken white line.
"Ah yes, white lines," says my French mayor friend, knowingly. "The gendarmes take them very seriously." Using a handheld phone while driving, on the other hand, is not taken at all seriously, it seems, since the penalty starts at a mere €35.
… if you’ve ever wondered why French drivers seem reluctant to exit supermarket car parks, yet are happy to tailgate at 120 km per hour on dual carriageways, while cheerfully chatting on a handheld phone, you can probably now figure out why.
I warn against the STOP cash cow in France on http://streetwise-france.com/travel-france-driving.htm#driving:"French junctions are littered with over-zealous STOP signs where other countries use YIELD signs. The difference is, as you would know, that you have to mark the stop during a couple of seconds when there is a STOP sign. The trap is that police have found out that spying on STOP signs is an easy way of making money, since most of the junctions don't require stopping completely for safe passage. Hence, many motorists just drive slowly past the STOP signs without stopping completely. To prevent annoying fines, one needs to STOP completely and sit and look around for a couple of seconds, whether it seems useful or not, whenever there is a STOP sign. The strange thing is that on dangerous junctions with fast traffic, one mostly finds YIELD signs only, whereas it is indeed required for safety to stop completely to avoid being torpedoed by a French driver going 120 kph (75 mph) on a national road where the limit is 90 kph (56 mph)."As with so many other things in France, it is ridiculous, but it's unlikely to change.
raconte Jean Lesieur dans Le Monde.l y a maintenant plus de six ans, nous étions micros et caméras à la main, poussés par un beau rêve
En français, en anglais, en arabe, nous allions raconter la France au monde, le monde à la France, le monde au monde. Nous allions créer une entreprise d'information en phase avec le « soft power » de notre pays, « nation universelle », porteuse, donc, d'une voix universaliste.Dans ce qui n'était encore qu'un chantier, nous avons bâti ce qui constitue le rêve France 24, ce grand élan impulsé par François Mitterrand, concrétisé par Jacques Chirac, confirmé par Nicolas Sarkozy. Nous avons réuni une exceptionnelle équipe de journalistes venus d'horizons et de pays différents qui incarnaient la modernité de la France mondialisée.
Dans les semaines précédant notre lancement, la presse anglaise se gaussait de la grenouille française qui voulait se faire aussi grosse que le « beef » anglo-saxon, ou faire concurrence aux riches émirs du Golfe. « La voix de la France », disait-on avec morgue, serait celle du Quai d'Orsay ou de l'Elysée. France 24 resterait à jamais lilliputienne à côté de la BBC, de CNN, d'Al-Jazira. Mauvais pronostic !
[Et pourtant, des] questions sérieuses se posent, sur des modes de management, des alliances et des retournements bizarres, voire suspects, des investissements sur des personnages toujours à l'affût d'un statut, de pouvoir, d'influence, d'argent. Là où elle s'était créée dans la fièvre et l'enthousiasme des « start-up », France 24 finit par incarner ce qu'il y a de pire dans le « service public à la française » : peureuse et paralysée comme un mammouth en fin de vie.
Des questions sur la vision éditoriale que doit incarner France 24 se posent aussi. Sur l'universalisme, qui est son ADN, sa raison d'exister dans le monde d'aujourd'hui. Ou la chronique traditionnellement plan-plan de la « Françarabie » et de la « Françafrique ». Naturellement, se pose enfin la question des moyens et de la structure du véhicule. Fusionner ou pas, avec RFI ou d'autres ?
David Walter Banks ramène des photos du Tennessee, où Horace Burgess a consacré vingt ans de sa vie à construire un bâtiment dans un arbre. En fait, La Maison dans l'arbre englobe sept arbres, dont un énorme chêne comme en compte cette région du Tennessee. Crossville est dans les contreforts des Appalaches. La forêt a été admirablement conservée.
Horace récupère toutes sortes de planches sur les chantiers. Plutôt que de les voir voués à la destruction, il récupère les morceaux de bois et les ajoute à l'édifice.
Le dimanche, Horace prêche devant les visiteurs de passage.
Horace Burgess avait vécu une vie d'errance après son retour du Vietnam. Un jour il a "rencontré" Dieu. Chrétien "born again", il a voué sa maison dans l'arbre à Jésus.


Le crime paie toujours, mais la grande criminalité n'est plus tout à fait ce qu'elle a été. Aux parrains corses et marseillais s'ajoutent les voyous issus des cités. Les deux mondes se rencontrent peu. Ils se croisent parfois au hasard des prisons mais ne mêlent pas leurs affaires. Antonio Ferrara, alias Nino, célèbre malfrat originaire de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) reste une exception.Ce petit roi de la cavale, auteur en mars 2003 de l'évasion la plus spectaculaire de la prison de Fresnes – un commando armé de mitraillettes et d'un bazooka avait attaqué l'établissement pénitentiaire pour le faire sortir – a fait ses classes dans le trafic de cannabis, dans sa cité. Puis il est "monté au braquo", où ses talents de perceur de coffres-forts à l'explosif lui ont permis de gagner ses galons dans le gratin du grand banditisme. Si Nino, qui purge une longue peine de prison, n'a rien perdu de son aura, son parcours ne semble pas avoir fait beaucoup d'émules dans les cités. Désormais, les "minots" marseillais comme les "z'y va" de la banlieue parisienne tracent leur route seuls et sans chaperon.

