2012/11/15

Les « ultra » devant chaque concept évoqué : Il faut à tout prix effrayer le lecteur et diaboliser les républicains

"Quand il s’agit de s’opposer à un républicain, tous les moyens sont bons"
Les primaires républicaines et les élections américaines ont été l’occasion pour les correspondants de presse français aux États-Unis de publier de nombreux articles 
écrit Jeff Belmont.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces journalistes (pour la plupart des groupies de Barack Obama) détestent tout ce qui est de près ou de loin républicain en Amérique. Leurs articles sont des brûlots sans nuance, mélanges d’attaques personnelles, de railleries, de caricature des opinions, et surtout, de contresens graves, signe d’une grande ignorance et d’une grande pauvreté de l’analyse. Il est certain que les républicains ont de nombreux défauts et on peut tout à fait écrire des articles critiques à leur sujet. Mais il faut pour cela se cantonner aux faits et garder un vocabulaire approprié, conserver une cohérence dans son analyse critique, vérifier ses informations… bref, faire son travail de journaliste.

On sent que nos journalistes ont beaucoup de difficultés à argumenter leur rejet des républicains. Quand les arguments rationnels ne viennent pas, on se rabat sur la peur : il faut à tout prix effrayer le lecteur et diaboliser les républicains sans vraiment d’explication ni d’analyse. Tous multiplient les « ultra » devant chaque concept évoqué. La grande championne de l’exercice est Corine Lesnes du Monde. Pour elle, tout ce qui est républicain est« ultra » : les « ultra conservateurs » évidemment (terme plébiscité par la presse française pour qualifier les républicains, il n’est jamais employé par la presse américaine, même de gauche et est donc un apport venant purement de nos journalistes), l’« ultra droite » (on utilise en général ce terme pour évoquer les groupuscules terroristes néo-nazis, mais ça serait dommage de faire dans la nuance), les « ultra-thatchériens » ou même encore les « ultra-chrétiens » (là on a un peu de mal à comprendre…). Parfois, Anne Bernais de RFI s’ultra-emmêle les pinceaux en évoquant la jeunesse du candidat à la vice-présidence Paul Ryan : « Cette tragique expérience construit le jeune garçon, lui enseigne « l’autosuffisance ». Concept que l’on retrouve dans sa politique économique ultralibérale qui séduit tant les ultraconservateurs du Tea Party. » Les ultra-conservateurs séduits par une politique ultralibérale, on n’y comprend plus rien, mais qu’à cela ne tienne, on a pu caser deux « ultra » dans la phrase. Vous avez peur ?

Viennent ensuite les affirmations purement et simplement fausses.

Corine Lesnes étiquetant des économistes qu’elle ne connait visiblement pas : « Tout de suite, il s'est intéressé aux économistes conservateurs : Friedrich Hayek, Ludwig Von Mises, Milton Friedman ». Mises et Hayek ont toujours rejeté l’étiquette de conservateurs et ont même écrit de nombreuses fois contre le conservatisme. Hayek a carrément consacré un chapitre de son livre La Constitution de la Liberté au sujet, qu’il a intitulé Pourquoi je ne suis pas conservateur

… Quand il s’agit de s’opposer à un républicain, tous les moyens sont bons

… Dans leur aveuglement à s’opposer à tout ce qui est républicain, les journalistes français n’ont pas hésité à aller puiser dans l’argumentaire de mauvaise foi des néoconservateurs…

… Mais le contraste est saisissant lorsque les correspondants de presse français aux États-Unis parlent de Barack Obama. Tout de suite, finis les brûlots, leurs articles ressemblent plus au skyblog d’une ado en adoration devant sa star. Ainsi Les Inrocks titrent « Obama le mec le plus cool du monde » , Corine Lesnes se fend d’un « L’anniversaire de Barack, c’est bientôt » ou encore des articles très objectifs comme :  « Obama: je préfère profondément la paix »...

Plutôt que de reconnaitre qu'Obama a été mauvais [dans le premier débat qui l'opposait à son adversaire républicain Mitt Romney], Laurence Haïm rejette la faute sur le reste du monde : les journalistes, les citoyens... qui sont des gens brutaux et méchants qui n'écoutent pas les autres, alors que Barack, il a des beaux projets et pas des phrases chic et choc...
Pascale réagit ainsi :
Avec la gauche (et donc avec les journalistes) on est toujours dans le pathos : ultra (pour faire peur), cool (pour séduire). Jamais dans le rationnel.
Mise à jour : How the French Use the Word "Extremist" and the Prefix "Ultra-" to Demonize Everything Conservative

2012/11/09

Le politiquement correct français, par Lucien Oulahbib

Le nouveau livre de Lucien-Samir Oulahbib est sorti : Le politiquement correct français (Espistémologie d'une crypto-religion).
Les manques, la fuite en avant vers la destruction de ce qui permet d'être ensemble - et non pas seulement de vivre ensemble - sont ici analysés en des critiques diverses (des saillies) mettant en cause par exemple la théorie dite du "genre", l'effacement de l'idée de nation, de valeur objective, bref, la mise à l'index de tout ce qui ne pense pas de façon "gauche", allant de la haine du riche à la diabolisation d'Israël?

2012/11/08

Obama: The Best is Yet to Come




In a Le Monde cartoon, Plantu quotes one of Barack Obama's best lines in the aftermath of the 2012 election, albeit not necessarily in an admiring way.

2012/11/07

Obama and Hollande


Plantu compares America's inauguration Bible with France's Gallois report on improving productivity and competition, which the French president similarly swears upon (but with less than mucho enthusiasm)

• François Hollande: Uh… I'll see what I can do!

2012/11/06

Yes We Jerrycan


Plantu on America's elections while New York is still in waiting

• Yes We Jerrycan!

Les Français semblent trop souvent considérer le candidat républicain comme le diable en personne


Sur le site Atlantico,Jacques Portes et Marjorie Paillon évoquent Ces clichés qu’on nous ressort tous les 4 ans sur les Américains, la politique et leurs élections :

Les personnes issues des minorités ne votent pas toutes pour le candidat démocrate

Jacques Portes : Il est vrai qu’une majorité d’entre eux vont voter cette année pour Barack Obama. Il ne faut cependant pas oublier qu’à l’intérieur de ces minorités, beaucoup de noirs américains vont voter républicain (10 à 15%). C’est également le cas pour le vote latino – environ 20% d’entre eux seront derrière la cause républicaine. Du coté des candidats aussi, les minorités sont représentées dans le camp conservateur. Je pense notamment à Herman Cain, ex candidat afro américain à la primaire républicaine et propriétaire d’une grande chaîne de pizza, qui a connu son heure de gloire au début de la campagne. …

Le candidat républicain n’est pas forcément un imbécile

Jacques Portes : Les Français ont trop tendance à penser qu’il ne faut pas être un intellectuel pour être président des Etats-Unis. Quel que soit la tendance idéologique qu’on représente, personne n’arrive à ce niveau-là en étant un con fini. On a beaucoup ridiculisé Ronald Reagan à tort, George W. Bush n’était pas un imbécile et Mitt Romney est tout à fait compétent. Cela ne veut pas dire qu’ils soient forcément cultivés, c’est tout à fait autre chose…
Marjorie Paillon : Le candidat républicain n’est pas forcément l’idiot du village. Mitt Romney n’est pas né de la dernière pluie. Il est diplômé de Stanford, de Bringham et d’Harvard. La caricature qui est faite de lui dans une émission comme Les Guignols est loin d’etre la réalité. Il est montré comme un homme qui se trompe sur chaque mot. Certes il a fait des gaffes durant la campagne mais de là à le caricaturer comme un imbécile notoire, je ne franchirai pas ce pas. Il y a ici une certaine forme de snobisme à la française.

Barack Obama n’est ni le président du monde ni le Messie

Marjorie Paillon : Je me souviens de beaucoup d’articles pendant les midterms dans lesquels on découvrait que les deux premières années du mandat de Barack Obama n’étaient pas aussi prometteuses qu’escomptées. Les téléspectateurs francophones avaient du mal à comprendre qu’il existait autant de ressentiment envers le président Obama. L’Obamania perfusée à longueur de journée par les médias français (mais aussi américains) était une erreur fondamentale de jugement. Un candidat qui suscitait autant d’espoirs sur ses épaules ne peut que décevoir une fois à l’épreuve du pouvoir.
Barack Obama a été élu président des Etats-Unis et non pas du monde. Je vois aujourd’hui des sondages qui paraissent sur le vote des Français ou des Suédois à l’élection américaine, c’est tout à fait ridicule, ça lui fait surement une belle jambe ! Barack Obama protègera les intérêts américains avant toute chose. D’ailleurs, à moins de 24h du scrutin, le vote français lui ferait perdre plus de points qu’autre chose…