… Avant d'être arrêté et incarcéré en juin 2011, Redoine Faïd, 39 ans, avait déjà purgé une dizaine d'années de prison. Braquages, trafics, Redoine est un bandit de haut vol, accusé du meurtre d'une policière municipale, lors d'une fusillade survenue à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), en mai 2010.Il a grandi à Creil (Oise) où il est très vite devenu le caïd du Plateau, une cité réputée pour être l'une des plaques tournantes du trafic de drogue au nord de Paris. Crâne rasé de près, costume de jeune cadre dynamique, chemise blanche immaculée, Redoine a même écrit un livre en 2010, dans lequel il raconte ses faits de guerre dans la voyoucratie. Attaques de "tirelires à roulettes" (les fourgons blindés) à la kalachnikov, adrénaline garantie, Redoine incarne cette catégorie de criminels apparus sur la scène du banditisme au début des années 1990. Ils ont inventé les go fast, transport de drogue entre l'Espagne et la France à bord de grosses cylindrées conduites à toute vitesse sur les autoroutes. Ils sont fans de Neil McCauley, le personnage joué par Robert De Niro dans Heat. Ont pour héros Al Pacino dans le Scarface de Brian de Palma et confondent la vraie vie avec les jeux vidéo qui ont rythmé leur adolescence.
… Changement aussi de méthodes et de mentalité. Les comptes se règlent toujours à coups de feu, mais le calibre a changé. L'AK 47, la fameuse kalachnikov, remplace de plus en plus souvent le colt 45, l'arme mythique de la pègre. Moins précise mais plus impressionnante, elle est devenue l'arme fétiche des cités. Les tueurs sont moins professionnels, souvent plus jeunes, mais tout aussi efficaces. Violents, audacieux, sans peur et sans scrupule, ils agissent au sein de petites bandes formées au bas des barres d'immeubles. Le sentiment d'appartenance à un territoire domine. Leur fonds de commerce : l'importation et la vente de cannabis. Un business "facile", plus facile que nombre d'activités traditionnelles du banditisme. La prostitution et les jeux, pas assez rémunérateurs, ne les intéressent pas. Ils laissent ça à d'autres, maquereaux originaires des Balkans, de Russie ou d'Europe de l'Est. Les sommes engrangées grâce au deal se comptent en centaines de milliers d'euros. Alors, dans le business, l'assassinat a force de loi.
Comme à Marseille où, depuis trois ou quatre ans, les cités sont devenues le théâtre macabre d'une série de règlements de compte. Là, au cœur de la cité phocéenne et un peu plus qu'ailleurs, les meurtres appellent les meurtres. Le tacatac des rafales de kalachnikov résonne aux oreilles des habitants de la cité Font-Vert, du Clos-la-Rose ou de la Castellane. Autant de cités du nord de la ville connues pour être des hauts lieux du trafic de cannabis. C'est là, dans le dédale des caves et au pied des cages d'escaliers, que s'épanouit ce que les policiers appellent le "néobanditisme". Là que s'affranchissent ceux qui, à 20 ans et parfois moins, rêvent de devenir caïds. Là que des petits délinquants, encore adolescents, tombent sous les balles de bandes rivales, tel Jean-Michel Gomez, 16 ans, fauché au pied de chez lui, au Clos-la-Rose, le 19 novembre 2010.
… La famille Houmani régnait en maître sur la cité [des 4 000, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis)] après avoir neutralisé le clan concurrent des Ben Faiza.A CHAQUE FOIS, LE SCÉNARIO EST LE MÊME : échanges de coups de feu, enlèvements, violences et intimidations. Les butins amassés sont écoulés dans des lieux comme Puerto Banus. Les trafiquants de drogue ont élu ce bout de côte espagnole comme refuge.
Porte d'entrée de l'Europe du Sud, c'est sur les plages alentour que se font, toutes les nuits ou presque, les livraisons de cannabis. De là, "l'or gris", l'herbe cultivée au Maroc, remonte à bord de voitures pilotées par des chauffeurs chevronnés payés entre 4 000 et 10 000 euros selon le chargement. Une nuit d'autoroute pour atteindre le sud de la France et la marchandise file vers Toulouse, Marseille, Lyon, Paris, Metz, Nancy, Mulhouse, Lille, etc.

Salim Brahima a été fauché d'une rafale de kalachnikov, dimanche 29 juillet, peu avant 17 heures, à Marseille. … Salim Brahima est le seizième homme assassiné à Marseille et dans son agglomération depuis le 1er janvier. En 2011, 16 personnes avaient succombé sous les balles, victimes elles aussi de règlements de comptes. Au total, en l'espace de quatre années, Marseille et ses alentours ont été le théâtre d'une cinquantaine d'homicides …Lire aussi notre enquête Jeunes, ultraviolents et surarmés : l'ère des caïds
Alors que, dans un rapport consacré à la présidence d'Hugo Chávez, Human Rights Watch (HRW) dénonce « La concentration du pouvoir autour de l'exécutif, la disparition des garde-fous institutionnels et l'érosion des droits de l'homme, laissent au gouvernement toute latitude pour intimider, censurer et poursuivre les Vénézuéliens qui critiquent le président ou contrarient son agenda », Paulo A. Paranagua raconte les tracas infligés à un dessinateur de presse : Depuis vingt ans, [Rayma Suprani] publie ses caricatures chaque jour dans le quotidien vénézuélien El Universal. Ses dessins dénoncent la pauvreté, le manque de justice sociale et de liberté d'expression dans un pays où caricaturer le président peut être puni de trente mois de prison. Rayma Suprani fait l'objet d'un harcèlement de la part du pouvoir qui l'oblige à se déplacer protégée par des gardes du corps.
Au Venezuela, les médias ne doivent pas "susciter l'angoisse dans la population". Pour avoir enfreint cette règle, la chaîne de télévision Globovision vient de payer une amende de 1,7 million d'euros. Parmi les sujets "anxiogènes" qui ont provoqué les foudres du pouvoir figurent les émeutes dans les prisons surpeuplées, la lenteur des secours après un séisme, des affaires de pollution et, bien entendu, l'explosion de la criminalité. Ainsi, il ne faut pas raconter à quel point la morgue de Caracas est débordée les weekends. Ni la douleur des familles obligées de soudoyer des employés pour récupérer le corps de leurs proches dans des délais raisonnables.
Cette dérive autoritaire du régime Chavez est décrite minutieusement dans un rapport de 133 pages de Human Rights Watch publié mardi 17 juillet, en espagnol en anglais.
Si le registre de la gravité est encadré et surveillé, la volonté de détendre le public grâce à la satire et à l'humour peut aussi s'avérer dangereuse. Des textes manifestement comiques et des caricatures ont été sanctionnés durement par le régime du lieutenant colonel Hugo Chavez. De mémoire caribéenne, on ne se souvient pas d'un président aussi susceptible. A croire que l'usage abusif de l'uniforme, alors qu'il est passé depuis longtemps au cadre de réserve, raidit le comportement et la parole. Prenant des allures de prédicateur télé, Hugo Chavez prétend bannir l'irrévérence traditionnelle des Vénézuéliens, leur méfiance à l'égard de tous ceux qui se prennent trop au sérieux, leur refus de l'intolérance.
… Ce contexte permet de mieux apprécier le courage des dessinateurs de presse comme Rayma Suprani, collaboratrice du quotidien El Universal. Une caricature du président est passible de trente mois de prison. A Caracas, le harcèlement du pouvoir l'oblige à se déplacer protégée par des gardes du corps. L'association Cartooning for peace, créée par Plantu, a adopté Rayma Suprani.
Voir le portfolio "Les caricatures de Rayma, une lutte pour la liberté d'expression"

Femme, Noire, combattante, véritable étendard pour une gauche consciente que les symboles seraient d'autant plus nécessaires que les caisses sont vides... Mais pourquoi garde des sceaux ? La question, bien sûr, ne lui plaît pas." Cela n'a étonné personne ", répond sèchement, et contre toute vraisemblance, Christiane Taubira, 60 ans. Le grand public ignore cependant les liens d'estime qui l'unissent au premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Une histoire vieille de plus de dix ans, du temps où la députée de Guyane portait sur ses épaules la loi qui a fait des traites et de l'esclavage un crime contre l'humanité. Le maire de Nantes, plaque tournante du commerce triangulaire, s'était tenu constamment à ses côtés. Ce lien ne s'est jamais distendu. La chance a joué, aussi. Martine Aubry absente du gouvernement, il fallait une forte personnalité féminine à un poste-clé. Ce fut elle.
… En 2001, le scepticisme, l'ironie qu'elle rencontre, alors qu'elle mène le combat pour faire adopter la loi sur les traites et l'esclavage, la survoltent : " Je sentais vibrer mes instincts meurtriers, ataviques, innés, acquis. Je me voyais déracinant ces langues infâmes, défenestrant, écorchant vifs, suspendant par douzaines et par un pied ces faux naïfs. " Les mots sont une arme. Elle s'en sert de façon lapidaire pour balayer une question sur son indépendantisme d'autrefois. " Archéologie polémique ", dit-elle.A peine nommée garde des sceaux, elle devient la cible de la droite. On fustige son " laxisme ", Jean-François Copé en fait l'ennemi public numéro un : " Quand on vote Front national, on a Taubira et l'annulation des tribunaux correctionnels pour mineurs qui ont commis des actes passibles de plus de trois ans de prison. " Elle se tait, mais envoie à son copain Gabriel Cohn-Bendit un SMS rageur : " Dommage que je ne puisse pas répondre aussi librement qu'avant, étant tenue par la nature régalienne de ma charge. Sinon, j'aurais déjà pulvérisé ces bavasseurs. "
Encaisser, Christiane Taubira a du mal. … Elle s'offusque parfois des coups reçus, n'oublie ni les railleries ni le racisme, mais omet parfois de raconter les traitements de faveur. " Bernard Tapie, qui croyait beaucoup en elle, l'a mise en avant, et m'a demandé de lui céder ma quatrième place sur notre liste aux européennes, ce que j'ai fait de bonne grâce ", se souvient Noël Mamère.