L’élection présidentielle américaine n’est pas un affrontement gauche-droite

Jacques Portes : Les partis aux Etats-Unis sont des regroupements de sensibilités différentes. On trouve chez les démocrates des gens de gauche, mais pas seulement. De la même manière que les républicains ne sont pas tous d’extrême droite. Cette impression est faussée notamment par le fait qu’on entend moins les modérés au sein du parti républicain. Le parti est devenu nettement conservateur. En face de cela, Barack Obama est devenu nécessairement de centre gauche. En d’autres termes, la droitisation du parti républicain pousse le président de plus en plus vers le centre.

Marjorie Paillon : Nous avons trop tendance à transposer le paysage politique français sur le paysage politique américain. On associe trop souvent le parti démocrate au Parti socialiste et le parti républicain à une frange droitière de l'UMP. En réalité, le parti démocrate est plus proche de l’UMP qu’autre chose. Il est difficile de classer le parti républicain car il englobe énormément de courants différents, particulièrement depuis les années Bush.

En 2008, Barack Obama était venu en France pendant la campagne présidentielle. Les dirigeants du Parti socialiste essayaient désespérément d’organiser une rencontre avec lui. C’est mal connaitre la politique américaine : jamais il n’aurait commis la faute de s’afficher publiquement avec un socialiste. De plus, les Français semblent trop souvent considérer le candidat républicain comme le diable en personne. Je trouve certaines prises de position du gouvernement français en faveur de Barack Obama hasardeuses, voire dangereuses. Comment allons-nous faire demain matin si on se réveille avec un Mitt Romney président ? Allons-nous l'ignorer lors des conférences internationales ?

L’argent des démocrates n’est pas forcément plus propre que celui des républicains et l’inflation des fonds de campagne n’est pas survenue du jour au lendemain

Marjorie Paillon : C’est un démocrate, Barack Obama, qui a refusé les financements publics en 2008 face à John McCain. En rejetant ces financements de campagne publics, il est évident que la campagne de Barack Obama laissait la voix à une inflation des fonds de campagne pour les échéances à venir. Les Super PACs (comités d’action politique) sont autorisés depuis 2010. Ils financent des campagnes de publicité contre tel ou tel candidat et attendent logiquement un retour sur investissement. Le cliché est de croire que cet « argent sale » n’existe que du côté républicain. C’est absolument faux, il y a également des Super PACs du côté démocrate qui attendent eux aussi un retour sur investissement.

Le prochain président du pays le plus puissant de la planète — par Xavier Gorce

2012/11/04

Le parti pris anti-droite de la presse démontré en une seule phrase


Avec sa caricature extrême des Tea Parties et de l'Américain moyen dans Le Monde, Corine Lesnes nous montre le parti pris anti-droite de la presse.

Tout en parlant de "la détestation pour un candidat" (se pourrait-il que ce ne soit pas Barack Obama qui soit détesté, mais sa politique, et cela non sans raison ?!) et tout en suggérant que (par contraste) "le républicain Mitt Romney ne suscite pas tout à fait la même haine" (ne regarde-t'on pas les pubs anti-Romney dans les locaux du Monde ?! n'y est-on pas au courant de toutes les menaces de mort qu'a reçus le candidat républicain ?!), Corine Lesnes nous décrit les positions des conservateurs avec un maximum de mépris et de condescendance. Voici, selon Le Monde,
le credo du Tea Party [ : ] à bas le socialisme et les impôts ! vive le système de santé américain qui est le meilleur du monde !...
Très rigolo, en effet — hilarant. Consternant, ces abrutis d'Américains qui sont tellement débiles — ahlala (gros soupir)…

Le seul problème, évidemment, c'est qu'il n'y a pour ainsi dire personne qui dit que "le système de santé américain … est le meilleur du monde" (et que — par extension — qu'il n'a nullement besoin d'être amélioré ou même changé).