… Si la droite mise sur l'erreur de casting, ceux qui la connaissent bien à gauche l'estiment solide comme un roc. " Laxiste, elle ? Elle a tous les défauts de la terre sauf celui-là ! ", s'exclame Paul Giacobbi. Tout délit mérite sanction, explique la garde des sceaux. " Je sais comment on forge à certains un passé de "bien connu des services de police" ", explique pourtant Christiane Taubira dans son livre. Son fils, arrêté en 1996 pour non-port de casque et accusé d'avoir dérobé une montre et un bibelot à 3 sous, traînera longtemps cette tache, indélébile pour un chef d'entreprise qui refusera de l'embaucher. " Il reste toujours un dernier fichier où les péchés véniels sont inscrits à vie ", écrit-elle, sans masquer son indignation.Cinq ans plus tard, de son balcon à Paris, elle prend des photos de policiers arrivés " sirène hurlante, voitures arrêtées en crissant en travers de la rue, pour encadrer trois adolescents maghrébins bavardant au bout d'une allée publique, ne dérangeant personne ". Sommée de décliner son identité, elle n'obtempère pas, et leur fait... un rappel à la loi.




"Une impression de désorganisation généralisée" : telle est la conclusion des sénateurs, à l'issue d'un examen de la réforme de la défense qui, depuis 2009, rénove de fond en comble la maison militaire.Ainsi commence l'article de Nathalie Guibert dans Le Monde.
Réforme ? Plutôt une révolution, disent les parlementaires. "Encore plus que la professionnalisation des armées, la constitution des 60 bases de défense a été une véritable révolution", prévient André Dulait (UMP), l'un des rapporteurs. Vite baptisées BDD, ces chimères sont nées de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et du Livre blanc sur la défense nationale. Leur principe ? Dans une région donnée, régiments, formations et services mettent à présent le soutien en commun, soit tous leurs moyens d'administration générale — personnels, achats, transport, restauration, entretien. Le but ? Générer des économies en mutualisant tout ce qui peut l'être. La cause est juste : on reversera les gains dans les équipements et la condition des personnels. Pour l'armée de terre, ce fut un choc culturel, car la fin de la règle séculaire "un chef, une mission, des moyens".
Les mots des sénateurs reflètent le tournis provoqué : "cacophonie zonale", "incohérence des frontières", "désarroi". 30 000 personnes, militaires et civils, ont quitté leur armée d'origine et changé de chef pour rejoindre le soutien commun. Tandis que des milliers d'autres traversaient la France au gré des fermetures ou des transferts de site. On découvre qu'un militaire de Carcassonne dépend de Toulon pour la "plateforme achats-finances", de Bordeaux pour sa reconversion, de Lyon pour l'action sociale. Les "exemples rocambolesques abondent des difficultés générées pour les personnels".
… la photo n'est pas encore considérée comme ratée. Car l'essentiel a été préservé : pour les opérations, de l'Afghanistan à la Libye, le soutien n'a pas failli, les armements étaient disponibles, les hommes capables. "Ce premier résultat mérite d'être souligné avec force", disent les parlementaires, d'autant qu'au plus fort de 2011, 12 000 soldats combattaient simultanément hors de la métropole. Il se trouve aussi des exemples nombreux de rationalisation réussie : ici une baisse de 10 % des effectifs dans un "bureau transport", là des économies notables d'énergie. Les BDD ont déjà permis d'économiser 10 000 emplois.
… Les bases ont été frappées d'un phénomène "d'économies forcées". …Ne bougeons plus, conseillent pourtant les sénateurs au nouveau gouvernement. Pour ne pas ajouter de la confusion à la désorganisation, il faut résister à la tentation de tout remettre à plat. "Les militaires et civils ont absorbé un choc terrible, il faut leur dire quel en est le sens. Il faut asseoir la réforme", estime le rapporteur (PS) Gilbert Roger. Un général traduit : "Après ce qu'elle vient de vivre, l'armée n'attend qu'une chose : qu'on lui foute la paix."


Le groupe PSA Peugeot Citroën a présenté ce jeudi un nouveau plan de restructuration, prévoyant la suppression de 8000 postes. Les hommes politiques, socialistes ou écolos, qui sont contre l'automobile devraient s'en réjouir, pas pleurer.C'est ainsi que Bruno Bertez commence son article sur Atlantico.
La première chose que nous assénons est que l’affaire PSA est un grand succès. Un succès pour tous ceux, socialistes, écolos, qui sont contre l’automobile. Ceux là veulent la régression de l’industrie auto. Eh bien, ils l’ont !
Par les taxes sur les carburants, par les restrictions à l’usage de l’automobile, par l’obsession sécuritaire, eh bien… ils ont réussi à faire chuter le nombre de kilomètres parcourus, C’est ce qu’ils voulaient, ils l’ont !
Par les campagnes, les agressions culturelles, la concurrence d’autres modes de déplacement, ils ont cassé l’attrait de la voiture.
Bien entendu, Gribouilles professionnels, cela ne les a pas empêché de doper périodiquement les ventes de voitures par des subventions, subterfuges, primes à la casse ou autre, ralentissant ainsi la nécessaire adaptation de l’outil de production.
Nous sommes en présence d’un cas d’école d’inconséquence des politiciens : ils veulent pour des raisons idéologiques casser l’usage de la voiture, mais ils jouent les pucelles effarouchées lorsque ladite industrie doit prendre les mesures qui découlent de sa régression.
Nous assistons exactement au même phénomène du coté des bistrots et restaurants de campagne. Les gendarmes sont en embuscade à la sortie des cafés et restaurants, verbalisent, font sauter les permis et les points. Ils agissent sur instruction des préfets mais les mêmes préfets s’étonnent de la fermeture des établissements, de la désertification des campagnes, de la recrudescence de la violence provoquée par l’abus d’alcool dans les rues et à domicile.
On organise la mort de tout un secteur, mais on ne comprend pas qu’il meure !
Ah, les braves gens, heureux qu’ils sont car leur pouvoir gagne à la destruction et en plus il se renforce à la mort .
L’affaire PSA c’est pain béni pour les socialistes, constructivistes, dirigistes. Ils se paient à l’aller, en organisant la déconfiture, et au retour, en prétendant administrer les remèdes.
Ils ne sont pas, mais alors pas du tout gênés par leur grands succès constructivistes antérieurs : le Plan sidérurgie qui a tué l’acier français, le Plan calcul qui a tué notre informatique, le Plan textile qui a ruiné toute la filière. Ils ne sont pas échaudés par les catastrophes du Crédit lyonnais qui a voulu jouer à la Banque industrielle, par l’IDI qui s’est transformé en une gigantesque prébende, par le CEPME qui abandonnait ses créances au lendemain d’un prêt politique, etc.
Mise à jour : Les politiciens se félicitent que leur politique ait entraîné l'abandon, par 40% des Parisiens, de la voiture et puis sont scandalisés par la suppression, par Peugeot, de 8000 postes

"Manipulations dignes des pires heures soviétoïdes !", accuse Paul Pottel, de Reims. "Manière insidieuse de désinformer", selon Jean-Christophe Antoine (Paris). "Désinformation qui vise bêtement à protéger les musulmans tchétchènes, totalement contre-productive, et injuste vis-à-vis des Russes", estime Claude Courouve.Reflecting the extent of the protest, "Vladimir" was changed in the online version of the article to the teen's (real) first-name initial, "S." But needless to say, ombudsmen in the mainstream media are rarely the neutral arbiters they pretend to be, and so, while denying any evil intent, Pascal Galinier goes on to call the letters he has received as "abusive" and "sometimes delirious", ridiculing the people who would dare put into question Le Monde's entirely innocent choices…

blutch : Pouvons-nous comparer la carte des radars en France, avec celle des routes et carrefours accidentogènes? Comment le lieu d'implantation d'un nouveau radar est-il choisi? En effet, nous avons souvent l'impression que les radars ne sont pas "là où ils devraient être". Est-ce une simple impression?Denis Boulard: Une enquête d'Auto Plus de 2010 - jamais contredite par les pouvoirs publics - répond à cette juste interrogation:
… l'apparition des radars conduit de plus en plus de gens à s'installer bien à l'abri derrière leur régulateur de vitesse... et ils s'y endorment! La vitesse ne représente plus "que" 10% des gens concernés sur autoroutes...66% des radars ne sont pas placés en zone dite accidentogène. Et deux chiffres l'illustrent: on trouve un radar en moyenne tous les 1000 kilomètres sur les routes secondaires - là où l'on trouve 85% des victimes - quand on en trouve un tous les 40 kilomètres sur autoroute - où l'on trouve 5% des victimes... Votre impression est donc juste!
… La prévention est délaissée mais elle est pourtant la seule qui permettrait, notamment en donnant leur permis à des gens qui savent conduire - et non pour répondre à des quotas! - de diminuer la mortalité. Mais voilà, là encore, nous nous écartons du "politiquement efficace" à court terme. C'est regrettable. Mais c'est ainsi. La preuve? Même les pistes de la Prévention routière sur lesquelles se formaient jadis les enfants en leur apprenant les panneaux et en étant encadrés par des policiers ferment...
… Ce qui est certain, c'est que la répression prend clairement la pas sur la prévention en la matière. Tout simplement parce que c'est immédiatemment visible pour le grand public... et donc immédiatemment profitable aux politiques!

En fait, les radars automatiques ne servent qu’à vérifier le strict respect des limitations de vitesse. Ils restent sans effet sur les causes multifactorielles des accidents de circulation que sont l’usage du téléphone au volant, la nécessité de respecter les distances de sécurité, le contrôle des rétroviseurs, le respect des priorités, savoir bien se placer sur la chaussée…bref, l’attention portée aux autres.Ce qui a également et fortement contribué à faire baisser la mortalité routière, c’est aussi l’usage de la ceinture de sécurité à l’arrière, les progrès accomplis en sécurité passive dans les véhicules autos de tourisme (notamment avec l’application de la norme EuroNCAP, évidemment sans effet sur les usagers en 2RM) et la réduction des temps d’alerte aux secours (donc leur efficacité) grâce au développement des téléphones mobiles.
La Grande-Bretagne, fréquemment citée en exemple pour ses bons résultats en sécurité routière renonce en 2010 à l’implantation de nouveaux radars et envisage d’en supprimer.

Le nombre de tués sur Les routes baisse de façon continue depuis plus de vingt ans, grâce à l'amélioration des routes et surtout de la sécurité des véhicules, et grâce à des contrôles exercés avec discernement, et l’introduction des radars n'a rien changé à la pente de la courbe !