Ils disent peut-être qu'il n'est pas le pire du monde, ou qu'il n'est certainement pas pire que les systèmes européens (si ceux-ci sont peut-être meilleurs sous certains aspects, le système américain est peut-être meilleur sous d'autres aspects), mais loin d'être "the party of No", les Républicains — et le peuple américain — ont, au contraire, toujours prôné des améliorations pour le système de santé, mais en faisant marcher le marché libre (par exemple, permettre la concurrence entre les boîtes d'assurances des 50 États différents, ce qui fera baisser les prix et ce qui aidera ipso facto les plus pauvres, ainsi que freiner les trop nombreux procès établis par les avocats — une confratarnité qui soutient les Démocrates à chaque élection). Et pas en faisant croître la bureaucratie et augmentant le nombre de bureaucrates auxquels il faut s'adresser en cas de besoin.

De la même façon, il n'y a pour ainsi dire personne non plus qui dit "à bas tous les impôts !"

Ce qu'ils disent, c'est : "nous ne sommes pas des vaches à lait ; ne jetez pas l'argent par les fenêtres" — par conséquent, ce qu'ils disent (non sans raison) : "à bas trop d'impôts !"

Si, il y a de la place pour le gouvernement, mais seulement dans certains aspects de la vie, et le moins possible…

Il y a sans doute des gens qui disent "à bas le socialisme" mais ils ne résident pas primordialement en Amérique. On les trouve surtout en République Tchèque, en Slovaquie, en Pologne, en Lithuanie, en Hongrie, et dans nombre d'autres pays de par le monde — vous savez, tous ces endroits qui ont eu le "bonheur" de vivre sous des régimes socialistes…

Comme l'a dit Ann Coulter (une autre conservatrice caricaturée à l'extrême), les gauchistes sont toujours en train de ridiculiser les conservateurs — et ce, pour des choses… qu'ils n'ont pas dites et pour des choses… qu'ils ne pensent pas. La gauche se moque toujours de diverses citations de la droite, sauf que, pour la vaste majorité (sinon pour toutes), ce sont des citations qu'ils n'ont jamais prononcé et qui ont été fabriquées, et/ou caricaturées, par la gauche.

• Voir aussi : Le parti pris pro-gauche de la presse démontré en une seule phrase

Aduler Obama, ridiculiser Romney : une des grandes questions est de savoir ce qu'est le contenu de l'enseignement dans les écoles de journalisme françaises

A l'approche des élections américaines, et alors que la presse semble adulé Obama et ridiculisé Romney [et les Tea Partiers], come hier elle a consacré Hollande contre Sarkozy, une des grandes questions est de savoir ce qu'est le contenu de l'enseignement dans les écoles de journalisme françaises et les raisons de la montée en puissance du mnque de déontologie et de professionnalisme dans nombre de médias
écrit Yves Roucaute.
 
Le journalisme d'enquête est attaqué par les journalistes mondains tandis que le débat est devenu interdit par ceux qui, pourtant chargés d'éclairer l'opinion publique, sont devenus censeurs.

Il est même étonnant de voir de plus en plus de journalistes de bonne foi être à présent persuadés qu'il est possible de critiquer, d'accuser, voire de monter un procès contre une personne sans même lui donner la parole. Et il est incroyable que des journalistes puissent se vanter de violer les "off", sans que toute la profession ne s'insurge, alors que ce viol signifie l'impossibilité de travailler pour tous les journalistes d'investigation qui mènent des enquêtes, parfois au péril de leur vie, et qui ont le droit de se retrancher derrière la protection de leurs sources. Comment un informateur pourrait-il croire que l'origine des informations données ne sera pas violée demain puisque cela se fait aujourd'hui sans attirer les foudres de la profession? Comment croire un "journaliste" qui prétend qu'un Président de la République (ou quiconque) lui a dit telle chose dans le secret alors qu'il avoue avoir menti en prétendant qu'il allait garder le "off", et alors qu'il a, en même temps, montré son absence de sens de l'honneur puisqu'il n'a pas su tenir sa parole? Et, en plus, il faudrait le croire alors qu'il n'a pas de preuve?

Et il est même incroyable de voir des journalistes du secteur public de l'audiovisuel se persuader que l'émission qu'ils présentent est "leur" émission, et donc qu'ils peuvent faie ce qu'ils veulent en fonction de leurs idées sans se préoccuper des règles déontologiques et professionnelles qui sont pourtant une obligation de toutes les télévisions publiques du monde démocratique, dont la condition d'existence est la neutralité et l'objectif d'éclairer le citoyen en lui présentant l'ensemble des opinions pour qu'il tranche. Dans la plupart des démocraties, ces journalistes qui violent le "off" ou refusent de donner la parole à ceux qu'ils accusent se verraient retirer leur carte de journalisme et les journaux de les emploieraient pas. En France, certains tiennent le haut du pavé, comme on le voit au "Point" ou à "Marianne".

il est temps de penser à une législation en matière de journalisme puisque la profession ne semble pas vouloir le faire et il est temps d'exiger que tout point de vue puisse se défendre, que toute personne accusée puisse avoir un temps e parole équivalent à son accusateur. Et plus encore, le temps est venu de défendre le journalisme d'investigation et d'intercession, qui est le vrai grand journalisme contre ce journalisme des mondains, des censeurs et des éditorialistes de connivence.

"La plupart du temps, un sourire et des excuses suffisent"

Et voilà qu'une autre histoire de crise — une de plus ! — sur les routes françaises (quoique intermuros, en ville) nous vient de Olivier Razemon :

à Strasbourg, une politique constante en faveur du vélo a banalisé ce mode de transport, et les conflits entre piétons et cyclistes se sont multipliés.
Lorsqu'on se déplace à pied dans les rues commerçantes, on est parfois surpris par un cycliste qui slalome sur la chaussée. Sur les trottoirs des boulevards tracés au XIXe siècle, la municipalité a aménagé des pistes réservées aux vélos dont ceux-ci s'écartent parfois. Les cyclistes, soucieux d'éviter les voitures circulant à bonne allure dans la ville, ont pris l'habitude de rouler sur le trottoir, et s'y imposent parfois en usant de leur sonnette de manière intempestive.
Or, il s'avère qu'en fait (découvrons-nous vers la fin de l'article),
La cohabitation entre les usagers n'a jusqu'à présent pas provoqué d'accident grave. "Souvent je marche sur la piste cyclable sans même m'en rendre compte. La plupart du temps, un sourire et des excuses suffisent", dédramatise Edith Peirotes Bérail, à la fois cycliste et piétonne. Plutôt que de conflits, M. Jund, ardent partisan de la promotion du vélo en ville, préfère parler de "crispations".
 Pas d'accident grave…

Dédramatiser…

"La plupart du temps, un sourire et des excuses suffisent"

C'est ce qui se passait souvent avant les radars, non ?
(Entre le chauffard et le gendarme qui l'avait arrêté…)

Ah, si les politiciens et les policiers pouvaient en prendre de la graine et en faire autant de nos jours……

2012/11/03

Un radar sur deux sert désormais de tirelire à l’Etat, selon l'association 40 Millions d’automobilistes


Une association provoitures alerte sur les radars-pièges qui ne servent qu’à récolter des amendes
écrit Frédéric Mouchon dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
… la multiplication des radars s’est accompagnée d’une explosion des amendes. L’association 40 Millions d’automobilistes a dénombré pas moins de quatorze millions de flashs pour les huit premiers mois de l’année (un chiffre en hausse de 14% par rapport à 2011). Essentiellement pour de petits excès de vitesse.

Estimant qu’un appareil sur deux sert désormais de radar tirelire à l’Etat, l’association appelle les automobilistes à signaler sur ceux qu’ils considèrent comme « piégeux ». Ce lobby remet par ailleurs en cause « la pertinence de certaines limitations et le positionnement de certains radars ».
Par ailleurs, noux explique Philippe Gril dans son édito de RMC,
l’association a lancé sur Internet un cahier de doléances pour les automobilistes, appelé « Raconte-moi ton radar », les invitant à dénoncer ceux placés sur des zones « piégeuses » (en descente par exemple), ou sur des routes aux limitations jugées excessives. « Si vous-même ou l’un de vos proches avez été flashé par un radar « tirelire » ou si vous en connaissez un ou plusieurs, racontez-nous votre radar, en déposant votre témoignage », écrit l’association sur son site.