… Dans cette période de crise, où on nous impose des économies et des sacrifices, le gouvernement jette notre argent par les fenêtres. Cela me rappelle les 90 millions de doses de vaccin anti grippe mexicaine dont plus de la moitié est allé à la poubelle!
Alors les radars dans tout cela ? Nos dirigeants seraient ils devenus idiots ?
Pas du tout, il faut faire rentrer I'argent dans les caisses. Les policiers ont même des quotas de PV à rermplir.
A Rennes, le Centre national de traitement des amendes, avec ses 450 salariés, traite les 17 millions de PV qui lui sont directement adressés par les radars routiers et expédie 60. 000 courriers par jour. "Un savoir-faire unique au monde !" se félicitent ses responsables. Une merveille d'organisation à la française, que des délégations étrangères viennent visiter et qui taxe sans le dire les automobilistes, certes ceux qui ne respectent pas systématiquement les vitesses limites, cela c'est normal, mais pour la plupart, ceux qui ne regardant pas leur compteur pendant quelques secondes, ont dépassé un instant cette limite de quelques kilomètres, sans mettre en danger la vie de quiconque.!

Vérité n°1 : la baisse de la mortalité routière est bien antérieure à la mise en place des radars
Vérité n°2 : A ce jour, aucune étude scientifique française n’établit un lien direct entre vitesse et mortalité routière
Vérité n°3 : deux radars sur trois ne sont pas placés à des endroits dangereux
Vérité n°4 : l’Etat a empoché plus d’un demi-milliard d’euros [en 2010] grâce aux radars
A propos de la série télévisée ‘Inquisitio’, je rappelle que la ‘Révolution française’ a fait plus de morts en un seul mois, au nom de l’athéisme, que l’Inquisition, au nom de Dieu, pendant tout le Moyen-Âge et dans toute l’Europe.Voici des extraits du communiqué de monseigneur Bernard Podvin, porte-parole de la conférence des évêques de France, concernant le feuilleton estival ‘Inquisitio’ : « Inquisitio ? Tel est le titre d’une saga télévisée de l’été. Programmée, hélas, à heure de grande écoute. Plusieurs universitaires médiévistes, peu suspects de complaisance envers l’Eglise catholique, nous disent combien ils sont atterrés par cette série. Citons, entre autres points scandaleux, le traitement indigne réservé à la grande mystique Ste Catherine de Sienne. Parce que cette période historique est extrêmement difficile pour tous, elle requiert d’autant plus un service délicat et éminent de la vérité. Quand un tel parti-pris aimante une production, qu’a-t-elle encore de culturelle ? Je pleure et m’indigne de songer qu’à l’audimat, beaucoup risquent de se croire instruits par cette manière tendancieuse d’honorer l’histoire humaine et religieuse ».
Lu ici, ce point de vue historique inspiré de plusieurs œuvres de référence sur l’Inquisition : l’Inquisition est inintelligible à des esprits contemporains. Replaçons-nous dans le contexte médiéval. Contexte : au Moyen Age, et surtout dans la période qui va du 10ème à la fin du 13ème siècle, la société est chrétienne. Il est impensable de ne pas l’être. Le concept de liberté religieuse est incompréhensible, autant que le relativisme moral. On est chrétien parce qu’on est convaincu de la Vérité du Christianisme. Or, la Vérité est une et indivisible. Donc il n’y a pas, par définition, de place pour d’autres religions ou opinions. Etre athée au Moyen Age est aussi inconcevable qu’être raciste ou nazi à notre époque. C’est dans ce contexte que se développe la lutte contre les hérésies, notamment le catharisme.
Dès 1213, Innocent III affirme la nécessité de traquer l’hérésie non sur la base de rumeurs, mais d’une enquête, en latin inquisitio. Pour l’Eglise, le but premier reste la conversion des égarés. L’Inquisition n’est pas compétente pour juger les fidèles des autres religions, notamment les Juifs. Elle ne s’adresse qu’aux hérétiques chrétiens. En 1231, Grégoire 9 publie Excommunicamus, acte fondateur de l’Inquisition. Les inquisiteurs seront essentiellement les Dominicains et les Franciscains. Ce sont eux qui ont l’expérience des hérésies. Dès 1240, l’Inquisition se répand dans toute l’Europe sauf l’Angleterre. L’Inquisition est une institution religieuse parallèle et indépendante de la justice civile. Les inquisiteurs sont des théologiens qui ne dépendent que du Pape. Leur mission est ponctuelle. La procédure n’a pas été fixée par Excommunicamus. Elle est donc variable selon les régions.
Comment se déroule un procès ? 1 – L’inquisiteur commence par une prédication générale. 2 – L’inquisiteur publie l’édit de foi, qui oblige les fidèles à dénoncer les hérétiques de leur connaissance. Le nom des dénonciateurs est tenu secret pour éviter les représailles. Mais certains inquisiteurs préfèrent procéder à une confrontation contradictoire entre accusé et dénonciateur afin que l’accusé puisse démasquer un dénonciateur qui aurait intérêt à lui nuire. Rappelons qu’en cas de faux témoignage, le dénonciateur risque la peine encourue par l’accusé. 3 – L’inquisiteur publie l’édit de grâce, qui accorde un délai de 15 à 30 jours aux hérétiques pour se rétracter. Passé ce délai, l’hérétique présumé est justiciable du tribunal inquisitorial (suite).