2012/11/02

"On n'est à l'abri de rien ; tout le monde un jour peut y passer" : la zone la plus criminogène d'Europe


"C'est de la folie. Maintenant on n'est à l'abri de rien. Tout le monde un jour peut y passer." Jusqu'où ça va aller ? "On a longtemps pensé que c'était circonscrit au milieu, aux voyous, mais là on tue un avocat. La violence empoisonne le corps social de l'île", diagnostique, la mine grave, Alain Pacoud, président de la Ligue des droits de l'homme en Corse-du-Sud.
Voilà ce qu'écrit Yves Bordenave depuis Ajaccio, capitale de l'île «marquée par "une prévalence du crime, et la porosité entre le grand banditisme et des actes de terrorisme"».
Pendant que les intellectuels français font la leçon aux Américains sur la prévalence dans leur société de la violence, du port d'armes, et des meurtres, Jacques Follorou nous apprend que 
La mort d'Antoine Sollacaro, l'ancien bâtonnier d'Ajaccio, tué mardi 16 octobre, s'inscrit, en effet, dans un contexte de violence où voilà longtemps que "le crime de trop" a été commis. La Corse est la zone la plus criminogène d'Europe. Depuis 2008, la préfecture de la région recense 99 homicides pour une collectivité d'à peine 300 000 personnes.

2012/10/30

Les politiciens se félicitent que leur politique ait entraîné l'abandon, par 40% des Parisiens, de la voiture et puis sont scandalisés par la suppression, par Peugeot, de 8000 postes

Paris part en guerre contre la pollution automobile, nous apprend Sophie Landrin dans Le Monde.
Paris va intensifier sa politique de restriction de la circulation automobile, principal facteur de pollution de l'air dans la capitale.

… La municipalité agira "au cas par cas" pour délimiter des axes où la réduction de la vitesse sera "crédible" pour les automobilistes et techniquement réalisable. Les résistances sont fortes de la part des banlieusards qui stigmatisent le "boboland" de Bertrand Delanoë, un Paris sans voitures, pour célibataires ou ménages fortunés. L'Automobile Club rejette "l'idée d'une généralisation des zones 30" et demande que la question soit soumise pour avis aux électeurs.

… en dix ans, la circulation automobile a baissé de 25 %. Le comportement des Parisiens s'est transformé : 40 % ont abandonné la voiture pour se déplacer en transports publics, à pied ou à vélo. Seulement 7 % d'entre eux utilisent encore leur véhicule quotidiennement. L'usage du vélo a fait un bond spectaculaire. 
Et après cela, les politiciens s'étonnent de ce que des entités comme Peugeot doivent supprimer 8000 postes!!

Et (!)… en plus — ils mettent le blâme pour cette suppression sur — non, pas sur eux-mêmes (que nenni) mais sur — ces affreux êtres que sont les… capitalistes ô combien véreux !

Comme l'écrivait Bruno Bertez lorsque l'affaire PSA a éclaté l'été dernier : 
La première chose que nous assénons est que l’affaire PSA est un grand succès. Un succès pour tous ceux, socialistes, écolos, qui sont contre l’automobile. Ceux là veulent la régression de l’industrie auto. Eh bien, ils l’ont !
Par les taxes sur les carburants, par les restrictions à l’usage de l’automobile, par l’obsession sécuritaire, eh bien… ils ont réussi à faire chuter le nombre de kilomètres parcourus, C’est ce qu’ils voulaient, ils l’ont !
Par les campagnes, les agressions culturelles, la concurrence d’autres modes de déplacement, ils ont cassé l’attrait de la voiture.
Bien entendu, Gribouilles professionnels, cela ne les a pas empêché de doper périodiquement les ventes de voitures par des subventions, subterfuges, primes à la casse ou autre, ralentissant ainsi la nécessaire adaptation de l’outil de production.
Nous sommes en présence d’un cas d’école d’inconséquence des politiciens : ils veulent pour des raisons idéologiques casser l’usage de la voiture, mais ils jouent les pucelles effarouchées lorsque ladite industrie doit prendre les mesures qui découlent de sa régression.
Nous assistons exactement au même phénomène du coté des bistrots et restaurants de campagne. Les gendarmes sont en embuscade à la sortie des cafés et restaurants, verbalisent, font sauter les permis et les points. Ils agissent sur instruction des préfets mais les mêmes préfets s’étonnent de la fermeture des établissements, de la désertification des campagnes, de la recrudescence de la violence provoquée par l’abus d’alcool dans les rues et à domicile.
On organise la mort de tout un secteur, mais on ne comprend pas qu’il meure !
Ah, les braves gens, heureux qu’ils sont car leur pouvoir gagne à la destruction et en plus il se renforce à la mort .
L’affaire PSA c’est pain béni pour les socialistes, constructivistes, dirigistes. Ils se paient à l’aller, en organisant la déconfiture, et au retour, en prétendant administrer les remèdes.
Ils ne sont pas, mais alors pas du tout gênés par leur grands succès constructivistes antérieurs : le Plan sidérurgie qui a tué l’acier français, le Plan calcul qui a tué notre informatique, le Plan textile qui a ruiné toute la filière. Ils ne sont pas échaudés par les catastrophes du Crédit lyonnais qui a voulu jouer à la Banque industrielle, par l’IDI qui s’est transformé en une gigantesque prébende, par le CEPME qui abandonnait ses créances au lendemain d’un prêt politique, etc.

2012/10/25

Débat sur l'avenir et sur l'identité même de l'Amérique

L'avenir de l'Amérique, les élections U.S., et l'identité même de la république américaine débattus par un conservateur et une gauchiste

During an intense one-hour debate on the la Locale TV station, with UNESCO's Beseat Kiflé Sélassié moderating, Erik Svane and Ellen Kountz of the Obama à la carte blog discussed everything from the 2012 elections, Mitt Romney, and Barack Obama, to Alexis de Tocqueville, federalism/decentralization, and the very identity of America, as well as the country's future…

2012/10/24

Le parti pris pro-gauche de la presse démontré en une seule phrase

Une brève de Philippe Bernard dans Le Monde va démontrer exactement de quelle manière la presse (tant américaine que française) est profondément et irrémédiablement partisane en faveur de la gauche. Et cela, en une seule phrase…

Lisez plutôt :
Les propositions de la commission [Simpson-Bowles] n'ont pas été adoptées et ses travaux illustrèrent le refus de compromis des républicains, ces derniers accusant le président d'avoir fait capoter des négociations.
Cette phrase peut être coupée en deux parties :

• 1) Les propositions de la commission n'ont pas été adoptées ;

• 2) ses travaux illustrèrent le refus de compromis des républicains (ces derniers accusant le président d'avoir fait capoter des négociations).

Pourquoi cette brève, pourquoi cette phrase, serait-elle partisane ?

Regardez les deux parties de la phrase : La première est au passif. La seconde partie est à l'actif, elle fait intervenir un jugement (masqué sous le couvert de la neutralité journalistique), et elle annonce où il faut attribuer la responsabilité d'un dérapage.

Pourquoi ce choix ?

Pour masquer la responsabilité de la gauche, c'est-à-dire le fait que (première partie) "Les propositions de la commission n'ont pas été adoptées" par… Par qui ? Par Barack Obama!

Une fois que la commission que "Barack Obama avait [lui-même!] créé, en 2010", a fait état de ses propositions, le même Barack Obama les a… ignorés ! (Il a donc ignoré les propositions de sa propre commission…)

Il y a par conséquent une raison éminemment légitime pour laquelle les républicains "accus[ent] le président d'avoir fait capoter des négociations" !

Pour Le Monde, par contre, il s'agit (à tout prix) de diaboliser et de matraquer les Républicains, donc d'eux seuls qu'on fait mention, et ce en leur attribuant la responsabilité — la totalité de la responsabilité — du capotage desdites négociations.

Comme le dit Instapundit :
DOESN’T FIT THE NARRATIVE: Democrats Literally Do Not Want To Debate Simpson-Bowles. “President Obama commissioned former Sen. Alan Simpson and former Clinton chief of staff Erskine Bowles to come up with a deficit reduction plan. When they delivered their plan, Obama ignored them and proceeded to rack up about $5 trillion in new debt for the nation. One might expect that the president’s actions could come up in the presidential debates this fall. But if several Democrats get their way, no questions about Simpson-Bowles will be asked.”
Have you noticed how they [how leftists] always try to rewrite the rules so that they can win without fighting?

• Voir aussi : Le parti pris anti-droite de la presse démontré en une seule phrase

2012/10/23

Taught by public education teachers and indoctrinated by the media about Americans dying in the streets and killing each other

Le président François Hollande a été interpellé par une habitante ce soir à Echirolles (Isère), où il était venu rendre visite aux familles des deux victimes de la rixe mortelle de vendredi. "Mon fils aussi, il a vécu ça. Il n'est pas mort, heureusement. J'allais vous écrire. Vous êtes là aujourd'hui. Ces deux-là, il ne faut pas qu'ils soient morts pour rien", lui a lancé cette femme. "Ils ne le seront pas", lui a répondu le chef de l'Etat. "Il faut que ça change à Grenoble ou Echirolles. C'est devenu le Texas. On est où là, M. le président ? J'ai voté pour vous ! Tous ces gens-là, ils ont voté pour vous !", a poursuivi l'habitante.