Par ailleurs, le fait est que la ‘Révolution française’ a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen-Âge et dans toute l’Europe. Ce fait a été démontré par un historien sérieux (et protestant), Pierre Chaunu. On en retrouve l’analyse dans le quatrième numéro hors-série de L’Homme Nouveau consacré à quelques mythes de l’histoire antichrétienne, dont l’Inquisition. Un ensemble d’extraits de cette analyse est ici. Des extraits également ci-après : « La création de l’Inquisition au XIIIe siècle marque de réels progrès en matière de justice. D’abord en confiant à un tribunal, c’est-à-dire une institution de justice, des hérétiques dont l’impopularité était telle qu’ils étaient l’objet de la violence aveugle des foules ou des autorités politiques : ils étaient ainsi soustraits au lynchage ».
« Ensuite cette institution de justice, même si elle n’offre pas aux prévenus toutes les garanties de nos procédures modernes et démocratiques, comporte bien des éléments originaux qui la diffèrent des justices ordinaires de l’époque : l’instruction est inquisitoire et secrète (recherche par voie d’enquêtes et de questionnements). Le tribunal de l’Inquisition cherche avant tout à établir la vérité au nom de l’intérêt de la société (comme le ministère public). Il s’écarte de la procédure accusatoire du droit romain où le juge arbitrait les litiges entre deux parties argumentant chacune en sa faveur. De plus le dénonciateur calomnieux subit la peine encourue par celui qu’il a dénoncé. Pour l’historien Bartolomé Bennassar, ‘l’Inquisition, par ses méthodes d’investigation et le fonctionnement de son tribunal, a contribué à inventer les règles d’une procédure nouvelle’, débouchant à terme sur le système juridique contemporain, à cette nuance près que l’accusé y était présumé coupable ».
« Les enquêtes scrupuleuses offrent cependant des garanties aux prévenus. L’accusé peut réfuter les accusations de l’inquisiteur et récuser certains témoins. Il peut aussi produire des documents ou exposer des faits tendant à prouver l’inanité des charges portées contre lui. Enfin cette institution est confiée à des professionnels dotés de manuels très codifiés et soucieux du droit. En 1246, le concile régional de Narbonne demande que la condamnation soit portée exclusivement après un aveu formel, ou au vu de preuves irréfutables. Mieux vaut, estime l’assemblée, relâcher un coupable que condamner un innocent. Pour obtenir cet aveu, la contrainte peut être utilisée : soit par la prolongation de l’emprisonnement, soit par la privation de nourriture, soit enfin par la torture. Le recours à la torture est rare et contesté. Longtemps l’Église y a été hostile. En 866, le pape Nicolas Ier déclare que ce moyen ‘n’était admis ni par les lois humaines ni par les lois divines, car l’aveu doit être spontané’ ».

Des bandits usent aussi de ces fusils d'assaut pour braquer des commerces, régler leurs comptes — ou tirer sur des policiers.Or ces crimes se multiplient sur le territoire français. C'est simple à vérifier : tapez "Assassinat Kalachnikov" sur Google. S’affiche l'énumération des attaques commises en France avec cette arme de guerre, "environ 44 000 résultats". Ainsi, l’usage en France de la kalachnikov par des bandits tient désormais de la routine.
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Comment en est-on venu là ? La faute à qui ?
… Car ces armes ne tirent pas seules : une kalachnikov est inoffensive si nul ne s’en sert. Les premiers coupables de ces "tueries" sont bien sûr ceux qui usent de ces armes, les tueurs, puis ceux qui les importent, les trafiquants.
Mais au-delà des criminels immédiats, l'origine vraie de cette tragédie est intellectuelle. La faute incombe à ceux qui ont produit les diagnostics erronés en matière criminelle et interdit à nos dirigeants de voir assez clair, assez tôt.
Car depuis la "génération 68", la pensée dominante en matière de criminalité, prise pour credo par nombre de médias et de politiques, est une "culture de l’excuse" véhiculée par de fort activistes "sociologues critiques".
Depuis quarante ans, ces idéologues nous ont assuré qu’il n’y avait nulle vague criminelle, mais un simple "sentiment d’insécurité" propagé par des beaufs’ avinés. Par aveuglement idéologique, cette génération de "sociologues critiques" a purement et simplement nié le phénomène criminel.
Pire encore : les mêmes "sociologues critiques" et leurs complices médiatiques ont prétendu qu’il n’y avait pas de bandes mais de "malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme". Que parler d’armes relevait du fantasme. Or des bandes, il y en a toujours plus et toujours plus violentes, et les banlieues grouillent désormais de kalachnikov.
Ainsi, en matière criminelle, le vrai problème de la France est de longue date, sous la gauche comme sous la droite, la production d'un diagnostic juste. Celui de la "culture de l'excuse" était clairement faux et voici désormais le fatal résultat de cette dérive idéologique : en plein délire d'impunité, les soi-disant "victimes de l'exclusion", en fait, des voyous, tuent comme ils respirent, armes de guerre au poing.