"Eh bien, ils ont droit à la sécurité, c'est ce que je suis venu leur apporter. Sécurité, justice et réussite ! Merci !", a répondu François Hollande, accompagné du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. A la suite d'une première dispute, Kevin, étudiant en master, et Sofiane, âgés tous deux de 21 ans, ont été lynchés par un groupe d'une quinzaine de jeunes munis de manches de pioche, de marteaux et de couteaux.
 Carine sniffs about this AFP story:
 2 kids age 21 have been slaughtered near Grenoble by a group of “youths” writes Carine. The “youths” used hammers, knifes and pickaxes handles.

What was the reaction of one of the women there when Hollande visited?

“This must change in Grenoble or Echirolles. This place has become Texas. Where are we, Mr. President ? I voted for you ! All these people, they voted for you! »
Duncan Hill comments:
To compare this to Texas is so ignorant that it doesn't deserve a rebuttal...but, since I can't resist...a more accurate comparison would be Camden, NJ. The murder capital of the US. And they're so broke, they've laid off their police force.

Why can't Europeans accept that their paradise is and always has been an illusion?...that's a rhetorical question. Their problems are their own and comparisons to the US are baseless.
Carine replies:
I’d risk another comparison, and that would be Kinshasa. Look at what the “youths” used as killing “tools.”

Of course any comparison with the U.S. is pointless, but they’ve been taught by public education teachers and indoctrinated by the media about Americans dying in the streets and killing each other. The wild wild west mythology is so engrained in their little heads that, although most have never been to  the U.S., they will tell you “I don’t believe you” when you try to share your experience (Vs. their mythology).

Of course a comparison with Texas is fine, even if ridiculous. But dare the comparison I dared or ask if the “youths” were muslims and you’ll be lynched.
But these people vote.

2012/10/20

Encore des preuves que les Français commencent à craindre la victoire de Mitt Romney

More evidence of French people starting to fear that Barack Obama's presidency is starting to unravel comes from a special issue of Le Nouvel Observateur called Travels Through the America We Love and the America that Scares Us, the good America being the left-leaning USA "of the poor" by Obama, George Clooney, and Scarlett Johansson, and the latter being the USA of "the rich" like Mitt Romney and Arnold Schwarzenegger (an Austrian immigrant?!).

2012/10/19

Le Front National serait l'équivalent du Parti Républicain ? Les électeurs FN sont pour Obama à 70% !


Pour ceux qui affirment, sans la moindre preuve, que le Parti Républicain serait l’équivalent du Front National — alors que Marine Le Pen prône l’intervention de l’État et l'alliance avec la Russie tout en affirmant au New York Times que « Obama est loin à droite de nous » (!!!) —, sachez qu’il s’avère que France-Amérique (merci à Carine) cite un sondage exclusif Harris Interactive pour Marianne (dans lequel on apprend que "88% des Français souhaitent la réélection de Barack Obama le 6 novembre prochain. Son adversaire républicain, Mitt Romney, ne recueille que 10% des voix") :
L'hebdomadaire précise que "les électeurs de droite ne sont guère séduits par le candidat républicain, en principe plus proche de leur famille politique : à peine 21% d’entre eux espèrent en sa victoire. Même les électeurs FN sont pour Obama, à 70% et seuls 26% d’entre eux préfèrent l’homme soutenu par la droite dure américaine".

2012/10/17

La preuve que Le Monde commence à croire à (ou à craindre) la victoire de Mitt Romney

On peut se tromper, mais pendant toute l'ère Obama il n'y a pas eu, ou il y a eu peu, d'articles sur l'enfer cachemarseque qu'est la société américaine, sous tous ses angles (sociale, médicale, raciale, etc etc etc)…

Et voilà que, quelques semaines avant les élections de 2012, ce type d'articles commence à fleurir de nouveau — telle cette série de 10 papiers intitulée "Un Œil sur l'Amérique", avec les photos d'un Carlos Javier Ortiz ou les articles d'un Philippe Bernard qui évoquent par exemple "les nouveaux forçats des champs" ou l'association Remote Area Medical qui "sillonne les Etats-Unis pour dispenser gratuitement des soins médicaux et dentaires aux plus nécessiteux."

Ne serait-ce pas la preuve que Le Monde commence à croire à (ou à craindre) la victoire d'un Mitt Romney ?!