Alors que la Sécurité routière dressait, en avril 2010, un bilan extrêmement encourageant du dispositif [du permis à points],prétend Le Monde (suivi par ses lecteurs),
ce dernier a été hissé par nombre d'associations de défense des automobilistes en symbole des "politiques répressives" des gouvernements successifs en matière de sécurité routière, aux côtés des radars automatiques et des limitations de vitesse considérées comme abusives.Il se peut que Francis Rongier soit membre du Front national (ainsi que candidat à l'élection présidentielle de 2012), ce n'est pas parce qu'un
Le Pen (père ou fille) prétend que le soleil est jaune qu'on va se mettre à dire qu'il est bleu et admettons, par conséquent, que ce Francis Rongier a raison de ne pas en démordre. Francis Rongier n'en démord pas : le permis à points est profondément inégalitaire. "C'est une idée de fonctionnaire, qui pénalise non pas ceux qui roulent mal mais ceux qui roulent beaucoup", argumente-t-il.Il est sidérant, il n'y a guère d'autre mot pour le décrire, que seul le Front National défend les automobilistes. Comme le déclare Jean-Luc Nobleaux, auteur du livre Radars : le grand mensonge, qui vient "d’une famille fortement ancrée à gauche",
… Parmi tous les détracteurs du permis à points, les plus violents sont en effet les membres du Front national. En février 2012, Marine Le Pen, alors candidate à la présidentielle, s'est rendue sur le bord de la RN20 dans l'Essonne, à l'endroit même où Nicolas Sarkozy avait inauguré en 2003 le premier radar automatique, pour proposer l'abrogation du permis à points. "Il s'agit d'un lieu symbolique d'une dérive lente mais certaine d'une politique de sécurité routière vers une politique de chasse à l'automobiliste, vache à lait pour les finances de l'Etat", avait alors déclaré Mme Le Pen. Selon le projet de loi de finances pour 2012, l'ensemble des amendes de police de circulation et du stationnement pourrait s'élever à près de 1,4 milliard d'euros.
je suis le premier sidéré par cette incroyable désertion du terrain, de la part du PS notammentet par le fait que (pour citer Jeanne Bourdillon) "depuis des années, la seule force politique qui paraisse défendre les automobilistes soit le Front national".

Quelle image ont les Français de leur police ? Efficace ? Digne de confiance ? Honnête ? Un sondage Ifop réalisé pour Sud Ouest dimanche scrute le sentiment de la population française envers ses forces de l'ordre. Résultat : une lente mais certaine dégradation globale.
Ainsi, seul un Français sur deux (50%) estime que la police est efficace alors qu'en 1975, ce taux atteignait 63%, soit une baisse de 13 points en un peu moins de 40 ans. En parallèle, devant choisir spontanément dans une liste de quatre sentiments - confiance, l'inquiétude, la sympathie et l'hostilité - moins de la moitié (44%) des Français éprouvent de la confiance à leur égard contre 53% de la population en 1999. Le sentiment de sympathie pour la police baisse également (20%, soit - 2 points) alors que grimpe l'inquiétude (22%, soit + 8 points).
« Honte », « humiliation », « défaite insupportable », « aucun amour-propre »... On pensait ces mots réservés à d'autres domaines. Vivons-nous vraiment dans un monde dans lequel onze gars qui encaissent deux buts sont censés faire honte à tout un pays ? Que s'est-il passé pour que nous placions tant de choses, dont notre honneur, sur le dos de quelques post-adolescents aux capacités sportives hors normes ?
Après vingt-trois matchs sans défaite, la France du foot a eu honte de son équipe, honte de joueurs censés représenter une cause dont ils n'ont jamais entendu parler. Deux ans après Knysna, la France du foot ne sait toujours pas perdre, et encore moins apprendre de ses défaites.
Dans un chat et un article pour Le Monde, Vikash Dhorasoo défend les Bleus.
A quel moment peut-on juger si le mec était impliqué, a mouillé le maillot, a bien représenté la France ? Et être en quart de finale, est-ce bien représenter la France ? Tout ça est très difficile à juger. A quel moment l'entraîneur est-il responsable, ou les joueurs ? Difficile à dire. Je n'ai pas envie d'accabler ni l'entraîneur ni les joueurs. Un match, on peut le perdre ou le gagner.
… Moi, je ne vois pas de différence entre 2002 et 2004, et 2010 et 2012, finalement, entre toutes ces périodes et les autres périodes où la France a gagné. La différence, c'est la gestion de la défaite. La France n'aime pas le foot finalement, on ne sait pas perdre et on ne sait pas apprendre de nos défaites. En France ou ailleurs, c'est pareil. En Italie, tout se passe bien, alors que Cassano est pire que Nasri. Evidemment, si on avait gagné, les mecs étaient prêts à s'enflammer pour cette équipe. Cette équipe n'a pas perdu pendant 23 matches, et après une défaite, le déferlement est incroyable.
… Je n'excuse à aucun moment les comportements excessifs, d'où qu'ils viennent. J'ai été footballeur, et je défends les footballeurs. J'ai croisé tous ces journalistes, et j'ai souvent eu envie de leur cracher à la figure. Ces gens ne nous aiment pas et ne nous aimeront jamais. Mais c'est dans toute l'opinion publique qu'il y a un mépris du footballeur. On ne comprend pas pourquoi ces gens gagnent autant d'argent, on ne les trouve pas légitimes à être des stars tout en n'étant pas instruits, moins cultivés. On leur envoie toujours ça dans la figure par rapport à leur salaire, comme si ce n'était pas mérité, d'une certaine manière.